—Communiqué de la CGTM —
Jeudi 9 avril 2026, à la demande de Martinique Transport (MT) et de la Régie des Transports de Martinique (RTM), un commissaire de justice a notifié une assignation en référé aux travailleurs de Transaglo ainsi qu’à la CGTM, pour une audience fixée au vendredi 10 avril 2026 à 10 heures au Tribunal judiciaire. L’objet est d’obtenir de la justice une décision enjoignant aux grévistes de « libérer l’accès des sites du Lareinty et de l’Etang z’abricots ».
Le même jour, Martinique Transport et la Régie des Transports de Martinique ont également adressé aux grévistes une invitation à les rencontrer le vendredi 10 avril 2026 à 9 heures dans les locaux de l’ancien Conseil général à Fort-de-France.
Lors de l’audience du vendredi 10 avril 2026, la juge des référés a fait droit à la demande de report formulée par la CGTM. La nouvelle audience a ainsi été fixée au lundi 13 avril 2026 à 8 heures pour entendre les parties. Alors que dans un premier temps Martinique Transport avait proposé aux grévistes de poursuivre la discussion à l’issue de l’audience du 10 avril, elle a décidé de déplacer le rendez-vous au lundi 13 avril à … 11 heures, c’est-àdire après la nouvelle audience.
Il convient de rappeler que, le 26 mars 2026, la DEETS avait accepté de proposer à Martinique Transport, signataire de l’accord du 13 mai 2025, de se joindre aux discussions pour trouver une issue au conflit en cours. Ce qu’elle avait jusque-là refusé.
La CGTM et les travailleurs en lutte dénoncent l’attitude de Martinique Transport, cosignataire du protocole d’accord du 13 mai 2025. Cet établissement public refuse d’assumer ses engagements et tente de transférer au tribunal la responsabilité d’imposer aux travailleurs la fin du conflit par une décision de justice contraignante.
Comme cela a été dit et répété, tant au tribunal qu’au président de la RTM, les travailleurs en lutte et la CGTM restent disponibles, y compris durant le week-end, pour tenter de trouver une issue à ce conflit qui dure depuis le 17 mars 2026.
QUE MARTINIQUE TRANSPORT CESSE DONC DE TERGIVERSER ET ACCEPTE DE NÉGOCIER, SEULE PORTE DE SORTIE DE CE CONFLIT, DANS L’INTÉRÊT DE LA POPULATION, DES USAGERS ET DES SALARIES QUI ASSURENT LES TRANSPORTS PUBLICS.

