Santé

Covid-19 : l’assouplissement du confinement se fera en trois étapes

La première étape devrait se concentrer sur la réouverture des petits commerces entre le 28 novembre et le 1er décembre. Le gouvernement espère ainsi sauver Noël.

— Par Nicolas Daguin et AFP agence —

Alors qu’une nouvelle allocution d’Emmanuel Macron est attendue mardi 24 novembre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal fait le point ce dimanche dans Le JDD sur les prochaines étapes du déconfinement.

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Pour l’heure, l’hypothèse d’un déconfinement total avant le début de l’année prochaine est proscrite. Pour l’exécutif, il s’agit de ne pas reproduire les erreurs commises lors du premier déconfinement en juin dernier. «Soyons clairs : le confinement va se poursuivre et donc la limitation des déplacements aussi» explique le porte-parole au JDD. Une position que confirme Olivier Véran, cité lui aussi dans le journal. «Aujourd’hui, le niveau de circulation du virus dans le pays est le même qu’au moment du couvre-feu. Il n’est pas question de déconfiner» assure le ministre de la Santé.

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Conscient, tout comme le président Emmanuel Macron, «des efforts ­consentis» par les Français, Gabriel Attal explique que le prochain déconfinement se fera donc en trois temps : autour du premier décembre, avant les fêtes de fin d’année et à partir de janvier 2021.

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André Lucrèce : « Épidémie, le fléau aime le secret des tanières »

Illustration : Épidémie dansante de 1518

« Le virus est plus que jamais présent : il crée chez certains une angoisse perceptible, un visage douloureux chez d’autres, et aussi un insupportable sentiment de frustration devant le rétrécissement de la vie festive, voire devant l’amoindrissement de l’existence banale.

En 1941, Albert Camus lancé dans la perspective de son célèbre roman La Peste, écrivait un texte intitulé Exhortation aux médecins de la peste, qui loin d’être une martingale érudite, pose la question de l’attitude à avoir face à une épidémie. Bon sens et finesse constituent les marques des conseils avisés de l’écrivain-philosophe.

Il recommande aux médecins un certain nombre de précautions, ce que nous appelons aujourd’hui les gestes-barrières : ainsi le vinaigre à passer sur les mains correspond à la solution hydroalcoolique de nos jours, ne jamais regarder le malade en face afin de ne pas être dans la direction de son souffle et enfin de ne pas se placer dans le sens du vent pour les mêmes raisons. Camus insiste enfin sur un dernier point : « pour que le corps triomphe de l’infection, il faut que l’âme soit vigoureuse.

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Guadeloupe et Martinique : l’état de catastrophe naturelle décrété pour plusieurs communes

Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a annoncé mardi 17 novembre que l’état de catastrophe naturelle serait décrété pour plusieurs communes de Martinique et de la Guadeloupe, frappées par de fortes intempéries ces derniers jours.

«La solidarité nationale sera évidemment au rendez-vous pour cette catastrophe très douloureuse pour la Martinique, la Guadeloupe, pour l’ensemble de la Nation française», a affirmé le ministre à l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député de Martinique Serge Letchimy (apparenté PS). «Votre question est précise, ma réponse le sera tout autant», a affirmé Sébastien Lecornu. «Est-ce que nous allons prendre la procédure dite de catastrophe naturelle ? La réponse est oui», a-t-il assuré.

Le ministre a d’ailleurs précisé que l’examen des dossiers déposés par les communes touchées par les intempéries se ferait «cet après-midi par la direction générale de la sécurité civile». Pour la Martinique, il a détaillé les noms des communes qui avaient déjà déposé les dossiers. Il s’agit de Gros Morne, Sainte-Marie, Le Marigot Le Robert et La Trinité. Pour la Guadeloupe, il a précisé que sept communes avaient entrepris la même démarche sans en donner les noms.

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Les contre-vérités de « Hold-up », documentaire à succès qui prétend dévoiler la face cachée de l’épidémie

Ce film diffusé en ligne promet de raconter l’histoire secrète de l’épidémie. En réalité, il s’affranchit des faits à de multiples reprises.

— Par Adrien Sénécat et Assma Maad —

Le Covid-19 ne serait guère plus qu’une « grippette », les mesures sanitaires prises depuis le printemps n’auraient aucun sens et les citoyens du monde entier se seraient fait berner par une élite corrompue. Voilà, à gros traits, ce que prétend dévoiler le documentaire Hold-up, retour sur un chaos (disponible en version payante en ligne depuis mercredi 11 novembre), réalisé par Pierre Barnérias. Très attendu, il a recueilli plusieurs centaines de milliers d’euros de financement participatif, sa bande-annonce a déjà été vue plus de 400 000 fois sur YouTube et il est très largement partagé sur les réseaux sociaux. Vendredi matin, le film a été retiré de la plateforme Vimeo.

Pendant un peu plus de deux heures quarante, les auteurs prétendent raconter l’histoire secrète du Covid-19. Une ribambelle d’invités y défile, dont certains noms prestigieux comme l’ancien ministre de la santé français Philippe Douste-Blazy, qui a, cependant, pris ses distances avec le contenu du film.

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« Toilettes sans tabou », un documentaire qui évacue les préjugés et recence les innovations

Sur Arte le 14 novembre 2020 à 22h 25

Depuis l’invention des cabinets à eau, les water-closets (WC), par l’ingénieur anglais Joseph Bramah au XVIIIe siècle, les sanitaires ont peu évolué en Occident. Or, ceux-ci gaspillent des quantités d’eau potable à chaque vidange de la cuvette. Dans le même temps, un tiers de l’humanité n’y a pas accès, comme en Inde où 800 millions de personnes en sont privées. Pour y remédier et faire évoluer les mentalités, les Nations unies ont lancé la Journée internationale des toilettes en 2013, chaque 19 novembre. En Asie, le Japon, la Corée du Sud ou Singapour ont déjà opéré leur révolution. Outre leur avance technologique sur les équipements sanitaires, ils promeuvent une culture des toilettes via des programmes d’éducation ou la création de parcs à thèmes. Aux États-Unis, la fondation Bill & Melinda Gates finance, de son côté, un concours à destination des scientifiques pour réinventer les sanitaires et encourager leur généralisation dans les pays pauvres. L’objectif : des équipements, peu gourmands en eau, écologiques et autonomes, capables de fonctionner sans électricité ni système de tout-à-l’égout.

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Celles et ceux qui mangent bio risquent moins le diabète

Selon de nouvelles données issues de la cohorte NutriNet, le risque de diabète de type 2 est réduit de 35 % chez les plus gros consommateurs de produits issus de l’agriculture bio.

— Par Stéphane Foucart —

Moins de certains cancers, et maintenant moins de diabète : publication après publication, les données issues de la cohorte NutriNet-Santé ne cessent de suggérer de nouveaux bénéfices sanitaires liés à la consommation des produits issus de l’agriculture biologique. Grâce aux données générées par cette grande cohorte d’épidémiologie nutritionnelle – l’une des plus importantes au monde, forte de 170 000 volontaires –, une équipe franco-américaine estime, dans une étude publiée lundi 9 novembre dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, que les plus gros consommateurs d’aliments labellisés « AB » ont un risque de diabète de type 2 (parfois appelé « diabète gras ») réduit de plus d’un tiers, par rapport à ceux qui en consomment le moins.

C’est la première fois qu’une étude prospective, c’est-à-dire qui suit une population dans le temps, met en évidence un tel lien. L’hypothèse jugée la plus plausible par les auteurs pour expliquer celui-ci est la présence accrue de résidus de pesticides de synthèse dans l’alimentation conventionnelle.

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Hippolyte Morestin, le réparateur des gueules cassées

Par Fanny Marsot— 

Pendant la Première Guerre mondiale, il était l’un des plus éminents chirurgiens au monde. Inventeur de gestes que l’on pratique encore en chirurgie plastique, Hippolyte Morestin est pourtant inconnu du grand public, et encore plus en Martinique où il est né.

Hippolyte Morestin a été le premier à réparer les visages brisés voire déchiquetés de milliers de soldats victimes d’obus sur le front de 14-18. A l’hôpital militaire du Val de Grâce ou à l’hôpital de la fondation Rothschild à Paris, pendant les quatre années de la guerre, il soigne des plaies jamais vues jusqu’alors. Le médecin invente alors des techniques encore utilisées aujourd’hui.

“A l’école de médecine, on parle aux étudiants des opérations de Morestin. Des opérations de tumeurs par le plancher buccal par exemple. Il a même inventé un appareil qui permet d’aspirer le sang et la salive”, explique à l’AFP Xavier Chevallier, conservateur en chef des bibliothèques de la Collectivité Territoriale de Martinique qui a mené de nombreuses recherches sur le médecin.

Selon lui, le médecin était souvent le dernier espoir des cas désespérés et opérait avec un soin inédit pour l’époque, des lupus, des kystes, des appendicites ainsi que des malformations congénitales comme les becs de lièvre ou les oreilles décollées.

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Vaccination contre la grippe : c’est en ce moment !

Selon l’avis de la Haute Autorité de santé, la campagne 2020-2021 de vaccination contre la grippe saisonnière débute le 13 octobre 2020 et se poursuit jusqu’au 31 janvier 2021 dans le contexte de crise sanitaire lié au Covid-19. L’Assurance maladie recommande de se faire vacciner au début de l’automne, avant la circulation active des virus grippaux.

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Qui est concerné ?

La grippe touche chaque hiver entre 2 et 8 millions de personnes et est responsable de nombreuses hospitalisations et décès, en particulier chez les personnes fragiles. La vaccination contre la grippe est particulièrement importante cette saison pour protéger des personnes à risque de développer des formes graves comme :

  • les personnes de 65 ans et plus ;
  • les personnes atteintes de certaines maladies chroniques ;
  • les femmes enceintes ;
  • les personnes obèses dont l’IMC est supérieur ou égal à 40 ;
  • l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois à risque (pour protéger les nourrissons qui ne peuvent pas être vaccinés) et des personnes immunodéprimées.

Lorsque ces personnes contractent la grippe, des complications peuvent apparaître, telles que :

  • une infection pulmonaire bactérienne grave (ou pneumonie) ;
  • une aggravation d’une maladie chronique déjà existante (diabète, bronchopneumopathie chronique obstructive, insuffisance cardiaque…).

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Élèves et parents : une attestation est obligatoire pour les trajets entre le domicile et l’école

Depuis qu’un nouveau confinement a été décidé à compter du 30 octobre 2020, les élèves se déplaçant seuls et les parents accompagnant leur enfant doivent justifier d’une attestation pour les trajets entre le domicile et l’école. Service-Public.fr vous explique comment vous la procurer et quelles sont les conditions pour les collégiens et les lycéens.

Pour se rendre dans leur établissement depuis leur domicile, les écoliers, les collégiens et les lycéens se déplaçant seuls ainsi que les parents accompagnant ou allant chercher les enfants à l’école ou à l’occasion de leurs activités périscolaires, doivent pouvoir fournir un justificatif de leurs déplacements.

Pour les parents et les accompagnateurs

Ils doivent se munir :

  • soit de l’attestation de déplacement dérogatoire (papier ou numérique ). Elle est remplie par le parent ou le responsable de l’élève. Le motif « Déplacement pour chercher les enfants à l’école et à l’occasion de leurs activités périscolaires » doit être coché et la date et l’heure du déplacement doivent être indiquées. Celle-ci est temporaire. Elle est à remplir à chaque déplacement.

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Personnes vulnérables : retour à des critères plus étendus

Qui sont les personnes vulnérables ? Puis-je continuer à bénéficier du chômage partiel ou dois-je reprendre le travail ? Ai-je droit à des masques gratuits ? Les critères de vulnérabilité permettant d’identifier les salariés présentant un risque de développer une forme grave d’infection au virus de Covid-19 sont à nouveau ceux précisés dans le décret du 5 mai 2020. Le Conseil d’État a suspendu les dispositions du décret du 29 août 2020 qui avait restreint ces critères permettant aux salariés de bénéficier du chômage partiel. Une décision a été rendue le 15 octobre 2020 par le juge des référés.

Les salariés les plus vulnérables peuvent être placés en activité partielle sur prescription médicale. Le dispositif de chômage partiel a pris fin le 31 août 2020 pour les salariés partageant le même domicile qu’une personne vulnérable. Cependant, cette mesure est susceptible d’évoluer dans les prochains jours.

Quels sont les critères de vulnérabilité ?

Jusqu’à une nouvelle décision du gouvernement, les anciennes dispositions s’appliquent à nouveau. Vous êtes donc considéré comme vulnérable si vous vous trouvez dans l’une des situations suivantes :

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En Guyane, un couvre-feu évolutif efficace contre la première vague de l’épidémie de Covid-19

Instauré après le confinement, le couvre-feu a été renforcé avec l’augmentation du nombre de cas, puis allégé, évitant une asphyxie totale de l’économie locale.

A la tombée de la nuit, ils viennent de terminer une partie de football sur un terrain sans éclairage, cité des Ames Claires, un quartier de logements sociaux à Rémire-Montjoly, dans la périphérie de Cayenne. Dawson, Jude et Adrien, des adolescents de 15 à 17 ans, ont encore un peu de temps devant eux. Dans quinze communes guyanaises sur vingt-deux, le couvre-feu commence désormais à minuit pour finir à cinq heures du matin.

Fixée à 23 heures à la suite du déconfinement le 11 mai, cette interdiction de sortir et de circuler (sauf dérogation) avait été avancée à 21 heures le 10 juin, puis à 19 heures le 18 juin et à 17 heures le 25 juin, lors de la première vague de l’épidémie de Covid-19. Le week-end, le couvre-feu avait d’abord été décrété du samedi soir au lundi matin, avant d’être étendu au samedi après-midi. « C’était bien pour limiter le nombre de cas », explique Jude, même si « c’était un peu chiant, car les gendarmes tournaient », ajoute-t-il.

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L’apartheid scolaire en Haïti et les effets de la Covid-19

— Par Charles Tardieu, Ph. D. —

Les enfants d’abord

Le professeur et linguiste Robert Berrouët-Oriol a publié récemment un article intitulé : « Le calendrier scolaire de l’apartheid social en Haïti » (Le National, 2020) (1) pour qualifier les propositions de récupération de l’année scolaire 2019-2020 irrémédiablement affectée par les mouvements de protestation politique de septembre à décembre 2019. Puis par la mesure d’urgence sanitaire prononcée pour combattre la pandémie de la Covid-19. Cet article présente de manière innovante la réalité de l’appréciation sociologique, philosophique et économique du système éducatif haïtien qui a plu à certains analystes et a choqué d’autres. Le syndicaliste Georges Wilbert Frank, Coordonnateur général de l’UNOEH (Union des Normaliens et Éducateurs d’Haïti), reprenant à son compte la proposition de Berrouët-Oriol exprime l’idée que les mesures adoptées par le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) concernant l’année scolaire 2019-2020 renforcent l’apartheid scolaire en Haïti.

Jacques Yvon Pierre, analyste et sociologue de l’éducation, traduisant le malaise de certains, remet en question la légitimité du concept d’apartheid le qualifiant de nouveau et se demande de quel type de sociologie de l’éducation relève-t-il : de la macrosociologie ou de la microsociologie.

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A la Guadeloupe, le règne du grand flou

— Par Olivier Lancien —

L’archipel a été placé en zone d’alerte maximale, avec la fermeture totale des restaurants et des bars. Une mesure jugée « disproportionnée » Baie-Mahault (Guadeloupe) correspondance Un coup de massue sur la tête de professionnels de la restauration en Guadeloupe.
Dans ce petit snack de Bragelogne, à Baie-Mahault, commune du nord de Basse-Terre, ce jeudi 24 septembre au matin, c’est un peu le grand flou qui règne. L’entreprise fait de la vente de repas à emporter, mais possède aussi des tables pour le service du midi. Au lendemain des annonces d’Olivier Véran, le ministre de la santé, indiquant que l’île était placée en « zone d’alerte maximale » face au coronavirus, les deux employées, charlotte sur la tête et masque de protection sur le visage, sont inquiètes. « Il faut fermer, mais personne ne parle des modalités. Et nos salaires ? Si ça continue comme ça, on va mettre la clé sous la porte », expliquent-elles.
Les restaurateurs ont le sentiment que leur secteur est pris pour cible par l’État. Déjà, le 11 septembre, la préfecture avait annoncé la mise en place de la fermeture anticipée à 22 heures.

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École, collège, lycée : que faire si votre enfant a des symptômes ou est un cas contact ?

Que faire si mon enfant est un cas contact ? Que se passe-t-il s’il a des symptômes évocateurs du Covid-19 ? Un enseignant doit-il s’isoler s’il a côtoyé un enfant infecté ? Quand une classe peut-elle être fermée ? Sur les recommandations du Haut conseil de la santé publique (HCSP), le ministère de l’Éducation nationale assouplit, à compter du 22 septembre 2020, le protocole sanitaire dans les établissements. Il publie à cette occasion des fiches pratiques à l’attention des parents et des équipes pédagogiques.

Selon la HCSP, les enfants présentent peu de risques de développer une forme grave du Covid-19 et sont peu actifs dans sa transmission. Le risque de transmission existe surtout d’adulte à adulte et d’adulte à enfant et rarement d’enfant à enfant ou d’enfant à adulte. Il survient le plus souvent à l’intérieur de la famille ou lors de regroupements avec une forte densité de personnes. Ainsi, le port du masque par les adultes dans les classes primaires accueillant des enfants de moins de 11 ans vise surtout à protéger les enfants d’une contamination par des adultes porteurs du virus et asymptomatiques.

C’est pourquoi le ministère de l’Éducation nationale a décidé d’alléger les règles , notamment concernant les cas contacts et les conditions de fermeture des classes.

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Des centaines de médecins supplémentaires dénoncent «l’esclavage» de Cuba devant la CPI

Des centaines de médecins cubains ont livré de nouveaux témoignages accusant leur gouvernement de les avoir mis en «esclavage» lors de missions à l’étranger, dans le cadre d’une plainte déposée l’an dernier à la Cour pénale internationale (CPI), ont annoncé mardi 22 septembre des associations de plaignants.

Illustration : Alfred Marie-Jeanne accueillant des médecins cubains en Martinique

Fierté nationale créées après la révolution, les missions médicales cubaines à l’étranger sont aussi devenues l’une des principales sources de revenus du gouvernement de l’île caribéenne grâce à des milliers de soignants dans des dizaines de pays. Mais une plainte déposée en mai 2019 à la CPI accuse notamment l’ex-président Raul Castro et l’actuel, Miguel Díaz-Canel, de crimes contre l’humanité pour «esclavage, persécution et autres actes inhumains».

Le nombre de témoignages versés à ce dossier a bondi à 622 en août, contre 110 lors de son dépôt, a annoncé mardi à Madrid Javier Larrondo, fondateur du groupe des Défenseurs des prisonniers cubains (CPD), porteur de la plainte avec le groupe politique Union patriotique de Cuba (Unpacu). «622 témoignages qui sont identiques, similaires (…) de médecins cubains dans le monde entier» qui ont souffert «d’esclavage», a dénoncé Javier Larrondo.

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Covid-19: 37 personnels soignants militaires envoyés en renfort en Guadeloupe

L’île a été placée mercredi en «zone d’alerte maximale», face à une deuxième vague épidémique qui s’annonce plus meurtrière que la première.

Le ministère des Armées va déployer 37 personnels soignants militaires en Guadeloupe pour aider l’île, placée mercredi en «zone d’alerte maximale» face à une deuxième vague épidémique qui s’annonce plus meurtrière que la première. «En Guadeloupe, nous déployons 37 militaires pour faire fonctionner jusqu’à 8 lits de réanimation: 29 personnels soignants du Service de santé des armées (SSA) ainsi que 8 militaires du régiment médical de l’armée de Terre», a annoncé mercredi soir sur Twitter la ministre des Armées Florence Parly.

Ces personnels soignants rejoindront en fin de semaine le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pointe-à-Pitre «pour soutenir le département dans la gestion de la crise liée à la pandémie» de nouveau coronavirus, selon le ministère. «Seize morts (huit en réanimation et huit hors de réanimation) et plus de 1000 cas en une semaine», un nombre record depuis le début de l’épidémie, rappelait mardi soir la préfecture de Guadeloupe, portant à 42 le nombre total de morts dans l’archipel.

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« Il nous manque de la place, des médecins, du matériel… » : les hôpitaux de Guadeloupe en difficulté face à la résurgence du Covid-19

— Par P.-L.Monnier, A.Husser, S.Marchais —

Vidéo.

En Guadeloupe, les services de réanimation sont saturés. Les autorités ont dû se résoudre à lancer un appel aux médecins et soignants de l’Hexagone pour qu’ils viennent en renfort.

En périphérie de Pointe-à-Pitre, le CHU manque cruellement de place pour les malades. Certains d’entre eux sont installés dans une ancienne cantine. Marc Valette, le chef du service réanimation doit « pousser les murs« . Depuis la mi-août, ses équipes sont sous haute tension. « En un mois, on a fait 80 patients, alors qu’on avait fait 30 patients en deux ou trois mois lors de la première vague. Pour nous, il y a une vitesse d’installation qui est démesurée« , explique le docteur Marc Valette.

La réserve sanitaire mobilisée

L’accueil des urgences Covid est débordée. Les ambulances se succèdent et ramènent jusqu’à 25 patients par jour. « Il nous manque de la place, des médecins, des brancards, du matériel. Il nous manque tout« , soupire Lesly Caneval, infirmière au CHU. La priorité du CHU est de trouver du personnel : entre 50 et 80 soignants sont nécessaires.

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Maintenir les emplois au Centre de Santé Polyvalent de Martinique

— Communiqué de la CGTM Santé —

La CGTM SANTE apporte son plus complet soutien aux salariés du CDSPM, qui depuis le mois de mai 2020, sont mobilisés au travail. Durant cette période de pandémie covid, les salariés ont travaillé pour continuer leur mission de service publique, et maintenir leurs actions en faveur des plus vulnérables.

Nous rappelons, que notre conception du centre de santé médico-social s’inscrit dans la solidarité pour soigner et accompagner la population martiniquaise.

Nous insistons sur l’urgente nécessité que des moyens nous soient alloués à hauteur des besoins de nos services de santé et d’aide à la personne. Le Centre de Santé Polyvalent de la Martinique à apporter une prise en charge globale des martiniquais avec une approche à la fois médicale et sociale.

Le CDSPM est une structure de soins ayant plus d’un siècle d’engagement en matière de santé, sans aucune discrimination, il se veut multidisciplinaire et pluri professionnel, alliant le soin, la prévention, l’éducation sanitaire et thérapeutique.

Nous dénonçons, un CA et une direction, méprisant l’humain favorisant un budget excédentaire.

Le but non avoué est bien de vider le CDSPM de salariés soit disant trop bien payés balayant le côté social et le travail de proximité.

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Test de dépistage et Masques inclusifs

Test de dépistage : quelles sont les personnes prioritaires ?

Un renforcement de la stratégie de dépistage a été mis en place depuis le 11 septembre 2020 : peuvent être testées en priorité les personnes ayant des symptômes, les cas contacts et les personnels soignants ou assimilés. Des plages horaires spécifiques leur sont dédiées dans les laboratoires et les résultats sont disponibles plus rapidement.

Les tests permettent d’identifier les personnes malades et mieux les prendre en charge, de casser les chaînes de transmission du virus et de mieux contrôler l’évolution de l’épidémie. Cependant, les délais d’attente pour procéder à un dépistage et pour obtenir les résultats sont actuellement très importants.

Ainsi, afin que la lutte soit plus efficace, il a été décidé de renforcer les circuits dédiés de dépistage pour les personnes jugées prioritaires : les personnes symptomatiques, celles entrées en contact rapproché avec un porteur ainsi que les personnels soignants ou assimilés qui travaillent en hôpital, dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou à domicile.

Des tentes de dépistage, qui leur sont également réservées, doivent être installées là où il y a des besoins, notamment dans les grandes villes.

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« Trois ans après le cyclone Maria : la solidarité caribéenne victime collatérale du COVID-19 ? »

18 septembre 2017 le cyclone Maria dévastait l’île de la Dominique
ESA Caraïbes : un agenda des sociétés civiles caribéennes pour la solidarité post-catastrophe
Un contexte qui appelle à la solidarité.

Au cours des mois passés, pour faire face aux effets immédiats du confinement, de nombreuses solidarités se sont manifestées, à la Martinique comme ailleurs, pour la distribution d’aide alimentaire aux personnes isolées et en difficulté.
Aujourd’hui encore la société civile martiniquaise, et plus généralement les sociétés civiles caribéennes, doivent se préparer à une solidarité renforcée non seulement sur leur territoires mais aussi avec leurs voisins de la Caraïbe. Quand la vague du COVID-19 se retirera, et que les politiques de lutte contre la pandémie prendront fin, le bilan des dommages économiques et sociaux risque d’être considérable, surtout dans nos territoires où le secteur du tourisme, particulièrement touché, est un pilier de l’activité économique.
Déjà, de nombreux territoires caribéens peinaient à se relever des récentes catastrophes qui les ont frappés. Faut-il les rappeler ? Le 12 janvier 2010, un séisme frappait Haïti avec un des bilans les plus meurtriers jamais enregistrés pour une catastrophe naturelle.

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Santé : femmes, Noirs et musulmans se disent plus souvent discriminés en France

Les discriminations justifient 32% des renoncements aux soins chez les Africains subsahariens, 26% chez les musulmans, 22% chez les Nord-Africains et 13% chez les ultramarins.

Le système de santé français a beau être universel, certains patients ont le sentiment «d’avoir été moins bien traités que les autres», en particulier les femmes, les Noirs et les musulmans qui renoncent par conséquent à certains soins, selon une étude publiée pardi par l’Ined.

Avec son assurance maladie «obligatoire et universelle» et son aide médicale d’État, la France apparaît comme le pays «dans lequel toute la population devrait avoir accès aux soins de santé». Mais l’Institut national d’études démographiques a mis en évidence «des taux de discrimination significativement plus élevés» pour certaines catégories.

Les femmes font ainsi plus souvent état que les hommes d’un «refus de service» ou d’une «qualité de soins inférieure». Idem pour les ultramarins et les immigrés, surtout ceux d’Afrique noire, d’Afrique du nord et de Turquie, par rapport aux personnes nées dans l’Hexagone.

Ces phénomènes «apparaissent étroitement liés» à celui du «non-recours aux soins» : les discriminations justifient 32% de ces renoncements chez les Africains subsahariens, 26% chez les musulmans, 22% chez les Nord-Africains et 13% chez les ultramarins.

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Obésité infantile : « Il faut absolument arrêter d’exposer la jeunesse à la malbouffe »

— Par Vincent Geny —

L’UFC-Que Choisir a sorti mercredi 16 septembre une étude sur l’obésité infantile. Un fléau qui serait intimement lié à la publicité de produits alimentaires. Afin d’y remédier, l’association lance conjointement une pétition visant à interdire la promotion de la malbouffe.

Une épidémie. 17% des enfants sont concernés par l’obésité et le surpoids d’après une étude de l’UFC-Que Choisir sortie ce mercredi 16 septembre. Un chiffre de l’ordre de 3% dans les années 60. Il n’en fallait pas plus pour l’association de consommateurs pour tirer la sonnette d’alarme. Dans cette étude, ils notent que 76% des spots dédiés aux enfants concernent la restauration rapide, les confiseries ou encore le chocolat. Afin d’en finir avec ce fléau, ils ont lancé une pétition pour interdire la publicité de la malbouffe. Marianne a échangé avec le député MoDem Richard Ramos qui a fait de la lutte contre la malbouffe son combat politique.

Marianne : Ce mercredi 16 septembre, l’UFC que choisir a lancé une pétition visant à interdire par la loi les publicités pour la malbouffe. Comment est-elle encadrée aujourd’hui ?

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Les Ultramarins voulant rentrer en outre-mer pas prioritaires pour les tests PCR

Les ultramarins souhaitant rentrer chez eux et actuellement bloqués dans les aéroports faute de tests PCR réalisés dans les 72 heures avant leur vol, ne sont pas prioritaires, a insisté mardi le ministre de la Santé Olivier Véran lors des questions au gouvernement.

Olivier Véran était interrogé par le député PS de La Réunion Philippe Naillet et la députée PCF de Martinique Manuéla Kéclard-Mondésir sur la difficulté pour les voyageurs ultramarins de présenter un test négatif PCR réalisé dans les 72 heures avant le vol, en raison de l’allongement des délais d’obtention d’un rendez-vous et de résultats.

Les compagnies demandent un test PCR négatif réalisé uniquement dans les 72 heures avant le départ alors que certains laboratoires ne sont pas en mesure de fournir les résultats en trois jours.

Le ministre a répondu que «très clairement, la liste des personnes prioritaires pour les tests sont les personnes qui sont symptomatiques, qui sont cas contact, ou des personnels soignants et aides à domicile en contact direct avec des personnes vulnérables». «Nous ne pouvons pas élargir cette liste aux personnes amenées à voyager, car il y a des endroits où même pour les prioritaires, les délais se sont allongés», a-t-il expliqué, invitant «les personnes à anticiper la réalisation de leur prélèvement de l’ordre d’une semaine».

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Big pharma, labos tout-puissants

Sur Arte Mardi 15 septembre à 20h 50.

Enquête sur le pouvoir de l’industrie pharmaceutique raconté à travers les cinq plus gros laboratoires dans le monde, par le réalisateur Luc Hermann

Big Pharma, c’est le titre d’un documentaire de grande qualité qui sera diffusé mardi prochain sur Arte, et qui a pour objet l’un des plus puissants lobbys économiques de la planète, à savoir l’industrie pharmaceutique. Alors que les plus grands laboratoires mondiaux, le géant français Sanofi, les Suisses Novartis et Roche et les Américains Johnson & Johnson, Pfizer ou Gilead se battent aujourd’hui pour trouver un traitement et un vaccin contre le Coronavirus. Cette enquête éclairante, réalisée avant la crise sanitaire du moment, fruit d’un an de travail, fait froid dans le dos et jette un pavé dans la mare de la politique de santé publique. Luc Hermann, réalisateur.

C’est difficile de trouver un interlocuteur dans ces entreprises, qui embauchent pourtant 100 000 employés. On peut imaginer que parmi eux, une personne va accepter de répondre à une interview mais ce sont les services juridiques et pas les services de communication qui vous répondent, par écrit.

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Covid-19 : situation critique en Guadeloupe, le préfet et l’ARS annoncent des mesures complémentaires

La saturation est proche au CHU de Pointe-à-Pitre, où 20 personnes sont en réanimation et 66 malades du Covid-19 sont hospitalisés.

— Par Olivier Lancien —

Au centre hospitalier universitaire (CHU) de la Guadeloupe, dimanche 13 septembre, les patients présentant des symptômes laissant penser qu’ils sont atteints du Covid-19 arrivent de façon régulière. Un premier tri est effectué. Des urgences spécialisées ont été mises en place, distinctes des urgences normales. Une organisation qui découle du « plan blanc » de l’établissement, lancé le 23 août. Aujourd’hui, la situation est critique : 20 personnes atteintes du Covid-19 sont en réanimation au CHU de Pointe-à-Pitre, 66 sont hospitalisées. La saturation est proche.

Pour alerter sur la situation du CHU, son directeur, Gérard Cotellon, a écrit au préfet de région, Alexandre Rochatte, et à la directrice générale de l’agence régionale de santé (ARS), Valérie Denux. Le directeur affirme que la prise en charge des patients atteints du Covid-19 a un impact sur celle des autres malades. Il souhaite des renforts et une plus grande solidarité des « établissements partenaires ». M. Cotellon est soutenu par la présidente du département et du conseil de surveillance de la structure, Josette Borel-Lincertin.

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