Catégorie : Echos d’éco

Dysfonctionnements du réseau de transport en Martinique

MARTINIQUE TRANSPORT
Centre d’affaires Agora – Bât A
97200 FORT DE FRANCE

A l’attention du Président, Monsieur Arnaud RENE-CORAIL
Fort de France, le 5 mars 2026
LETTRE RECOMMANDEE AVEC A.R.

OBJET : Dysfonctionnements du réseau de transport en Martinique

Monsieur le Président,

Par la présente, je souhaite formuler une réclamation concernant les dysfonctionnements répétés et constatés sur le réseau de transport en Martinique.

La situation du transport, sur le territoire, est devenue préoccupante pour de nombreux usagers.

Actuellement, plusieurs problèmes impactent les usagers et ils sont le symptôme d’une défaillance systémique grave de l’autorité organisatrice :

  • Défaillances de très nombreuses lignes de bus sur le réseau CACEM. Ces pannes sont devenues le motif quotidien d’interruption comme en témoignent les nombreux coups de gueule, en radio et sur les réseaux sociaux.

  • Perturbations des lignes liées à la grève des transporteurs scolaires.

  • Améliorer la communication des services de Martinique Transport lors de tout dysfonctionnement du réseau. Absence de communication le wee-end

  • Absence de marquage au sol lorsqu’il n’y a ni abribus ni poteau d’arrêt

  • Le déficit abyssal de Martinique Transport d’un montant de 44 millions d’euros qui ne fait qu’accentuer la dégradation du service public du transport.

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Détroit d’Ormuz, guerre et pétrole : pourquoi la crise iranienne rappelle la fragilité énergétique mondiale

— Par Hussein Dia (*) —

Les frappes contre l’Iran font trembler les marchés pétroliers et ravivent le spectre d’un choc énergétique. Mais cette nouvelle tension géopolitique révèle aussi une transformation plus profonde : la sécurité énergétique passe désormais par la sortie du pétrole.

Alors qu’Israël et les États-Unis attaquent l’Iran, les marchés mondiaux du pétrole sont sur les nerfs. Les prix du pétrole ont commencé à augmenter avant même toute perturbation de l’approvisionnement. Les négociants en pétrole envisagent la possibilité que le détroit d’Ormuz soit fermé. Environ 20 % du pétrole commercialisé dans le monde transite par cette voie navigable étroite entre l’Iran au nord et Oman et les Émirats arabes unis au sud. Un pétrolier a été bombardé et le trafic a pratiquement cessé. Or, sur les marchés mondiaux de l’énergie, la simple menace d’une interruption peut faire grimper les prix.

Car, le pétrole n’est pas comme la plupart des matières premières. Le contrôle de ce combustible à haute densité énergétique façonne la géopolitique. Les trois quarts de la population mondiale vivent dans des pays qui dépendent des importations de pétrole pour leurs voitures, leurs camions et d’autres usages.

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De la décolonisation à la domination technologique

Cuba est – t- il devenu l’exemple emblématique de la nouvelle géopolitique de recolonisation ?

— Par Jean-Marie Nol —

Au large de la Floride, à seulement 150 kilomètres des côtes américaines, Cuba apparaît aujourd’hui comme le laboratoire d’une nouvelle forme de domination internationale, et le futur exemple d’un scénario inédit de recolonisation. Aucun pétrolier n’y serait entré pour ravitailler l’île depuis le 9 janvier, conséquence d’un blocus énergétique de facto attribué à Washington. L’asphyxie progressive du secteur touristique – deuxième source de devises de l’île après l’exportation de services médicaux – menace près de 300 000 emplois. Fragilisée par la pandémie puis par le durcissement des sanctions américaines, l’économie cubaine se retrouve prise dans un étau financier et énergétique qui dépasse la seule logique bilatérale. Pour de nombreux observateurs, il s’agit moins d’un simple épisode de tension que d’un signal fort : celui d’une ère où la domination ne passe plus par l’occupation militaire classique, mais par la pression économique systémique et la supériorité technologique.

La séquence récente illustre ce basculement. La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines début janvier, suivie de l’arrêt par Venezuela – sous pression de Washington – des livraisons de pétrole vers La Havane, a ravivé les tensions entre Cuba et les États-Unis.

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Permis de conduire international : une démarche désormais dématérialisée et payante

Depuis le 3 mars 2026, la demande de permis de conduire international (PCI) est complètement dématérialisée et soumise à des frais obligatoires. On vous explique comment effectuer votre demande en ligne.

Procédure dématérialisée

À partir de cette date, vous devez faire votre demande uniquement via le téléservice dédié de l’ANTS, accessible avec un compte FranceConnect ou vos identifiants ANTS.

Frais obligatoires

Depuis le 3 mars 2026, l’édition et l’acheminement du PCI sont assurés par un prestataire désigné par l’État, et les frais sont désormais à la charge du demandeur. Le coût est fixé à 7,25 €. Le paiement s’effectue uniquement par carte bancaire.

Pièces justificatives

Pour effectuer votre demande en ligne, vous devrez fournir les documents suivants :

  • justificatif d’identité (CNI, passeport, ou justificatif d’identité numérique via l’application France Identité),
  • justificatif de domicile de moins de 6 mois,
  • permis de conduire national en cours de validité et en bon état,
  • photo d’identité récente de moins de 6 mois au format numérique (code e-photo),

Attention  

Si votre permis national est détérioré, vous devrez d’abord en demander le renouvellement avant de faire une demande de PCI.

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Comment consulter gratuitement un avocat ?

Si vous êtes confronté à un problème juridique ou qu’un litige vous oppose à une autre personne, vous pouvez consulter gratuitement un avocat lors des permanences organisées dans un point-justice ou par les différents barreaux. Des consultations juridiques gratuites sont également proposées aux adhérents d’associations et aux membres de syndicats professionnels. Enfin, vos frais d’avocat peuvent être pris en charge par votre compagnie d’assurance. Voici les informations à connaître.

À savoir  

Vous pouvez obtenir une consultation gratuite avec un avocat quelle que soit votre situation et votre nationalité.

L’appellation « Point-justice » regroupe plusieurs organismes (point d’accès au droit, maison du droit et de la justice, etc.) qui organisent des permanences juridiques gratuites.

Au cours de ces permanences, des professionnels du droit (avocat, notaire, etc.) vous informent sur vos droits et vos devoirs. Ils peuvent également vous aider dans vos démarches juridiques.

Ils interviennent dans plusieurs domaines notamment les litiges liés à la famille, au travail, au logement, à l’aide aux victimes, aux violences conjugales.

À noter

Lors de ces permanences, vous pouvez aussi consulter des travailleurs associatifs, des conciliateurs de justice, des délégués du Défenseur des droits, etc.

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Un marché artisanal pour célébrer les femmes

Dimanche, de 7 h à 17 h près des snacks du Rocher Zombi. Rivière-Pilote

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le marché des artisans aura pour vocation de mettre en avant le savoir-faire local, tout en valorisant particulièrement l’entrepreneuriat féminin.

Dès le début de la matinée, le public pourra découvrir un marché riche en créativité où une quarantaine d’artisanes et d’artisans présenteront leurs réalisations. L’initiative vise à offrir à ces créateurs un espace pour exposer leur travail, développer leur activité et partager leurs talents avec les visiteurs.

Cette manifestation a également pour objectif de souligner la place grandissante des femmes dans l’entrepreneuriat et de favoriser leur autonomie économique. À travers ce moment d’échanges et de découvertes autour des savoir-faire locaux, l’événement rappelle aussi le chemin parcouru depuis 1977, année où la Journée du 8 mars a été officiellement reconnue. Il s’agit de la deuxième édition de ce rendez-vous.

Les visiteurs pourront parcourir des stands aux univers variés : cosmétiques naturels, soins capillaires, bijoux artisanaux, textiles, accessoires de mode ou encore objets de décoration. Des produits du terroir et différentes pâtisseries seront également proposés.

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La recolonisation technologique

— Par Jean-Marie Nol —

Clap de fin du cycle de décolonisation et émergence d’un nouveau cycle de recolonisation par la puissance technologique ?

À l’ère de l’intelligence artificielle et de l’hyperconnectivité, la domination coloniale d’un pays sur un autre pays ne passe plus nécessairement par l’occupation administrative territoriale visible comme auparavant, ni par la présence massive de troupes militaires au sol, mais par la maîtrise des technologies capables d’anticiper, de surveiller, de cibler et de frapper avec une précision chirurgicale. La guerre du type de l’ex domination coloniale change de nature, et avec elle l’équilibre du pouvoir mondial. Dans ce nouvel environnement stratégique, la technologie devient l’arme décisive d’une forme contemporaine de recolonisation, où la supériorité algorithmique et la maîtrise des systèmes d’armes avancés permettent à certaines grandes puissances d’imposer leur volonté à distance, sans administration directe pour exploiter les ressources minières ou encore un simple contrôle géostratégique , mais avec une efficacité redoutable du fait de la  supériorité écrasante de la maîtrise technologique . C’est le cas aujourd’hui du Venezuela et demain de l’Iran et de Cuba. Ce sont des exemples parmi d’autres qui éclairent ce qui pourrait se généraliser à l’avenir dans les prochaines décennies qui s’ouvrent sur un monde trouble et dangereux.

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Du rutabaga honni au topinambour chic : la revanche des légumes racines

— Par Anne Parizot (*) —

Longtemps associés aux privations et à la honte alimentaire, topinambours, rutabagas ou panais refont surface dans les assiettes gastronomiques et les paniers bio. Leur retour raconte moins une mode qu’une recomposition de notre mémoire et de nos hiérarchies alimentaires.

On les disait tristes, fades ou dépassés, les topinambours, rutabagas, panais ou crosnes font leur retour sur les étals, dans les paniers bio et sur les menus gastronomiques. Associés aux souvenirs de guerre et de pénurie, ils questionnent notre apport à l’alimentation. Comment des légumes associés à la contrainte alimentaire sont-ils devenus emblèmes d’une cuisine désirable et responsable ?

L’histoire des légumes varie selon les périodes : longtemps méprisés par l’élite jusqu’à la Renaissance, certains ont alors connu un engouement, lié au changement de statut social des légumes, à la transgression des prescriptions médicales, à l’influence italienne et à l’acclimatation de produits venus d’Espagne.

Des légumes longtemps méprisés par l’élite

Historiquement, ces légumes constituaient une base ordinaire de l’alimentation européenne du début du Moyen Âge à l’époque moderne. Leur robustesse, leur capacité de conservation en faisaient des ressources fiables face aux aléas climatiques et aux pénuries.

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Au Salon de l’agriculture, les Amap défendent une autre façon de produire et de manger

— Collectif (*) —

Au cœur des débats du Salon international de l’agriculture, les Amap illustrent concrètement comment citoyens et agriculteurs peuvent co-construire une agriculture plus durable. Un modèle fondé sur la coopération, le partage des risques et l’engagement bénévole.

L’importance des échanges citoyens pour mettre en œuvre une agriculture durable est au cœur du programme de conférences du Salon international de l’agriculture. Les interrogations sur le “comment mieux manger ?” ou sur le “comment produire autrement ?” continuent de retenir l’attention.

Une des solutions à ces questionnements : l’entrepreneuriat collectif à travers les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap). La finalité de l’Amap est la distribution hebdomadaire de paniers de produits agricoles frais, sous réserve d’un pré-paiement de la production par les membres adhérents. La coopération amapienne se matérialise par un engagement contractualisé de consommateurs bénévoles dans l’activité de production et de vente directe de produits alimentaires locaux. Elle repose sur le désir des membres d’interagir et de servir leur collectif.

Les Amap pour permettre aux exploitants de rester maître de leurs choix

En 2022, 375 Amap sont recensées rien qu’en Île-de-France, soit plus de 21 000 familles de bénévoles en partenariat avec environ 400 fermes.

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Fiscalité des plus aisés : Éric Lombard estime à 50 000 le nombre de ménages fortunés faiblement imposés

L’ancien ministre de l’économie estime qu’un nombre significatif de ménages très aisés échappent en pratique à l’impôt sur le revenu. Selon lui, « autour de 50 000 » foyers disposeraient d’un patrimoine élevé tout en affichant un revenu fiscal de référence modeste, voire nul, ce qui les exonère d’impôt sur le revenu ainsi que, dans certains cas, d’imposition sur les plus-values et les dividendes.

Lors de son bref passage à Bercy, entre décembre 2024 et octobre 2025 dans le gouvernement de , l’ancien ministre dit avoir demandé que l’administration « creuse le sujet ». Son estimation ne se limite pas aux contribuables assujettis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Elle inclut également des foyers non redevables de cet impôt mais détenteurs d’importants actifs financiers — placements, portefeuilles d’actions ou autres produits mobiliers.

En 2024, l’IFI a concerné environ 186 000 foyers. Parmi eux, des sénateurs ont identifié 13 335 contribuables dont le revenu fiscal de référence était si faible qu’ils n’ont payé ni impôt sur le revenu ni prélèvements sur leurs plus-values ou dividendes. Pour Eric Lombard, ces cas ne représenteraient toutefois qu’une partie du phénomène, qu’il attribue en partie à des stratégies de « suroptimisation fiscale ».

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Produire local : rêve et réalités

Quid de l’illusion de la souveraineté alimentaire et de l’utopie de la responsabilité locale avec l’autonomie article 74 ?

— Par Jean-Marie Nol —

À l’heure où les discours sur la souveraineté alimentaire se multiplient dans les allées du Salon international de l’agriculture, une question traverse les esprits avec une acuité particulière sous nos latitudes caribéenne avec la situation dramatique de Cuba : la Guadeloupe peut-elle réellement prétendre à l’autonomie alimentaire et à la responsabilité locale ?

Derrière les slogans de nature identitaire et les déclarations d’intention, la réalité économique, agricole et halieutique du territoire dessine un constat bien plus rude. La souveraineté alimentaire du « pays Guadeloupe » apparaît moins comme un horizon concret que comme une illusion tenace, entretenue par la nostalgie d’un passé agricole révolu et par une méconnaissance des profondes fragilités structurelles du modèle productif local.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les estimations de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, près de 76 % des produits alimentaires consommés dans les territoires ultramarins sont importés. Cette dépendance massive n’est pas un simple indicateur statistique : elle révèle une vulnérabilité stratégique majeure comme le prouve l’exemple dramatique actuel de Cuba.

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Guadeloupe : Menaces et impacts d’une crise financière en France

Somme toute, devons nous continuer à vivre, comme si de rien n’était , en dépit des menaces de crise budgétaire, financière et économique en France ?

— Par Jean Marie Nol —

Selon le gouvernement par la voix de la ministre des comptes publics et du budget, l’échec budgétaire actuel pourrait conduire la France à une impasse budgétaire de nature à provoquer une grave crise . Ceux qui présentent le plan du premier ministre comme une violente cure de rigueur n’ont pourtant rien vu, avertit l’Institut Montaigne dans une note riche et assez alarmiste, publiée mercredi 26 novembre par le journal Les échos.  » Selon le cercle de réflexion libéral, financé par plus de 150 grandes entreprises, les efforts sur lesquels se déchirent aujourd’hui les élus ne donnent qu’un avant-goût minime de ceux qui attendent le pays. Car l’heure des vrais sacrifices approche, selon l’Institut Montaigne, qui en propose un chiffrage inédit. Une façon pour le patronat de préparer le terrain à l’adoption de mesures impopulaires, dans le budget en discussion mais surtout les suivants. Les dépenses risquent de croître plus vite que les recettes, donc d’aggraver le déficit, notamment en raison d’une forte hausse de coûts jugés incompressibles : le paiement des intérêts de la dette, la contribution de la France à l’Union européenne, et le budget militaire » .

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« Chaque génération affronte sa mission » : les boomers face à l’héritage de Fanon

Les boomers issus de la départementalisation ont-ils remplis ou trahis leur mission ?

— Par Jean-Marie Nol —

L’année dernière , les boomers ont été pointés du doigt par celui qui était alors 1er ministre, François Bayrou, qui les accusait d’avoir creusé la dette et contribué à pauperiser les générations futures.

Les boomers, ce sont ces Français nés après la Seconde Guerre mondiale, jusqu’au milieu des années 1960, et qui ont bénéficié de la dynamique des 30 glorieuses.

Ils ont aujourd’hui entre 62 et 80 ans, et représentent 21,8 % de la population en 2025.

Ces seniors sont-ils des privilégiés ? Les jeunes générations sont-elles les victimes directes de boomers trop dépensiers et vautrés dans leur confort ?

C’est le moment d’entrer dans la controverse du débat sur la mission des boomers des Antilles-  Guyane qui se caractérise en des termes très différents de ceux de la France hexagonale.

En 1961, dans Les Damnés de la terre, Frantz Fanon prophétisait les luttes de libération des peuples colonisés et théorisait la violence du colonisé comme réponse à la violence structurelle du colonisateur.

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(In)Justice fiscale : 13 335 millionnaires échappent à l’impôt sur le revenu

Une note interne du ministère de l’Économie et des Finances vient raviver avec intensité le débat sur la contribution fiscale des plus grandes fortunes françaises. Les chiffres, transmis aux présidents de la commission des finances du Sénat et révélés par Le Monde, sont sans équivoque : en 2024, 18 525 foyers disposant d’un patrimoine immobilier taxable d’au moins 1,3 million d’euros n’ont acquitté aucun impôt sur le revenu.

Après retraitement des données — exclusion des contribuables décédés en cours d’année et de ceux qui ne sont pas résidents fiscaux en France — 13 335 ménages très fortunés demeurent dans cette situation. Autrement dit, plus de treize mille foyers appartenant aux 0,5 % les plus riches en patrimoine immobilier ne paient pas d’impôt sur le revenu.

Un chiffre qui tranche le débat politique

Ces révélations donnent un relief particulier aux déclarations faites en janvier par l’ancien ministre de l’Économie Eric Lombard. Celui-ci avait affirmé que « des milliers » de contribuables parmi les plus fortunés affichaient un revenu fiscal de référence nul, et échappaient ainsi à l’impôt sur le revenu.

Ses propos avaient immédiatement été contestés par Amélie de Montchalin, alors ministre chargée des Comptes publics, qui assurait qu’aucun document officiel ne corroborait l’existence de « dizaines de milliers » de cas similaires.

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La Chine, moteur de la décarbonation des économies du Sud

— Par Mary-Françoise Renard (*) —

De la coopération Sud-Sud aux obligations “pandas”, Pékin transforme la transition énergétique en levier d’influence géopolitique. Derrière les panneaux solaires et les batteries, c’est un projet de leadership mondial qui se dessine.

L’image d’une alliance entre grands pays du Sud global lors de la rencontre Xi Jinping, Vladimir Poutine et Narendra Modi pendant la réunion de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Tianjin en septembre 2025, est un message aux pays du monde occidental : il existe une alternative au multilatéralisme. L’importante délégation chinoise à la COP 30 en novembre 2025, au Brésil, et l’organisation dans ce cadre, d’un évènement sur la coopération Sud-Sud relatif au climat, illustre l’un des principaux vecteurs de cette coopération. La Chine est devenue le premier investisseur mondial dans les énergies renouvelables.

Cette stratégie vise à servir l’ambition chinoise de devenir la première puissance économique mondiale en 2049. Elle doit notamment lui permettre de jouer un rôle majeur dans la définition des normes et des standards internationaux.

Une stratégie offensive pour concurrencer l’Occident

L’affaiblissement des économies occidentales lors de la crise financière de 2007 a été concomitante de la volonté des pays du Sud de monter en puissance dans la gouvernance mondiale.

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La classe moyenne antillaise en sursis ?

Chronique d’une mort à  petit feu, annoncée comme vraisemblable, de la classe moyenne antillaise ?

— Par Jean-Marie Nol —

Le spectre du déclassement hante désormais une grande partie des sociétés occidentales, et la France hexagonale en offre l’illustration la plus commentée. Depuis plusieurs années, la classe moyenne y est décrite comme fragilisée, prise en étau entre une pression fiscale accrue, une stagnation des revenus intermédiaires et une hausse continue des dépenses contraintes. D’après le chroniqueur et écrivain Martial You dans son ouvrage – » Les dindons – Comment on vole les classes moyennes « –

Dindons :  » « le mot n’est pas plaisant, ni flatteur. Il est lucide. Il est rageur. Les classes moyennes sont-elles condamnées à la nostalgie d’une époque définitivement perdue ? Pas forcément , mais le risque est réel .

Depuis 1981 et l’élection de François Mitterrand, on vole les classes moyennes… parfois avec les meilleures intentions du monde !

Chaque décision a affaibli leur poids dans la société et leur pouvoir d’achat.

Rien ne leur a été épargné : réduction du temps de travail, dévalorisation des diplômes, éloignement des grands centres-villes, abonnements multiples (téléphone, internet, voiture…) qui grèvent le budget, piège des réseaux sociaux qui radicalisent les opinions…

Au fil du temps, les classes moyennes, qui avaient forgé la France des Trente Glorieuses, sont devenues les DINDONS de l’Histoire.»

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Entre Dépendance et Transition

Quel est le véritable impact de l’économie sur l’équilibre du fonctionnement de la société antillaise ?

—Par Jean-Marie Nol —

L’économie n’est pas une abstraction réservée aux spécialistes ; elle constitue la trame invisible qui structure la vie quotidienne des Guadeloupéens et Martiniquais . Derrière chaque emploi, chaque commerce, chaque décision publique, chaque projet familial, se déploie un ensemble d’échanges, de productions et de consommations qui forment l’ossature de la société antillaise . Comprendre l’économie, ce n’est pas seulement manier des chiffres ou des indicateurs ; c’est saisir la manière dont une communauté organise l’usage de ses ressources rares pour répondre à ses besoins essentiels et construire son avenir collectif. En Guadeloupe, cette réalité prend une dimension particulière, tant l’économie influence directement le fonctionnement social, les équilibres territoriaux et la cohésion culturelle même du corps social.

L’économie encadre d’abord nos choix individuels. Le niveau des salaires, le coût de la vie, l’inflation, les taux d’intérêt ou encore la fiscalité déterminent les décisions en matière de consommation, d’épargne, d’investissement ou de formation. Lorsqu’un ménage guadeloupéen arbitre entre l’achat d’un bien, le financement d’un logement ou le départ d’un enfant pour des études en Hexagone, il agit dans un cadre façonné par des paramètres économiques globaux.

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Municipales 2026 : l’enjeu caché de l’économie communale

La myopie antillaise face aux enjeux économiques et financiers de l’élection municipale.

— Par Jean-Marie Nol —

À l’approche des élections municipales de mars 2026, la Guadeloupe et la Martinique se préparent, une fois encore, à une séquence politique intense, rythmée par les promesses, les invectives et les professions de foi de candidats assurés d’être les seuls à pouvoir résoudre l’ensemble des difficultés quotidiennes de la population. Le hic , c’est que la fête est finie , et que nous sommes à l’aube de la rigueur voire de l’austérité. Thierry Breton

l’ex-commissaire européen estime que tous les avantages sociaux obtenus en France ont été payés par la dette. Par exemple, la France s’est «payé» la retraite à 60 ans, ou encore la 5e semaine de congés payés, grâce à l’endettement public. Comme à chaque scrutin local, le discours dominant repose sur une idée profondément ancrée : celle selon laquelle le pouvoir d’agir sur la société, l’économie, la sécurité et même l’avenir du territoire serait presque exclusivement concentré entre les mains des élus municipaux. Tout cela est démenti par les faits. Cette croyance, largement partagée, relève pourtant d’une illusion persistante, voire d’une forme de forfaiture intellectuelle, tant elle occulte la complexité réelle des mécanismes économiques et sociaux à l’œuvre, ainsi que la responsabilité collective des citoyens eux-mêmes.

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Vie chère en Martinique : des causes structurelles au cœur des écarts de prix

Saisie par le gouvernement au début de l’année 2025 dans un contexte de tensions sociales liées à la vie chère, l’Autorité de la concurrence a rendu, le 10 février, un avis très attendu sur les prix et les marges dans la grande distribution alimentaire en Martinique. Le constat demeure sévère : les produits alimentaires y sont en moyenne 40 % plus chers que dans l’Hexagone, un écart qui tend à se creuser depuis plus d’une décennie.

Selon l’Autorité, cette situation ne peut être réduite à la seule question des marges des distributeurs. Elle met en avant des causes multiples et profondément structurelles. L’économie martiniquaise repose en grande partie sur les importations, notamment depuis la métropole, d’où proviennent environ 80 % des produits alimentaires. À cette dépendance s’ajoutent l’étroitesse du marché local, la concentration des acteurs à chaque étape de la chaîne logistique, ainsi que le poids de la fiscalité spécifique (TVA et octroi de mer).

Lire aussi : Hayot, leader martiniquais de la grande distribution devenu le nom de la vie chère en outre-mer

Les « frais d’approche » – c’est-à-dire l’ensemble des coûts liés à l’acheminement des marchandises, du port de départ jusqu’aux rayons des magasins – jouent un rôle déterminant.

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Municipales : l’angle mort économique

Les véritables raisons de s’inquiéter pour les guadeloupéens et Martiniquais de l’avenir qui s’annonce périlleux ?

— Par Jean-Marie Nol —

À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars, les Guadeloupéens s’apprêtent à choisir leurs édiles locaux dans un climat politique qui, paradoxalement, laisse de côté une question pourtant centrale : celle de l’avenir économique et financier de la France et de ses conséquences directes sur la Guadeloupe. La campagne électorale, officiellement ouverte début mars, se focalise sur des enjeux de proximité, des promesses de gestion communale et des rivalités de personnes, sans jamais réellement interroger la future trajectoire globale du pays auquel la Guadeloupe est institutionnellement, financièrement et socialement arrimée. Or, pour un territoire ultramarin largement dépendant des subventions publiques, des transferts publics et sociaux , de la solidarité nationale et des choix budgétaires de l’État, l’évolution de la situation française devrait constituer une préoccupation majeure, tant pour la classe politique locale que pour les électeurs. À l’aune de ces élections municipales , les Guadeloupéens s’apprêtent à choisir leurs édiles locaux dans un contexte qui ne peut plus être analysé uniquement à l’aune des problématiques communales.

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Préemption des emplois ou échec du modèle économique antillais ?

Comment et pourquoi l’IA va-t-elle bouleverser l’économie et impacter l’emploi, voire profondément influencer l’avenir des compétences professionnelles en Guadeloupe et Martinique, en raison de l’absence d’anticipation politique ?

— Par Jean-Marie Nol —

Aux Antilles françaises, et plus particulièrement en Guadeloupe et en Martinique, le débat sur l’emploi est devenu un révélateur brutal de la querelle identitaire et des déséquilibres structurels qui minent ces économies depuis des décennies. À mesure que les difficultés d’insertion des jeunes générations s’aggravent, une colère sourde s’exprime contre ce qui est perçu comme une préemption et une occupation croissante des emplois disponibles par des travailleurs et des cadres venus de France hexagonale. Même l’État français en  tant qu’employeur,  est fréquemment accusé de préférer recruter des « métros » aux postes à responsabilité. Ce ressentiment, souvent interprété comme un simple rejet de l’« extérieur qui envahit nos territoires», masque pourtant une réalité plus profonde et plus dérangeante : l’inadéquation persistante entre les formations dispensées localement, les compétences réellement disponibles sur le territoire et les besoins d’un marché du travail en pleine mutation technologique. Le recrutement de personnes originaires de l’Hexagone aux postes d’encadrement du secteur privé et public outre-mer est fréquemment justifié par leurs qualifications : les personnes nées et instruites dans les DOM ayant des niveaux de diplômes et de compétences en moyenne inférieurs, elles ne seraient pas en mesure de répondre aux besoins en main-d’œuvre qualifiée du secteur privé et public.

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Climat, alimentation : pourquoi les supermarchés français décrochent

Un retard structurel des supermarchés français face aux exigences climatiques et alimentaires européennes

— Par Jean Samblé —

La grande distribution occupe une position stratégique au cœur du système alimentaire européen. En tant qu’intermédiaire entre producteurs et consommateurs, elle influence non seulement les pratiques agricoles et industrielles, mais aussi les habitudes alimentaires de millions de citoyens. À ce titre, les supermarchés disposent d’un levier considérable pour contribuer à la lutte contre le changement climatique et à la transition vers des régimes alimentaires plus durables. Pourtant, les résultats de l’étude Superlist Environment Europe révèlent une situation préoccupante pour les enseignes françaises, qui apparaissent globalement en retard par rapport à leurs homologues européens.

L’étude, menée par le think tank néerlandais Questionmark en partenariat avec plusieurs organisations environnementales, compare 27 grandes enseignes issues de huit pays européens selon deux critères principaux : l’alignement de leurs plans climat avec les objectifs de l’Accord de Paris et leur capacité à orienter leurs ventes de protéines vers davantage d’aliments d’origine végétale. Cette double approche permet d’évaluer non seulement les engagements affichés, mais aussi la cohérence des stratégies mises en place pour réduire l’empreinte carbone du secteur alimentaire.

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Une nouvelle procédure pour demander le remboursement de vos billets d’avion

Annulation d’un vol, retard important, refus d’embarquement. Pour toutes ces situations, la procédure pour régler un contentieux lié à une indemnisation évolue. Un décret du 5 août 2025 définit de nouvelles règles en matière de médiation et de recours collectifs. Voici ce qui change pour les passagers concernés.

Un décret du 5 août 2025 modifie la procédure de règlement des contentieux des passagers aériens. Il s’applique dans le cas d’un litige avec une compagnie aérienne relatif à une annulation de vol, un retard important ou un refus d’embarquement.

Ces mesures entrent en vigueur à partir du 7 février 2026.

Médiation préalable obligatoire

Ce texte intervient dans un contexte de multiplication des contentieux aériens, afin de favoriser des modes de résolution allégés.

La médiation préalable devient obligatoire avant toute action en justice. Les passagers doivent solliciter un médiateur de la consommation. Pour ce type de litige, c’est le Médiateur Tourisme et Voyage. L’absence de médiation peut entraîner l’irrecevabilité de la demande.

Assignation obligatoire

Les passagers doivent désormais faire leur demande par voie d’assignation, ils ne peuvent plus saisir le tribunal par simple requête.

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🧺🎭 Ti marché bò kay : proximité et saveurs locales à Saint-Joseph

🧺🎭 Ti marché bò kay : proximité et saveurs locales à Saint-Joseph

En février, le Ti marché bò kay s’invite au cœur des quartiers de Saint-Joseph pour aller à la rencontre des habitants.
Tout au long du mois, ce marché de proximité fera plusieurs haltes dans la commune, dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

Portée par la direction du service économique et de l’attractivité de la ville, en partenariat avec les commerçants et artisans participants, cette édition spéciale prendra les couleurs du carnaval.

🍍🥩👗 Des produits locaux et de la diversité

Autour des différents stands, le public pourra s’approvisionner en :

fruits et légumes,
grillades et produits de boucherie,
pâtisseries,
vêtements et accessoires.

Un véritable ti marché aux saveurs locales, mêlant gastronomie, artisanat et esprit festif.

📅 Le programme

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Voies et Perspectives de développement des sociétés contemporaines

— Par Nestor Radjour, économiste et mathématicien —

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1. Le modèle standard des sociétés et ses bifurcations d’évolution

2. Le développement et ses logiques

a) Les pays développés et leur logique de développement

b) Les pays non développés et leur logique de développement

3. Les perspectives actuelles d’évolution sociétale

a) Le nouveau complexe technique : Automatisme, intelligence artificielle et globalisation

b) Des Gouvernances d’alternatives capitalistes

4. La Problématique du développement des PRD

a) Les handicaps de développement des PRD2

b) Les voies de développement du Tiers-monde.

(1) S’unir pour se libérer de la dépendance.

(2) Changer les mentalités populaires pour moderniser le Tiers-monde

(3) Maitriser les sciences et les techniques, pour s’industrialiser et se préserver

(4) Adopter de nouvelles modalités de l’économie

Le développement est une dynamique d’amélioration des conditions de vie et d’évolution des sociétés qui s’inscrit dans l’histoire de l’humanité et dont l’architecture est depuis restée invariante. Dès l’origine, pour se protéger de leurs prédateurs et mieux satisfaire leurs besoins, les êtres humains vivent en société, laquelle organise le vivre ensemble à partir de l’économie, la production et la répartition des « richesses » nécessaires à la satisfaction des besoins, son substrat.

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