Vues sur Cannes Acte 2

Les séances V.O. de Tropiques-Atrium déportées à Madiana.

Les horaires sont toujours  à vérifier

Vues Sur Cannes 2018 (Acte 2) & Documentaires RCM 2018

Programme ci-dessous

Pourquoi la France double les films au lieu de les laisser en VO alors que cela nous permettrait d’apprendre plus facilement l’anglais ?

— Par John Katt —

Parce qu’il y a des bureaucrates et des politiciens qui peuvent se permettent des séjours dans des pays anglophones et recevoir des leçons privées en anglais avec des anglophones. De nos jours, comme d’autres l’ont dit, il y a PirateBay pour des téléchargements de VO ce qui permettra de niveler vers le … haut.

Quant à savoir si les bureaucrates/politiciens sont cons ou sont séduits par l’industrie du doublage (les acteurs), difficile à savoir. Ils sont trop intelligents (disent-ils, croient-ils) pour nous répondre.

En tout cas, la population qui ne peut pas se payer les voyages aurait la chance d’apprendre l’anglais. Il est ARCHIFAUX de dire que cela ne permettrait pas d’apprendre ou de peaufiner l’anglais. Ils diront le contraire. Je suis prof et bilingue. Je suis linguiste aussi. L’anglais demande à être appris oralement et auralement pour maîtriser la prononciation vu que le système orthographique anglais est tellement irrégulier. Je me suis prononcé —sans mauvais jeu de mot— sur la question de comment résoudre le problème et cela explique la problématique, mais c’est en anglais: John Katt’s answer to What are your most controversial or unpopular opinions? En attendant, il faudrait mieux regarder les films dans leur versions originale. Encore mieux, pour les plus compétents, ce sont les “films” sur Youtube qui permettent le sous-titrage en anglais et en francais.

Source : fr.quora.com

Sofia Mardi 13 novembre 2018

 à 19h 30

De Meryem Benm’Barek
Avec Maha Alemi, Sarah Perles, Hamza Khafif
Genre Drame
Nationalités français, qatarien, marocain

Sélection Un certain regard – Prix du scénario

Synopsis : Sofia, 20 ans, vit avec ses parents à Casablanca. Suite à un déni de grossesse, elle se retrouve dans l’illégalité en accouchant d’un bébé hors mariage. L’hôpital lui laisse 24h pour fournir les papiers du père de l’enfant avant d’alerter les autorités…

La presse en parle :

L’Express par Eric Libiot
« Sofia » n’est pas sans rappeler les meilleurs longs-métrages d’Asghar Farhadi, expert en dentelle scénaristique.

Positif par Denitza Bantcheva
[…] pour un coup d’essai, c’est virtuose. Surtout, ce que « Sofia » offre de plus remarquable, c’est la mise en scène qui allie puissance et subtilité.

Studio Magazine par Antoine Le Fur
Un grand film de femmes.

20 Minutes par Caroline Vié
Ce premier film fait découvrir les inégalités de la société marocaine d’aujourd’hui.

aVoir-aLire.com par Claudine Levanneur
Un film âpre et direct qui, sous couvert de s’intéresser à la condition de la femme au Maroc, trace avant tout le portait d’un pays en proie à une sévère fracture sociale.

BIBA par Lili Yubari
Un premier film implacable et complexe d’une jeune Franco-Marocaine sur qui il faudra désormais compter.

Cahiers du Cinéma par Jean-Sébastien Chauvin
Sofia impressionne par l’habileté avec laquelle l’événement intime qu’il met en scène révèle la société entière à elle-même.

CNews par La rédaction
Un drame bouleversant.

Femme Actuelle par Amélie Cordonnier
Un scénario fort et une mise en scène d’une épatante sobriété.

La Croix par Jean-Claude Raspiengeas
Ce film percutant pose l’épineuse question du statut de la femme au Maroc et dresse le tableau d’un pays figé.

Le Figaro par La Rédaction
Sans jamais juger les personnages, Meryem Benm’Barek casse les représentations trop naïves habituellement à l’écran dans le cinéma marocain.
 

Les vieux fourneaux

Mardi 6 à 19h30
Dimanche 11 à 19h3
0

Séance spéciale en collaboration avec la librairie Kazabul

De Christophe Duthuron
Avec Pierre Richard, Eddy Mitchell, Roland Giraud
Genre Comédie
Nationalité français
Synopsis : Pierrot, Mimile et Antoine, trois amis d’enfance de 70 balais, ont bien compris que vieillir était le seul moyen connu de ne pas mourir et ils sont bien déterminés à le faire avec style ! Leurs retrouvailles à l’occasion des obsèques de Lucette, la femme d’Antoine, sont de courte durée … Antoine tombe par hasard sur une lettre qui lui fait perdre la tête. Sans fournir aucune explication à ses amis, il part sur les chapeaux de roue depuis leur Tarn natal vers la Toscane. Pierrot, Mimile et Sophie, la petite fille d’Antoine enceinte jusqu’aux dents, se lancent alors à sa poursuite pour l’empêcher de commettre un crime passionnel… 50 ans plus tard !La presse en parle :Dernières Nouvelles d’Alsace par La Rédaction
Eddy Mitchell est épatant dans le rôle de Mimile.La Voix du Nord par Lucie Vidal
La mise en scène ingénieuse distille poésie et fantaisie, à condition de plonger sans retenue dans l’univers de ces farfelus.
La critique complète est disponible sur le site La Voix du NordOuest France par Gilles Kerdreux
Une charmante comédie très alerte.Télé Loisirs par Gwénola Trouillard
[…] un road trip aux allures de vendetta amoureuse et sociale. Trois vieilles canailles du cinéma français s’en donnent à coeur joie […].aVoir-aLire.com par Claudine Levanneur
Trop occupé à nous rassasier des exploits de ces seniors hauts en couleur, le scénario ne fait qu’esquisser une dimension sociale qui aurait pourtant généreusement étoffé ces personnages caricaturaux. Pourtant, comme épuisé par tant de pérégrinations, il s’achemine enfin vers une réalité à la fois plus douce et plus nostalgique (…).Bande à part par Danièle Heymann
Lorsque les ancêtres survoltés entament leur road trip improbable, ils caressent en fait un projet très beau et très universel, que les acteurs illustrent avec une très touchante ferveur : rire encore, faire encore des conneries, en somme, vivre encore avant le dernier voyage.Femme Actuelle par Amélie Cordonnier
Une comédie qui manque un peu de rythme mais pas de panache.

La Croix par Annaëlle Cavazza
Le film adapté de la bande dessinée à succès propose une intrigue bien ficelée et un visuel original, avec un humour qui donne plus à sourire qu’à rire.

Le Figaro par La Rédaction
Un brin nostalgique, le film au rythme endiablé, malgré l’âge des protagonistes, emmène le spectateur du Tarn à la Toscane dans un périple aux allures de comédie humaine et sociale. Dommage que la veine humoristique, voire burlesque, de la bande dessinée soit un peu négligée.

 

La Ballade de Nayarama

Mercredi 7 à 19h30

Palme d’Or Festival de Cannes 1983

 

Version restaurée (2h 11min)
De Shohei Imamura
Avec Sumiko Sakamoto, Ken Ogata, Takejo Aki plus
Genre Drame
Nationalité japonais

Synopsis : Orin, une vieille femme des montagnes du Shinshu, atteint l’âge fatidique de soixante-dix ans. Comme le veut la coutume, elle doit se rendre sur le sommet de Narayama pour être emportée par la mort. La sagesse de la vieille femme aura d’ici-là l’occasion de se manifester.

 

Un chef-d’œuvre !

Cold war
Jeudi 8 à 19h30
Mercredi 14 à 19h30
De Pawel Pawlikowski
Avec Joanna Kulig, Tomasz Kot, Borys Szyc
Genres Drame, Romance
Nationalités polonais, britannique, françaisSynopsis : Pendant la guerre froide, entre la Pologne stalinienne et le Paris bohème des années 1950, un musicien épris de liberté et une jeune chanteuse passionnée vivent un amour impossible dans une époque impossible.Bande à part par Olivier Pélisson
Un amour puissant et chaud en pleine Guerre froide. Mais impossible aussi. C’est le nouveau voyage magnétique auquel invite Pawel Pawlikowski.Elle par Françoise Delbecq
« Cold War » est un film puissant à la grâce infinie.Femme Actuelle par Sabrina Nadjar
Un petit bijou.La Croix par Jean-Claude Raspiengeas
C’est un éloge de l’épure. Une démonstration de la puissance émotive du minimalisme pour traduire la relation tempétueuse de deux amants. Les deux acteurs, Joanna Kulig et Tomasz Kot, illuminent cette œuvre fascinante.Le Parisien par Pierre Vavasseur
Prix de la mise en scène à Cannes, «Cold War», du réalisateur polonais Pawel Pawlikowski, redonne toutes ses couleurs au drame romantique.Les Fiches du Cinéma par Nicolas Marcadé
Un film simple et beau, qui capture l’essence d’un grand drame romanesque dans le petit flacon d’une ritournelle.Libération par Anne Diatkine
Un film glamour et chaleureux, un noir et blanc proche des photos Harcourt qui cependant chatoie et ne renonce jamais à la profondeur de champ, un passé reconstitué qui ne fige en rien l’histoire, un «réalisme poétique» comme on disait de Marcel Carné plutôt pour fustiger son académisme, mais dont ici la séduction romanesque opère à plein et n’oblitère pas le cœur battant des personnages : est-ce seulement possible ?

Télérama par Jacques Morice
Le cinéaste filme cet amour comme une malédiction, à travers des scènes où le plaisir et la ­mélancolie ne font qu’un. Des scènes à la fois intenses et un peu irréelles, comme les fragments distanciés d’un rêve ou d’un passé dont on ne voudrait garder que les souvenirs essentiels, douloureux et heureux.

 

The House that Jack built

Vendredi 9 à 19h30 ( Annulée suite à une panne de la salle de projection!)*

Jeudi 15 à 19h30

*Annulation faite sans que le public soit informé!

De Lars von Trier
Avec Matt Dillon, Bruno Ganz, Uma Thurman
Genres Drame, Thriller
Nationalité danoisSynopsis :
Interdit aux moins de 16 ans
États-Unis, années 70.
Nous suivons le très brillant Jack à travers cinq incidents et découvrons les meurtres qui vont marquer son parcours de tueur en série. L’histoire est vécue du point de vue de Jack. Il considère chaque meurtre comme une œuvre d’art en soi. Alors que l’ultime et inévitable intervention de la police ne cesse de se rapprocher (ce qui exaspère Jack et lui met la pression) il décide – contrairement à toute logique – de prendre de plus en plus de risques. Tout au long du film, nous découvrons les descriptions de Jack sur sa situation personnelle, ses problèmes et ses pensées à travers sa conversation avec un inconnu, Verge. Un mélange grotesque de sophismes, d’apitoiement presque enfantin sur soi et d’explications détaillées sur les manœuvres dangereuses et difficiles de Jack.La presse en parle :

Culturopoing.com
par Olivier Rossignot
Avec cet autoportrait de l’artiste en psychopathe, Lars von Trier s’expose délibérément aux foudres de ses détracteurs (…) et dévoile une formidable œuvre sur le passage à l’acte : meurtrier pour le héros, créatif pour l’auteur.

La Septième Obsession
par Morgan Pokée
Divisé en cinq chapitres comme autant d’étapes décisives dans le parcours meurtrier de Jack (qui déclare avoir commis plus de 60 forfaits), le nouveau film de Lars von Trier retrouve la richesse narrative de « Nymphomaniac » (2013) et la force tellurique de son récit (…) Reverra-t-on un jour un nouveau film de Lars von Trier ? On peut en douter. L’émotion qui en surgit s’en trouve alors décuplée.Le Monde par Jean-François Rauger
Après sa trilogie « féminine », le cinéaste continue de s’affirmer comme un alchimiste médiéval, un artiste scrutant les abymes d’un monde originaire pour y retrouver l’élan pulsionnel, la formule secrète, entre kitsch et sublime, entre humour et romantisme noir, qui donnerait la clé tout à la fois d’une explication de l’Univers et de ses lois mystérieuses, ainsi que de la possibilité de sa transposition symbolique.Transfuge par François Bégaudeau
Lars von Trier signe encore un très grand film avec « The House that Jack Built ». Un thriller cruel au premier degré qui fait éclater les règles du genre.20 Minutes par Caroline Vié
Ce portrait d’un tueur en série incarné par Matt Dillon est une merveille d’humour noir.

Cahiers du Cinéma
par Joachim Lepastier
Seul Lars von Trier peut se permettre de faire le malin avec le Malin tant que cet esprit alimentera ses visions d’inconsolable farfadet élégiaque.Culturebox – France Télévisions par Jacky Bornet
Toujours traversé de fulgurances, le nouveau Lars von Trier montre que le réalisateur danois n’a rien perdu de son inventivité et de sa puissance, de son art.Ecran Large par Simon Riaux
Si certains segments du récit sont un peu trop inégaux, cet autoportrait radical et ravagé recèle quantité d’idées et de passionnantes mises en abyme.La Croix par Céline Rouden
Avec cette confession d’un tueur en série aux allures de farce macabre, dont la violence est volontairement dérangeante, le réalisateur danois s’interroge sur la part sombre de la création et se livre à un long exercice d’auto-justification.

L’Ecran Fantastique par La rédaction
Non sans rappeler l’ambiance totalement désespérée de « Henry, portrait d’un serial-killer » de John McNaughton, « The House that Jack Built » constitue l’une des meilleures études de l’obsession meurtrière.
 

Ultra Rêve
Lundi 12 à 19h30
 Bertrand Mandico, Yann Gonzalez plus
Avec Lucas Domejean, Nicolas Mias, Pablo Cobo plus
Genres Drame, Fantastique
Nationalité françaisSynopsis  :
Interdit aux moins de 16 ans
Programme de 3 courts métrages de Caroline Poggi et Jonathan Vinel – Yann Gonzalez – Bertrand Mandico.1- AFTER SCHOOL KNIFE FIGHT de Caroline Poggi et Jonathan Vinel
Laëtitia, Roca, Nico et Naël se retrouvent au terrain vague pour leur ultime répétition. Leur groupe n’existera bientôt plus car Laëtitia va partir loin pour ses études. C’est l’histoire de ces jeunes adultes qui n’ont pas envie de se dire au revoir.2 – LES ÎLES de Yann Gonzalez
Des personnages traversent un dédale érotique et amoureux avec le désir pour seul guide.3 – ULTRA PULPE de Bertrand Mandico
Station balnéaire abandonnée. Fin de tournage d’un fil fantastique sur le fin d’un monde. Deux femmes, membres de l’équipe de cinéma, l’une actrice, l’autre réalisatrice, Apocalypse et Joy, sont sur le point de mettre fin à leur relation amoureuse.La presse en parle : Cahiers du Cinéma par Joachim Lepastier
La beauté crachée, et même vomie, d’Ultra Rêve est un puissant engrais de cinéma.Critikat.com par Morgan Pokée
Initiative pour le moins originale pour une exploitation « classique » en salles qu’il faut saluer vivement tant l’assemblage de ces trois œuvres provoque une salutaire visibilité à trois des plus beaux films courts français réalisés ces derniers temps.

Les Inrockuptibles
par Bruno Deruisseau
De la vision des trois films se dégage d’ailleurs un territoire, un îlot dans le cinéma français. Les barrières de genre y auraient été abolies, la pluralité du désir y serait la règle, la beauté y aurait été redéfinie comme dépendant plus de l’imaginaire de chacun que de diktats collectifs.Le Journal du Dimanche par Baptiste Thion
Trois films suggestifs ou subversifs à découvrir absolument.

Le Monde par Mathieu Macheret
Ultra pulpe peut ainsi se voir comme un beau film sur la frénésie de créer, seul remède à opposer aux peines qui nous dévorent comme aux ravages du temps. C’est un combat perdu d’avance, mais méritant d’être mené jusqu’à cet épuisement qui suit la jouissance esthétique.

Libération par Jérémy Piette
Trois courts métrages, délicieusement radicaux, abrasifs, bavards et doux, brillent d’une écriture particulière, néobaroque.
La critique complète est disponible sur le site Libération

Les Fiches du Cinéma par Nicolas Marcadé
En trois courts métrages, ce programme relie trois univers singuliers, entre lesquels passent les fils (électriques) du lyrisme, du baroque et du romantisme. Un trip(tyque) étonnant à défaut d’être toujours digeste.
 

Douvan jou ka lévé

Vendredi 16 Novembre à 19h30

Documentaire RCM 2018 – Clin d’œil au Mois Du Doc

de Gessica Généus,Haïtien

Synopsis : Que veut dire « être Haïtien » aujourd’hui ? Comment surmonter cette stagnation à tous niveaux dans la société haïtienne ? Quelle est cette « maladie de l’âme » qui ronge le peuple haïtien ?

Un artiste-ethnologue, un oungan (prêtre vodou), une légende du tambour et de la musique « racine » et une metteure en scène de théâtre nous parlent de ce que représente le Rara pour les Haïtiens. Avec des images des raras de Thomassin, Mapou, Lakou Soukri, Lakou Badjo et de Leogâne.

À travers ce film, je cherche à comprendre cette forme de bipolarité culturelle exprimée principalement à travers notre spiritualité en m’appuyant sur mon cheminement personnel, marqué par la maladie mentale de ma mère. Une maladie qui est, selon elle, une malédiction des esprits vaudous…