Une lecture de Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove
— Par Gladys Acramel —
L’exposition Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove est présentée au Mémorial ACTe du 29 mai au 29 août 2026. Inspirée par le roman de Maryse Condé Traversée de la mangrove, elle propose un parcours autour de la Guadeloupe, de ses mémoires, de ses héritages coloniaux, de ses circulations diasporiques et de ses devenirs possibles.
Le titre Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove contient déjà l’architecture conceptuelle de l’exposition. Son bilinguisme associe deux registres de pensée : celui du « nou » et du « péyi révé » et celui du parcours, tourné vers les « traversées », de l’île au jardin en passant par la mangrove.
Le « nou » liminaire y apparaît comme une évidence offerte au visiteur. Il ouvre un espace symbolique complexe. À travers la mangrove, l’exposition transforme la fragmentation du territoire en expérience de confluence : une tentative de commun travaillée par l’opacité, les mémoires disjointes et les recompositions.
L’œuvre de Joël Nankin, Il n’est point de désespoir, place le début du parcours sous l’orbe d’une figure verticale consolatrice, presque votive. Lire Plus


Au cœur de l’œuvre d’
Collectionner est une mission. Acheter, conserver, montrer, publier. La Fondation Clément a choisi de promouvoir la diversité de la création de Martinique, de la Caraïbe et de sa diaspora.
Aprés le Service culturel de Grand-Bourg en 2025, l’exposition TERRE DE BLUES ET D’ART revient pour sa deuxiéme èdition. Cette annèe, elle s’installe du 20 au 23 Mai au Collége Gaston Calmet. Un choix fort : amener l’art où grandissent les imaginaires. Le blues, c’est bien súr la musique, celle qui dit la mèlancolie, le rèsistance, la terre, la mer. C’est une mèmoire qui passe par le son, le rythme, la voix. En mettant l’art visuel au collége, on prolonge cette idèe : faire dialoguer la terre, la musique et l’image. C’est montrer que l’art et le blues partagent la même fonction : dire ce qui ne se dit pas, relier ce qui est sèparè, garder vivante la mèmoire.
Je produis des œuvres simplifiées et tactiles, sur des fonds indéfinis et abstraits. Mes créations actuelles sont l’aboutissement de plusieurs années de peinture.
— Par Marie Gauthier—
Rêver, selon une définition admise, c’est « laisser aller sa pensée », son imagination. L’action de rêver s’enrichit de sens, par son origine latine le mot « vagus », qui signifie « qui erre ».
— Par Marie Gauthier —
Va jouer dehors !
— Par Dominique Daeschler —




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Ecriture et Danse – Danse et Ecriture : deux moyens d’expression, en apparence éloignés, mais se retrouvant dans le projet conçu par Valérie H.BIEGEL consistant à restituer une danse… la danse du jour qui se lève et se déploie en strates ; la danse des individus ; la danse de l’humanité ; la danse de l’écriture… danse multiple et protéiforme donc, qui est celle de la vie en fin de compte… une vie qui s’affiche et s’imprime dans ses « pleins et déliés », s’écrit en permanence, comme pour ne pas être happée par l’informel du néant ; comme pour défendre une identité.
Descriptif et/ou note d’intention
Tout semble en contradiction : aux œuvres monumentales répond un travail de dentelière, à la minutie des détails et à la précision d’orfèvre semblent s’opposer les matières brutes utilisées (carton, laiton, bois, métal, verre, liège…) s’acoquinant parfois à la soie, aux coquillages pour mieux nous interroger. Notre repère restera les références convoquées plongeant dans un patrimoine symbolique. Cénotaphe, évoquant la mémoire des défunts est une immense tour de strates de carton sculpté entrelacé de papier coloré rappelant les capricci du 18ième siècle. Plus loin, Duomo, œuvre dans laquelle on peut pénétrer fait référence au Panthéon de Rome, apparait comme une grotte accumulant textures et matières pour mieux donner la vision d’une nature artificielle maniériste en vogue en Italie au 16ième siècle. L’imaginaire se niche dans ces « chefs d’œuvre », nom qu’utilise volontairement Eva Jospin en se référant à l’aboutissement du travail des compagnons dans une réalisation qui allie prouesse technique et invention. Des ponts, des arches, des escaliers s’ancrent au creux des parois. L’installation de ces œuvres monumentales dans une salle très close du Grand Palais est difficile.
Une pièce de théâtre : « Les secrets d’un gainage efficace »
— Par Marie Gauthier (*) —

