Un texte de Mathieu Menegaux adapté au théâtre par Pierre-Alain Leleu.
Trois magistrats et six jurés populaires tirés au sort ont entre leurs mains le sort de Mathilde Colignon, une femme qui a avoué son crime et qui, pourtant, se dit victime et réclame justice.
Neuf hommes et femmes en colère qui doivent choisir entre punition et pardon.
Bien quelle reconnaissance les faits, l’accusée demande avant tout que justice soit rendue. Mais la justice peut-elle vraiment réparer un traumatisme lié à un viol ?
La justice comprend-elle réellement ce type de traumatisme ? Les victimes sont-elles suffisamment écoutées ? Une condamnation suffit-elle à rendre justice ?
Les débats opposent alors différentes visions de la justice, de la vengeance, du pardon et de la condition des femmes dans la société.
Cette pièce percutante et engagée soulève également la question du consentement. Pendant longtemps, certaines attitudes ont banalisé l’idée qu’une femme devait “accepter” sans forcément exprimer clairement son accord. Pourtant, le consentement est essentiel dans toute relation et il doit être libre, clair et respecté. Demander le consentement c’est reconnaître la liberté et le respect de l’autre et permet de construire des relations plus égalitaires et plus saines.


Portée par le collectif Zomatchi et mise en scène par Kocou Yemadje, la création théâtrale Olubakaka, inspirée de Wôlôguèdè, la chaîne incarcérée de Flavien Zountchémin, s’impose comme une œuvre à la fois poignante et profondément engagée. Soutenue par la section Atlantique Ouest de l’Association des professeurs de français du Bénin, qui a su mobiliser un large public scolaire, cette représentation a rassemblé apprenants et enseignants autour d’une expérience artistique d’une rare intensité.
Dans un dispositif scénique d’une grande sobriété, presque ascétique, une figure vêtue de blanc se détache dans un espace structuré par de hautes barres verticales, comme autant de lignes de fuite ou de barreaux symboliques. Dès les premiers instants, le rapport frontal est posé : « Je préfère rester debout pour bien voir vos visages ». Cette déclaration, à la fois simple et chargée de sens, inscrit la représentation dans une adresse directe au public. Ici, il ne s’agit pas seulement de raconter une histoire, mais de convoquer une présence, d’instaurer une vigilance partagée.
— Par Rodolf Étienne —
Sur les pas de Victor Hugo
Texte et mise en scène : Daniely Francisque Avec Mylène Wagram, Karine Pédurand, Nelson-Rafaëll Madel et Cindy Vincent
— Par Sabrina Solar —
Avec : Nelson Rafael Madel, Mathilde Auneveux, Pascal Césari, Marie Razafindrakoto, John Arnold, Virgil Leclaire, Laurent Ménoret, Anne-Elodie Sorlin
📘 Nos seins
Chaque année, le 27 mars, le monde entier célèbre la Journée mondiale du théâtre, une date essentielle dédiée à l’une des formes d’expression artistique les plus anciennes, universelles et profondément humaines.
Mère Prison, Mujer En Refrigerador, Annabel ?
— Par Selim Lander —
La salle Frantz Fanon de Tropiques-Atrium affichait complet pour Mère prison, texte d’Emmelyne Octavie mis en scène par Aristide Tarnagda. Une affluence qui témoigne d’une attente forte autour de cette œuvre ancrée dans une réalité sociale contemporaine, celle des familles confrontées à l’incarcération.
Entre le 8 et le 17 juin 2018, avec 629 migrants a bord, par une mer agitée, l
La pièce
Madame, Monsieur,
La Comédie Française hors les murs déboule au Rond-Point avec Emma Dante, l’intranquille, et ça déménage. Le tout public a rallié les scolaires pour faire un tabac aux Femmes Savantes de Molière. Enlevant la sagesse des mots : classique, héritage patrimonial théâtral, Emma Dante introduit une lecture de l’œuvre jouant sur un passé-présent en punchingball sans oublier de se servir de tous les ressorts bien huilés de « l’héritage » : rebondissements, renversement de situations, double jeu, formules à double sens, abus des entrées et sorties. On saura aussi utiliser ordinateur et portable. Tranche la sobriété d’un plateau vide où les quelques objets qui vont et viennent (canapé à double fond, malles…) entrent dans le jeu. Fi donc des temps morts ! On a parfois l’impression d’être au sein des familles élargies des séries américaines qui s’amuseraient des codes théâtraux.
Une pièce de théâtre : « Les secrets d’un gainage efficace »
Polar politique à Moroni !