Poursuis les petites choses, éprouvette à la main,
Comme ces papillons inconnus d’une jungle vierge.
Poursuis-les, entomologiste, passionné,
Cueille-les dans l’air sans les détruire.
Et si tu attrapes quelques trésors, écoutes-en le bruit.
Écoute le souffle et la musique des ailes, écoute tout !
Écoute les clapotis de l’eau et le roulis des petites pierres.
Écoute le bruissement profond des buissons.
Écoute le vrombissement des bourdons.
Écoute le frou-frou des libellules, la réplique des abeilles.
Écoute le grésillement du vol stationnaire des colibris.
Écoute le vent dans la chevelure raide des filaos.
Écoute la course-poursuite du lézard et de la sauterelle.
Écoute le souffle furtif de la mangouste
Et le repos inquiet de la poule d’eau.
Écoute le glissement doux du soleil,
Sur les cloches tendres des fleurs de l’oranger.
Écoute le parlé complexe du monde autour.
Écoute et déchiffre ces hiéroglyphes sonores.

Chapitre IX
— par Michel Lercoulois —
… Et il pleuvait encore du sang et des larmes!
Tu vins sans crier gare
Nous aimions aller sur la plage
— Par
— Péface par Gary Klang —
Résumé :
— Par Robert Berrouët-Oriol
Rudy Rabathaly met un pied dans la fourmilière littéraire antillaise: après nous avoir fait rire de nous-mêmes (dan ri kò) avec ses « pawol anbafey » et autre « tonbé lévé » , après nous avoir fait réaliser l’omniprésence spontanée de notre imaginaire créole avec son « oliwon d’imaginaire créole » le voilà qui nous offre: « Kokliko » ce premier roman qui confirme la posture d’écrivain de Rudy Rabathaly. « Kokliko » nous laisse pantois tant il dérange par son caractère novateur tant dans le propos que dans l’écriture. Comme si « pawol anba fey » et « oliwon » incrementaient » Kokliko » , l’auteur affiche une nouvelle écriture sortant des rails d’une créolité passée, pour nous mener sur des chemins inattendus.
— Par Michel Herland —
Réveil
— Par Robert Berrouët-Oriol(*) —
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Ah! donnez-moi la bonté
Je connais Anthony Phelps – que j’appelais Chico – depuis les années 60 à Paris. Jamais je n’oublierai la nuit passée dans un café du boul. Mich avec Davertige, à boire goulûment de la bière et à parler de tout et de rien. A l’époque, nous vivions dans les cafés.
Dans Que peut la Littérature ?, Patrick Chamoiseau interroge la puissance de la littérature, non seulement comme art de dire et d’exprimer, mais aussi comme force capable de réagir aux bouleversements et aux injustices du monde. Il ne se contente pas de se demander ce que la littérature peut dire ou comment elle se forme ; il interroge sa capacité à influencer, à éveiller les consciences, à transformer les réalités. En d’autres termes, il explore ce que la littérature peut faire, dans un monde en perpétuelle mutation, où les souffrances et les beautés coexistent.