— par Selim Lander — Personnage multiforme, universitaire, spécialiste des Amériques anglophones, auteur de plusieurs ouvrages sur les mouvements qui se font jour aux marges de la société, Steve Gadet appartient sous son autre nom, Fola, au monde du spectacle comme musicien et rappeur. Le voici désormais acteur avec cette interprétation d’un récit signé Ernest Pépin, guadeloupéen comme lui et comme le héros de leur histoire, un tanbouyé qui a réellement existé, Marcel Lollia surnommé « Vélo » ou, chez Pépin, « l’ange ».
Les lecteurs de Madinin’art ont déjà eu la primeur d’un article (signé Sarha Fauré) qui apporte déjà beaucoup quant aux intentions de la pièce, de l’auteur du livre, de l’interprète qui a choisi de le porter à la scène : « Ernest Pépin érige Vélo en symbole de résistance, de création et de liberté ». C’est en effet ce que dit le texte… mais il ne dit pas que cela. Car « l’ange » est présenté tout autant comme un héros négatif, un ivrogne, « un sac de rhum », souvent famélique, parfois maladif, la figure même du raté.

L’Autre Bord Compagnie présente les, la onzième création de son atelier amateur : War & Breakfast, d’après l’œuvre du dramaturge britannique Mark Ravenhill.
— Par Sarha Fauré —
Découvrez les nouveautés du mois, notamment les textes lauréats du concours
✍️ Texte : Sonia Jean-Baptiste-Édouard
— par Selim Lander —
Collaboration à l’écriture et à la mise en scène : Rebecca Stella
Huit pièces sont à découvrir sans modération lors de cette nouvelle édition du Festival du Théâtre Amateur de La Trinité. Pendant une dizaine de jours, des comédiens passionnés monteront sur scène pour partager avec le public leur talent, leur énergie et leur amour du théâtre.

Portée par le collectif Zomatchi et mise en scène par Kocou Yemadje, la création théâtrale Olubakaka, inspirée de Wôlôguèdè, la chaîne incarcérée de Flavien Zountchémin, s’impose comme une œuvre à la fois poignante et profondément engagée. Soutenue par la section Atlantique Ouest de l’Association des professeurs de français du Bénin, qui a su mobiliser un large public scolaire, cette représentation a rassemblé apprenants et enseignants autour d’une expérience artistique d’une rare intensité.
Dans un dispositif scénique d’une grande sobriété, presque ascétique, une figure vêtue de blanc se détache dans un espace structuré par de hautes barres verticales, comme autant de lignes de fuite ou de barreaux symboliques. Dès les premiers instants, le rapport frontal est posé : « Je préfère rester debout pour bien voir vos visages ». Cette déclaration, à la fois simple et chargée de sens, inscrit la représentation dans une adresse directe au public. Ici, il ne s’agit pas seulement de raconter une histoire, mais de convoquer une présence, d’instaurer une vigilance partagée.
— Par Rodolf Étienne —
Sur les pas de Victor Hugo
Texte et mise en scène : Daniely Francisque Avec Mylène Wagram, Karine Pédurand, Nelson-Rafaëll Madel et Cindy Vincent
— Par Sabrina Solar —
Avec : Nelson Rafael Madel, Mathilde Auneveux, Pascal Césari, Marie Razafindrakoto, John Arnold, Virgil Leclaire, Laurent Ménoret, Anne-Elodie Sorlin
Chaque année, le 27 mars, le monde entier célèbre la Journée mondiale du théâtre, une date essentielle dédiée à l’une des formes d’expression artistique les plus anciennes, universelles et profondément humaines.