
— Par Sarha Fauré —
Né dans les quartiers populaires de Fort-de-France à la Martinique à la fin des années 2010, le shatta s’impose aujourd’hui comme un genre musical à part entière, porteur d’une identité forte et d’une énergie contagieuse. Ce style, bien plus qu’un simple dérivé du dancehall, incarne une expression artistique, sociale et politique propre à une jeunesse caribéenne en quête de reconnaissance et de transformation. (Illustration : Maureen – capture clip « Tic »)
Aux origines : une invention de quartier devenue phénomène mondial
Le shatta émerge dans un contexte de précarité sociale et d’effervescence culturelle, notamment dans le quartier de Volga-Plage à Fort-de-France. À l’origine de ce mouvement : PSK Shatta, fondateur du label PSK Music Production, accompagné de figures pionnières telles que Danthology, Mighty Mike ou encore Toupi et Lieutenant. Inspiré du dancehall jamaïcain mais radicalement transformé par des beatmakers locaux, le shatta se distingue par ses basses puissantes, ses percussions minimalistes et ses voix graves, robotiques, souvent autotunées.
Un mot, une ambiance, une manière d’être
Le terme « shatta » trouve ses racines dans l’argot jamaïcain shotta, synonyme de gangster.

La 9ᵉ édition du Festival La Toile des Palmistes se prépare à enchanter la Guyane ! Du 30 octobre au 1ᵉʳ novembre 2025, le cœur du cinéma battra à Cayenne, entre la mythique Place des Palmistes, le Cinéma Eldorado, et plusieurs projections hors-les-murs à Rémire-Montjoly.
Notre saison « Cinéfanm » reprend. Nous avons le plaisir de vous inviter à la première séance.
La scène Aimé-Césaire de Tropiques Atrium s’apprête à accueillir, ce samedi 18 octobre à 19h30, « Darbar », un récital de danses traditionnelles du nord de l’Inde conçu et chorégraphié par Sharmila Sharma, figure majeure du Kathak. Ce spectacle, à la fois poétique et patrimonial, convie le public à un voyage au cœur de la culture classique indienne, entre art sacré et raffinement des cours royales.
— Par Sarha Fauré —
Organisé par Tropiques Atrium Scène nationale, Lespri Sinéma revient du 16 au 25 octobre 2025 pour une nouvelle édition consacrée au cinéma caribéen et international. Pendant dix jours, le festival propose une programmation étendue, mêlant projections, rencontres professionnelles, débats et actions de formation, dans plusieurs lieux du territoire.
–- Par Janine Bailly –-
— Par Hélène Lemoine —
Par Luck Razanajaona, François Hébert | Avec Parista Sambo, Laurette Ramasinjanahary, Joe Lerova | 24 septembre 2025 en salle | 1h 20min | Drame
Une avant-dernière respiration de Paroles culturelles avec l’AMI…
Le chanteur et bassiste britannique John Lodge, figure emblématique du groupe The Moody Blues, est décédé à l’âge de 82 ans, a annoncé sa famille ce vendredi 10 octobre 2025, dans un communiqué.
Le batteur et compositeur martiniquais Tilo Bertholo présente son Jédi Misik, une soirée placée sous le signe du métissage musical. À travers son projet Hybrida, né durant sa résidence artistique à Tropiques Atrium, Tilo explore les croisements entre culture martiniquaise, jazz contemporain et influences urbaines.
Elles étaient jeunes, elles étaient invisibles. Une trentaine de jeunes femmes, âgées de 18 à 20 ans, effectuaient leur service militaire obligatoire au camp de Nahal Oz, à quelques centaines de mètres à peine de la bande de Gaza. Leur rôle ? Observer. Alerter. Surveiller en continu une frontière toujours sous tension, depuis la salle de contrôle de l’unité 414, spécialisée dans la vidéo-surveillance. En Israël, on les appelle les tatzpitaniyot — les guetteuses. À travers leurs caméras, elles ont vu venir l’horreur. Mais personne n’a voulu les écouter.
Conception & chorégraphie : Salia Sanou

Black Label, c’est la rencontre puissante entre l’énergie brute de JoeyStarr, rappeur et comédien, et l’univers engagé du metteur en scène David Bobée. Ensemble, ils signent un spectacle à la croisée des arts et des luttes, mêlant poésie antiraciste, musique, danse et performance visuelle.
Parler à un humain – une pièce que fait vibrer l’intelligence et le cœur
L’association martiniquaise Konbit organise une journée de formation autour du théâtre forum, une forme de théâtre participatif issue du théâtre de l’opprimé développé par Augusto Boal. Cette méthode vise à questionner les rapports sociaux, à ouvrir des espaces de parole et à expérimenter collectivement des alternatives face à des situations d’oppression ou de blocage.
Une pièce de Jean-Luc Espinasse | Mise en scène : Caroline Savard | Production : Association El Lobo Bueno