— Par Jean-Marie Nol —Les chroniques de Jean-Marie Nol
Panorama des menaces existentielles qui pèseront bientôt sur la Martinique et la Guadeloupe !
— Par Jean-Marie Nol —
— Par Jean-Marie Nol —
— Par Jean Claude Florentiny(*) —
L’enfer est souvent pavé de bonnes intentions : Les effets pervers des nouveaux taux d’octroi de mer au sein du Marché Unique Antillais…
Le Marché Unique Antillais, pierre angulaire des échanges entre la Martinique et la Guadeloupe, soulève aujourd’hui des questions sur les conséquences attendues suite aux nouveaux taux d’octroi de mer en vigueur en Martinique. La lutte contre la vie chère reste une priorité absolue pour les autorités locales, notamment en Martinique et en Guadeloupe. La récente délibération de la Collectivité Territoriale de Martinique(N°24-300-1) & 24-300-2 visant à réduire à 0 % le taux d’octroi de mer sur les produits de première nécessité et la majoration sur d’autres produits s’inscrit dans cette dynamique. Une mesure saluée pour ses intentions, mais qui pourrait néanmoins engendrer des effets pervers menaçant l’équilibre économique et fiscal du Marché Unique Antillais.
Une distorsion douanière exacerbée
Dans le cadre du MUA, les importateurs ont la possibilité, en toute légalité, de choisir le bureau de douane où dédouaner leurs marchandises, qu’il soit en Martinique ou en Guadeloupe. Avec des taux d’octroi de mer variables selon les territoires, une concurrence indirecte pourrait naître entre ces deux régions.
Les perspectives économiques pour 2025 ne semblent guère réjouissantes : alors faut – il s’inquiéter ?
—Par Jean-Marie Nol —
Les perspectives économiques pour 2025 semblent incertaines dans de nombreux pays, en raison de plusieurs facteurs tels que l’inflation persistante, les tensions géopolitiques, la hausse des taux d’intérêt et les défis liés à la transition écologique et énergétique. Cependant, il est important de nuancer et de ne pas céder à un pessimisme excessif.Il est légitime de rester vigilant, mais il faut aussi garder à l’esprit que l’économie est cyclique et qu’elle peut rebondir grâce à des ajustements stratégiques. Cela passera nécessairement par une réforme du modèle économique antillais sans le casser par une autonomie politique jugée illusoire . C’est là une stratégie prudente et nécessaire !
Les Antilles françaises, en particulier la Guadeloupe, s’inscrivent dans un cadre économique marqué par l’héritage de la départementalisation. Ce modèle, bien que actuellement à bout de souffle et critiqué pour sa dépendance à l’égard des transferts financiers de l’État français, a permis d’assurer une stabilité économique et sociale dans un environnement insulaire soumis à des contraintes structurelles importantes.
— Par Jean-Marie Nol —
Les Antilles françaises, en particulier la Guadeloupe et la Martinique, sont encore loin d’être à un tournant de leur histoire économique. L’économie de ces îles reste largement tributaire des échanges avec la France métropolitaine, un modèle hérité de l’époque coloniale qui limite leur capacité à diversifier leurs partenaires et à développer des secteurs stratégiques autonomes. Une orientation vers des relations économiques renforcées avec le Canada pourrait offrir une voie alternative pour rompre avec cette exclusivité historique et poser les bases d’un nouveau modèle de développement productif, axé sur l’agroalimentaire et l’innovation.Le président du Conseil exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique, Serge Letchimy, a récemment exprimé ses vœux pour l’année à venir, tout en dressant un bilan des actions menées au cours de son mandat. Si le discours met en lumière les réalisations économiques des douze derniers mois, il conclut sur une réflexion plus large : la nécessité de s’engager vers un nouveau modèle de développement. Et force est de constater que dans son esprit, Serge Letchimy pense surtout à une coopération renforcée avec la région Caraïbe à travers l’adhésion au CARICOM.
— Par Jean-Marie Nol —
Taux de prélèvement à la source inchangés, aides énergétiques revalorisées, bonus écologique révisé, taux de PEL modifié… Découvrez ce qui change pour vous en tant que particulier en ce début d’année 2025. Tous les changements et les liens utiles sont dans cet article.
Sommaire
Impôts et revenus
La non-revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu
En l’absence de vote de loi de finances pour 2025 avant la fin de l’année 2024, le barème de calcul de l’impôt sur le revenu « barème IR » ne sera pas revalorisé selon le calendrier traditionnel.
Pour en savoir plus nous vous invitons à consulter notre article Bercy infos dédié : Comment calculer votre impôt d’après le barème de l’impôt sur le revenu ?
Vous pouvez également consulter notre article d’actualité : Quels sont les effets de la non revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu en 2025 ?
Taux de prélèvement à la source inchangés en janvier 2025
En l’absence de vote de loi de finances pour 2025 avant la fin de l’année 2024, le barème de calcul de l’impôt sur le revenu ne sera pas revalorisé selon le calendrier traditionnel.
— Par Jean-Marie Nol —
L’économie antillaise se trouve aujourd’hui à un tournant critique pour ne pas dire à la croisée des chemins en 2025, marquée par des perspectives économiques peu encourageantes et un environnement social profondément affecté par la lutte contre la vie chère .
La Martinique et la Guadeloupe, déjà confrontées à des défis structurels persistants, voient leurs horizons s’assombrir davantage face à une conjoncture mondiale et nationale difficile. Les indicateurs économiques peignent un tableau préoccupant : une croissance atone, un chômage galopant, une précarité croissante, et une consommation freinée par une inflation toujours élevée et un pouvoir d’achat en berne.
Les dernières enquêtes économiques, notamment celle de l’Institut d’Émission des Départements d’Outre-Mer (IEDOM), font état d’un climat des affaires marqué par un pessimisme généralisé. Les acteurs économiques locaux expriment leurs inquiétudes quant à un avenir économique incertain, aggravé par des contraintes spécifiques à ces territoires insulaires. Le taux de chômage, officiellement annoncé autour de 14 et 18 %, masque une réalité encore plus sombre où sous-emploi, travail non déclaré et départs massifs de jeunes qualifiés viennent exacerber les tensions sur le marché du travail.
— Par Jean-Marie Nol —
L’histoire de la colonisation , qui de tout temps a été associée à des épisodes de guerres de conquête , est étroitement liée à l’appropriation des ressources et à l’exploitation des richesses naturelles, souvent en réponse aux besoins des puissances dominantes à des moments clés de leur développement économique ou technologique. Bien que jouissant d’une plus grande antériorité dans l’histoire de l’humanité, le fait colonial débute à l’ère moderne avec les grandes inventions et les grandes découvertes qui marquent la fin du Moyen Age. Christophe Colomb met pied en Amérique le 12 octobre 1492. C’est alors que l’Europe à cette époque , et elle seule, va s’étendre, conquérir, dominer et coloniser.Il commence au XVe siècle pour s’achever au cours de la seconde moitié du XXe. A son apogée, vers 1938, l’Europe colonisatrice étend sa domination sur plus de 40 % du monde habité. La Grande-Bretagne et la France possèdent, à elles seules, à la veille de la seconde guerre mondiale, 85 % du domaine colonial existant. Au point qu’on estime que 70 % des habitants actuels de la planète ont un passé colonial, soit en tant qu’anciens colonisateurs, soit comme ex-colonisés.(
…face à des déséquilibres croissants aux Antilles.
— Par Jean-Marie Nol —
L’Outre-mer français, en particulier la Martinique et la Guadeloupe, traverse une période qui pourrait à terme devenir critique , car marquée par une crise économique et financière latente, mais profondément enracinée dans un processus de mal développement . Ces territoires, déjà fragilisés par des faiblesses structurelles, subissent durement les effets d’une dette publique nationale vertigineuse, d’une conjoncture économique défavorable et d’une gestion des ressources parfois inefficace. La Martinique, en particulier, illustre avec acuité les défis d’un territoire en proie à un déclassement progressif, malgré les efforts soutenus de la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM). Lors de la récente séance plénière du 19 décembre 2024, les élus martiniquais ont adopté un budget primitif pour 2025 s’élevant à 1,457 milliard d’euros, dont 378 millions dédiés à l’investissement. Bien que solidaire et responsable, ce budget révèle les limites imposées par des contraintes budgétaires et sociales croissantes.
La CTM a conçu ce budget dans un contexte d’incertitudes économiques majeures, marqué par une baisse des dotations de l’État, l’absence de compensation pour des charges sociales toujours plus lourdes, et l’alourdissement des dépenses structurelles.
— Par Jean-Marie Nol —
Un nouveau barème est entré en vigueur le 2 décembre 2024 concernant les montants du bonus écologique versé pour l’acquisition ou la location d’une voiture peu polluante. Cette aide s’élève désormais au maximum à 4 000 €, contre 7 000 € précédemment. Pour les autres types de véhicules (camionnettes, 2 ou 3 roues à moteur…), le bonus écologique est supprimé. D’autres dispositifs d’aide à l’acquisition d’un véhicule peu polluant ont évolué le 2 décembre 2024.
Le bonus écologique est une aide financière que vous pouvez solliciter lorsque vous achetez ou louez une voiture neuve peu polluante. Son montant est de 27 % du coût d’acquisition du véhicule. Depuis le 2 décembre 2024, le montant de l’aide qui vous est versée ne peut pas être supérieur à :
Vous rencontrez des problèmes avec les services postaux ou de livraison privée. Vous ne recevez pas vos courriers ou vos colis ? En cette période de fin d’année, synonyme de forte activité, On vous informe sur les démarches possibles
Plusieurs actions sont possibles en cas de non-réception de votre courrier :
À savoir
Si un courrier n’est pas distribué pour une quelconque raison (adresse inexacte, incomplète ou illisible, boîte aux lettres non accessible…), s’il n’est pas retourné ou s’il a été perdu par La Poste, sachez qu’il reste 15 jours en bureau de poste. Localisez votre bureau de Poste pour vous renseigner.
— Par Jean-Marie Nol —
Dans la droite ligne de notre précédent article portant sur les mutations climatiques , technologiques et les conséquences attendues sur l’économie de la Martinique et de la Guadeloupe , nous jugeons nécessaire présentement de susciter la réflexion de nos lecteurs sur le processus quoiqu’on en dise inquiétant de déconsommation en cours aux Antilles. Récession, pas récession en Martinique et Guadeloupe pour l’année prochaine ? Depuis la chute du gouvernement Barnier, le 4 décembre, les inquiétudes sur la conjoncture française s’accumulent et provoquent l’incertitude aux Antilles . D’après la banque de France, l’investissement des entreprises souffre de « l’incertitude politique et fiscale ». L’économie détruirait 40.000 emplois en 2025.
Si, en cette fin d’année, l’économie de la Guadeloupe et de la Martinique n’a pas vraiment basculé dans le rouge à l’instar de la France hexagonale , elle est sur le fil , mais la déconsommation, phénomène observé en France hexagonale , touche également les Antilles. Martinique et Guadeloupe se trouvent au cœur d’une tourmente économique et sociale exacerbée par des contextes locaux , nationaux et internationaux incertains qui vont à brève échéance faire chuter la consommation , un des éléments clés de la croissance avec l’investissement .
— Par Sabrina Solar —
En 2022, une analyse menée par l’ONG Générations futures a révélé que la majorité des fruits et légumes non bio vendus en France contenaient des résidus de pesticides, dont certains présentent des risques avérés pour la santé humaine. Cette étude, basée sur l’examen de 1 996 échantillons de 35 aliments provenant du plan de surveillance nationale des aliments, montre que 62 % des fruits et légumes non bio testés étaient contaminés par au moins un résidu de pesticide. Cette contamination était particulièrement marquée chez les fruits, où 80 % des échantillons contenaient des résidus, contre 48 % pour les légumes.
Au total, l’analyse a détecté la présence de 137 substances actives différentes, dont certaines sont classées comme cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR). En particulier, 56 % des fruits non bio et 23 % des légumes non bio présentaient des résidus de pesticides classés comme CMR, selon les classifications européennes et internationales. Ces substances, connues pour leur potentiel à provoquer des cancers, des mutations génétiques ou des troubles de la fertilité, soulignent les risques graves associés à l’exposition régulière à ces produits chimiques présents dans l’alimentation.
— Par Jean-Marie Nol —
Alors que le département de Mayotte a été littéralement dévasté par le passage du cyclone Chido, il devient urgent pour la Guadeloupe de s’interroger sur les conséquences économiques et financières du changement climatique.La Guadeloupe, bien que souvent perçue comme un paradis tropical, se trouve aujourd’hui au cœur des enjeux économiques et environnementaux liés au changement climatique. Ce territoire insulaire des Caraïbes, riche d’une biodiversité exceptionnelle et d’une économie fortement dépendante des ressources financières de l’État , mais aussi de ses propres ressources naturelles, est confronté à des transformations profondes qui bouleverseront ses équilibres. Le réchauffement global, amplifié par l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, menace directement les principaux secteurs d’activité de l’archipel et soulève des questions majeures sur sa résilience face à ces bouleversements.
— Par Jean-Marie Nol —
La dégradation de la note souveraine de la France par l’agence de notation Moody’s, qui rétrograde le pays à Aa3 avec une perspective stable, reflète une profonde inquiétude quant à la capacité de l’État français à maîtriser ses finances publiques. L’annonce intervient dans un contexte de crise politique et économique marqué par une dissolution de l’Assemblée nationale en juin dernier, et l’arrivée récente de François Bayrou à la tête du gouvernement. Ce climat d’instabilité politique alimente les doutes quant à la possibilité d’une consolidation budgétaire significative dans les années à venir en raison de l’augmentation inexorable de la dette. La dette publique française est la somme des déficits publics annuels cumulés. Depuis 1975, le budget de l’État français a toujours été en situation de déficit. C’est une situation très délicate voire même dangereuse pour la France car il faut savoir que l’endettement public a connu au cours de son histoire de grandes variations, et est l’une des causes de la Révolution française.
La dette publique française, estimée par l’INSEE ( l’Institut national de la statistique et des études économiques) , a connu une trajectoire ascendante continue depuis les années 1980, en valeur absolue comme rapportée au PIB.
Lundi 16 décembre à 21h05 sur France 5
— Par Sabrina Solar —
L’émission « Quels poissons acheter pour ne pas vider les océans ? », réalisée par Guillaume Dumant et présentée par Hugo Clément, explore les enjeux environnementaux liés à la consommation de produits de la mer, en se concentrant particulièrement sur les effets de la pêche industrielle et de l’élevage intensif. Ce documentaire cherche à sensibiliser le public aux conséquences écologiques de la surpêche, tout en proposant des solutions pour consommer du poisson de manière responsable, sans contribuer à l’épuisement des ressources marines.
Dès le début de l’émission, Hugo Clément présente un constat préoccupant : de nombreuses espèces marines, telles que le cabillaud, le flétan, le mérou et le thon, ont vu leurs populations chuter de manière drastique, parfois jusqu’à 90 %. Ce déclin est en grande partie dû à des pratiques de pêche intensive, comme le chalut de fond, qui consiste à ratisser les fonds marins avec d’immenses filets. Cette méthode non sélective entraîne la capture de nombreuses espèces non ciblées, qui sont souvent rejetées mortes dans l’océan.
Comment reconnaître du bon chocolat ? Quel vin choisir pour votre réveillon ? Quels sont les labels de qualité ? Comment choisir les jouets en fonction des normes de sécurité ? Comment acheter en ligne en toute confiance ? Voici quelques conseils pour vous orienter dans vos achats de fin d’année et vos préparatifs.
Les conseils de base pour les achats liés aux fêtes de fin d’année
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) vous donne des conseils pratiques pour bien préparer vos fêtes de fin d’année.
— Par Jean-Marie Nol —
L’économie guadeloupéenne traverse une période particulièrement difficile, marquée par une dégradation générale des indicateurs économiques. Les données communiquées par l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM) pour le troisième trimestre 2024 confirment une détérioration du climat des affaires et un ralentissement de l’activité dans plusieurs secteurs clés. Tourisme, bâtiment et travaux publics (BTP), commerce, et consommation des ménages : aucun domaine n’est épargné, renforçant une spirale d’incertitudes qui pèse lourdement sur les perspectives économiques de la région. Malgré une légère baisse des prix, cette éclaircie mineure ne suffit pas à contrebalancer l’ampleur des difficultés auxquelles la Guadeloupe est confrontée.
À partir du 1er janvier 2025, les prix des courriers et des colis augmenteront de 6,8 % en moyenne. Ces ajustements tarifaires ont été annoncés par La Poste dans un communiqué du 24 juillet 2024. Ils sont destinés à couvrir les pertes liées à la baisse du volume du courrier et à l’inflation. Service-Public.fr vous informe sur les nouveaux tarifs.
La Poste procède à des ajustements tarifaires de son service à compter du 1er janvier 2025.
Cette évolution s’inscrit dans le dispositif d’encadrement pluriannuel des tarifs décidé par l’Autorité de régulation des communications électroniques des postes et de la distribution de la presse (Arcep). Elle doit permettre « d’assurer la pérennité du service universel postal avec une qualité élevée dans un contexte d’inflation et de baisse des volumes du courrier, et de continuer à répondre aux usages et aux besoins de ses clients tout en réduisant son empreinte carbone ».
L’augmentation globale moyenne à partir de 2025 s’élève à 6,8 %.
À noter

La Filière à Responsabilité Élargie du Producteur (REP) : quel avenir pour le vélo en Martinique ?
La nouvelle logique en matière de géopolitique mondiale et les mutations en cours vont considérablement peser sur l’économie de la Guadeloupe et de la Martinique .— Par Jean -Marie Nol —
Alors que la France traverse une crise institutionnelle et budgétaire sans précédent, la Guadeloupe et la Martinique se retrouvent à un carrefour complexe, pris entre les contraintes d’un déficit public abyssal et les perspectives d’une chute du niveau de vie de la classe moyenne . La chute du gouvernement Barnier a exacerbé une situation déjà critique, où le poids des responsabilités financières et les choix politiques nationaux semblent converger pour exiger des sacrifices inévitables de l’archipel.
L’argent magique n’existe plus , mais il y a toujours 60 milliards d’euros d’économies à trouver très rapidement. Certains pourtant espéraient qu’à la mesure du temps, les alternances passant, les exemples de réussites étrangères contre la crise de la dette finissant par faire pédagogie, la France allait enfin faire siens quelques rudiments en économie. Quelques principes tels qu’on ne dépense pas plus qu’on ne gagne, qu’on doit produire avant de distribuer, qu’il n’y a pas de richesse sans travail. Mais c’est l’image de la danse du limbo du président Emmanuel Macron et de nos députés qui résume le mieux les obstacles qui nous attendent de façon crantée avec la baisse de la croissance et la hausse exponentielle des défaillances d’entreprises attendues dans les prochains mois en France.
— Par Jean-Marie Nol —
Depuis aujourd’hui avec la chute du gouvernement Barnier , la France se trouve plongée dans une tourmente politique d’une ampleur inédite, où s’entrelacent ambitions partisanes, crises institutionnelles et bouleversements électoraux. Au centre de cette instabilité se tient le Rassemblement national (RN), dont la stratégie audacieuse de faire tomber le gouvernement Barnier a catalysé une succession d’événements qui redessinent le paysage politique français. Pour bien comprendre l’anomie et le point d’acmè actuel, il convient de faire un bref rappel des évènements passés sur le plan politique en France. Pour mémoire, l’appel répété du RN à la dissolution de l’Assemblée nationale, longtemps perçu comme un slogan électoral, a pris une tournure concrète après les élections européennes, conduisant le président Emmanuel Macron à un choix qui restera dans l’histoire politique contemporaine.
En effet, le 9 juin, le RN, fort de son succès écrasant aux élections européennes, a une nouvelle fois réclamé la dissolution de l’Assemblée nationale. Ce succès, marqué par un score historique de près de 33 % obtenu par la liste menée par Jordan Bardella, a placé le parti dans une position de force inédite.
— Par Jean Samblé —
En 2023, les pays en développement ont été confrontés à une situation de pression financière sans précédent, avec des dépenses record pour le service de leur dette extérieure, s’élevant à 1 400 milliards de dollars. Cette hausse est due en grande partie aux taux d’intérêt élevés qui ont atteint des niveaux inédits depuis deux décennies. Selon le rapport de la Banque mondiale, cette situation a frappé particulièrement les pays les plus pauvres et vulnérables, ceux éligibles aux prêts de l’Association internationale de développement (IDA), l’agence de la Banque mondiale qui prête aux nations les plus endettées. En 2023, ces pays ont payé 96,2 milliards de dollars pour le service de leur dette extérieure, un montant également record. Sur cette somme, près de 35 milliards de dollars étaient consacrés aux seuls intérêts, un chiffre jamais atteint auparavant.
L’impact des taux d’intérêt élevés
Les données révélées par la Banque mondiale montrent que les pays les plus pauvres, en raison des taux d’intérêt élevés, ont vu leurs charges d’intérêts atteindre des niveaux historiques. Les taux appliqués sur les prêts des créanciers publics ont doublé, excédant désormais 4 %.