Catégorie : Echos d’éco

Autonomie : le choc des modèles

Pourquoi le nœud gordien de la problématique de l’autonomie est en l’espèce le modèle économique ?

— Par Jean-Marie Nol —

Le débat sur l’évolution institutionnelle de la Martinique et de la Guadeloupe est souvent présenté sous un angle juridique ou identitaire. Pourtant, la véritable question est beaucoup plus simple : un changement de statut permettrait-il de résoudre plus efficacement les difficultés économiques, sociales et administratives qui handicapent ces territoires depuis des décennies ? Les opposants soulignent immédiatement un paradoxe. Si une autonomie accrue s’accompagne d’une réduction des transferts financiers de l’État, comment les collectivités pourraient-elles améliorer leur situation avec moins de moyens ? À première vue, l’équation paraît insoluble. Elle ressemble à une promesse de transformer le plomb en or.L’autonomie ne constitue pas une formule magique. Elle déplace simplement la responsabilité politique. Les succès éventuels dépendraient alors directement de la qualité des décisions prises localement. Si les nouvelles compétences étaient utilisées sans vision stratégique, sans rigueur budgétaire, sans réforme administrative et sans politique économique ambitieuse, les difficultés actuelles pourraient même s’aggraver. Une autonomie mal préparée pourrait conduire à une diminution des ressources publiques sans augmentation suffisante de la richesse produite.

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Autonomie : qui tient les horloges ?

Autonomie des Antilles-Guyane : l’État français seul maître du jeu , mais avec quelle vision prospective pour l’avenir ?

— Par Jean-Marie Nol —

Désormais, force est de constater que l’autonomie est en marche en dépit des réticences des uns et des autres , pour autant il semble nécessaire de noter que nous sommes en présence d’un théâtre d’ombres chinoises où l’État français au delà des apparences demeure le seul maître de l’échiquier et surtout des horloges.

L’annonce de la signature de l’accord-cadre entre l’État et la Collectivité territoriale de Martinique, ouvrant officiellement le processus de discussions sur l’évolution institutionnelle du territoire, marque une étape symbolique dans une transformation qui semble inéluctable et qui ne date pas d’hier. Derrière l’apparente initiative des élus locaux et le débat public sur l’avenir statutaire des territoires ultramarins, une réalité plus profonde semble se dessiner : l’État français demeure l’acteur central, celui qui fixe le rythme, organise le calendrier et accompagne progressivement une mutation institutionnelle déjà préalablement pensée sur le temps long.

La scène actuelle ressemble ainsi à un véritable théâtre d’ombres chinoises où les acteurs visibles — élus, partis politiques, représentants de la société civile — occupent le devant de la scène, tandis que l’État conserve en coulisse une capacité d’influence majeure sur l’orientation générale du processus d’autonomie.

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Allocations d’assurance chômage : pas de revalorisation au 1er juillet

Comme le précise le décret du 26 juillet 2019 relatif au régime d’assurance chômage, le conseil d’administration de l’Unédic peut augmenter une partie ou la totalité des allocations chômage.

Le 30 juin 2026, le conseil d’administration de l’Unédic, réunissant les organisations représentatives des salariés et des employeurs, n’a pas recueilli de majorité en faveur d’une revalorisation des allocations chômage, comme cela avait été le cas en 2016. Les montants du 1er juillet 2025 restent donc en vigueur :

  • Allocation minimale de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) : 32,13 € par jour, et 16,05 € par jour pour Mayotte.
  • Partie fixe de l’ARE : 13,18 € par jour indemnisé.
  • Aide de fin de droit : 355,86 € (27 fois la partie fixe).
  • Allocation plancher d’aide au retour à l’emploi formation (AREF) : 22,99 € par jour (11,51 € par jour pour Mayotte).
  • Plancher relatif à l’application du coefficient de dégressivité : allocation journalière de 92,57 €.

Voir aussi

 

Publié le 01 juillet 2026 – Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

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La taxe française sur les petits colis remplacée par un droit de douane européen

Le Conseil de l’Union européenne avait annoncé, le 12 décembre 2025, la mise en place de mesures pour faire face à l’afflux de « petits colis » dans l’Union européenne. Dans un communiqué, le Conseil soulignait que ces colis de faible valeur ne sont pas soumis à des droits de douane, « un problème qui entraîne une concurrence déloyale pour les vendeurs de l’UE et qui suscite des préoccupations environnementales ».

Ainsi, à compter du 1er juillet, un droit de douane forfaitaire de 3 € s’applique sur tous les colis importés d’une valeur inférieure ou égale à 150 € ; cette taxation coOKncerne toutes les marchandises entrant dans l’Union européenne et vendues par des commerçants extra-européens.

Ce droit de douane de 3 € est appliqué sur chaque catégorie d’articles présente dans un colis. Par exemple, si un colis contient 2 jouets, 1 manteau et 2 bouteilles de parfum, le montant total des droits de douane pour ce colis s’élève à 9 € (3 catégories d’articles différentes dans le colis). Et si un colis contient 3 t-shirts et 1 paire de chaussures, le montant total des droits de douane s’élève à 6 € (2 catégories d’articles différentes dans le colis).

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Penser l’avenir dans une France en crise.

— Par Jean-Marie Nol —

Penser l’avenir de la Guadeloupe et de la Martinique dans une France hexagonale en crise n’est plus un exercice intellectuel lointain : c’est devenu une nécessité stratégique pour les acteurs politiques et économiques . Une société qui ne pense pas son avenir accepte, souvent sans le vouloir, que celui-ci soit écrit par d’autres. Or l’avenir n’est pas seulement ce qui arrive ; il est aussi ce que les choix du présent rendent possible. Prévoir, ce n’est donc pas seulement anticiper les événements, c’est préparer les conditions d’un futur maîtrisé.

Cette réflexion prend une dimension particulière pour la Guadeloupe, territoire insulaire confronté à ses propres défis alors que la France hexagonale traverse une période de profondes incertitudes économiques, sociales et politiques. Endettement public, ralentissement économique, crise de confiance, difficultés des services publics, transition écologique imposée par le changement climatique : le modèle national qui a longtemps constitué un cadre protecteur apparaît aujourd’hui fragilisé. Dans ce contexte, attendre passivement les réponses venues de l’extérieur reviendrait à prendre le risque de subir les transformations plutôt que de les accompagner.

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L’impasse du récit assimilationniste

De la question de la vision paradoxale des Guadeloupéens et Martiniquais sur l’avenir  ? 
— Par Jean-Marie Nol —
La Guadeloupe tout comme la Martinique traversent aujourd’hui une période singulière où le rapport au temps semble profondément bouleversé. Entre mémoire du passé et difficulté à imaginer l’avenir, le paradoxe d’une société antillaise en quête de nouveaux questionnements identitaires à la recherche d’un nouveau cycle de progrès social . Alors que dans l’Hexagone le pessimisme face à l’avenir s’exprime surtout par une critique d’un modèle national jugé en déclin, la perception guadeloupéenne et martiniquaise apparaît plus paradoxale : l’avenir inquiète, mais le passé semble parfois offrir davantage de repères que le futur. Cette différence de regard révèle une question fondamentale : la promesse historique de progrès portée par la départementalisation est-elle arrivée au bout de son cycle, laissant place à une forme de désenchantement collectif ?
Pendant plusieurs décennies, la départementalisation de 1946 a constitué un horizon politique et social puissant. Elle incarnait avec l’idéologie de l’assimilation une promesse claire : celle d’une convergence progressive avec la France hexagonale, d’une amélioration continue des conditions de vie, d’un accès renforcé aux droits sociaux, aux infrastructures et aux services publics.

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Pourquoi la Guadeloupe doit sauter dans le train de l’intelligence artificielle ?

— Par Jean-MArie Nol —

Le gouvernement a dévoilé, mardi 16 juin à Bercy, son plan pour équiper l’administration d’outils IA. En 2026, 65 % des collectivités locales qui ont eu recours à l’IA ont utilisé des IA génératives. « Facile d’accès, tout au moins pour réaliser des tests et faire les premiers pas, l’IA générative est très logiquement le système qui progresse le plus en 2026 dans les collectivités pionnières avec plus de 70 % d’utilisation. Dévoilé à la veille de l’ouverture du salon Vivatech, le plan gouvernemental prévoit notamment la généralisation à l’ensemble de la fonction publique d’Etat de l’« assistant IA », un agent conversationnel qui était expérimenté depuis 2025 auprès de 10 000 agents volontaires. Développé par la direction interministérielle du numérique, ce chatbot de l’administration s’appuie sur les modèles de la société française Mistral AI, tandis que les données sont hébergées par Outscale, la division cloud de Dassault Systèmes. Le Premier ministre a détaillé plusieurs annonces sur le développement de l’intelligence artificielle, dont un investissement de 655 millions d’euros. Des outils d’IA seront créés pour transformer l’action publique, comme un chatbot santé public et un assistant conversationnel unique.Ces

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En Martinique, le don textile,est aussi une chaîne de solidarité locale

— Par Jean-Christophe Rilos (*) —

Depuis plusieurs semaines, une campagne nationale invite les citoyens à déposer leurs textiles, linges de maison et chaussures usagés en point de collecte. Son message est simple : même usés, abîmés ou dépassés, les textiles peuvent encore avoir une seconde vie.

Sur le principe, cette campagne répond à un objectif nécessaire. La filière textile doit être mieux connue. Le geste de tri doit être encouragé. Trop de vêtements finissent encore dans les déchets ménagers alors qu’ils pourraient être réemployés, réparés, recyclés ou valorisés.

Mais en Martinique, cette communication nationale produit aussi un effet inattendu. Depuis sa diffusion, plusieurs habitants nous interrogent : « Qui est Refashion ? » « Faut-il désormais donner à Refashion ? » « Est-ce que Refashion remplace l’ACISE Insertion Environnement ? »

Ces questions ne traduisent pas un rejet. Elles révèlent une confusion.

Une histoire de proximité

Elles rappellent surtout une réalité essentielle : en Martinique, la collecte textile n’est pas née d’une campagne nationale. Elle s’est construite dans le temps, à partir d’une initiative locale, sociale et solidaire, historiquement liée à l’aide aux personnes sans domicile, aux familles en grande précarité et aux publics fragiles.

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Automatisation : quels emplois demain ?

La Guadeloupe et la Martinique face au risque d’un véritable ravage sur l’emploi en raison du décrochage numérique et économique ?

— Par Jean-Marie Nol —

L’intelligence artificielle n’est plus une simple perspective technologique réservée aux grandes entreprises mondiales ou aux laboratoires de recherche. Elle est désormais en train de pénétrer progressivement les secteurs qui structurent le quotidien économique et administratif des sociétés modernes : la banque, les services publics, les collectivités territoriales et l’ensemble du secteur tertiaire. Les inquiétudes concernant le remplacement des travailleurs humains par l’intelligence artificielle se sont intensifiées au cours de l’année écoulée, à mesure que les entreprises réduisent leurs effectifs, que les modèles d’IA deviennent plus performants pour les tâches de bureau et que les entreprises intègrent plus profondément l’IA dans leurs opérations. « De nombreuses banques ont fait état de gains d’efficacité de l’ordre de 30 % grâce à l’IA et à la poursuite de la numérisation », écrit la direction de Morgan Stanley.

Les banques sont à l’avant-poste de l’adoption de l’intelligence artificielle et tentent d’automatiser une partie de leurs activités pour essayer de profiter des économies promises par les avancées technologiques.Dans

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Pointe-à-Pitre : quand le déclin économique nourrit la violence

Pourquoi derrière le succès de la ZI de Jarry, la ville de pointe à Pitre est -elle en échec économique et sécuritaire ?

— Par Jean-Marie Nol —
Le cœur de Pointe-à-Pitre se désagrège depuis le départ des entreprises et commerces vers la zone industrielle et commerciale de Jarry, de Dothemare et également vers les centres commerciaux, et par voie de conséquence une frange de la jeunesse de la Guadeloupe est désormais prise au piège de la pauvreté et de la violence . C’est là un effet dû au temps long. Je veux dire par là que cela relève de la responsabilité de la rénovation urbaine ratée pour partie avec une erreur de jugement des municipalités successives qui a contribué à un urbanisme par trop social. La récente escalade de violence entre adolescents dans le département a une fois de plus mis en lumière une réalité préoccupante : la jeunesse de Pointe-à-Pitre et des environs est confrontée à une violence endémique et à des défis d’ordre économiques majeurs, accentués par la pauvreté croissante et le manque de perspectives d’avenir. Et c’est dans ce contexte, que les guadeloupéens devraient enfin finir par comprendre qu’aucun développement harmonieux et durable de la Guadeloupe n’interviendra sans prise de conscience sur l’importance des mécanismes économiques.

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Face aux fragilités sociales, retrouver la dignité par l’activité

—  Par Roland Rosillette, acteur et militant de l’IAE —

Dans une Martinique confrontée à la pauvreté, au chômage des jeunes, à la sous-qualification et aux ruptures de parcours, l’insertion par l’activité économique, l’IAE, n’est pas la seule réponse, mais elle est l’une des solutions concrètes pour remettre des femmes et des hommes en mouvement. Elle offre un sas de préparation vers l’emploi pour retrouver confiance, développer ses compétences et se projeter vers l’avenir à celles et ceux qui traversent des difficultés, mais qui portent encore en eux la motivation, l’envie de réussir et le besoin d’un accompagnement adapté.

Ce parcours n’est ni une faveur, ni une occupation : c’est une étape exigeante pour reprendre confiance, apprendre, produire utile, révéler des compétences et contribuer au développement du territoire.

Sortir des préjugés

En Martinique, parler d’insertion par l’activité économique, ce n’est pas parler d’un dispositif administratif de plus. C’est parler de nos compatriotes : des jeunes en recherche de repères, des bénéficiaires du RSA, des seniors éloignés de l’emploi, des personnes en situation de handicap, des demandeurs d’emploi de longue durée, des parents isolés, des personnes placées sous-main de justice ou encore des personnes peu ou pas qualifiées.

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Pour une nouvelle révolution productive antillaise

Souveraineté industrielle , planification économique :
penser la réindustrialisation de la Guadeloupe et de la Martinique
à partir de l’intérêt social.

— Par Jean-Marie Nol —

Longtemps reléguée au rang de variable d’ajustement au sein de la pensée libérale, la question industrielle doit nécessairement effectuer aujourd’hui un retour en force au centre du débat public.

Ce regain d’attention est la conséquence d’une violente accélération des destructions d’emplois prévisibles dans le secteur tertiaire avec la révolution technologique de l’intelligence artificielle et de la robotisation . Penser la réindustrialisation de la Guadeloupe et de la Martinique s’inscrit dans la théorie de la loi des cycles économiques et exige dès lors de rompre avec les incantations sur la souveraineté alimentaire et l’autonomie alimentaire pour affronter les dynamiques structurelles du capitalisme contemporain dont le nouveau cycle industriel est en marche avec l’intelligence artificielle et les destructions d’emplois des cols blancs.

La Guadeloupe ainsi que la Martinique se trouvent probablement à l’un des moments les plus décisifs de leur histoire économique contemporaine. Depuis plusieurs décennies, leur modèle de développement repose essentiellement sur un triptyque composé de l’administration publique, du commerce et des services.

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Exploitation pétrolière : pourquoi la Guyane a le droit à la maîtrise de son développement

— Tribune —

La proposition de loi sur l’exploration et l’exploitation pétrolière défendue par les députés guyanais ne contredit pas les accords internationaux sur le climat, c’est pourquoi nous appelons à la soutenir.

Le rejet en commission des affaires économiques de l’assemblée nationale de la proposition de loi sur l’exploitation du pétrole en Guyane a provoqué la colère des députés de la Guyane. Ce rejet a été ressenti comme une position dogmatique et méprisante, en dehors des réalités que vit la population guyanaise, avec 53 % de la population sous le seuil de pauvreté et un taux de chômage supérieur de 10 points à celui de la métropole.

L’accusation portée à leur encontre d’oublier les enjeux climatiques ne fait qu’aggraver ce ressentiment. Prétendre que l’exploitation pétrolière en Guyane serait contraire aux accords internationaux sur le climat et aux engagements de la France est faux. D’abord parce que les émissions de pétrole sont comptabilisées là où il est consommé, d’où qu’il vienne et que rien n’interdit la production de pétrole dans ces accords.

Ensuite, parce que la convention de Rio sur le climat a établi le principe de « responsabilités communes mais différenciées » entre les pays développés et les autres, le Nord et le Sud comme on dit, et donc de politiques différenciées.

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Vie chère : le rapport du Sénat sur les marges de la grande distribution renforce les inquiétudes des Outre-mer

— Par Jean Samblé —

Les conclusions de la commission d’enquête du Sénat sur les marges dans la grande distribution, publiées le 19 mai dernier, trouvent un écho particulier dans les territoires ultramarins. Alors que la vie chère demeure l’une des principales préoccupations économiques et sociales en Outre-mer, le rapport sénatorial met en lumière plusieurs mécanismes susceptibles d’expliquer une partie des écarts de prix constatés entre l’Hexagone et les territoires insulaires.

Après six mois de travaux et près de 190 auditions, les sénateurs dressent un constat sévère des relations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs. Ils dénoncent des pratiques parfois qualifiées de « prédatrices », une concentration importante du pouvoir économique entre les mains de quelques acteurs et un manque de transparence dans la formation des prix. Des problématiques qui, selon plusieurs parlementaires ultramarins, prennent une dimension encore plus préoccupante dans les départements et régions d’Outre-mer.

Des difficultés déjà connues dans les territoires ultramarins

Pour Audrey Belim, sénatrice de La Réunion et vice-présidente de la commission d’enquête, les enseignements du rapport confirment des préoccupations exprimées depuis plusieurs années dans les territoires ultramarins.

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L’urgence d’un nouveau pacte ultramarin

L’Etat est incapable d’assumer ses propres responsabilités , alors gare à la surprise Union Européenne en 2035 !

— Par Jean-Marie Nol —

Face à l’accumulation des crises qui frappent simultanément la Guadeloupe, la Martinique et, dans une plus large mesure, la Guyane, une question fondamentale s’impose désormais avec une force nouvelle : quel doit être le rôle de l’État français dans la reconstruction économique, sociale et institutionnelle de ces territoires ? Car les signaux d’alerte se multiplient. L’insécurité progresse, les trafics de drogue gagnent du terrain, la violence des jeunes inquiète les familles, les divorces et les situations de monoparentalité augmentent, le chômage demeure structurellement élevé et l’exode des compétences continue de fragiliser le tissu économique local. Dans le même temps, les moteurs traditionnels de l’économie antillaise montrent des signes d’essoufflement préoccupants. Le BTP ralentit, le tourisme peine à retrouver un véritable dynamisme durable, l’administration publique ne peut plus absorber indéfiniment les demandeurs d’emploi et les activités tertiaires sont confrontées aux bouleversements provoqués par la révolution numérique et l’intelligence artificielle.
Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle s’inscrit dans un contexte mondial marqué par le ralentissement de la croissance, l’endettement massif des États, les tensions géopolitiques, les mutations technologiques accélérées et les conséquences du changement climatique.

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Entre démocratie et dictature

L’éco- cannibalisation mondiale est bien un scénario plausible en lieu et place de la mondialisation.

— Par Jean-Marie Nol —

Une dictature mondiale n’est plus une hypothèse d’école, mais s’avère désormais possible avec des déclinaisons autoritaires dans chaque pays du monde.
Depuis plusieurs années, un nombre croissant d’analystes, de chercheurs et d’observateurs de la vie internationale s’interrogent sur la solidité des démocraties contemporaines. Longtemps considérée comme une hypothèse marginale relevant davantage de la science-fiction politique que de l’analyse sérieuse, l’idée d’une progression mondiale des régimes autoritaires apparaît aujourd’hui comme une possibilité que beaucoup jugent de moins en moins improbable. Sans qu’il soit possible d’affirmer qu’une dictature mondiale fomentée par les grandes puissances du G7 + la Chine et la Russie, soit appelée à s’imposer de manière inéluctable, les évolutions observées dans de nombreuses régions du monde nourrissent un débat de fond sur l’avenir des libertés publiques, de la souveraineté populaire et des institutions démocratiques.

Avec la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis et l’URSS définissent des sphères d’influence sur le monde. Au sein de ces sphères, ils promeuvent tous deux des modèles socio-économiques alignés sur eux et leurs intérêts, ce qui amène à constater dès 1946 que le monde est divisé par les grandes puissances de l’époque.

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Regarder la vérité en face !

— Par Jean-Marie Nol —

Toutes les conditions sont désormais potentiellement réunies et tous les ingrédients sont déjà en place pour l’écriture de cette nouvelle page de histoire de la France: la dictature.

Cela étant,la vérité m’oblige à dire que selon ma propre analyse prospective, ce n’est pas qui l’on croit qui sera à l’origine de ce changement de régime en France. Il est évident que je ne souhaite certainement pas m’eriger en une Pythie ou jouer les Cassandre, mais force est de souligner que ce ne sera pas le rassemblement national et encore moins reconquête qui sera à l’origine de cette dictature, car si le RN et ses alliés arrivent au pouvoir en 2027 ils seront très rapidement balayés par leur impuissance à résoudre les problèmes de la France et le RN finira bien aux oubliettes de l’histoire politique française. Selon moi, il y aura une autre mouvence politique et idéologique en gestation aujourd’hui qui instaurera la dictature en France, mon nous y reviendrons en temps voulu.

En 2035, nous vivrons bien dans un régime de dictature en France , et ce n’est malheureusement plus une hypothèse de travail, et encore moins une vue de l’esprit, mais une réalité devenue inéluctable avec les crises à venir…
Et c’est là un phénomène inarrêtable !

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Refuser le réel ne sauvera pas le modèle social

Deux visions de l’avenir et deux conceptions du changement se profilent dans le débat intellectuel aux Antilles avec comme seul juge de paix : la crise qui vient….

— Par Jean-Marie Nol —
La France est aujourd’hui menacée de récession, l’inflation accélère, et les marges des entreprises se réduisent. De mauvais chiffres qui ne s’expliquent pas que par la guerre en Iran et qui valident nos analyses précédentes. Le produit intérieur brut (PIB) français a reculé de 0,1 % au premier trimestre
par rapport au dernier trimestre de 2025, selon les chiffres publiés par l’Insee ce vendredi. C’est la première fois depuis la crise du Covid que la France affiche une croissance négative sur un trimestre. Les déficits se creusent. La dette explose. Et pourtant, le déni collectif persiste. Politiques comme citoyens peinent à reconnaître à l’aube de la prochaine présidentielle que ce système n’est plus soutenable. Le confort social auquel nous nous sommes habitués repose désormais sur des bases financières de plus en plus fragiles. Le déficit chronique de la Sécurité sociale, qui se chiffre désormais en dizaines de milliards d’euros, l’explosion de la dette publique, le vieillissement de la population française, le ralentissement économique et les menaces récurrentes de récession témoignent d’un essoufflement progressif de l’État-providence.

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A l’assaut de l’Octroi de mer : Le populisme autophage | Version complète |

Par Mireille Pierre-Louis
Contribution à titre personnel/V26 mai 2026 version complète

« Le malheur, c’est que nous nous sommes toujours imaginés à travers l’imaginaire des Maîtres ».
(Mayra Santos)

*****

Héritaj’
Le retournement
Le Front intérieur
Les Cols blancs
La si chère « Vie chère »
Et vogue la galère…
Un débat loyal ?OK
L’Octroi de mer : Qu’es aquò ?
Le festin
Les oiseaux de proie
Les révoltes de Noirs aux Antilles
Le ressac incessant de la mer
La servitude volontaire

 

L’Octroi de mer a été marqué, dès l’origine, par le sceau de l’indignité, voire de l’infamie.

Il représente une tâche sombre dans l’histoire d’une France, auréolée de ses Lumières, à l’orée des Temps modernes.

Il fait songer au « bois d’ébène » : taxé au même titre que n’importe quelle autre marchandise ?

Il fait songer à ces créatures auxquelles un Code, noir comme il se doit, finit par accorder une âme, pour mieux les enchaîner.

Il fait songer à ce Dieu, bon comme un vieux planteur affablei, qui soulage et réconforte, pour s’absoudre de tous les pillages, viols et crimes perpétrés en son nom.

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A l’assaut de l’Octroi de mer : Le populisme autophage

Par Mireille Pierre-Louis
Contribution à titre personnel/V22 mai 2026

« Le malheur, c’est que nous nous sommes toujours imaginés à travers l’imaginaire des Maîtres ».
(Mayra Santos)

Héritaj’
Le retournement
Le Front intérieur
Les Cols blancs
La si chère « Vie chère »
Et vogue la galère…
Un débat loyal ?
L’Octroi de mer : Qu’es aquò ?
Le festin
Les oiseaux de proie
Les révoltes de Noirs aux Antilles
Le ressac incessant de la mer
La servitude volontaire

Héritaj’

L’Octroi de mer a été marqué, dès l’origine, par le sceau de l’indignité, voire de l’infamie.

Il représente une tâche sombre dans l’histoire d’une France, auréolée de ses Lumières, à l’orée des Temps modernes.

Il fait songer au « bois d’ébène » : taxé au même titre que n’importe quelle autre marchandise ?

Il fait songer à ces créatures auxquelles un Code, noir comme il se doit, finit par accorder une âme, pour mieux les enchaîner.

Il fait songer à ce Dieu, bon comme un vieux planteur affablei, qui soulage et réconforte, pour s’absoudre de tous les pillages, viols et crimes perpétrés en son nom.

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Antilles 2035 : entre chaos et refondation

Comment la mutation de la société antillaise se profile, non sans très gros risque, à l’horizon 2035 ?

—Par Jean-Marie Nol —

À l’horizon 2035, la société antillaise pourrait entrer dans une phase de transformation historique comparable aux grands bouleversements qui ont marqué les périodes de transition du XXe siècle. Ce qui se profile désormais en Guadeloupe et plus largement dans les Antilles françaises dépasse largement le cadre d’une simple future crise économique ou sociale. Il s’agit d’une mutation profonde des structures sociétales collectives, des repères culturels, du rapport à l’État, du modèle économique et même de la manière dont les individus envisagent leur avenir dans un autre univers politique.

À l’horizon 2035, la société guadeloupéenne et martiniquaise pourrait être confrontée à une impasse sociétale en raison d’une fracture culturelle et identitaire d’une ampleur inédite depuis la fin de la colonie et de l’actuelle départementalisation. En réalité, la désintégration de la société antillaise semble programmée en raison d’une disparition du sens de l’intérêt général et de l’affaissement de la notion de vivre ensemble.  

Derrière les crises économiques, sociales et institutionnelles qui s’annoncent, une autre mutation beaucoup plus profonde semble déjà émerger : celle de la fragmentation du récit collectif qui structurait jusqu’à présent le vivre-ensemble antillais.

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La France fragilise ses outre-mer

La crise importée qui vient en Martinique et Guadeloupe, sera douloureuse pour les trésoreries des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages , en raison d’un constat alarmant de la santé de l’économie de la France.

— Par Jean-Marie Nol —

La crise qui s’installe en France n’est plus un simple ralentissement conjoncturel ni une turbulence passagère liée aux tensions géopolitiques internationales. Elle prend désormais la forme d’un choc économique profond, cumulatif et structurel, dont les répercussions risquent d’être particulièrement brutales pour des territoires ultramarins comme la Guadeloupe et la Martinique. Dans un contexte de guerre durable au Moyen-Orient, de flambée des prix de l’énergie, de ralentissement de la croissance européenne, d’endettement massif de l’État français et d’essoufflement du tissu entrepreneurial, les Antilles françaises apparaissent aujourd’hui comme des économies extrêmement vulnérables à une crise importée dont elles ne maîtrisent ni les causes ni les leviers de sortie.

Le premier constat est celui d’une économie française qui donne des signes de faiblesse de plus en plus inquiétants. La croissance est quasiment à l’arrêt, le chômage repart à la hausse, les faillites d’entreprises explosent, l’inflation repart sous l’effet du choc pétrolier et la consommation des ménages ralentit fortement.

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Quid de la question des réparations de l’esclavage ?

— Par Jean-Marie Nol —

La nécessité de l’heure oblige à regarder cette problématique sous un autre angle plus rationnel , et qui demain devrait être appréhendée et traitée nécessairement sur le plan économique et financier.

Pendant des décennies, la question des réparations de l’esclavage a souvent été enfermée dans une approche essentiellement morale, mémorielle et symbolique. Les débats publics se concentrent sur les excuses officielles, les commémorations, les monuments, les journées du souvenir ou encore la reconnaissance de crimes contre l’humanité. Si cette dimension historique et humaine demeure fondamentale, elle reste pourtant incomplète lorsqu’elle évacue la réalité centrale qui a présidé à la naissance même du système esclavagiste : l’économie. L’esclavage colonial n’a jamais été conçu comme un projet moral ou civilisationnel ; il fut avant tout un système économique, financier et industriel destiné à enrichir les puissances européennes, notamment l’Espagne , le Portugal , la Hollande, la France et l’Angleterre. Dès lors, traiter aujourd’hui la question des réparations uniquement sous l’angle mémoriel revient à occulter la logique fondamentale qui a structuré plusieurs siècles de domination coloniale : l’accumulation du capital.

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Une nouvelle dépendance

Pourquoi la Guadeloupe et la Martinique n’ont aucune marge de manœuvre financière , économique , fiscale et budgétaire pour résister à la crise qui vient ?
— Par Jean Marie Nol —
La Guadeloupe et la Martinique vivent probablement l’un des moments les plus décisifs de leur histoire contemporaine, alors même qu’une grande partie du débat public continue de fonctionner avec des schémas intellectuels hérités d’un autre siècle. Le monde bascule sous l’effet des tensions géopolitiques, de la fragmentation des échanges internationaux, de la révolution de l’intelligence artificielle, des mutations énergétiques , du changement climatique, et du ralentissement des grandes économies occidentales. Dans ce contexte de recomposition brutale, les sociétés insulaires ultradépendantes comme celles des Antilles françaises se retrouvent exposées de manière extrême. Pourtant, au lieu de regarder lucidement les bouleversements qui approchent, une partie des responsables politiques et de l’opinion publique continue de croire qu’un simple changement statutaire pourrait, à lui seul, résoudre des problèmes qui sont désormais avant tout économiques, financiers, productifs et sociétaux .
Le conflit au Moyen-Orient agit comme un révélateur implacable de cette fragilité structurelle. La fermeture durable du détroit d’Ormuz, la flambée des prix énergétiques, les tensions sur le transport maritime et la montée des risques financiers internationaux produisent déjà des effets visibles sur l’économie française.

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Outre-mer : l’urgence d’une réforme fiscale de bon sens

— Par Jean-Claude Florentiny —

Dans un monde instable, les Outre-mer sont en première ligne. Nous ne pouvons plus nous permettre de conserver un système fiscal qui amplifie les crises au lieu de les amortir. Réformer l’assiette des droits et taxes, c’est agir concrètement contre la vie chère, protéger le pouvoir d’achat, renforcer la résilience économique de nos territoires et accélérer leur intégration régionale. Cette réforme est techniquement faisable. Elle est économiquement nécessaire. Elle est politiquement légitime.

Dans un monde traversé par des tensions géopolitiques durables, la logistique mondiale est devenue un facteur déterminant de l’inflation. Conflits au Moyen-Orient, perturbations des routes maritimes, hausse des coûts énergétiques, tensions sur les assurances : autant de facteurs qui renchérissent le transport des marchandises à l’échelle globale. Ces phénomènes impactent l’ensemble des économies. Mais dans les Outre-mer, leurs effets sont démultipliés. Pourquoi ? Parce que nos territoires dépendent massivement des importations, et parce que chaque produit consommé doit traverser des milliers de kilomètres avant d’arriver sur nos étals. Dans ce paysage tendu, certaines initiatives méritent d’être saluées. Ainsi, la compagnie CMA CGM a récemment annoncé qu’aucune surcharge ne serait appliquée sur les tarifs de fret à destination des Outre-mer.

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