“Billie Holiday, une affaire d’état”, un film de Lee Daniels

À Madiana. Séance le mardi 15 juin à 19h30 en VOST.

De Lee Daniels
Par Suzan-Lori Parks, Johann Hari
Avec Andra Day, Trevante Rhodes, Garrett Hedlund
Titre original The United States Vs. Billie Holiday
2 juin 2021 / 2h 10min / Biopic, Musical, Drame

Synopsis:
Billie Holiday est sans conteste l’une des plus fascinantes icônes du jazz, mais derrière sa voix légendaire, se cache une femme dont le combat acharné pour la justice a fait d’elle la cible du plus puissant des pouvoirs…

En 1939, Billie Holiday est déjà une vedette du jazz new-yorkais quand elle entonne « Strange Fruit », un vibrant réquisitoire contre le racisme qui se démarque de son répertoire habituel. La chanson déchaîne aussitôt la controverse, et le gouvernement lui intime de cesser de la chanter. Billie refuse. Elle devient dès lors une cible à abattre.

Billie Holiday a tout fait pour atténuer ses souffrances et oublier son enfance difficile, ses choix malheureux en matière d’hommes, et la difficulté de vivre en étant une femme de couleur en Amérique. La drogue fut l’une de ses échappatoires. Le gouvernement va retourner cette faiblesse contre elle et utiliser sa dépendance aux stupéfiants pour la faire tomber. Prêt à tout, Harry Anslinger, le chef du Bureau Fédéral des Narcotiques, charge Jimmy Fletcher, un agent de couleur, d’infiltrer les cercles dans lesquels évolue la chanteuse. Mais leur plan va rencontrer un obstacle majeur : Jimmy tombe amoureux de Billie…

La presse en parle:

Le film reçoit des critiques partagées. Sur l’agrégateur américain Rotten Tomatoes, il récolte 53% d’opinions favorables pour 158 critiques et une note moyenne de 5,4 /10. Le consensus du site est « Bien que le film ait souvent peur de la transcendance de son sujet, la performance d’Andra Day offre une brillante compensation ». Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de 52 / 100 pour 43 critiques.

Le Parisien par Renaud Baronian
Décors, costumes, atmosphères de l’époque, tout est brillamment reconstitué, ce sans jamais lâcher la gravité du récit, la mélancolie autodestructrice de cette icône du jazz, et la suavité des séquences plus intimes.

20 Minutes par Caroline Vié
La révélation Andra Day est éblouissante pour faire revivre cette grande dame disparue trop tôt.

CNews par La rédaction
Si l’académie des Oscars lui a préféré Frances McDormand pour Nomadland, Andra Day – qui a remporté un Golden Globe – aurait largement mérité la statuette de la meilleure actrice pour sa performance remarquable dans le biopic Billie Holiday, une affaire d’Etat.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Nathalie Chifflet
Andra Day ne joue pas Lady Day, elle est Lady Day. Plus qu’une incarnation parfaite, une résurrection vertigineuse et troublante.

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet
Andra Day ne joue pas Lady Day, elle est Lady Day.

Le Figaro par Olivier Nuc
La vision de cette femme se débattant avec les œillères de son époque fait du bien dans l’Amérique de George Floyd. Elle lui restitue une place de pionnière, autant pour les droits des femmes que ceux des Afro-Américains.

Ouest France par Thierry Chèze
Le réalisateur de Precious se perd dans des effets de mise en scène lourdaux et inutiles, mais révèle une comédienne renversante, Andra Day, dont la seule présence justifie la découverte de ce film.

Télé 7 Jours par Isabelle Magnier
La performance de la chanteuse Andra Day (récompensée par un Golden Globe) est pour beaucoup dans la réussite de ce vibrant hommage.

CinemaTeaser par Emmanuelle Spadacenta
La performance habitée d’Andra Day fait tout l’intérêt de ce témoignage historique et musical.

Culturebox – France Télévisions par Jacky Bornet
Si Billie Hollday, une affaire d’Etat s’émancipe de l’académisme de Lady Sings the Blues, premier biopic sur la chanteuse, il ne s’éloigne guère des poncifs du genre. Lee Daniels tire son épingle du jeu en abordant le seul épisode judiciaire, peu connu, de son histoire.

Le Journal du Dimanche par Alexis Campion
La détermination d’Andra Day à incarner son personnage dans les moindres détails fait ici corps avec le combat de Billie Holiday se battant pour sa dérangeante chanson et, plus généralement, sa liberté de vivre et d’aimer comme elle l’entend. Ce combat captive, et les personnages secondaires ne sont pas en reste.

Le Nouvel Observateur par François Forestier
Le film est à la fois émouvant et décevant, beau et déséquilibré. Mais il donne l’occasion de découvrir une actrice extraordinaire : Andra Day.

Les Fiches du Cinéma par Nicolas Marcadé
Dans le fourreau climatisé d’un biopic propret, Lee Daniels glisse (et insonorise) un propos intéressant sur le racisme américain.

Libération par Camille Nevers
Le film se regarde avec plus d’intérêt, fluctuant mais cinématographique, que d’autres tentatives récentes, comme ce Judy lamentable l’an dernier. Cela tient, et à ce sujet aucun spectateur ne s’y est trompé, à la comédienne, Andra Day, dont c’est la première apparition à l’écran, qu’elle crève.

Marianne par Olivier De Bruyn
Même si le film manque d’invention formelle, son scénario suffit à susciter l’intérêt.

Positif par Eithne O’Neill
À son insu, le film est en deux parties. La première, de loin la meilleure, brosse le portrait d’une star et de ses atouts. D’abord, son style de chant unique que l’actrice-chanteuse Andra Day a pu imiter prodigieusement – le travail est colossal. […] Lorsque, dans une seconde partie, la mise en scène vire au tableau composé des aléas de la destinée de la femme, et introduit des éléments psychologisants et sociocritiques, le rythme devient flasque et l’histoire se délite.

Première par Thierry Chèze
Parfait complément à l’excellent documentaire de James Erskine, Billie, cette fiction joue ouvertement avec la réalité et la réalisation riche en effets de Lee Daniels épouse à merveille avec ce mélange des genres… même si sa tendance à en faire toujours un peu trop peut finir par desservir le propos.

Voir aussi :« Billie », un  film de James Eskine