Santé

L’actualité de l’Outremer du 25 mai 2020

Une drôle de salade de fruits !

L’autre événement du 22 mai, à Fort-de-France

— par Janine Bailly —

Depuis le déconfinement, et le retour à une vie presque normale, les affiches et publicités qui évoquent la nécessité de se tenir à un mètre minimum de quiconque se multiplient. Et si elle prétendent nous aider à tenir la maladie en respect, elles se voient pourtant reçues avec plus ou moins de bonheur.

Ainsi, ce vendredi 22 mai, la préfecture de Martinique avait publié sur les réseaux sociaux un message appelant ses habitants à respecter cette distance entre chacun. Un visuel légendé « 1 m ou 5 ananas », sur lequel la séparation était donc symbolisée par… cinq ananas  posés entre deux personnages, l’un noir et l’autre blanc, bien pourvus de masques.  Un dessin censé illustrer l’importance de cette distanciation physique, nécessaire pendant l’épidémie de coronavirus. Une affiche qui a paru enjoindre les Martiniquais à compter non en mètres, mais en ananas… Une utilisation du fruit exotique qui n’a pas été du goût de tous !

Suivre l’exemple ? En effet, le 10 avril dernier, la municipalité de Rapa Nui, sur l’île de Pâques, avait  la première utilisé cette comparaison pour rappeler l’importance de ce geste-barrière à appliquer contre le coronavirus.

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Distanciation : le préfet de Martinique retire une affiche jugée raciste

Plusieurs personnes se sont indignées de cette affiche publiée vendredi, qui représente deux hommes, un Blanc et un Noir, séparés par des ananas.

La préfecture de Martinique a fait machine arrière samedi 23 mai, après avoir publié sur les réseaux sociaux la veille une affiche pour illustrer la distanciation physique à respecter pour limiter la propagation du Covid-19, la distance en question ayant été transcrite en ananas. Deux personnages sont représentés : un Noir et un Blanc. Ce visuel a fait polémique sur les réseaux sociaux, avec un tweet remarqué du chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui a qualifié la démarche des services de l’État dans le département d’outre-mer de « honte ».

Lire aussi Déconfinement et gestes barrières : ce qu’il faut savoir

Excuses de la préfecture

Face à ça, les services du nouveau préfet Stanislas Cazelles, ex-conseiller à l’Élysée pour l’outre-mer nommé en février, ont retiré l’illustration. « Nous présentons nos excuses si elle a pu heurter certains d’entre vous. L’unique objectif était de montrer l’importance de la distanciation face à l’épidémie », a écrit le service communication du préfet sur son compte Twitter.

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Coronavirus en Outre-mer : Douze nouveaux cas enregistrés en Guyane

Quatre cas ont été détectés dans la commune de Saint-Georges de l’Oyapock, proche du Brésil, fortement touché par l’épidémie de Covid-19

Douze nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés jeudi soir en Guyane, portant à 249 le nombre de contaminés dans ce territoire de 300.000 habitants, a-t-on appris auprès des autorités.

Quatre cas de plus ont été notamment relevés dans la commune de Saint-Georges de l’Oyapock, proche du Brésil qui est très touché par l’épidémie. Au total, 89 cas sont confirmés dans cette commune de 4.220 âmes, soit 2,2 % de sa population, selon l’Agence régionale de santé.

Une « situation sérieuse », reconnaît Edouard Philippe

Quatre autres cas ont été enregistrés à Camopi, commune amérindienne du Parc amazonien de Guyane, isolée à la frontière fluviale du Brésil, sans axe routier vers le littoral et en proie aux affres de l’orpaillage illégal. Un légionnaire du 3e REI (régiment étranger d’infanterie) et deux piroguiers amérindiens travaillant pour la Légion sont les trois premiers cas positifs au Covid-19 dans cette commune

« Par mesure de précaution, les militaires en contact avec ces trois personnes ont été mis en quatorzaine », a indiqué un communiqué des forces armées, selon lequel « une enquête épidémiologique conjointe entre l’ARS et le service de santé des armées est en cours ».

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Déconfinement : En Martinique, 12 communes autorisées à rouvrir leurs plages

L’autorisation va « du lever du soleil à 11 heures puis de 16 heures à 18h30, pour les activités sportives individuelles »

Enfin un petit bain de mer. Dix communes de  Martinique peuvent rouvrir leurs plages ce jeudi, et deux autres samedi (sur un total de 24 communes), a annoncé la préfecture dans un communiqué, au terme d’une consultation avec les maires.

Cette décision intervient alors que le tribunal administratif de Martinique, qui compte près de 200 cas déclarés de coronavirus et 14 décès, avait rejeté lundi une demande visant à ordonner au préfet de rouvrir ces plages. Le tribunal avait argumenté que l’autorisation nécessitait au préalable « une proposition du maire, ainsi que la mise en place par les communes des modalités et des contrôles de nature à garantir le respect » des mesures barrières. Or, ajoutait le tribunal lundi, « à ce stade, les maires (…) ont réservé leurs réponses alors qu’ils doivent trouver (…) un juste équilibre entre la sécurité sanitaire et la reprise progressive des activités ».

Pas de repas ou de pause sur la plage

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Un petit tour du côté des animaux

France Antilles Junior : Le journal du mercredi s’adresse cette semaine aux plus jeunes, en leur posant la question :  « Pourquoi les animaux sont-ils de précieux compagnons ? ». En réponse, il leur est proposé de découvrir les super-pouvoirs de ces animaux qui nous sauvent, ou qui nous soignent. Mais rien n’interdit aux adultes de regarder l’émission ! En compagnie ou non d’enfants, ou de petits-enfants.

Avoir un animal de compagnie, c’est bon pour la santé ! Cela permet de se sentir moins seul et d’être plus heureux. Car un animal apporte beaucoup d’affection et égaie le quotidien.

Les animaux ont toujours été utilisés par les humains pour les aider à accomplir différentes tâches : se déplacer, se défendre, travailler la terre, détecter des substances interdites ou des explosifs… Aujourd’hui encore, les animaux sont de précieux alliés pour garantir notre sécurité et améliorer notre santé. Les chiens par exemple, jouent un rôle très important lors des opérations de sauvetage. Il existe aussi des chiens d’assistance qui guident les personnes aveugles ou malentendantes, tandis que d’autres sont capables de détecter des maladies.

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Brésil: un peuple indigène isolé victime de «génocide», selon une ONG

Le peuple indigène brésilien Awa Guaja, qui vit isolé au cœur de l’Amazonie, est en train de «subir un génocide», a affirmé mercredi le collectif des Gardiens de la forêt.

» LIRE AUSSI – La déforestation s’intensifie en Amazonie

«Il faut empêcher les incursions dans nos territoires, sinon, les Awa Guaja vont mourir», explique Olimpio Guajaja, responsable des Gardiens de la forêt, dans un communiqué relayé par l’ONG Survival. «Nous devons avertir à nouveau le gouvernement brésilien et la communauté internationale que les Awa Guaja sont en train de subir un génocide», a-t-il insisté.

Activités illégales

Le collectif des Gardiens de la forêt a été fondé en 2012 dans le Maranhao, Etat amazonien du nord-est du Brésil, pour y empêcher les incursions de trafiquants de bois ou orpailleurs illégaux sur des terres censées être réservées aux indigènes. Plusieurs de ces Gardiens ont été assassinés ces derniers mois.

Le collectif s’est fixé pour misson de préserver l’environnement en tentant d’empêcher la déforestation et de protéger des peuples isolés comme les Awa Guaja, près de 400 personnes vivant coupées du monde dans le Maranhao.

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Production et logistique des masques, une tragédie en cinq actes

ANALYSE. En 2010, les autorités étaient prêtes à affronter une épidémie de type grippale. Une série de décisions publiques a depuis laminé ses capacités de réponses.

— Par Aurélien Rouquet, Neoma Business School —

Au début de l’épidémie du coronavirus, l’État n’avait en stock qu’une centaine de millions de masques chirurgicaux et aucun masque FFP2. Alors qu’il n’existait plus sur le sol français de véritable filière industrielle pour produire des masques, l’État a alors réservé les faibles stocks existants aux soignants, et expliqué à la population que le port d’un masque n’était « pas utile ».

Face au risque de pénurie, l’État a passé de multiples commandes en Chine, et a improvisé pour recréer en urgence des capacités de production nationales. Disposant de plus de stocks et capacités, l’État a peu à peu changé son discours, et recommande désormais le port du masque.

La stratégie et le discours de l’État sur les masques ont ainsi été dictés par ses faibles moyens industriels et logistiques. Comment comprendre ce fiasco, alors que le stock de masques était, en 2010, d’1,7 milliard et qu’existait alors en France une usine capable de produire 180 millions de masques dans l’année ?

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Pensions alimentaires : la réforme du recouvrement est reportée

Le service public de versement des pensions alimentaires ne verra pas le jour au 1er juin 2020 comme prévu. Ce service visant à réduire les impayés a été retardé par la crise sanitaire qui a mobilisé le ministère de la Santé et les caisses d’allocations familiales.

— Par Ingrid Feuerstein —

C’est l’un des nombreux effets collatéraux de la crise sanitaire. Le service public de versement des pensions alimentaires ne verra pas le jour au 1er juin 2020, comme le prévoyait la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020. L’Assemblée nationale a adopté ce vendredi un amendement du gouvernement consistant à reporter sa mise en oeuvre « au plus tard le 1er janvier 2021. » La nouvelle date sera fixée par décret.

Le ministre chargé des relations avec le Parlement, Marc Fesneau, présent dans l’hémicycle pour défendre diverses dispositions d’urgence face à l’épidémie de Coronavirus, a expliqué que la crise avait bousculé la mise en oeuvre de cette réforme.

« Les services du ministère des Solidarités et de la Santé ont été massivement redéployés vers la gestion de crise, a-t-il expliqué.

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Le Défenseur des droits s’inquiète d’une stigmatisation des enfants de soignants à l’école

— Par Laurent de Boissieu —

Jacques Toubon, a demandé, jeudi 14 mai 2020, une « intervention » du ministère de l’éducation nationale afin que cesse une « différence de traitement » qui « stigmatise » dans plusieurs écoles maternelles et primaires des enfants des personnels soignants.

Le Défenseur des droits Jacques Toubon a demandé, jeudi 14 mai 2020, dans un communiqué, une « intervention » du ministère de l’éducation afin que cesse une « différence de traitement » qui « stigmatise » dans des écoles maternelles et élémentaires de plusieurs académies des enfants des personnels soignants.

Préciser les directives ministérielles

Selon des parents exerçant une profession médicale, leurs enfants « ont été mis à l’écart dans des groupes distincts des autres élèves et, parfois, affectés dans des établissements scolaires accueillant exclusivement des enfants du personnel soignant ». Jacques Toubon demande donc au ministère de « préciser le sens des directives ministérielles » destinées à limiter le « brassage des élèves », à l’origine de ces décisions.

→ À LIRE. Des députés demandent un statut pour les enfants des soignants morts du Covid-19

« Les enfants du personnel soignant ne doivent pas pâtir des difficultés d’organisation.

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Coronavirus: la protection des peuples d’Amazonie au programme des politiques

Les populations du bassin amazonien sont largement démunies face à la pandémie de Covid-19 qui frappe actuellement le monde entier. Face aux alertes qui se multiplient, plusieurs initatives bilatérales ont été lancées, respectivement par le Brésil et Colombie, puis par le Pérou et de nouveau la Colombie.

Le Brésil, épicentre de la pandémie en Amérique latine, est un des pays les plus atteints au monde par le nouveau coronavirus, avec plus de 13.000 morts et près de 190.000 cas confirmés. Des chiffres largement sous-estimés selon les spécialistes. Et l’Etat d’Amazonas, qui abrite de nombreuses tribus indigènes, a enregistré plus de 300 morts par million d’habitants, presque deux fois plus que l’Etat de São Paulo, selon le ministère de la Santé. Pour protéger ces populations, un juge brésilien a ainsi récemment interdit aux missionnaires d’approcher les peuples d’Amazonie.

► À lire aussi : Le maire de Manaus lance un appel à l’aide internationale

De même, en Colombie, l’Amazonie est le département déplorant le taux le plus élevé de contaminations au Covid-19, avec plus de 90 personnes infectées pour 10.000

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Covid-19 : 20 présidents de sociétés savantes de pédiatrie réclament le retour des enfants à l’école

« Il est urgent de maîtriser nos peurs et d’aller de l’avant pour le bien des enfants. » Dans une tribune cosignée* par les responsables de sociétés de spécialités pédiatriques, le Pr Christophe Delacourt, président de la Société française de pédiatrie, regrette certaines mesures de protection excessives liées à « des craintes souvent non basées sur des faits » et plaide pour « une réouverture pragmatique » des écoles primaires et maternelles.

CONTRIBUTION – Dès le 26 avril, la Société française de pédiatrie et les différentes Sociétés de spécialités pédiatriques prenaient fermement position pour un retour des enfants dans leur établissement scolaire, y compris pour ceux ayant une maladie chronique.

Deux semaines plus tard, alors que le déconfinement progressif est lancé, il faut faire le constat des nombreuses difficultés à une réouverture pragmatique des classes, qui prenne en compte à la fois la nécessité de maintenir les mesures barrières essentielles, et la réalité de l’enfance, faite de spontanéité, de jeux, de rires et de pleurs. Ces blocages sont alimentés par des craintes souvent non basées sur des faits, et aboutissent à des organisations non réalistes, et potentiellement fortement anxiogènes pour les enfants.

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Le coronavirus pourrait ne jamais disparaître, selon l’OMS

Le coronavirus responsable du Covid-19 pourrait devenir endémique et ne jamais disparaître totalement, a prévenu mercredi l’OMS, alors que le bilan des décès approche des 300 000 morts dans le monde.

Le nouveau coronavirus pourrait « ne jamais disparaître » et devenir une maladie avec laquelle l’humanité devra apprendre à vivre, a averti mercredi 13 mai l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que le bilan mondial approche jeudi les 300 000 morts.

Au moment où des pays commencent à lever progressivement les restrictions imposées pour tenter de freiner l’épidémie apparue en décembre en Chine, l’OMS a lancé un message alarmant.

« Nous avons un nouveau virus qui pénètre la population humaine pour la première fois et il est en conséquence très difficile de dire quand nous pourrons le vaincre », a déclaré Michael Ryan, directeur des questions d’urgence sanitaire à l’OMS, lors d’une conférence de presse virtuelle à Genève.

« Ce virus pourrait devenir endémique dans nos communautés, il pourrait ne jamais disparaître », a-t-il insisté rappelant que la rougeole est toujours présente dans le monde alors qu’un vaccin est disponible. Il

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Coronavirus : les fabricants de masques accusés de sexisme

De nombreux équipements de protection seraient trop grands pour les femmes, car conçus pour des visages masculins, explique Numerama.

Les masques de protection ont fait preuve de leur utilité dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. Mais encore faut-il pouvoir les porter correctement. Car un masque trop grand ou trop petit est moins efficace. Et c’est là que le bât blesse : les fabricants adaptent la morphologie de leurs masques à un visage « standard », calculé à partir des tailles et caractéristiques moyennes des hommes européens et américains. Résultat : ils s’avèrent bien souvent inadaptés aux femmes, comme l’explique Numerama.

Soulevée de longue date, cette injustice est plus criante à l’heure où l’utilisation de cet équipement explose. « J’ai été scientifique je suis une femme. Je n’ai jamais pu obtenir un masque adapté à mon visage malgré des tests d’ajustement », déplorait par exemple le docteur Ran Magnusdottir dans un tweet repéré par le site d’actualité sur l’informatique et le numérique. Un sondage réalisé par l’organisme britannique Women’s Engineering Society appuie les dires de l’internaute : 74 % des équipements de protection seraient conçus pour la gent masculine.

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Un monde culturel déterminé et agissant

Emmanuel Demarcy-Mota : Stimuler la pulsion de vie et donner de l’espoir

Emmanuel Demarcy-Mota et la troupe du Théâtre de la Ville sont restés très actifs pendant ces dernières semaines, et comptent bien le rester dans les mois à venir. Voici quelques extraits de La Tribune publiée le 15 mai 2020, dans « Scenweb, l’actualité du spectacle vivant ».

« Tenir parole »

La santé a été notre priorité absolue ces derniers mois. La culture est notre priorité absolue au moment de la sortie du confinement.

Notre pays, certes affaibli, mais modifié profondément, a un désir fort de reconstruction vers un monde différent où la pensée solidaire est au coeur du débat. Pour que notre société puisse reprendre corps, nous voulons proposer un nouveau modèle qui puisse réunir les arts, les sciences et l’éducation avec comme pierre de voûte, l’union entre la santé et la culture. Nous avons souhaité réunir un ensemble d’alliés venus de la santé, de la justice, de l’éducation et des arts, pour créer un nouvel espace de dialogue et coordonner de nouvelles actions.

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Non, le choix d’un langage n’est pas innocent !

Épidémie, langage et réalité, par André Lucrèce

Qui est André Lucrèce ? (Quelques extraits de l’article de Wikipédia, à lui consacré).

Né le 8 juin 1946 à Fort-de-France en Martinique, il est écrivain, poète, critique littéraire et sociologue français.

Remarqué en 1971 par un article sur « Le mouvement martiniquais de la Négritude », publié dans la revue Acoma créée par Édouard Glissant, l’écrivain s’est distingué par un livre sur Saint-John Perse, puis par des articles et des livres sur la littérature antillaise.

(Du théâtre aussi…) Les textes d’André Lucrèce et d’Aimé Césaire ont contribué à la mise en scène d’une pièce intitulée « Aimé Césaire, paroles et silences », pièce jouée et filmée à la Gare Saint-Lazare à Paris, écrite et publiée par José Alpha en 2013, livre également préfacé par André Lucrèce.

Proche d’Aimé Césaire et du philosophe René Ménil, André Lucrèce a préfacé le livre de ce dernier « Pour l’émancipation et l’identité du peuple martiniquais ». Le roman d’André Lucrèce, partiellement autobiographique, « La Sainteté du monde », a donné lieu à une pièce de théâtre sous l’appellation « Lieux publics » mise en scène par José Alpha.

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Ne plus voir les visages n’a rien d’une évidence

« Même s’il est nécessaire, le port du masque brouille énormément les relations sociales » : pourquoi ne plus voir les visages n’a rien d’une évidence

David Le Breton, sociologue et anthropologue, spécialiste du corps et de ses représentations, met en lumière l’importance du visage dans les interactions sociales.

Depuis quelques jours, le visage de la France change. Et le visage des Français également. Avec le déconfinement progressif engagé le 11 mai, le port du masque est obligatoire dans les transports en commun, et quasiment tout le monde en a un. Et dans les rues aussi, la plupart des Français portent ce masque désormais recommandé par toutes les autorités politiques et sanitaires, après qu’on ait dit à une certaine période qu’ils n’avaient pas forcément grand intérêt. Désormais c’est l’instrument indispensable du déconfinement, avec les gestes barrières, contre le coronavirus.

Mais qu’est ce que le port du masque change dans nos rapports sociaux ?Pour y répondre, franceinfo a interrogé David Le Breton, professeur de sociologie et d’anthropologie à l’université de Strasbourg. Il est l’auteur, entre autres ouvrages, Des Visages.

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Face à la maladie, « il faut composer avec les croyances du patient »

— Propos recueillis par Marion Lecas —

Ghada Hatem-Gantzer est gynécologue à l’hôpital de Saint-Denis et médecin-chef de la Maison des Femmes. Elle intervient dans les formations des équipes mobiles franciliennes et leur apprend à se débarrasser de leurs biais culturels pour mieux « faire alliance thérapeutique » avec les patients.

La Croix : Comment les bénévoles des équipes mobiles, mobilisées contre l’épidémie de Covid-19, doivent-ils composer avec les différences culturelles des patients ?

Ghada Hatem-Gantzer : Il n’est évidemment pas possible de connaître toutes les cultures et leurs subtilités. Mais il faut, lorsqu’on se rend chez quelqu’un, se débarrasser de ses préjugés et être prêt à tout entendre. Le plus important est de s’adapter. Quelles que soient les croyances du patient, il faut composer avec, ne pas considérer que ce qu’il dit est stupide, que la seule vérité repose dans la solution hydroalcoolique et le masque, mais partir de ses habitudes.

Ghada Hatem-Gantzer, celle qui répare les femmes

Quelqu’un qui ne jure que par la médecine traditionnelle par exemple, et qui soigne un cancer par des tisanes, ne doit pas y renoncer, l’effet placebo étant important, mais doit l’allier à une chimiothérapie.

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Une aide exceptionnelle de solidarité pour les foyers les plus modestes

Pour soutenir les foyers démunis ou modestes face aux difficultés financières liées à la crise sanitaire causée par l’épidémie de covid-19, une aide exceptionnelle de solidarité leur sera versée le 15 mai 2020. Celle-ci est proportionnelle au nombre d’enfants. Les bénéficiaires et les montants ont été définis dans le décret n° 2020-519 publié au Journal Officiel du 6 mai 2020.

Cette aide sera versée automatiquement aux personnes qui y ont droit, en une seule fois, le 15 mai 2020 par les caisses d’allocations familiales, les caisses de la mutualité agricole ou Pôle Emploi. Elle s’ajoutera aux aides sociales versées mensuellement toute au long de l’année.

Qui peut en bénéficier ?

Les personnes concernées par cette aide financière exceptionnelle de solidarité sont les bénéficiaires des prestations sociales suivantes :

  • Allocation de solidarité spécifique (ASS),
  • Prime forfaitaire pour reprise d’activité,
  • Allocation équivalent retraite (AER),
  • Revenu de solidarité active (RSA),
  • Revenu de solidarité (RSO)
  • Aide personnelle au logement s’ils ont au moins un enfant à charge.

Montant de l’aide exceptionnelle

Cette aide exceptionnelle est de 150 euros pour les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de la prime forfaitaire pour reprise d’activité, de l’allocation équivalent retraite (AER) ou du revenu de solidarité (RSO) à laquelle s’ajoute 100 euros supplémentaires par enfant à charge.

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Covid-19 : les minorités ethniques paient un prix sanitaire démesuré

Des études aux États-Unis et au Royaume-Uni, où la collecte des statistiques ethniques est autorisée, montrent que les minorités afro-américaines ou asiatiques ont jusqu’à quatre fois plus de risques de mourir du Covid-19 que la population blanche. Une inégalité ethnique encore mal comprise.

Le Covid-19 est-il raciste ? Les preuves statistiques démontrant que les minorités ethniques aux États-Unis et au Royaume-Uni paient un tribut beaucoup plus lourd au coronavirus que les autres commencent à s’accumuler. Ainsi, au Royaume-Uni, les patients d’origine africaine ou caribéenne admis à l’hôpital après avoir été contaminés par le virus ont quatre fois plus de risques de mourir de la maladie que les « Blancs », selon les données du National Health Service (NHS) – l’administration sanitaire britannique – publiées jeudi 7 mai. Le constat est le même, quoique de manière moins marquée, pour les individus d’origine asiatique.

Une autre étude, publiée par des chercheurs de l’université de Glasgow le 30 avril, révèle qu’au-delà de la mortalité, le risque d’être frappé par le virus est largement supérieur lorsqu’on appartient à une minorité ethnique.

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De bonnes nouvelles, pour que fleurisse l’espoir !

À chacun ses soucis… Certes, la relance du tourisme fait partie des nécessités économiques, que l’on ne peut nier. Le secteur du tourisme représente en effet 7,4% du PIB en 2019, et emploie environ 2 millions de personnes. Cependant, force est de constater que certains peuvent songer déjà à leurs vacances d’été, quand d’autres doivent d’abord assurer leur existence, au jour le jour ; ou chercher comment assurer un avenir compromis par la crise sanitaire actuelle. 

Reprise des activités touristiques : le cas de la Martinique

De Veille-info-tourisme, 5 mai 2020 : « … Le secteur qui paraît le plus touché est le secteur du tourisme, qui pèse environ 2 % de la valeur ajoutée totale produite en Martinique. L’arrêt de la saison de croisière, mais surtout l’arrêt des rotations aériennes ont contraint la quasi-totalité des acteurs du marché — hôtels, tours opérateurs, agences de voyages, plateforme de réservation — à cesser leur activité. »

Plan de sauvetage : Le gouvernement s’est réuni ce jeudi à Matignon en Comité interministériel, pour porter secours au secteur du tourisme, durement touché par la crise sanitaire, et érigé en “priorité nationale”.

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Aux États-Unis, une « querelle » de Présidents 

Critiqué par Barack Obama, Donald Trump se déchaîne sur Twitter

“Les deux personnes les plus admirées des États-Unis” se livreraient sur les médias à un affrontement sérieux, dans le contexte de la pandémie, et des futures élections présidentielles de novembre.

Les États-Unis, qui approchent les 80 000 morts, sont avec plus d’un million de cas confirmés le pays au monde le plus touché par le Coronavirus. Récemment, Barack Obama s’en est pris vertement à la façon dont Donald Trump gère la crise sanitaire. L’ancien Président des États-Unis a estimé que, si « la situation aurait été compliquée pour le meilleur des gouvernements », la gestion de la pandémie par son successeur a été « anémique et inégale », avant de conclure : « Mais là, c’est tout simplement un désastre chaotique absolu ».

Cette critique, la plus explicite à ce jour de sa part, l’ex-Président démocrate l’a faite vendredi soir, lors d’une conversation téléphonique d’une demi-heure avec d’anciens collaborateurs de son gouvernement, dont “Yahoo News” s’est procuré un enregistrement repris en boucle par les médias américains.

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Coronavirus : les aides à domicile déçues de ne pas bénéficier de prime

Alors que le gouvernement va débloquer 475 millions d’euros pour verser une prime aux personnels des Ehpad, rien n’a été annoncé pour le secteur des services à domicile.

— Par Nathalie Silbert —

Les personnels des maisons de retraite sont en première ligne depuis le début de la pandémie de coronavirus. Tous les soirs, ils sont applaudis par des milliers de Français, au même titre que les soignants des hôpitaux. Comme ces derniers , ils sont désormais eux aussi assurés de recevoir une prime exceptionnelle défiscalisée « pour valoriser leur engagement sans faille pendant la crise », selon les mots du ministre de la Santé. Olivier Véran en a dévoilé ce jeudi les modalités à l’occasion de la présentation du plan de déconfinement par le Premier ministre, Edouard Philippe.

Cette prime concernera « tous les personnels » d’Ehpad et sera versée « dans les prochaines semaines ». Elle s’élèvera à 1.500 euros dans les 33 départements où l’épidémie aura été la plus forte et à 1.000 euros dans les autres. Au total, le gouvernement va débloquer 475 millions d’euros de crédits supplémentaires pour les Ehpad.

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Pas de reprise au rabais!

— Communiqué du SNUEP-FSU Martinique aux responsables de l’Ecole. —

Le SNUEP-FSU Martinique a tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises, sur les conditions du retour des Personnels dans les établissements scolaires.

Pas plus tard que cette semaine, en visioconférence avec tous les partenaires de l’Ecole, nous avons indiqué qu’il n’était pas question que l’on s’affranchisse de respecter le protocole national, (dans l’attente du fondamental cadrage sanitaire académique).

Nous avons répété que ce protocole se destine aussi bien aux élèves qu’à tous les Personnels.

Malheureusement, nous avons appris avec effroi, que des Personnels, les plus précaires d’entre nous et c’est tout sauf un hasard, (il est bien difficile pour eux d’exiger leurs droits), ont repris le travail, sans matériel de protection et sans que leur lieu d’exercice n’ait été nettoyé.

Le SNUEP FSU Martinique rappelle à tous ces responsables, en quête manifestement, de la timbale de l’établissement qui aura repris le plus vite, qu’ils n’ont pas le droit de jouer avec la santé des Personnels.

Le SNUEP-FSU Martinique exige que l’établissement soit nettoyé dans les modalités du protocole, préalable de toute reprise, et non pas tout juste dépoussiéré.

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De la solidarité nécessaire, à la Martinique en temps de confinement

Entretien avec Patrick Domergue : de nouvelles pauvretés vont se faire jour

France-Antilles, entretien Virginie Monlouis-Privat, dimanche 10 avril, 

Patrick Domergue est Délégué diocésain à la Charité, et Secrétaire général du Comité Diocésain de la Solidarité et de la Charité (CDSC).

F.A : Pendant le confinement, les plus fragiles continuent à être accompagnés par le diocèse. Quelles sont vos priorités ?

Les chrétiens, durant la pandémie du Corona virus, sont plus que jamais en lien avec leurs semblables. Ils sont au quotidien auprès des personnes en situation de précarité, des personnes âgées, isolées, des personnels soignants, des malades, des personnes en souffrance et en détention à la prison de Ducos. Il n’y a pas de priorité à proprement parler. Nous ne choisissons pas nos bénéficiaires. Ce sont des personnes qui viennent vers nos associations, soit parce qu’elles reconnaissent notre travail ou qu’elles ont été orientées tout simplement. Ce sont les chrétiens engagés au sein des associations chrétiennes, des aumôneries, des pastorales qui interviennent auprès de ces personnes. Mais c’est toute la communauté chrétienne qui participe à cette solidarité, dans nos quartiers, dans nos cités, dans nos familles, car la foi en Jésus-Christ conduit à l’amour du prochain.

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