Toussaint Louverture (vers 1743- 7 avril 1803) demeure à juste titre dans les mémoires comme un héros de la liberté des Noirs et de l’indépendance d’Haïti. Lamartine lui avait déjà consacré une pièce qui fut créée en 1850 et Césaire un livre publié en 1960 chez Présence Africaine et toujours disponible.
Ce qui fascine chez Toussaint c’est son intelligence stratégique. Il sut en effet s’allier d’abord aux Espagnols contre les Français, puis, après l’abolition de l’esclavage par la Convention le 4 février 1794, aux Français contre les Espagnols et contre les Anglais. Il est nommé par la France général de brigade en 1795, lieutenant gouverneur en 1796, gouverneur l’année suivante. En 1799, il sortit vainqueur de la guerre des Noirs du nord d’Haïti (qu’il dirigeait) contre les Mulâtres au sud. En 1801, Bonaparte le fit capitaine général de Saint-Domingue, soit le deuxième personnage de l’île. La même année, il s’est proclamé « gouverneur à vie » et a promulgué une constitution autonomiste confirmant la suppression de l’esclavage… tout en le remplaçant par une forme de servage qui attache le travailleur à la terre, et prévoyant la possibilité du travail forcé.


— Par Selim Lander —
— par Selim Lander —




— par Selim Lander
Je vous dois la vérité en peinture


La Fondation Clément offre aux Martiniquais le plaisir d’une belle redécouverte avec cette grande exposition rétrospective consacrée à un plasticien cubain, né en 1944, auteur d’une œuvre considérable couronnée de nombreuses récompenses et que les Cubains comparent par son importance à un Wifredo Lam. Plaisir de contempler des formes inédites dans le paysage de l’art caribéen contemporain. Certes, on avait déjà beaucoup vu de figures anthropo- ou anthropozoo-morphes mais celles-ci sont différentes, des êtres composites, difformes qui ne nuisent pas à l’équilibre, à l’harmonie du tableau ou de la sculpture.
— Par Selim Lander —
–
— par Selim Lander — Sous-titré « Un secret de famille national », ce seul en scène relate divers épisodes, de moins en moins occultés, à vrai dire, de l’histoire de France en tant que puissance coloniale. Qui aura lu Le Livre noir du colonialisme dirigé par Marc Ferro (1) n’apprendra rien de nouveau, à ceci près que Lambert ne traite – avec un incontestable talent – que du cas français, sans aucune référence au contexte historique, faignant d’oublier que la conquête des pays les moins avancés techniquement (et donc militairement) par les pays industrialisés fut un phénomène mondial dans lequel la France s’est inscrite parmi d’autres. Dans le livre de Ferro, c’est ainsi Pap Ndiaye, qui fut chez nous ministre de l’Éducation nationale, faut-il le rappeler, qui relate l’extermination des Indiens d’Amérique du nord et démontre son caractère génocidaire. Quant à Catherine Coquery-Vidrovitch (auteure de plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’Afrique), elle rappelle, par exemple, toujours dans le même ouvrage, que la colonisation arabe est restée esclavagiste bien après que la traite et l’esclavage aient été abolis par les puissances occidentales.
— Par Selim Lander —
— Par Selim Lander — Voyant cette pièce on pense irrésistiblement aux Bonnes de Jean Genet, non que celles évoquées dans Résonances soient prêtes à passer au meurtre mais leur hargne ne paraît pas moindre que celle des sœurs Papin. Si la violence est maîtrisée, elle n’est pas moins présente et la pièce de Yure Romao et
— Par Selim Lander —
— Par Selim Lander —
— Par Selim Lander —