Catégorie : Arts de la scène

« La Chambre de Mariana », un film d’Emmanuel Finkiel

Vendredi 9 à 19h, Dimanche 11 à 11h, Jeudi 15 à 19h, Mardi 20 mai à 19h | Madiana |★★★★★ |

Avec Mélanie Thierry, Artem Kyryk
— Par Sarha Fauré —

Avec La Chambre de Mariana, Emmanuel Finkiel signe une œuvre bouleversante, sensorielle et singulière, à la croisée de l’histoire, du conte et du film d’apprentissage. Adapté du roman d’Aharon Appelfeld, le film nous plonge dans l’Ukraine de 1943, à travers le regard d’un enfant caché dans un placard pour échapper à la déportation. Un huis clos étouffant qui devient pourtant le théâtre d’un éveil à la vie.

Hugo a 12 ans. Pour le sauver, sa mère le confie à Mariana, une prostituée qui l’abrite secrètement dans sa chambre, au sein d’une maison close. L’enfant, enfermé dans l’obscurité, perçoit le monde par bribes : les voix, les bruits, les gestes entrevus par une fente dans le mur. Ce qui pourrait n’être qu’un exercice de style devient un puissant dispositif narratif. Emmanuel Finkiel filme l’enfermement sans jamais enfermer son spectateur : à l’image des perceptions fragmentaires de Hugo, le film avance par éclats, entre songe et réalité, dans une tension permanente entre le dehors menaçant et le dedans ambivalent.

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« IssouKélé »

Mercredi 7 mai à 19h30 à Tropiques Atrium

Après avoir achevé une résidence artistique, l’artiste Sinké dévoile ce soir son spectacle musical « IssouKélé » à la salle Frantz Fanon de Tropiques Atrium. Nous l’avons rencontré lors d’une médiation culturelle au collège du Vauclin, en classe de musique.

Dans ce spectacle, Sinké nous plonge dans l’histoire de son ancêtre esclavisée, IssouKélé, déportée pendant la Traite négrière. À travers le bèlè et la voix de l’artiste, elle s’exprime, partage son vécu et transmet un message fort, empreint de dignité et de mémoire.

Ce projet est le fruit d’un travail approfondi mené durant sa résidence artistique, où Sinké a affiné son art. Il décrit sa musique comme celle d’un descendant d’Africains déportés, nourrie de collaborations avec des artistes comme Dédé Saint-Prix, Les 300 Noms, EDS et Bassingo.

Trois classes de musique, encadrées par la professeure et musicienne Elsy Flériag, ont participé activement à cette démarche. Les élèves ont écrit des couplets sur le titre « Nou pa té la » : les 4e ont exploré le passé esclavagiste, les 5e ont décrit le présent, et les 6e se sont projetés vers l’avenir.

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Martinique Danse Festival – 2e édition

Du 7 mai au 1er juin

Du 7 mai au 1er juin, le Martinique Danse Festival organise sa deuxième édition. Pendant plus de trois semaines, des danseurs et chorégraphes venus de différents pays se produiront à l’Espace DD – Polforme, au Lamentin.

L’événement proposera des ateliers, des battles, ainsi que des conférences autour de la danse. Il mettra en avant une diversité de pratiques artistiques issues de différents territoires, dont la Martinique. Le festival ambitionne de s’inscrire dans le paysage artistique régional et international, notamment en lien avec les États-Unis, l’Europe, l’Afrique et la Caraïbe.

Le public, qu’il soit amateur ou professionnel, pourra participer à des activités visant au développement technique, à l’échange entre artistes et à la découverte de différentes cultures chorégraphiques. Les organisateurs estiment que près de 8 000 personnes – participants et spectateurs – seront présentes, dont plus de 300 provenant d’Europe et de la Caraïbe.

Environ soixante artistes et intervenants sont attendus pour cette édition, en provenance notamment des États-Unis, de Cuba, d’Haïti, d’Afrique du Sud, de Guyane, de Guadeloupe, de Martinique et d’Europe. Plusieurs temps forts sont prévus au cours du mois, incluant des spectacles, des ateliers, des battles et des conférences.

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« L’Alchimiste », de Benjamin Bouzy d’après l’œuvre de Paulo Coelho (*)

Jeudi 8, Vendredi 9 & Samedi 10 mai à 19h30 au T.A.C. Annulés!

À la suite d’un rêve lui révélant l’existence d’un trésor caché, Santiago, jeune berger andalou, décide d’entreprendre un voyage. Ce périple le conduit d’Andalousie jusqu’au pied des pyramides, en passant par Tanger et le désert du Sahara. Ce voyage initiatique le mènera à la rencontre de l’Alchimiste.
Celui-ci lui apprendra à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.
« Quand on veut une chose, tout l’Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve. »
La pièce est une invitation à voyager dans un paysage sonore et visuel au gré d’une histoire qui se dessine au coin de l’oreille, avec des sons, des bruits et des images.
L’imaginaire prolifère et nourrit un rêve, le rêve de chacun : suivre sa « légende personnelle » et ainsi s’accomplir.

La presse en parle :
La Provence
Un coup de cœur, pour petits et grands

Culturetops
Excellent. Le spectateur est emporté par la force du conte. Les acteurs sont remarquables.

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« All We Imagine as Light », un film de Payal Kapadia

Lundi 5 mai à 20h50 Ciné+Festival

Avec Kani Kusruti, Divya Prabha, Chhaya Kadam
2 octobre 2024 en salle | 1h 58min | Drame |Festival de Cannes 2024 :Grand prix | Prix des cinémas Art et Essai – Mention spéciale |★★★★★|
Synopsis
Tout public
Sans nouvelles de son mari depuis des années, Prabha, infirmière à Mumbai, s’interdit toute vie sentimentale. De son côté, Anu, sa jeune colocataire, fréquente en cachette un jeune homme qu’elle n’a pas le droit d’aimer. Lors d’un séjour dans un village côtier, ces deux femmes empêchées dans leurs désirs entrevoient enfin la promesse d’une liberté nouvelle.
La presse en parle :
Bande à part par Léo Ortuno
Après Toute une nuit sans savoir, documentaire ayant remporté l’Oeil d’Or en 2021, Payal Kapadia réussit à merveille son passage à la fiction avec All We Imagine as Light, Grand Prix au Festival de Cannes.

Culturopoing.com par Vincent Roussel
Payal Kepadia signe une œuvre en état de grâce, entre gravité et légèreté, qui progresse lentement mais sûrement vers le sensoriel et l’aérien. Rarement on aura vu un film indien si directement branché sur le mouvement de la ville et le contemporain.

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Encombrement poétique à la Martinique

— Par Selim Lander —

Samedi 3 mai se déroulaient dans le cadre du festival de poésie « Balisaille » des rencontres avec des poètes à Saint-Esprit et dans d’autres communes de l’île, tandis que Fort-de-France accueillait la deuxième édition des « Figures des Femmes ToTeM ». Étant dépourvu du don d’ubiquité et Balisaille se prolongeant tout au long de la semaine prochaine, ce qui nous donnera certainement l’occasion d’en reparler, nous étions donc présent à l’Atrium pour écouter les femmes poètes. C’est en effet dans la grande salle de l’Atrium que cette séance avait été délocalisée in extremis du Théâtre municipal affecté par la grève du SERMAC. Bien que a priori trop grande pour recevoir un spectacle de poésie, le nombre de spectateurs potentiels (sans parler de la situation de concurrence exceptionnelle ce soir-là) pour un tel événement étant forcément limité, la salle Aimé Césaire s’est avérée finalement plus adaptée qu’on aurait pu le penser.

C’est que le spectacle en question tenait tout autant du music-hall, avec changement de costumes entre chaque prestation des poétesses (!) que du récital de poésie.

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Pensionnats catholiques de Guyane, la blessure

Dimanche 4 mai à 22h40 sur France 5 et sur france.tv
Synopsis :

Franck, Guillaume, Kadi, Antoine n’ont pas grandi auprès de leurs parents, mais sous la tutelle de religieux catholiques. Pour la première fois devant une caméra, ils et elles racontent leur enfance dans les « homes indiens » de Guyane, des pensionnats catholiques destinés spécifiquement aux enfants amérindiens et noirs-marrons, populations qualifiées de « primitives » par les autorités étatiques jusqu’à tard dans le XXe siècle.

Des années 1930 jusqu’à 2023 – date de la fermeture du dernier home de Guyane –, plus de 2 000 enfants ont grandi dans ces établissements. Ils y ont été éloignés de leur famille et coupés de leur culture, soumis à une évangélisation et une assimilation forcée. En finançant avec l’argent public la formation des jeunes « primitifs » dans des pensionnats catholiques initiés et tenus par des congrégations religieuses, les représentants de la République et de l’Église se sont-ils rendus coupables de « génocide culturel » ? C’est la question que soulèvent aujourd’hui des juristes et d’anciens pensionnaires.

À l’aide d’archives inédites, Pensionnats catholiques de Guyane : la blessure plonge dans cette histoire encore méconnue de la France en Guyane, une vieille colonie devenue un jeune département d’Outre-mer.

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Danse : Patrick Servius à l’Atrium

— Par Selim Lander —

Patrick Servius a fait une carrière de danseur en France, fondant au passage la compagnie de danse contemporaine Le Rêve de la soie avec Patricia Guannel que l’on a pu voir ici à plusieurs reprises. P. Servius est désormais réinstallé à la Martinique, le lieu de sa naissance, sans avoir pour autant coupé les liens avec la Métropole, puisque sa pièce solo De soi, en quête a été conçue au Pôle 164 à Marseille et que c’est dans cette ville, au théâtre L’R de la mer, qu’ont eu lieu il y a quelques jours les premières représentations de cette pièce.

Cette dernière fait appel à plusieurs médias, la musique, bien sûr, mais encore la parole, la photo, la vidéo. Des photos de visages très agrandis que l’on imagine ceux de membres de sa famille, une vidéo représentant un homme qui paraît en train de nager sous l’eau. Quant à la parole, elle intervient lorsque le danseur s’interrompt et se met à raconter. Comme il évoque le plus souvent des choses très personnelles, il est permis de voir cette pièce comme les Confessions d’un enfant du siècle dernier, évoquant son « rapport au monde, le déracinement dans lequel [il s’est] construit », comme il l’écrit lui-même.

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Saint Lucia Jazz and Arts Festival 2025 : programme

Le Saint Lucia Jazz and Arts Festival 2025, qui se déroulera du 1er au 11 mai, est l’un des événements les plus emblématiques de la scène musicale caribéenne, célébrant l’art sous toutes ses formes. Chaque année, l’île de Sainte-Lucie devient un carrefour où musique, arts visuels, théâtre, danse et culture se rencontrent pour offrir aux visiteurs une expérience unique, à la fois immersive et riche en émotions.

Le festival se distingue par sa diversité musicale et sa capacité à réunir des artistes de renommée internationale et des talents locaux. En 2025, les festivités débuteront le 1er mai, avec une série d’événements à travers l’île, avant de culminer avec les concerts sur la scène principale, installée au Pigeon Island National Landmark. Ce lieu emblématique, offrant une vue spectaculaire sur la mer des Caraïbes et la région nord de l’île, constitue un cadre idéal pour accueillir des performances de calibre mondial.

Le programme musical est varié et propose des soirées thématiques allant du Jazz pur au Gospel, en passant par le World Beat et la Fusion Caribéenne. Parmi les têtes d’affiche, on retrouve des légendes telles que Earth, Wind & Fire, John Legend, Gretchen Wilson, Sizzla, Tasha Cobbs Leonard, Jazzmeia Horn, Beenie Man, Bounty Killer, ainsi que des talents locaux comme Ronald Boo Hinkson et Barbara Cadet.

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“De soi, en quête”, spectacle chorégraphié de Patrick Servius

Vendredi 2 mai à 19h30 à Tropiques Atrium
Un solo chorégraphique à 60 ans… non pas dans le but de me raconter, mais plus dans une volonté de me découvrir et comprendre enfin comment je traverse le monde !
Une manière de poser la question « Est-ce que l’on décide du sens de sa vie ? ».Sur le plateau, par des bouts de soi, petit à petit, une fresque poétique et contemporaine se construit. “De soi, en quête” est un temps suspendu, une invitation à la rêverie et à l’introspection. Le constat d’une vie à se chercher dans les regards croisés. Aujourd’hui, la forme spectaculaire de ce solo se dessine. L’œuvre raconte un rapport au monde et une quête éperdue de son identité. Un déracinement dans lequel je me suis construit. C’est un cri plein de douceur, d’émotion et de fragilité. À chaque répétition, jela traverse bouleversé et en sors àchaque fois apaisé. Je ressens déjà l’urgence de partager ce moment de reconstruction. Par expérience, je sais que l’aboutissement de l’oeuvre naîtra de lar encontre avec le public.

… Dans la foule de ses semblables… Aller de regards rendus en regards volés, et m’interroger sur mon appartenance à ce monde.

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« Majestik Poésik, Symphonie de Femmes »,

Samedi 3 mai à 19h30 au T.A.C.

D’après une idée originale de Chantal Clem; m.e.s. Yna Boulanger

La pièce
En 2016, les femmes poètes n’ont jamais été aussi nombreuses et désireuses, comme le pressentait Rimbaud en 1871, de trouver,
« une fois libérées de l’homme, des choses étranges, insondables, repoussantes, délicieuses »… Et, évoquer la « poésie des femmes » n’est pas sans pièges : au geste de reconnaissance se mêle toujours, insidieusement, le risque de la marginalisation. Dès lors qu’on la spécifie et qu’on la catégorise, la poésie pourrait bien ne plus être tout à fait la poésie… Aussi, pour ce second acte, Figures de Femmes ToTeM présentent le Majestik Poésik, Symphonie de Femmes avec pour thème sous-jacent l’identité et la mémoire construits à travers exil, errance nécessaire pour mieux trouver force et puissance dans l’affirmation du soi femme tenant compte de l’identité façonnée sur les rives de l’histoire.

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« Les cendres du temps », un film de Wong Kar-Wai

Lundi 28 avril – 14h | Mardi 29 avril – 19h | Madiana
Avec Leslie Cheung, Brigitte Lin Ching-hsia et Tony Leung Chiu-Wai
En Compétition Officielle – Festival de Cannes 2024
1996 | 1h40 | VOSTFR | Drame historique, Action
Synopsis :
Depuis que la femme qu’il aimait l’a quitté, Ouyang Feng vit seul dans le désert de l’Ouest, engageant des tueurs à gages experts en arts martiaux pour exécuter des contrats. Son coeur meurtri l’a rendu cynique et sans pitié, mais ses rencontres avec amis, clients et futurs ennemis vont lui faire prendre conscience de sa solitude.

La presse en parle :
Critikat par Anne-violaine Houcke
Dans la filmographie de Wong Kar Wai, Les Cendres du temps, sorti en 1994, fait figure de mouton noir. Une réalisation éreintante (deux ans d’aller-retour entre Hong Kong et le désert de Yuli en Chine), un budget explosé, un accueil critique et public décevant. Le cinéaste hongkongais n’aurait peut-être pas dû s’essayer au wuxia pian (film de sabre) ?[1] Près de quinze ans plus tard, Wong Kar Wai revient vers un film menacé : trop de versions non reconnues par le cinéaste circulent, les négatifs sont dans un état lamentable, il faut partir à la recherche des copies existantes.

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Superbe reprise de « Mémoire d’îles »

— Par Selim Lander —

On est en droit de penser que beaucoup de lecteurs de Madinin’Art ont déjà vu cette pièce d’Ina Césaire mettant en scène deux demi-sœurs martiniquaises, Aure, chabine et qui s’efforce de rester distinguée, Hermance, foncée et qui ne fait pas de chichis. N’ayant pas la même mère elles ont reçu une éducation différente, la première devenue institutrice, signe d’élévation sociale à cette époque (elle est censée être née en 1914), la seconde restée une femme du peuple. La pièce joue à fond sur ce contraste entre les milieux, les deux caractères sont bien typés, la langue n’est pas la même chez chacune, pas plus que l’élocution et le maintien.

Cette pièce d’Ina Césaire, avec ses notations anthropologiques (justifiant le titre Mémoire d’îles), souvent représentée à la Martinique, a été déjà commentée et sur Madinin’art en particulier (1). Nous ne nous étendrons donc pas davantage, sauf pour souligner le jeu exceptionnel des comédiennes. On parle « d’incarner » un personnage : Catherine Césaire et Suzy Singa sont Aure et Hermance, de la tête aux pieds. Il faut dire que les années ont passé depuis qu’elles ont créé cette pièce (sous la houlette bienveillante de José Exelis).

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Urban Show 2025 – La street culture s’invite à Fort-de-France !

Samedi 26 avril 2025 | 16h – 21h30 (Ouverture des portes à 15h)
Urban Show 2025 – La street culture s’invite à Fort-de-France !
Stade Pierre-Aliker, Fort-de-France
️ Tarif : à partir de 68€ | Billets sur Bizouk
Fort-de-France en ébullition !
La 2e édition de l’Urban Show débarque au stade Pierre-Aliker pour une journée survoltée dédiée aux cultures urbaines : concerts, street art, danse, DJing, tatouage… Une ambiance 100% urbaine, conviviale et familiale !

Concerts live – du lourd sur scène !
– Kalash (à domicile )
– Franglish
– Gradur
– Kima (jeune talent prometteur)

Des shows en plein air pour faire vibrer le public sur des beats hip-hop et dancehall.

Street culture en action
– Graffiti en direct : fresque collective sur les murs du stade
– Battles de danse avec General Crew
– Tatouage en live avec Family Tattoo Truck
– Ateliers participatifs et rencontres avec des artistes locaux (Mada Paint, Nico, Lorenzo & Marion…)

Urban Contest : l’avenir musical martiniquais
Une scène ouverte aux jeunes artistes de l’île. Le/la gagnant(e) enregistrera un single avec Trace, tremplin rêvé pour une carrière musicale.

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Pawol Fanm

Jusqu’au samedi. 26 avril à 21h30
Hôtel de la CTM et Tropiques-Atrium
À propos
Pawol Fanmest une manifestation qui célèbre des femmes inspirantes et engagées du cinéma et de la télévision, en mettant en valeur leurs créations et en popularisant leurs messages. Cet événement vise à sensibiliser, inspirer et éveiller les consciences, tout en offrant plus de visibilité aux femmes. Il se veut le vecteur d’une révolution intérieure.
La marraine de cette édition, France ZOBDA, sera présente la soirée du 25 avril. Venez l’écouter, échanger avec elle et découvrir son extraordinaire parcours.

Samedi 26 avril – Tropiques-Atrium –
2 séances de projections à Tropiques Atrium de films réalisés par des femmes portant un message fort. Ces projections seront aussi suivies de courts moments d’échanges avec les réalisatrices présentes.

PROMOTION
2 tickets de cinéma pour 20€ avec le code : PROMO10

A 14h – Séance n°1 Courts Ô Féminin
6 courts métrages réalisés ou co-réalisés par des femmes martiniquaises en présence de : Florence COMBALUZIER, Nadia CHARLERY, Dr Aurélie MERLIN et d’un représentant de l’association KAP Caraïbe

PROJET H – MAHARAKI
DORLIS – Enricka MH MOUTOU
CONTE POUR ELLE – Florence COMBALUZIER
ZANMI – Nadia CHARLERY
16 SOUPAPES – Nadia CHARLERY
ABYSSE – Peggy EBRING & Junsunn LO

A 17h30 La Fête des Pères

Synopsis :
Après le succès de son premier long-métrage « Le Mythe de la Femme Noire », Ayana O’Shun nous présente « La Fête des Pères ».

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« Mémoire d’îles », texte d’Ina Césaire, adaptation & m.e.s. José Exélis

Jeudi 24, vendredi 25, samedi 26 avril à 19h30 au T.A.C.
La Martinique des années 60

La pièce
« Dé gwan moun, dé matinitjèz, an lannuit, asiz asou an
véranda, ek yo ka sonjé… »
Dans le registre du conte créole contemporain transposé, ou la parole du quotidien emprunte au fantastique ; « Mémoire d’iles » nous plonge dans la langue imagée et bucolique de l’immense Ina Césaire. Le souligner n’exclut pas son regard anthropologique. La force du récit se déploie au détour d’une phrase, d’un mot d’une onomatopée avec en arrière plan les musiques et chants de cette période que signe le magistral Kali. Ses mélodies, prenant le spectateur par la main, lui rappelle le contexte sociopolitique et économique de la Martinique du début du 20ème siècle. Deux comédiennes extraordinaires « dans un jeu de confrontation de deux personnages, liés et désunis par leurs histoires communes ». (R.Sabra).

La Presse  en parle :

Madinin’Art par Roland Sabra
José Exélis excelle dans cet exercice de confrontations de deux personnages, liés et désunis par leur histoire commune. « Mémoires d’îles » est un peu la version féminine de Wopso, ou bien l’inverse […° Il y a sans doute dans « Mémoires d’Îles » beaucoup plus d’éléments biographiques tirés de la famille Césaire qu’on en devine.

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 » Madagascar » : la comédie musicale en Martinique le 23 avril

La comédie musicale Madagascar sera présentée en Martinique le 23 avril, en Guadeloupe le 30 avril, et en Guyane le 3 mai 2025. Ce spectacle s’inspire directement du film d’animation produit par DreamWorks en 2005, et permet de retrouver les personnages emblématiques de l’histoire : Alex le lion, Marty le zèbre, Melman la girafe, et Gloria l’hippopotame. L’intrigue suit ces animaux qui s’échappent d’un zoo à New York et se retrouvent sur l’île de Madagascar, où ils rencontrent de nouvelles aventures et personnages.

La mise en scène est signée Philippe Hersen, un metteur en scène français reconnu pour son travail sur des comédies musicales comme Charlie et la Chocolaterie ou Flashdance. Ce spectacle, produit par DreamWorks, est la première adaptation du film en comédie musicale en France. Il présente une relecture du film avec des éléments nouveaux, tout en conservant les moments phares de l’œuvre originale. Le metteur en scène a sélectionné une troupe d’artistes formés spécifiquement pour ce spectacle, et souligne l’importance du rythme et de la dimension cinématographique de la mise en scène.

Les costumes, créés en Angleterre, jouent un rôle clé dans la représentation.

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La Jeune femme à l’aiguille, un film de Magnus von Horn

Jeudi 25 avril & Dimanche 27 avril à 19h | Vendredi 2 mai à 14h | Madiana

Par Line Langebek Knudsen, Magnus von Horn
Avec Victoria Carmen Sonne, Trine Dyrholm, Besir Zeciri
Titre original Pigen med nålen | 9 avril 2025 en salle | 2h 02min | Drame, Historique
Synopsis
Interdit – 12 ans
Copenhague, 1918. Karoline, une jeune ouvrière, lutte pour survivre Alors qu’elle tombe enceinte, elle rencontre Dagmar, une femme charismatique qui dirige une agence d’adoption clandestine. Un lien fort se crée entre les deux femmes et Karoline accepte un rôle de nourrice à ses côtés.
La presse en parle :
Abus de Ciné par Olivier Bachelard
Une terrible histoire enveloppée dans un sublime noir et blanc.

Culturopoing.com par Audrey Jeamart & Olivier Rossignot
La Jeune Femme à l’Aiguille illustre l’art vénéneux des belles et des bêtes notamment dans son somptueux catalogue de monstruosités, qu’elles soient physiques et morales, qui finit par servir de fil rouge à l’oeuvre.

Elle par Françoise Delbecq
Si les hommes n’apparaissent ici que faibles ou lâches, la force de ce film tient au lien entre les deux femmes (…).

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« Tardes de Soledad », un docu d’Albert Serra

 Mercredi 1er mai à 14h | Madiana

Par Albert Serra | 26 mars 2025 en salle | 2h 05min | Documentaire ||
Synopsis
Interdit – 12 ans avec avertissement
A travers le portrait du jeune Andrés Roca Rey, star incontournable de la corrida contemporaine, Albert Serra dépeint la détermination et la solitude qui distinguent la vie d’un torero. Par cette expérience intime, le réalisateur de PACIFICTION livre une exploration spirituelle de la tauromachie, il en révèle autant la beauté éphémère et anachronique que la brutalité primitive. Quelle forme d’idéal peut amener un homme à poursuivre ce choc dangereux et inutile, plaçant cette lutte au-dessus de tout autre désir de possession ?

La presse en parle :
Cahiers du Cinéma par Marcos Uzal
Tardes de Soledad montre la corrida avant qu’elle ne soit musique, poésie ou danse (puisqu’elle a souvent été comparée à ces arts) : la corrida décomposée, dépoétisée, toute crue.

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet
Le film s’ouvre sur une séquence aux ténèbres inquiétantes : un taureau dans la nuit, inquiet, agité, au regard d’effroi.

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« Plein emploi », texte de Stéphane Titeca, m.e.s. Éric Delor

Samedi 26 avril  à 19h |Dimanche 27 avril à 16h  au Téyat Otonom Mawon, Croix Mission à FdF

Plein emploi
Mise en scène – Scénographie – Univers sonore : Éric DELOR

Avec
Rita Ravier
Fiona Soutif
Virgil Venance
Marc julien Louka

C’est la veille de Noël. Chez Plein Emploi, c’est la période des bilans, il faut rendre des comptes à tous les « subventionneurs » qui font vivre l’association. Chacun doit aussi faire face à des ennuis personnels. Paule-Anne a un avion à prendre. Philomène a maille à partir avec son fils. Il faut aussi embaucher une nouvelle collaboratrice en vue d’un projet gigantesque que fomente Paule-Anne. Projet qui rend Philomène dubitative étant donné que « Plein Emploi » est exsangue et ne continue à fonctionner que grâce aux amitiés politiques et aux petits arrangements de Paule-Anne. Il ne manquerait plus que débarque un contrôleur de l’Union européenne pour que ce soit la pagaille la plus complète et que le réveillon se transforme en cauchemar… Une soirée qui s’annonce distrayante et à ne pas manquer.
Chez « PLEIN EMPLOI », pour Philomène et Pierre-Antoine c’est l’effervescence !

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Max Romeo, figure emblématique du reggae roots, s’est éteint à 80 ans

Le chanteur jamaïcain Max Romeo, de son vrai nom Maxwell Livingston Smith, est décédé le vendredi 11 avril 2025, à l’âge de 80 ans, dans un hôpital privé de Saint Andrew, en Jamaïque, des suites de complications cardiaques. Il avait été hospitalisé quelques jours auparavant pour des difficultés respiratoires.

Né en 1944 dans la paroisse de Saint Ann, Max Romeo grandit dans un contexte rural et travaille dans une plantation de canne à sucre avant de s’orienter vers la musique. À l’âge de 18 ans, il rejoint la capitale Kingston, où il intègre le groupe vocal The Emotions, qui rencontre un certain succès dans les années 1960. C’est à cette époque qu’il adopte le pseudonyme de « Romeo », en lien avec ses premières chansons de style lovers rock, aux accents romantiques.

Il entame une carrière solo à la fin des années 1960. En 1969, son titre Wet Dream, à la tonalité sexuelle explicite, devient un tube au Royaume-Uni, malgré – ou à cause – de sa censure sur de nombreuses radios, dont la BBC.

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Le Comte de Bouderbala

Mardi 15 avril au Grand Carbet du Parc Aimé Césaire, Fort-de-France

Sami Ameziane, plus connu sous le nom de scène Le Comte de Bouderbala, présentera son spectacle Le Comte de Bouderbala 3 le mardi 15 avril au Grand Carbet du Parc Aimé Césaire à Fort-de-France. Derrière ce pseudonyme volontairement décalé – un faux titre de noblesse emprunté avec ironie – se cache un artiste au parcours atypique, passé du monde du sport à celui de la scène.

Ancien basketteur, il s’est tourné vers l’humour il y a plus de dix ans, d’abord en foulant les scènes du Jamel Comedy Club, puis en se produisant sur les « open mics » de New York. De ces différentes expériences, il a tiré un style mêlant stand-up, sketchs, improvisation et narration. Le Comte de Bouderbala 3 est son troisième spectacle. Il s’inscrit dans la continuité des précédents, tout en prenant un virage plus personnel. Il y aborde notamment la paternité, la diversité des modèles familiaux, son rapport au cinéma, ainsi que les figures médiatiques contemporaines.

Le propos reste ancré dans l’actualité, mais sans esprit de provocation gratuite.

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Rembob’Ina : Aretha Franklin, Reine de la soul

Dimanche 13 avril à 21h sur Arte
Rembobina met à l’honneur Aretha Franklin, l’une des grandes voix afro-américaines de la 2ème moitié du XXème siècle, icône du combat pour les droits civiques et icône féministe, choisie par Barack Obama pour chanter à son investiture.
L’occasion de redécouvrir des archives rares à la télévision :
– Festival de jazz d’Antibes Juan-les Pins en 1970 : Aretha Franklin n’a pas trente ans mais elle est déjà une star internationale. Elle y interprète ses plus grands tubes comme Respect ou Doctor Feelgood, ainsi que des reprises de Satisfaction et Eleanor Rigby.
– Concert à l’Olympia en 1971 : Capté par les caméras de Pop 2, on y retrouve une partie de son répertoire de Juan-les-Pins, avec un accompagnement d’orchestre très différent.
– Le théâtre de l’Empire en 1977 : C’est une des rares apparitions d’Aretha Franklin à la télévision française, pour l’émission de Jacques Martin Ces messieurs nous disent, où elle interprète une chanson de George Benson The greatest love of all qu’elle n’a jamais gravée sur disque.

Enfin, focus sur Pulsations, une émission méconnue diffusée par l’ORTF à la fin des années 60, portée sur la soul et le Rhythm’n blues, qui a inspiré le show mythique américain Soul Train.

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  Une île et son cinéma – Fémi, Festival de Guadeloupe

Un ouvrage de Felly Sédécias
Résumé :
Dans cet ouvrage l’auteure raconte vingt cinq ans de rencontres avec les stars de divers pays du monde, venus nous visiter dans notre archipel : la Guadeloupe.
Ce festival, débuté en 1992, consacré au  cinéma d’auteur, fut, chaque année, le seul lieu où les réalisateurs et les écrivains de la diaspora, de la Caraïbe et de pays étrangers venaient montrer leurs œuvres filmiques ou littéraires aux guadeloupéens.
En 2025, jetons un regard sur la progression réalisée de ces cinéastes.Auteur : Felly Sédécias
Felly Sédécias est née à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe.
Elle commence sa carrière professionnelle à Paris. Elle assure différentes fonctions en France : Secrétaire administrative, Attachée de Presse. En Guadeloupe : Institutrice, Formatrice au centre Attitudes Institut des Abymes.
Elle a été Directrice du Ciné Théâtre du Lamentin de 2004 à 2012. Puis, Fondatrice et Déléguée Générale du FEMI
« Festival Régional & International du Cinéma de Guadeloupe » de 1992 à 2019, soit vingt-cinq éditions.
Parallèlement, elle s’est investie dans la formation aux techniques d’écriture de scénario et de prises de vues, mais aussi des séminaires et cycles de formation dans le domaine des relations humaines.

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Paille – A.O.P. en concert à Tropiques-Atrium

Samedi 12 avril à 19h30

— Par Sarha Fauré —

Ce samedi 12 avril 2024, l’artiste martiniquais Paille se produira à l’Atrium à l’occasion d’un concert marquant ses vingt ans de carrière. Un événement qu’il aborde avec recul, préférant voir dans cette date une opportunité de relancer la dynamique du live, plutôt qu’une célébration formelle. « Ce concert est surtout un prétexte pour retrouver mes musiciens et travailler à nouveau ensemble », explique-t-il.

Après un an sans jouer en groupe, les répétitions se déroulent depuis plusieurs jours en résidence, avec un programme dense : remise en route des morceaux phares de son répertoire et intégration de titres plus récents issus de son dernier EP. Le concert, d’une durée estimée à 2h10, privilégiera la cohérence artistique à la multiplication d’interventions extérieures. Les invités seront donc peu nombreux, en raison de contraintes logistiques et de choix scéniques assumés.

Connu pour sa présence scénique plus que pour sa visibilité numérique, Paille revendique une certaine distance avec les codes actuels de la communication sur les réseaux sociaux. Il mise sur l’authenticité et la qualité de l’expérience live, ce qui, selon lui, explique la fidélité de son public.

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