Le 15 mai à Fort-de-France ; le 16 mai à Saint-Pierre ; le 8 juin à Trinité.
Dans ce monologue poignant un personnage marginalisé, un clochard revient sur sa vie marquée par la misère familiale, la violence, l’amour interdit, les rêves brisés, l’alcoolisme et la désillusion sociale.
Chaque scène traite d’un thème particulier, récit d’un épisode vécu ou considérations plus générales (l’alcool, les trafics de drogue, la démocratie, la révolution, la médecine, etc.), tous sujets à propos desquels le personnage raconte et se raconte, nourri par l’expérience et quelques lectures.
“Déparler”, c’est faire venir au jour les choses qu’en secret on taisait au profond de soi.
Le déparleur a naufragé sa vie et pourtant il résiste, sa barque échouée sur un bout de trottoir. Il résiste et se souvient. Il déroule le fil de son existence, qu’importe, prétend-il, si nul ne s’arrête, si nul ne lui répond, si tous passent leur chemin. Ainsi que l’a formulé Édouard Glissant, « le déparleur ne s’attend pas à ce que les autres l’écoutent : il parle à la volée. Si on réagit c’est tant mieux, sinon ça lui est égal ». Alors il parle, le déparleur, pour exorciser, pour être encore et encore, jusqu’au bout de ses jours. Il parle ou plutôt “déparle”, à l’instar d’un fou, d’un ivrogne ou d’un clochard et comme eux « en marge » ou « à la marge », ainsi qu’il se présente lui-même.
Le narrateur partage des réflexions profondes sur la vie, sur la mort et sur le sens de l’existence. Il mêle un langage cru et à des passages presque précieux, un contraste à la mesure d’un personnage oscillant entre la lucidité et le désespoir.
En s’adressant directement au public le personnage crée une connexion émotionnelle forte avec les spectateurs.
Le Déparleur est une œuvre riche, à la fois brutale et poétique qui touche par sa sincérité, sa profondeur et sa capacité à mettre en lumière certaines réalités que l’on préfère souvent ignorer.
Il offre une expérience théâtrale intense et émotionnelle, portée par une écriture remarquable et une mise en scène immersive.
Représentations :
– le 15 mai au TOM à Fort de France : tarif 15€
– le 16 mai au CDST à Saint-Pierre : entrée libre
– le 08 juin au centre culturel Armand Nicolas à Trinité dans le cadre du festival du théâtre amateur : tarif 10€
Réservations : 0696 35 56 66
Le Déparleur de Michel Herland
Avec Olivier Pendriez
Mise en scène Marie ALBA
Michel Herland a été professeur à l’UAG (actuellement UA) pendant une vingtaine d’années. En dehors de ses travaux universitaires, il est l’auteur de deux romans, L’Esclave et La Mutine, d’un livre de photographies et de poèmes, Haïkus-Martinique et de deux autres recueils de poésie, Tropiques suivi de Miserere (bilingue franco-roumain) et L’Homme qui voulait peindre des fresques. La nouvelle « Vanille » est parue dans le recueil Chroniques des Îles du vent.
Olivier Pendriez et Michel Herland sont comédiens de la troupe L’Art Gonds Tout dirigée par Marie Alba.
Cette pièce a été présentée au cours de l’année 2019 dans divers lieux de Martinique dont le théâtre Aimé Césaire et au festival d’Avignon (théâtre de l’Observance) en 2022.

