— Par Michèle Bigot —
4>6-07-2026, festival d’Avignon
Gymnase du lycée Aubanel
Island Story, la pièce créée par Kyung-sung Lee en 2022 relève du théâtre documentaire, dans la meilleure acception du terme. Elle ne repose pas seulement sur la force intrinsèque des témoignages, mais aussi et surtout sur l’incarnation qu’en réalisent les acteurs-témoins. Les faits sont suffisamment tragiques pour secouer la torpeur des festivaliers et les amener à une saine conscience historique. Des faits si méconnus en France ( et ailleurs) qu’il est besoin de les rappeler.
Il s’agit du massacre qui s’est déroulé sur l’île de Jeju le 3avril 1948. A peine libéré de la colonisation japonaise, la Corée est divisée en deux et administrée par l’URSS au Nord et par les USA au sud. Le 3 avril les membres du Parti du Travail de Corée du Sud attaquent des postes de police de l’île. La répression exercée par les forces de l’ordre est aveugle et impitoyable. 30 000 personnes dont une majorité d’innocents disparaissent et sont assassinés de façon systématique.
Des années plus tard, lorsque la démocratie met fin à plusieurs décennies de dictature, la mémoire refait surface.

— Par Michèle Bigot —
— Par Dominique Daeschler —
— Par Dominique Daeschler —
— Par Dominique Daeschler —
— Par Michèle Bigot —
— Par Dominique Daeschler —
— Par Michèle Bigot —
Jusqu’au 25 juillet, ETC Caraïbe participe au Festival d’Avignon avec une programmation riche mêlant spectacles, lectures et projets en développement. Une présence qui offre aux auteurs martiniquais et caribéens une vitrine exceptionnelle au sein du plus grand rendez-vous international consacré au spectacle vivant.
–_ Par Selim Lander –– Guillaume Malasné et son atelier de théâtre amateur présentent pendant trois soirées consécutives à partir du jeudi 25 juin au théâtre du Lycée Schoelcher un montage de trois courtes pièces de Mark Ravenhill issues du recueil War and Breakfast. Des pièces montées pour la première fois par Ravenhill à l’heure du breakfast lors du Festival d’Edimbourg en 2007, d’où le titre du recueil repris dans l’adaptation de Guillaume Malasné. Quant à la guerre, elle est omniprésente dans ces histoires, pas la grande guerre cantonnée au loin, mais la guerre intime, d’abord, celle que l’on peut se livrer au sein d’un couple ; la guerre civile sans nom, celle qui enferme les privilégiés derrière les murs de lotissements cadenassés (gated communities) pour les protéger de la violence du dehors ; la violence aveugle des terroristes enfin.
L’Autre Bord Compagnie présente les, la onzième création de son atelier amateur : War & Breakfast, d’après l’œuvre du dramaturge britannique Mark Ravenhill.
— Par Sarha Fauré —
Découvrez les nouveautés du mois, notamment les textes lauréats du concours
✍️ Texte : Sonia Jean-Baptiste-Édouard
— par Selim Lander —
Collaboration à l’écriture et à la mise en scène : Rebecca Stella
Huit pièces sont à découvrir sans modération lors de cette nouvelle édition du Festival du Théâtre Amateur de La Trinité. Pendant une dizaine de jours, des comédiens passionnés monteront sur scène pour partager avec le public leur talent, leur énergie et leur amour du théâtre.

Portée par le collectif Zomatchi et mise en scène par Kocou Yemadje, la création théâtrale Olubakaka, inspirée de Wôlôguèdè, la chaîne incarcérée de Flavien Zountchémin, s’impose comme une œuvre à la fois poignante et profondément engagée. Soutenue par la section Atlantique Ouest de l’Association des professeurs de français du Bénin, qui a su mobiliser un large public scolaire, cette représentation a rassemblé apprenants et enseignants autour d’une expérience artistique d’une rare intensité.
Dans un dispositif scénique d’une grande sobriété, presque ascétique, une figure vêtue de blanc se détache dans un espace structuré par de hautes barres verticales, comme autant de lignes de fuite ou de barreaux symboliques. Dès les premiers instants, le rapport frontal est posé : « Je préfère rester debout pour bien voir vos visages ». Cette déclaration, à la fois simple et chargée de sens, inscrit la représentation dans une adresse directe au public. Ici, il ne s’agit pas seulement de raconter une histoire, mais de convoquer une présence, d’instaurer une vigilance partagée.