Université

Où sont passés les millions de l’université des Antilles ?

— Par Émilie Lanez —
uag_ceregmiaUne enquête judiciaire ouverte en avril 2014 cherche à savoir où sont passés 10 millions de subventions. Trois professeurs ont déjà été sanctionnés.
À quoi ont servi les subventions versées par Bruxelles à un laboratoire de recherche de l’université des Antilles ? Telle est la question posée par l’instruction judiciaire, ouverte en avril 2014, sur signalement de la Cour des comptes. Le Ceregmia (centre d’étude et de recherche en économie, gestion, modélisation et informatique appliquée) est un des laboratoires de recherche de l’université des Antilles, dirigé depuis trente ans par Fred Célimène, professeur des universités. Et depuis dix ans, la Cour des comptes, l’Inspection générale de l’Éducation nationale ainsi que le Sénat multiplie..

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Parano

— Par Michel Herland —

logo UACe texte est-il l’œuvre d’un fou ou d’un homme aux sens rassis victime d’une conspiration bien réelle, au lecteur d’en décider.

Je suis de plus en plus inquiet quant à mon état psychique : cette impression de plus en plus obsédante de vivre dans un monde impossible né de me seuls phantasmes, comme si j’étais cerné par des êtres maléfiques, des ennemis dont j’ignore les motivations, qui s’acharnent à me faire du mal. J’essaye de me ressaisir, de revenir à la réalité d’un monde normal où les gens ne s’intéressent pas particulièrement à moi, où chacun vit à sa guise sans chercher à me nuire. Rien n’y fait : chaque fois que je crois être sorti du cauchemar, un nouvel événement surgit et je replonge dans mon délire. Tout a commencé d’une manière relativement anodine. Je n’étais même pas directement visé. Deux collègues, deux professeurs de mon université (s’il est vrai que je suis moi-même universitaire à la retraite mais je ne suis plus sûr de rien) ont été accusés de malversation dans la gestion de leur centre de recherches, suspendus de toutes leurs fonctions à l’université et interdits de se présenter sur le campus.

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Ba mwen lajan mwen… souplé !

— Par Jala —

jalaLettre à mes débiteurs

Ba mwen lajan mwen… souplé !
Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin, elle se casse ! Ce proverbe illustre bien mon état d’âme actuel.
En effet voilà quelques années, que je suis chargée de cours à L’Université des Antilles, Campus de Schœlcher, en licence LCR (Langue et Culture Régionales) et j’ai du mal à me faire régler mes honoraires ! Le travail est fait, les dossiers sont remplis et fournis. J’ai déjà réclamé… mais rien ne bouge !
J’ai à ma charge 96 heures par an, oui PAR AN ! Au début c’était assez bien, j’étais payé avec un ou deux mois de retard… et puis voilà ! Les cours c’est de septembre à mai et on vous paye le tout en une ou deux fois vers juillet, avec une fiche de salaire ! Mais là, ça commence à faire long ! L’année 2014-2015 ne m’a toujours pas été payé !

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Soutien aux publications scientifiques francophones

Appel d’offres 2016 pour le soutien aux publications scientifiques francophones

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L’Agence universitaire de la Francophonie soutient la production scientifique francophone, en aidant notamment chaque année de nouveaux ouvrages, numéros spéciaux de revues ou actes de colloques. Un appel annuel est lancé vers le mois de septembre jusqu’au 31 janvier, pour des propositions d’ouvrages pouvant être publiés dans l’année académique suivante (entre le mois d’août de l’année de l’appel et le mois de juillet de l’année suivant l’appel). Un comité éditorial, composé de membres du conseil scientifique de l’AUF, choisit les publications qui bénéficieront des aides de l’AUF.

L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) lance un appel à projets pour soutenir des publications scientifiques francophones.

Contexte et objectifs de l’appel d’offres

Cet appel s’inscrit dans le cadre du chantier « recherche » de la programmation quadriennale 2014-2017 de l’AUF qui prévoit de favoriser le développement d’équipes de recherche internationales engagées dans des problématiques émergentes et de renforcer les réseaux universitaires afin de favoriser l’innovation et le renforcement de la pertinence sociale, scientifique et technologique des résultats de la recherche.

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Lettre ouverte à Madame la Présidente de l’UA

— Par Michel Herland —

angry-1Madame la Présidente, chère collègue,

Vous me laisserez, n’est-ce pas, utiliser les formules de politesse en usage dans le monde universitaire. Vous ne comprendriez pas, n’est-ce pas, que j’agisse autrement, comme je n’ai pas compris que vous me donniez du simple « Monsieur » dans la lettre que vous m’avez adressée récemment et à laquelle je reviendrai. Mais sans doute aviez-vous vos raisons.

Il y a tellement de choses que je ne comprends pas dans vos agissements, Madame la Présidente et chère collègue. La première tient justement à ce titre de « Présidente » dont je n’aurais pas imaginé que vous teniez à vous en charger aussi tôt. Ignoriez-vous la règle suivant laquelle l’un des trois départements représentés au sein de ce qui était encore l’UAG ne saurait « confisquer » la présidence, et que trois présidents successifs issus de la Martinique c’était trop, beaucoup trop pour l’équilibre de l’institution ? Que donc vous auriez dû vous interdire de vous présenter, afin de ne pas risquer d’être élue ?

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Scène de racisme à l’envers – Décryptage (1)

photo_campusUn « blanc-métro » victime d’une agression raciste en Martinique. Certains trouveront peut-être des excuses : qu’il « l’avait bien cherché » (voir plus loin le récit de l’action) ou que, en tout état de cause, ce qui lui est arrivé n’est rien à côté de tous les actes racistes dons sont victimes les Antillais en France. Le premier argument (« il l’avait bien cherché ») revient à entériner la force sur le droit. Le second est plus pernicieux car si les Antillais revendiquaient le droit de se montrer racistes chez eux, ils n’auraient plus d’argument véritable à opposer à ceux qui se montreraient raciste à leur encontre ailleurs. Mais examinons le cas d’espèce.

À l’entrée du campus de Schoelcher, Université des Antilles, le 26 mai 2015, vers 15h.

Le contexte : ce jour-là prenait fin la sanction pesant sur deux professeurs de sciences économiques de l’université. Ces deux professeurs étaient donc légalement autorisés, pour la première fois ce jour-là après douze mois de « suspension administrative », à réintégrer leur poste, et donc, concrètement, à pénétrer à nouveau sur le campus, à retrouver leur bureau et à reprendre leurs fonctions d’enseignants-chercheurs.

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Vous, les « patriotes », qu’avez-vous fait?

— Par Catherine Conconne —

martinique_drap-2Ils sont là, à tourner au-dessus de l’actualité qui les laisse dans la désespérance de l’indifférence, à épier la moindre occasion de sortir leur sifflet rouillé pour critiquer, fustiger, incendier. Ces donneurs de leçons se découvrent brusquement des dons de lucidité retrouvée sur la perception d’un pays. Brusquement, voilà qu’ils auraient découvert que gérer un pays uniquement sur la base de la distribution d’aides sociales et de billets d’avion n’était pas une vision moderne du développement, ni une volonté politique affichée de contribuer au progrès dans le respect et pour la dignité de leurs compatriotes.

Mais les échéances électorales approchent et il faut bien se donner une existence, un semblant de contenu, se faire entendre, à défaut d’être écoutés. Pourquoi pas, on pourrait dire. Tout cela relève du jeu démocratique.

Mais tout de même, j’ai envie de dire, débattons, critiquons, fustigeons mais sachons garder raison et décence. Ma grand-mère dirait volontiers « tiré ti brin la si bô zyé ou… ».

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Deux ministres des Outre-mer complices du démantèlement de l’UAG

— Par Alfred Marie-Jeanne —

uagExtraits de l’intervention d’AMJ devant l’Assemblée nationale : Plus spécifiquement, c’est l’Université des Antilles et de la Guyane qui s’est lézardée il n’y a pas si longtemps.
Pareil à un tsunami, ce démantèlement continue de faire des vagues annonciatrices de possibles destructions nouvelles.
Pour preuve manifeste, la création de l’Université des Antilles se fait au forceps dans une ambiance délétère, renversante, frisant le schizophrène.
Ma crainte légitime, au regard des manœuvres mises en œuvre, des déclarations menaçantes proférées, c’est d’assister dans de telles conditions à l’accouchement d’une Université croupion, d’une Université avorton.
Cette manière de procéder me laisse pantois mais pas sans voix.
A ceux qui font mine d’oublier, un bref rappel historique s’impose. L’UAG, une Université des Outre-Mer a été amputée avec l’appui délibéré de deux Ministres issus des Outre-Mer.
C’est surprenant et paradoxal.
Ils n’ont même pas eu la décence ni la claire voyance de laisser perpétrer ce mauvais coup par d’autres.
Qui plus est le parlementaire que je suis et avec moi bien d’autres ont été mis devant le fait accompli.

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L’homme aux paroles de fiel et de miel

— Par Daniel Boukman, écrivain, militant culturel —

mediapart_uagLe mardi 28 avril 2015, France-Antilles publiait, sous le titre « Crise à l’Université – Médiapart manipulé ? » , un article – mélange de miel, de fiel et de narcissisme-dont l’argumentation est un énième nuage de fumée visant à dissimuler des malversations dont les protagonistes espèrent échapper aux sanctions judiciaires qu’ils méritent.

Le narcissisme

L’auteur de cet article en 5 colonnes, consacre trois quarts de celles-ci à une mise en vitrine de son passé d’ex-militant, tout en faisant silence sur ses saute-moutons politiques (1). Il se vante d’avoir connu Alain Plenel (2) le père d’Edwy Plenel, le directeur de Médiapart, dont il raconte avec une indécente complaisance leur compagnonnage trotskiste.

Le miel

« Je tiens, écrit-il dans ce France-Antilles, Edwy Plenel que j’ai connu enfant – il avait 7-8 ans – pour le digne fils de son père » Et plus loin « Je tiens surtout Edwy Plenel pour un des meilleurs journalistes de sa génération, l’un des mieux informés et aussi l’un des plus courageux » .

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« Université dépecée, jeunesse bousillée »

—Par Lisa David —

Aux cris de « Université dépecée, jeunesse bousillée », « ratification de l’U.A mais dératisation », brandissant leurs pancartes, ils se sont fait voir et entendre, pour que l’Université des Antilles soit enfin ratifiée. Ils n’étaient pas très nombreux les étudiants, universitaires et représentants syndicaux qui sont venus à l’aéroport Aimé Césaire où l’avion du Président de la République, François Hollande, s’est posé à minuit ce 8 mai. Le Député Alfred Marie Jeanne est resté à coté d’eux pour attendre l’arrivée du Président. Le Sénateur Serge Larcher, un des auteurs du rapport sénatorial qui souligne les malversations du CEREGMIA, s’est arrêté pour échanger avec les manifestants. Le Député et président du Conseil Régional Serge Letchimy, est passé dans sa voiture, vitre fermé. Le Président ne les a ni vus, ni entendus, tout avait été prévu pour que les problèmes de la jeunesse martiniquaise ne viennent pas perturber son voyage de pré-campagne pour 2017⋅

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Écouter l’interview de Corinne Mencé-Caster

 

Ils avaient choisis de s’installer non loin de la salle de l’ancien aéroport, où les élus, les journalistes tous officiels, étaient conviés pour aller faire la coutume au Président de la République.

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Corinne Mencé-Caster est une femme d’honneur et de courage, une démocrate

Écœurant article d’Édouard Delépine contre Corinne Mencé-Caster

mence_caster— Par Maurice Belrose —

L’article de 8 pages publié récemment par Mediapart sur l’affaire CEREGMIA et dont « Justice » a fait une présentation commentée dans son numéro du 30 avril, a provoqué l’ire d’Edouard Delépine, lequel a publié le 29 avril, dans « France-Antilles » [et Madinin’Art] un article écœurant mettant en cause la présidente de l’université des Antilles et de la Guyane, Corinne Mencé-Caster.

L’article est intitulé « Crise à l’université, Médiapart manipulé? » Ce qui frappe d’emblée dans ce titre, c’est le point d’interrogation, signe du manque de courage du cher Edouard, qui n’ose pas affirmer catégoriquement que Mediapart a été manipulé tout en laissant entendre subtilement qu’il y a eu manipulation. Notre historien et dirigeant PPM révèle qu’il a connu Edwy Plénel, le directeur de Médiapart, alors que celui-ci « avait 7-8 ans », et il évoque l’époque lointaine où ils vendaient à la criée le « journal trotskiste Rouge », dans lequel, lui Delépine, publiait des articles signés Andrès Lerouge.

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L’Université de Guyane, c’est enfin maintenant

— Par René Ladouceur —

universite_de_guyaneEn 1967, Jean-Jacques Servan Schreiber, dans son célébrissime livre Le Défi Américain, pronostiquait avec 13 ans d’avance l’irruption du micro-ordinateur et démontrait que « l’arme absolue » mise en œuvre par les Américains pour dominer le monde était l’investissement dans les universités. « L’Amérique tire en ce moment un profit massif du plus rentable des investissements : la formation des hommes« , écrivait ce visionnaire, qui dirigeait alors l’hebdomadaire l’Express. A l’époque, voici 48 ans, les Etats-Unis comptaient déjà 45% d’une génération diplômée de l’enseignement supérieur. Aujourd’hui, la France commence à peine à atteindre ce chiffre.

Pour ce qui est de la Guyane, son université a été créée le 1er janvier dernier. Curieusement, l’atmosphère d’allégresse qui a accueilli l’annonce de cette création s’est peu à peu transformée en climat on ne peut plus serein. L’Université de Guyane n’a toujours pas été inaugurée mais elle se structure. Calmement, tranquillement, sereinement, presque discrètement. Silence, on travaille. Les recrutements du personnel administratif comme ceux du personnel enseignant vont bon train, comme si l’université avait spontanément intégré sa feuille de route, à savoir une université éperdument guyanaise, à la fois française et sud-américaine, arc-boutée sur les problématiques géostratégiques, culturelles, sociales, économiques, historiques ; une université résolument tournée vers le plateau des Guyanes, les réseaux internationaux et vers la construction d’avenir pour les jeunes lycéens, pour les étudiants, pour notre compétitivité, notre réussite socio-économique.

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UAG vs Ceregmia : le Canard s’en mêle

canard_ceregmiaExtraits « Le Canard Enchaîné » 6 mai 2015 :

« Députés écumants »

Christophe Prémat, le rapporteur PS du texte se sentant désavoué, préfère démissionner : « On m’a fait comprendre qu’il y avait un accord politique avec les grands élus datant de juillet… »

Le député UMP Patrick Hetzel se montre tout aussi dégoûté : « Lurel considère que l’université, c’est sa chose…»

La députée Isabelle Attard renchérit : « Je déteste que l’Assemblée soit prise en otage par les intérêts d’élus locaux, de notables, qui donnent le sentiment de ne pas vouloir faire le ménage. »

Certains craignent que ce ne soit le préalable d’une ultime partition en deux facs séparées de Guadeloupe et de Martinique. Voila qui promet pour la nouvelle lecture de ce texte de loi sur l’université des Antilles, le 21 mai !
A cette bagarre institutionnelle s’ajoutent de vilaines histoires d’argent. Ainsi les dérives financières d’un labo économique de la fac à Fort-de-France, le Ceregmia, ont été décrites depuis 2003 dans des rapports successifs de la Cour des comptes, de l’Inspection générale de l’Éducation nationale et même du Sénat!

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Crise à l’université, Médiapart manipulé ?

— Par Edouard de Lépine —
mediapart_manipQuelques jours après le passage à la Martinique du directeur de Médiapart, Edwy Plénel, a paru dans ce journal un curieux article sur l’Université des Antilles. Cet article met gravement et nommément en cause Fred Célimène pour lequel j’ai le plus grand respect, entre autres à cause de l’énorme travail qu’il a réalisé en un peu plus d’un quart de siècle, à l’intérieur de l’Université et aux alentours, dans la Caraïbe. Un travail que je suis naturellement prêt à comparer avec celui de n’importe lequel de ces conjurés d’un gran sanblé qui n’ose pas dire son nom. À commencer par la seule performance de celle qui n’aura mis que quelques mois à casser l’Université des Antilles-Guyane que nous avions mis un demi-siècle à construire.
Ému et surpris par les premiers articles parus dans Médiapaart et repris dans la presse locale, j’avais adressé au directeur de ce journal que j’ai la chance de connaître, à une adresse probablement inexacte, un document qu’il n’a manifestement pas reçu.

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Le gouvernement joue la montre face au scandale de l’université des Antilles

—Par Lucie Delaporte (in Mediapart) —

montre_crabe-2L’enquête judiciaire sur les colossaux détournements de fonds à l’université des Antilles progresse malgré de multiples pressions et intimidations. Indirectement mis en cause, les deux présidents (socialiste et apparenté) de la région Martinique et de la Guadeloupe s’activent. Et le gouvernement aussi.

Qui a intérêt à étouffer le scandale des colossaux détournements de fonds à l’université des Antilles ? En mai 2014, Mediapart révélait les contours de cette affaire aux multiples ramifications politiques et dans laquelle près de 9 millions d’euros de subventions européennes accordées à un laboratoire de l’université se sont « évaporés ». Depuis un an, une information judiciaire est ouverte pour « détournement de fonds publics » et « escroquerie aux subventions en bande organisée » concernant les fonds européens perçus par le Ceregmia, laboratoire de l’université des Antilles.

L’affaire a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée qui gère ce type de dossier, « compte tenu du caractère systématique et de la gravité des infractions, compte tenu aussi des complicités et des complaisances importantes », expliquait à l’époque le procureur de Fort-de-France, Éric Corbaux.

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Pour une université des Antilles

— Par Guy Lordinot et Alfred Almont —
universite_des_antillesDans un contexte préoccupant pour l’avenir de l’université en Guadeloupe et en Martinique, qui suscite à juste titre la mobilisation des enseignants-chercheurs, des personnels et des étudiants, les parlementaires français sont appelés à se pencher sur l’installation de l’Université des Antilles. C’est pourquoi les anciens parlementaires que nous sommes et qui avons activement travaillé à la construction de l’institution universitaire dans la région, entendons apporter notre point de vue sur le projet de loi portant transformation de l’Université des Antilles-Guyane (UAG) en Université des Antilles (UA).
Car il nous apparaît désormais urgent de réaliser une juste combinaison de l’autonomie de chaque pôle régional et, à travers la solidarité, la mise en commun des moyens et compétences. L’autonomie des pôles répond en effet à une nécessité mais ne saurait mettre en cause la cohésion et la vitalité de notre ensemble universitaire dans notre zone géographique.
Pour tenir compte de notre singularité, nous avions à cet égard pris soin de veiller à ce que la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU) soit adaptée à l’Université des Antilles-Guyane de manière à favoriser, en particulier, une gouvernance largement représentative ; c’est ainsi qu’une mesure dérogatoire du droit commun est intervenue à cet effet à travers l’ordonnance du 31 janvier 2008.

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La «néolaïcité» ou le risque d’amalgame

— Par Stéphanie HENNETTE-VAUCHEZ (Enseignant et chercheur à l’UFR droit et science politique de l’université Paris-­Ouest-Nanterre-La Défense), Marielle DEBOS (Enseignant et chercheur à l’UFR droit et science politique de l’université Paris-­Ouest-Nanterre-La Défense) et Abdellali HAJJAT (Enseignant et chercheur à l’UFR droit et science politique de l’université Paris-­Ouest-Nanterre-La Défense) —

hijab-3TRIBUNE

Deux mois après les tueries de Charlie Hebdo, de Montrouge et du supermarché Hyper Cacher, la laïcité – plus précisément une néolaïcité – est au centre des débats publics. Le cadrage «néolaïque» s’est encore imposé. Des acteurs politiques de droite comme de gauche établissent un lien entre les attentats de janvier et de supposées menaces sur la laïcité.

Le 18 février, monsieur Eric Ciotti dépose à l’Assemblée nationale la proposition de loi visant à étendre le principe de laïcité aux établissements publics d’enseignement supérieur; et lundi 2 mars, madame Pascale Boistard, secrétaire d’Etat aux Droits des femmes, renchérit, estimant qu’il n’est pas certain que le voile ait sa place à l’université.

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Etudiant(e)s de Gaudeloupe et de Martinique, nous voulons la sérénité!

Motion du Conseil des Élu(e)s Étudiant(e)s de l’UA

sereinNous, les élus des étudiants du Pôle Guadeloupe et du pôle Martinique, de manière unanime, déplorons les évènements que nous traversons actuellement au sein de l’UA. Nous ne prnons part à aucun conflit, àa aucun préavis degrève, et à aucune motion signée par l’intersyndicale qui pourraient par la suite handicaper notre vie étudiante. Nous EXGEONS que les choses s’améliorent et que les étudiants soient plus concertés sur l’avenir institutionnel de notre !université. Notre but n’est pas politique mais il est motivé par notre envie de défendre avant tout l’intérêt des étudiants de notre institution.
Nous sommes tout à fait conscients de la qualité des formations qui nous sont délivrées au sein des pôles, et nous louons les compétences d’enseignement dont font preuve nos divers enseignants.
Nous tenons à réussir, nous tenons à notre éducation et nous tenons à notre Université. Notre objectif est d’étuduer dans une ambiance sereine avec l’objectif de nous insérer professionnellement.

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De Gouges face aux goujats…

— Par Cécile Bertin-Elisabeth —

olympe_de_gougesLaissez-moi vous conter une histoire, celle de la Révolution et des droits de l’homme…
Liberté, égalité, fraternité… Vous connaissez ?
Tiens, où sont passés les « E » : LibertéE, égalitéE, fraternitéE, masculinisés ? Virilisés ou étouffés ? Guillotinés eux aussi, sacrifiés à l’autel d’un masculin qui se prend pour le divin ?
Université, sans E aussi ? Une université, deux îles : Guadeloupe et sa Vierge de Guadalupe, Martinique de Matinino, l’île aux femmes, une Guyane et le coeur de Soeur Javouhey ?… Tous ces féminins Unis Amis Grandis.
Liberté, égalité, fraternité… Vous connaissez ?
*1789. Oui, bien sûr, la Révolution française et surtout la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Qui ne connaît pas ? Qui se soucie que les femmes ne votent pas ?
*1791 : La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. D’où me sortez-vous ça ? Connais pas…
Mais si, rappelez-vous : Olympe de Gouges, celle qui a eu l’audace d’affirmer : « La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune » …
Cette phrase, vous la connaissez, vous qui semblez l’inverser en ces temps troublés où vous criez à gorge déployée « Haro sur Mencé!

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Refus d’opposer jeunesse guadeloupéenne et martiniquaise!

nilorQuestion du député Jean-Philippe Nilor à Najat Vallaud-belkacem, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Madame la ministre, j’associe les députés Alfred MARIE-JEANNE et Bruno Nestor AZEROT à ma question. La récente mise sous tension du pôle universitaire Guadeloupe témoigne de l’exécution des menaces de démantèlement proférées dans cet hémicycle lors de l’examen du projet de loi relatif à l’Université des Antilles.

Le mode opératoire est identique à celui précédant l’amputation du pôle Guyanais, avec une ministre ou un ex-ministre aux manettes qui manipule les chiffres, excite les syndicats, attise les rivalités pour provoquer l’éclatement.

Résultat, la répartition du budget de l’ordre de 60% pour la Guadeloupe et 40% pour la Martinique, qui avait fait l’objet d’une large concertation et qui permettait aux deux pôles de vivre, est aujourd’hui dénoncée par un pôle Guadeloupe chauffé à blanc.

Reconnaissons que la proposition du « ticket à trois »*, votée par le Sénat et validée par notre commission des affaires culturelles est lumineuse, même si elle vient de la droite.

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L’UA, encore et toujours dans les limbes

— Par Michel Tondellier —
campus_shoelcherLe 18 février, plusieurs organisations syndicales publiaient en urgence un commu- niqué de presse visant à alerter la communauté universitaire, les élus et la populations sur les risques que faisait courir à la future Université des Antilles le vote de transformation de l’UAG en UA, plus un mois et demi après la création officielle de l’Université de Guyane. L’introduction d’amendements de dernière minute à propos desquels personne n’avait été informé était de nature à susciter nos pires craintes. Les débats du lendemain au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale ont démontré que la vérité dépassait largement ces craintes…
Que s’est-il passé à Paris en janvier-février ? Un travail de veille syndicale mené sur le suivi de cette loi avait permis de « débusquer » une série d’amendements déposés à la faveur de l’article 88 du Règlement de l’Assemblée. Autrement dit, alors que le texte de loi qui avait été validé à l’unanimité par le Sénat puis par la commission des affaires culturelles et éducatives n’attendait plus que le vote des parlementai- res de l’Assemblée nationale pour créer – enfin!

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Quel avenir pour l’enseignement supérieur et la recherche aux Antilles ?

— Par Fred Constant —
campus_shoelcherAlors que les députés et sénateurs débattent du texte législatif qui permettra en place l’Université des Antilles, il nous a paru nécessaire, en tant qu’anciens membres du conseil d’administration de l’Université des Antilles et de la Guyane, d’apporter notre contribution à la réflexion sur l’avenir de l’enseignement supérieur et la recherche aux Antilles.
Née en 1982, l’Université des Antilles et de la Guyane (UAG) traverse une profonde crise. Après un mois de grève, le pôle universitaire de la Guyane a obtenu sa séparation avec l’UAG.
Dans le débat général sur l’université française, l’éclatement de l’UAG apporte une expression exemplaire de la nécessité de trouver un point d’équilibre entre l’autonomie de chaque établissement – ou pôle régional – et la mutualisation des expériences et des ressources. L’enjeu est de savoir comment atteindre cet objectif aujourd’hui : en privilégiant le droit commun ou en poussant plus avant son adaptation ?
On avait pensé avoir trouvé les termes de cet équilibre, hors du droit commun, avec l’ordonnance n°2008-97 du 31 janvier 2008 d’adaptation de la loi relative aux Libertés et aux Responsabilités des Universités à l’UAG.

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Université : ce que nous défendons!

—Texte collectif —

campus_shoelcherNotre établissement a accordé sa confiance et son soutien à Madame la présidente Corinne Mencé-Caster depuis le 25 janvier 2013, en l’élisant démocratiquement et réglementairement à la présidence. Elle dispose d’une expérience professionnelle solide et d’une vision claire, construite et réaliste pour l’Université des Antilles.
A ses côtés, nous, universitaires, conformément à notre mission de service public, nous oeuvrons au quotidien pour la promotion d’un établissement moderne et attractif, délivrant des formations de qualité et dont la recherche innovante contribue au savoir universel.
Aussi, enseignants-chercheurs, personnels administratifs et techniques et usagers de l’université, nous nous sentons particulièrement avilis par la campagne de dénigrement sévère qui met régulièrement en cause la présidente de notre institution et son équipe et, à travers eux, non seulement toute la communauté universitaire mais aussi la population, dont nous recevons régulièrement les témoignages de soutien.

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Permettre à l’Université des Antilles d’être attractive, crédible et solide.

— Par Jean Philippe NILOR —
dotation_univ_antillesMonsieur le Président, Madame la Ministre, Monsieur le rapporteur, Chers collègues,

Si nous nous réunissons aujourd’hui, c’est bien pour mutualiser nos capacités de réflexion et d’anticipation, afin de reconstruire, à partir des vestiges de l’Université des Antilles-Guyane, la nouvelle Université des Antilles.

Il nous appartient d’ériger des piliers solides, afin de prévenir les rivalités stériles qui ont émaillé l’histoire de l’Université des Antilles-Guyane et qui ont eu pour conséquences la détérioration de notre image collective et l’effondrement brutal en moins de 30 jours, avec la bénédiction du gouvernement, de ce qui avait été patiemment bâti en plus 30 ans.

Notre objectif doit être aujourd’hui de permettre à l’Université des Antilles d’être attractive, crédible et solide, pour rétablir les conditions favorables à l’apprentissage et l’épanouissement de nos étudiants .

En effet, le vieillissement rapide des populations de nos régions, la baisse démographique qui nous frappe et le fait qu’un jeune sur deux qui quitte nos territoires ne revient pas y vivre après son parcours de formation, sont autant de facteurs qui sinistrent davantage nos territoires tant socialement qu’économiquement.

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« Soumission » et « L’Esclave » : deux romans semblables de M.H.

— Par Michel Lercoulois —

Le déferlement inouï d’articles de presse consacrés au dernier livre de Michel Houellebecq avant même sa parution (1) devrait plutôt décourager toute nouvelle critique mais, en réalité, les articles publiés, pour la plupart obnubilés par le « pitch », ne s’intéressent pas à l’écriture. Il est donc légitime d’examiner Soumission d’un peu près. La tentation est d’autant plus grande qu’un autre roman, L’Esclave, publié quelque temps auparavant par Michel Herland, un collaborateur de Madinin’Art, traite d’un sujet très semblable. La ressemblance des thèmes se retrouve-t-elle au niveau de la forme ? On ne voit pas a priori pourquoi il en irait ainsi. La comparaison révèle pourtant de nombreuses proximités sur ce plan-là également.

Les deux auteurs imaginent que la France passera sous la coupe des islamistes : chez M. Houellebecq, ce serait pour demain (2022), chez M. Herland pour après-demain (2090). Le narrateur est dans les deux cas un universitaire, professeur de littérature chez Houellebecq, de philosophie chez Herland.

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