— Par Rodolf Étienne
Pendant plus d’un siècle, une grande partie de l’économie minière africaine a fonctionné selon une mécanique presque immuable.
Extraire la matière première sur le continent, l’exporter, puis laisser ailleurs l’essentiel de la transformation industrielle, de la technologie, des emplois qualifiés et de la valeur ajoutée.
Cuivre, cobalt, bauxite, lithium, graphite, manganèse, platine, terres rares : l’Afrique possède une part considérable des minerais devenus indispensables aux batteries, aux véhicules électriques, aux réseaux électriques, aux énergies renouvelables, à l’électronique et désormais aux infrastructures de l’intelligence artificielle.
Mais posséder le minerai ne signifie pas posséder la chaîne de valeur. C’est précisément ce que plusieurs États africains tentent aujourd’hui de changer. Selon une analyse publiée par Reuters le 10 septembre 2026, l’Afrique continentale détiendrait environ 30 % des réserves minérales mondiales, tout en ne captant qu’environ 10 % des revenus miniers mondiaux. Le contraste résume à lui seul la question : la richesse géologique existe, mais une part considérable de la valeur économique est créée après que la matière première a quitté le continent.
Du minerai brut au produit transformé
Le mouvement qui s’esquisse aujourd’hui est loin d’être uniforme, mais il devient continental. <p> Lire Plus


Après la terre, les agriculteurs, viennent l’assiette et le consommateur.
11 jours.
À l’orée d’octobre 2026, l’agriculture martiniquaise se trouve au cœur d’un paradoxe.
Pendant quinze ans, la question des sargasses a été formulée presque toujours de la même manière : comment ramasser plus vite ? En 2026, elle a inexorablement changé.

Pendant longtemps, vivre au bord de l’eau était presque automatiquement associé à une plus-value.
Depuis 2011, la Martinique vit au rythme des échouages de sargasses.
La source des crises financières , économiques et sociales aux Antilles, résultat de l’absence de vision prospective et d’un manque d’anticipation.
— Par Sandra Casanova (*)
— Par Jean-Marie Nol —
Comment la vie chère, la crise économique et la robotisation vont se conjuguer pour un prochain choc social aux Antilles avec des destructions d’emplois en masse ?
Sunrise Airways : dans le ciel fracturé d’Haïti, une compagnie refuse de disparaître

Le constat dressé par l’UNICEF France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) est alarmant. Selon leur huitième baromètre consacré aux enfants sans domicile, au moins 2 355 enfants se sont retrouvés sans solution d’hébergement après avoir sollicité le 115, dans la nuit du 18 au 19 août 2026.
En septembre, plusieurs évolutions importantes entrent en vigueur. Retraite, rentrée scolaire, arrêt de travail, facturation électronique… Voici les principaux changements.
10 milliards d’euros d’«épargne paresseuse» aux Antilles : il est plus que temps de mettre cette manne financière au service de notre économie
Certaines régions attirent les habitants, produisent, innovent, exportent et maintiennent un chômage relativement faible. D’autres accumulent vieillissement, pauvreté, dépendance, perte de population et faiblesse de l’investissement. 

De la déconstruction des idées reçues sur le développement économique des Antilles ?
