Du 26 au 28 juin 2026, la PooL Art Fair Guadeloupe réunit au Terminal de croisière de Pointe-à-Pitre de nombreux artistes venus de la Caraïbe, de France et de l’international. Ce grand rendez-vous artistique confirme son rôle de salon majeur pour la création contemporaine caribéenne, en offrant un espace de visibilité, de rencontre et de dialogue entre artistes, publics, collectionneurs et professionnels de l’art.
La Martinique y affirme une présence particulièrement remarquable avec les artistes de L’Art Gonds Tout, représentés au stand D0. Marc Barbot, Valérie Biegel, Dami, Chantal Nottrelet, Hélène Jacob, Claire Taïna, Dolly Soraya, Michèle Laune et Isabel Tronçon y présentent leurs œuvres, témoignant de la diversité et de la vitalité de la création martiniquaise.
Leur présence collective met en lumière une scène artistique martiniquaise plurielle, sensible et ouverte sur le monde.
Ti Guy Nèg’Mawon, figure singulière de la performance artistique martiniquaise qui accompagne les artistes de l’Art Gonds Tout, donne à cette participation une force symbolique particulière. Corps enduit d’argile, posture sculpturale, mémoire du marronnage, puissance de la parole : son intervention fait dialoguer le geste, la matière et l’histoire.

Une immersion au cœur des traditions martiniquaises
Avec « Mési », l’association Chimen Milo propose une nouvelle création chorégraphique portée par Jean-Michel Casérus, au croisement de la mémoire, du mouvement et de la musique. Ce spectacle est une invitation à regarder derrière nous, à reconnaître les chemins parcourus et à rendre hommage à celles et ceux qui ont transmis un héritage culturel et humain précieux.
Le samedi 29 novembre 2025, de 10 h à 23 h, le Domaine de Fonds Saint-Jacques vibrera au rythme du Bèlè Djoubà, grand rendez-vous annuel dédié à l’héritage culturel martiniquais. La Coordination Lawonn Bèlè invite le public — curieux, passionnés, familles et pratiquants — à rejoindre cette vaste ronde de partage où s’exprime l’âme profonde de la Martinique.
— Par Robert Berrouët-Oriol(*) —
— par Selim Lander
La scène Aimé-Césaire de Tropiques Atrium s’apprête à accueillir, ce samedi 18 octobre à 19h30, « Darbar », un récital de danses traditionnelles du nord de l’Inde conçu et chorégraphié par Sharmila Sharma, figure majeure du Kathak. Ce spectacle, à la fois poétique et patrimonial, convie le public à un voyage au cœur de la culture classique indienne, entre art sacré et raffinement des cours royales.
Conception & chorégraphie : Salia Sanou
Dans le tout petit village de Soffin ( 80 habitants à l’année) , le danseur chorégraphe martiniquais Alfred Alerte a rénové, modifié une bergerie quasi en ruines avec Lucie Anceau elle-même danseuse-chorégraphe. En vingt ans, ces deux -là en ont fait un lieu de création, de résidence, d’ateliers de pratique artistique avec la possibilité de trois plateaux « in situ » ( plus lieux insolites comme la « stabul »).

Le Festival de Fort-de-Francede Fort-de-France présente une réinterprétation moderne et originale du célèbre ballet Le Sacre du Printemps de Igor Stravinsky, par la chorégraphe chinoise Yang Liping. Cette version contemporaine mêle danse, traditions chinoises et philosophie bouddhiste tibétaine, offrant une lecture unique et profonde de l’œuvre.
Première en France au Festival de Marseille
Dans le cadre du Festival Art Jénès
Double plateau danse –
Du 7 mai au 1er juin, le Martinique Danse Festival organise sa deuxième édition. Pendant plus de trois semaines, des danseurs et chorégraphes venus de différents pays se produiront à l’Espace DD – Polforme, au Lamentin.
— Par Selim Lander —
Un solo chorégraphique à 60 ans… non pas dans le but de me raconter, mais plus dans une volonté de me découvrir et comprendre enfin comment je traverse le monde !
Dans le sillage de deux artistes noirs, le danseur étoile Guillaume Diop et la contrebassiste Sulivan Loiseau, une saison dans un Opéra de Paris qui s’ouvre timidement à la diversité. Un film intimiste, qui laisse place à la danse et aux questionnements.
— Par Selim Lander —
Dans « L’Éthique », Spinoza énonce une affirmation provocatrice : « Personne n’a encore jamais dit que peut un corps ». Cette phrase, bien que déstabilisante et apparemment iconoclaste, s’inscrit au cœur de sa pensée philosophique et en marque un des fondements essentiels. En défiant les conceptions traditionnelles de la philosophie antérieure, Spinoza nous invite à réexaminer notre rapport au corps et à la manière dont nous le définissons. Au lieu de considérer le corps comme un simple objet matériel, il soutient que l’essence du corps ne réside pas dans sa forme ou sa composition, mais dans ses capacités à agir et à subir. Autrement dit, un corps existe et se définit par ce qu’il peut produire comme actions et ce qu’il peut recevoir comme effets. Cette perspective change radicalement notre manière de concevoir le corps et de le comprendre en tant que processus vivant et dynamique.