Autres

De la Démocratie à la défaite morale en Martinique

— Par Yves-Léopold Monthieux —

Nous sommes encore en Démocratie, Dieu merci. Même s’il y a mieux dans la Caraïbe, selon certains qui n’y vont cependant que pour chasser le gibier ou se donner une cure de bonne conscience. Avec les yeux fixés sur la date de retour, bien entendu.

Nous avons toute liberté d’être autonomistes, indépendantistes ou attachés à la France. Et d’être tous ensembles, c’est notre coquetterie, des assimilationnistes pratiquants. C’est qu’à travers ces catégorisations douteuses se recrute une armée de faux-culs, avec généraux, officiers, sous-officiers et hommes de troupe.

Nous avons toute liberté et nous prenons toutes les libertés avec la démocratie. Avec le pouvoir et la justice confondus qui, devenus frileux en souvenir d’un passé douloureux, perdent la boussole à l’idée d’entendre les mots « pouvoir colonial » ou « justice coloniale ». Un « hou » dans le dos rappelant ce passé, et la démocratie est comme paralysée.

Nous avons toute liberté mais les affaires ne se jugent plus. Les dossiers se font et se défont, les affaires pointent le nez et s’évanouissent aussitôt : pas de scandale.…

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17 avril : anniversaires

Bonjour Aimé Césaire, Salut Henri Mangattale (Dudule).

Votre souvenir est plus qu’Image.

Votre souvenir est Respect et Admiration.

Votre souvenir est Peine de Savoir

Que vous n’êtes plus là pour Penser et

Agir avec nous.

Votre absence allonge notre Détresse.

Merci. Vous nous avez aidés à ouvrir les Yeux.

… Pour VOIR !!!

 

 

Lucien Cidalise Montaise

Diamant le 17 Avril 2018 (Toutes les années)…

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Mort de Milos Forman

Milos Forman, réalisateur de Vol au-dessus d’un nid de coucou et d’Amadeus, est mort. Le cinéaste d’origine tchèque, devenu américain dans les années 1970, avait 86 ans.
 Milos Forman a, toute sa vie, filmé les rebelles : Jack Nicholson révolutionnant un hôpital psychiatrique dans Vol au-dessus d’un nid de coucou. Devant sa caméra, même Mozart était un rebelle : Amadeus, grand succès public de 1984 lui valut huit oscars dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Fils d’un professeur juif et d’une mère protestante, tous deux morts à Auschwitz, Milos Forman entre, à la fin des années 1950, à l’école de cinéma de Prague. Ses premiers films, des comédies comme Les Amours d’une blonde ou Au feu les pompiers rompent avec l’académisme de la production communiste.

Deux fois oscar du meilleur réalisateur à Hollywood

Espoir du cinéma tchèque, Forman est à Paris en août 1968 quand l’intervention soviétique met fin au Printemps de Prague. Devenu réfugié politique, il s’installe aux Etats-Unis, où son style puissant et précis, mettant les acteurs en valeur lui vaut les honneurs.…

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L’Ours POP est parti pour une longue hibernation.

— Par Gabriel Jean-Marie, secrétaire national du SMPE —
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès dans la journée du mardi 3 avril 2018 de René Achéen, surnommé Renato par ses amis. Il avait 71 ans.
Professeur d’histoire et de géographie, il était un amoureux de l’Amérique Centrale et du Sud. Il a exercé au Chili, en Colombie et au Mexique. Revenu en Martinique, il a exercé la fonction de chef d’établissement (principal au collège Ernest Renan, là où se trouve actuellement la Cour d’appel de Fort de France). Il a ensuite rejoint le rectorat où il a été un proche collaborateur des différents recteurs, notamment en qualité de directeur de cabinet. Passionné par son environnement géographique, il a été un farouche partisan du développement des relations entre la Martinique et les autres pays de la région (caraïbe, Amérique). L’Association Inter-caraïbe d’échanges (INTERCA) a ainsi pu compter sur le soutien de René Achéen et tiré profit de ses réseaux.…

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Solidarité avec Jean-Marie Nomertin

Non à la criminalisation de l’action syndicale ! Solidarité avec Jean-Marie Nomertin, convoqué ce 6 Avril au tribunal de Basse-Terre (Gpe)

Suite à la grève des ouvriers de la banaOKne de Guadeloupe, menée de mai à juin 2017, Jean Marie Nomertin, secrétaire général de la CGTG, se trouve assigné en justice par le patron de la banane, Dambas.

Ce patron accuse notre camarade de l’avoir diffamé après la mort d’un travailleur de la plantation. Mais il apparait que ce patron tente surtout de sauver la face après avoir refusé d’appliquer l’accord de la dernière grève des  ouvriers  de la banane en mai-juin 2017

Cette action en justice contre le camarade NOMERTIN dans l’exercice de ses fonctions syndicales s’inscrit dans une vague de répression anti syndicale qui touche de nombreux militants aux Antilles et en France.

En Guadeloupe, Elie Domota était il y a quelques jours assigné pour une peccadille. Plus d’une centaine de militants de l’UGTG sont inquiétés.…

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Le chanteur Jacques Higelin est mort

— Par Lorenzo Clément avec AFP —

Le chanteur Jacques Higelin, un des pionniers du rock français, est décédé vendredi matin à Paris à l’âge de 77 ans, a annoncé sa famille.

Jacques Higelin, est l’auteur-compositeuir d’une vingtaine d’albums et quelques chansons inoubliables, parmi lesquelles « Pars », « Champagne » ou encore « Tombé du ciel ». Il est le père de trois enfants artistes, le chanteur Arthur H, la chanteuse Izia Higelin, et le réalisateur Kên Higelin.

Artiste attachant aux airs d’éternel adolescent, cet « enchanteur », auteur, compositeur et interprète, a rassemblé un public de fidèles autour de ses chansons et de ses concerts incarnés, durant desquels il improvisait sans relâche, passait du piano à l’accordéon ou la guitare et apostrophait les spectateurs Homme de coups de gueule et de coups de coeur, toujours révolté, Higelin évoque dans certaines de ses chansons la société, les sans-papiers ou les difficultés économiques, et s’engage à plusieurs reprises aux côtés des sans domicile fixe.…

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Jou tala… (Rip Rénato…)

— Par Daniel M. Berté —

Lalin, entjèt kon an tatjèt adan an finèt nèf, pa lévé
pou ba maléré an soufrans an ti dousin klerté…
An frè tonbé…
Jou movèzté…

Van lalizé fèmen djòl-i kon lanmen boug chis kon an mel
ki pa lé ba’y an sikdòj ajijéwè an akakwèl…
An frè péd zel…
Jou mòwtel…

Latè fann kon zékal tòti, piébwa pèd fèy, Zandoli rantré majòl-yo
èk arété pran glisad anlè fèy koko…
An frè pèd mo…
Jou bobo…

La riviè pèd fwa, pèd fòs, pèd dlo, èk tout krapolad tjannsé
ek fèmen djòl-yo di, a klé
An frè pèd pié…
Jou krazé…

Soley fann tèt Laviya ki fini fè djòlfò
An dènié laronn-a, i kapoté majò….
An frè mò…
Jou lanmò…

Piébwa ek zannimo, Lalin, Solèy, Latè,
Lalizé, Lariviè, ek tout moun an doulè…
An frè atè…
Jou malè…

Sé plis ki an tjè félé, plis ki an konba pèdi
Sé an vré bondamézanmi…
An frè pati…
Jou modi…

Jou tala, an frè spiriten ladjé-nou ek foukan o péyi san chapo
Eya!… Eya !… Eya !…

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Les RCM 2018, versant documentaire

— par Janine Bailly —

Sans atteindre jamais la perfection de Carré 35 (de Éric Caravaca), offert dans la programmation générale, les neuf films proposés à la compétition de documentaires étaient de bonne teneur, intéressants dans leur diversité et leur singularité. Diversité des metteurs en scène, qu’ils soient originaires des Antilles ou des Amériques, diversité des sujets puisés dans l’histoire intime comme dans l’histoire publique, regard sur l’actualité brûlante autant qu’incursion dans la mémoire des peuples. S’il fallait trouver des points communs entre ces œuvres, je dirais que le plus souvent elles font alterner images créées et images d’archives, que la voix off y distille des commentaires en complément des interviews réalisées, que les portraits tissés le sont dans un environnement visible à l’écran, et que le cadrage privilégie plans rapprochés et gros plans sur les visages. S’il s’avère parfois difficile, notamment en ce qui concerne les “52 minutes” réalisés pour la télévision, de saisir la différence entre reportage et documentaire, il semble que ce dernier genre nous interpelle autant par les images que par la parole, par la recherche et l’affirmation d’un point de vue personnel, et par le travail de montage effectué, qui peut rapprocher de la fiction et faire du documentaire une véritable création.…

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Une trop brève histoire du temps…

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Tu ne pouvais pas marcher, pas même bouger dans ton fauteuil roulant
mais ton rêve était aussi vaste que l’Univers…
Tu nous le faisais partager,
nous entraînant jusqu’aux confins du cosmos et de l’espace-temps,
à cet “horizon des événements” de trous noirs, là où personne ne s’était aventuré auparavant,
de ta voix informatisée au timbre métallique un peu monocorde de cyborg.
Mais ton intelligence n’était certes pas artificielle !
Un des plus grands penseurs scientifiques de l’humanité depuis Albert Einstein s’en est allé…
Ton étoile a filé dans les cieux, implosant en supernova, fusionnant avec ce cosmos où en esprit tu aimais tant te promener de ton vivant.
Poussière d’étoile, tu es retourné poussière d’étoile…
Merci encore pour tous ces voyages et, pour le dernier, bonne route sur la voie lactée, Monsieur Stephen Hawking !…

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Jeunesse et retour au pays !

— Par Max Dorléans —
Les FMP (Forces martiniquaises de progrès) viennent de tenir le 25/02 à Rivière Salée, une réunion publique dont la réflexion centrale a porté sur la problématique de la jeunesse et son retour au pays. Plus précisément sur la question de l’absence de retour au pays d’une fraction significative (et nous ajouterons malheureusement grandissante) de celle-ci. Notamment celle partie en France pour entamer des études, se former, une fois titulaire d’un diplôme de base, Bac et BTS notamment.
Cette réflexion est en réalité similaire à celle posée, à quelques années d’intervalle, par Letchimy à la tête de la région, proposant lui, à l’époque, une aide incitative de 15000 € à tous ceux/celles acceptant de revenir au pays, leur diplôme, formation professionnelle ou qualification de « haut » niveau en poche.
Une problématique encore proche de celle évoquée par le même Letchimy, faisant allusion à l’importance de notre jeune « matière grise » en France, qui ne proposait pas moins, entre autres solutions d’emploi, de miser sur la Caraïbe.…

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Léon Laurent Valère nous a quittés, il était un juste

— Par Yves-Léopold Monthieux —
C’était à la fin des années 1970, à Fort-de-France, près de la Savane, un vendredi soir de campagne électorale. Les briseurs de conférences venaient d’être empêchés de gravir l’escalier qui conduisait au micro de Maître Valère, candidat à une élection à Fort-de-France. Celui-ci s’exprimait au premier étage de la Rotonde. J’ai retenu la phrase qu’il avait alors prononcée : « nous ne nous arrêterons pas à ces trublions qui ne comprendront jamais que la politique est une affaire d’adultes ». Ses réactions aux coups qu’il recevait n’allaient pas au-delà des répliques de ce genre et du ton modéré de l’homme politique pour qui l’élégance d’esprit était l’arme préférée. Le lundi suivant, au matin, une nuée de tracts envahissait les rues de la ville avec, écrit en gros caractères : « Valère, le candidat de la violence ». C’est comme le voleur qui crie « au voleur ! ». Toute la campagne se poursuivit sur ce ton. Cette injustice et les suivantes, plus généralement le traitement politique dont il fut la victime, ont participé de mes premières indignations politiques.…

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Camille ALEXANDRE, l’expression populaire du sport

— Par Guy Flandrina —

À ses débuts journalistiques Camille ALEXANDRE sera d’abord critiqué, chahuté…

Ses expressions imagées et issues d’un parler populaire font les beaux jours des moqueurs.

L’homme n’en aura cure !

Tenace et travailleur, il s’investit pleinement dans son métier. Journaliste passionné, il est sur tous les terrains. Il évolue dans toutes les sphères sportives.

Ses progrès sont incontestables ! Son nom devient quasiment un synonyme du journalisme sportif martiniquais.

Son savoir encyclopédique des événements sportifs, dans de multiples disciplines, émerveille plus d’un.

Il devient alors, de la bouche de certains de ses détracteurs de naguère : « notre Camille national ».

Sans doute l’église pour assister à ses funérailles sera­-t­elle « pleine comme un vol vacances »…

A sa famille, singulièrement à son épouse Hélène, à mes confrères de Martinique 1ère et à tous ceux qui l’ont connu et apprécié, j’adresse mes très sincères condoléances.

Guy FLANDRINA

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Réflexions sur l’art d’enseigner…

— Par Roland Tell —
En guise d’introduction à l’idée que c’est dans la rencontre que le savoir naît, et donc qu’il s’agit d’ouvrir le monde aux enfants pour les former, il importe de lire l’ excellent ouvrage de Philippe Meirieu, « Frankenstein pédagogue », paru en 1996, aux Editions ESF à Paris.
C’est là un bien astucieux montage, que nous propose ainsi Meirieu, à propos d’une réflexion, tirée du roman de Mary Shelley, publié en 1818, intitulé « Frankenstein ou le Prométhée moderne ». Rappelons brièvement que, dans cette histoire écrite au 19ème siècle, le docteur Franskenstein, médecin érudit, vit à son paroxysme l’obsession de voler aux dieux un secret essentiel : celui de construire, de toutes pièces, un homme vivant.
L’opération chirurgicale, menée dans son laboratoire, fut un succès, et Frankenstein parvint à donner vie à une créature fabriquée, à partir de morceaux de cadavres. Dégoûté par son rêve fou, horrifié par son monstre hideux, il abandonne finalement sa créature à la cruauté du monde.…

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Encore une fois, une fois de trop, l’horreur

— Communiqué de Rita Bonheur pour l’UFM —

Nous venons d’apprendre avec stupeur et émoi l’horrible féminicide perpétré à Rivière Pilote cette nuit.

Une fois de plus, la violence s’est exercée contre une femme de façon atroce.

Une fois de trop, le meurtrier présumé est son compagnon.

Nous exprimons tout notre soutien à sa famille.

Nous ne pouvons pas, ne pourrons pas rester silencieux-ses.

Il nous faut nous mobiliser pour condamner ce meurtre machiste.

Mais aussi pour endiguer ces actes inacceptables, pour enrayer ces violences envers les femmes au quotidien qui conduisent jusqu’au meurtre.

Aucun féminicide ne doit être banalisé. Nous dirons encore et toujours NON !

NON A LA BARBARIE !

NON AUX FEMINICIDES !

Pour l’UFM

Rita Bonheur

Présidente…

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La tribune signée par Deneuve est « l’expression d’un antiféminisme »

La tribune d’un collectif de 100 femmes, dont Catherine Deneuve, publiée le 9 janvier dans Le Monde, et défendant la « liberté d’importuner » a suscité de vives réactions. Des féministes, emmenées par la militante Caroline de Haas, y ont répondu par une autre tribune, publiée sur France Info, les accusant de « refermer la chape de plomb » soulevée par le scandale Weinstein et de « mépriser » les victimes de violences sexuelles.

Christine Bard, historienne, spécialiste de l’histoire du féminisme et de l’antiféminisme, a coordonné le Dictionnaire des féministes, France XVIIIe-XXIe siècles (PUF, 2017). Elle explique en quoi la tribune signée par l’actrice relève de l’antiféminisme, et observe que le mouvement #Metoo a transcendé les clivages qui traversent le féminisme.

Comment analysez-vous le propos de la tribune des 100 femmes ?

Christine Bard : Il était prévisible que la grande prise de parole à laquelle on assiste depuis plusieurs mois pour dénoncer les violences sexuelles donne lieu à ce type de réaction.



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L’aménagement du créole et du français en Haïti : modalités de mise en oeuvre par l’État

— Par Robert Berrouët-Oriol, linguiste-terminologue —

De manière générale, quelles doivent être les modalités de mise en oeuvre par l’État de l’aménagement simultané du créole et du français en Haïti ? Poser la question des modalités de l’aménagement des langues officielles d’Haïti revient à poser, en amont, celle de la politique linguistique de l’État. La prise en compte de la nécessité d’une politique linguistique d’État s’avère d’autant plus essentielle qu’en Haïti l’État est démissionnaire dans le domaine linguistique.

Dans sa remarquable étude, « É́laboration et mise en œuvre des politiques linguistiques », le linguiste québécois Louis-Jean Rousseau, spécialiste de l’aménagement linguistique, nous enseigne avec hauteur de vue qu’ « (…) on entend par « politique linguistique » toute forme de décision prise par un É́tat, par un gouvernement ou par un acteur social reconnu ou faisant autorité, destinée à orienter l’utilisation d’une ou de plusieurs langues sur un « territoire » ( réel ou virtuel ) donné ou à en régler l’usage. La politique linguistique se situe au niveau de la détermination des objectifs généraux visés et elle peut couvrir toutes les catégories d’activité ou de situations de communication existant dans une société.

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In Memoriam : Rachel Beauvoir, la reine-soleil couchée

— Par Joël Des Rosiers —

« Et les chiens se taisaient » – Aimé Césaire

La mort de Rachel Beauvoir est une blessure. Nous dînions en famille, il y a quelques jours, dans le jardin édénique à l’ombre des grands arbres sacrés qui relient la terre au ciel. Les neuf chiens, un peu agités, aboyaient sans cesse jusqu’à ce qu’ils eurent fini par se résigner à notre présence. Dehors, les stridences des klaxons d’un « blocus » routier interminable qui nous avait retenus plusieurs heures dans la poussière, à hauteur de Mariani, se heurtaient aux hautes murailles barbelées de la propriété. Et Nirva, l’illustre servante, qui apparaissait et disparaissait comme dans le poème de Perse, jetait un voile de pudeur et d’irréalité sur cette rencontre qui allait devenir à notre insu un dîner d’adieu.

Lorsque je lui ai annoncé la mort de Rachel Beauvoir qui nous avait accueillis en compagnie de son mari avec une délicieuse hospitalité, ma fille Inès qui du haut de ses cinq ans possède le don des langues m’a demandé si les neuf chiens avaient pleuré.…

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La mort de France Gall

France Gall est morte dimanche 7 janvier à l’âge de 70 ans des suites d’un cancer. Égérie naïve de Serge Gainsbourg au temps des yéyé puis interprète inspiré de son mari, l’auteur-compositeur Michel Berger, la fille du parolier Robert Gall aura été une des artistes pop les plus importantes de la variété française.

Son sourire enfantin et sa voix sucrée ont incarné de 1960 à 1990 l’émancipation douce des jeunes filles françaises de l’après-guerre…. La chanteuse France Gall nous a quittés ce dimanche 7 janvier 2018 des suites d’un cancer, a annoncé sa chargée de communication Geneviève Salama. «Il y a des mots qu’on ne voudrait jamais prononcer. France Gall a rejoint le «Paradis blanc» le 7 Janvier, après avoir défié depuis 2 ans, avec discrétion et dignité, la récidive de son cancer», indique-t-elle dans un communiqué. Elle avait été hospitalisée fin décembre pour une «infection sévère».

Isabelle Gall est née le 9 octobre 1947 à Paris dans une famille à la fibre artistique développée.…

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Jacques Lassalle, mort d’un « spectateur abominable » devenu maître du théâtre engagé

Le metteur en scène engagé Jacques Lassalle est mort ce 2 janvier. Il avait commencé sa carrière en fondant le Studio-Théâtre à Vitry, avant de prendre la direction du TNS, puis de la Comédie-Française. Retour sur la carrière d’un homme qui n’a jamais cessé de se revendiquer d’abord citoyen.
Il avait 81 ans. Jacques Lassalle, grande figure du théâtre des années 1970, est mort à Paris ce mardi 2 janvier 2018. Metteur en scène de plus d’une centaine de spectacles, grand directeur d’acteurs, au rang desquel Isabelle Huppert, Gérard Depardieu, Christine Fersen, Catherine Hiégel, ami des auteurs, Nathalie Sarraute et Michel Vinaver… il était venu se raconter au micro de Joëlle Gayot en novembre 2011. C’était dans l’émission « Les Mercredis du théâtre » :

C’est au festival d’Avignon que le jeune Jacques Lassalle, qui sera plus tard appelé à diriger le Théâtre National de Strasbourg et la Comédie Française, décide qu’il consacrera sa vie au théâtre. Après sa découverte de Jean Vilar et Gérard Philippe notamment :

J’étais un petit provincial.

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2018 : Les voeux de Patrick Mathelié-Guinlet

— Par Patrick Mathelié-Guinlet  —

Si de l’an deux mille dix-sept
vous avez par-dessus la tête
de choses trop lourdes à porter
et de situations pas nettes…

Ou si vous avez plein le dos,
marre des problèmes et des maux
qui vous pèsent tel un marmot
que l’on aurait pas désiré…

Alors laissez-en s’estomper
dans le flou tous les souvenirs,
regardez la mer et rêvez,
repeignez les murs en couleurs

et oubliez tous vos malheurs !
Après tout, il vaut mieux en rire,
danser, boire et faire la fête
pour à pieds joints, hop là, sauter,
délesté de vos idées noires,

sans aucun regret ni mémoire
mais rempli d’un nouvel espoir,
dans cette année deux mille dix-huit
que je vous souhaite la meilleure
en attendant d’en voir la suite

Télécharger la composition ci-dessous :



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Récits de vie : nouveautés du 31 décembre 2017

Hac ex causa conlaticia stipe Valerius humatur ille Publicola et subsidiis amicorum mariti inops cum liberis uxor alitur Reguli et dotatur ex aerario filia Scipionis, cum nobilitas florem adultae virginis diuturnum absentia pauperis erubesceret patris.

Adolescebat autem obstinatum propositum erga haec et similia multa scrutanda, stimulos admovente regina, quae abrupte mariti fortunas trudebat in exitium praeceps, cum eum potius lenitate feminea ad veritatis humanitatisque viam reducere utilia suadendo deberet, ut in Gordianorum actibus factitasse Maximini truculenti illius imperatoris rettulimus coniugem.

Hac ex causa conlaticia stipe Valerius humatur ille Publicola et subsidiis amicorum mariti inops cum liberis uxor alitur Reguli et dotatur ex aerario filia Scipionis, cum nobilitas florem adultae virginis diuturnum absentia pauperis erubesceret patris.

Cognitis enim pilatorum caesorumque funeribus nemo deinde ad has stationes appulit navem, sed ut Scironis praerupta letalia declinantes litoribus Cypriis contigui navigabant, quae Isauriae scopulis sunt controversa.

Huic Arabia est conserta, ex alio latere Nabataeis contigua; opima varietate conmerciorum castrisque oppleta validis et castellis, quae ad repellendos gentium vicinarum excursus sollicitudo pervigil veterum per oportunos saltus erexit et cautos.



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26 décembre : enterrement du Père Noël

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Nous sommes au regret de vous annoncer que le Père Noël a été abattu sans sommations en plein vol au-dessus des États-Unis par un tir de missiles anti-migrants de Donald Trump.

Cette année ne nous aurait pas fait de cadeaux, aussi ai-je décidé, tel Zorro, d’enfourcher mon blanc coursier et d’essayer de le remplacer pour vous souhaiter quand même un

Joyeux Noël HO! HO! HO!



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La mort de Manno Charlemagne

Joseph Emmanuel Charlemagne, dit Manno Charlemagne (ou Chalmay, en créole haïtien) est un auteur-compositeur-interprète engagé et homme politique haïtien, né à Port-au-Prince (Haïti) en 1948 et mort le 10 décembre 2017.

Exilé pendant une partie des années 1980 et 1990, il a été maire de Port-au-Prince de 1995 à 1999.

Sous la dictature des Duvalier

Manno Charlemagne naît en 1948 à Carrefour, dans la périphérie sud de Port-au-Prince. Il ne connaît pas son père ; sa mère travaillant à Miami, il est élevé par sa tante. Toutes deux chantent des airs traditionnels, que l’enfant Manno reprend. Son style musical sera aussi influencé par les artistes haïtiens (Dodof Legros, Lumane Casimir, Issa el Saieh (es), Raoul Guillaume, Gérard Dupervil, Pierre Blain, Joe Trouillot, Guy Durosier (es), Toto Bissainthe, Ansy Dérose) et nord-américains (Louis Armstrong, Billie Holiday) qu’il écoute à la radio, par les chansons des ruraux venus à la ville et le rara qu’il entend dans la rue, ainsi que par sa participation à la chorale de son école, tenue par les Frères de l’instruction chrétienne.…

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 » C’est comme ça que je t’aime… » m.e.s. de Ludovic Pacot-Grivel

14, 15; & 16 décembre 2017, 19h 30 au T.A.C.

D’après « La peur des coups » de Georges Courteline, « La sortie au théâtre » de Karl Valentin et autres textes.

Création le

La pièce
Une variation tragi-comique autour du couple.
Ils râlent parce que la concierge leur a offert des places pour aller au théâtre, voir Faust, alors il faut choisir une robe, trouver un chapeau, les boutons de manchettes, les lunettes, manger la choucroute (encore !), retrouver le parapluie, non, le gramophone, non, on ne sait plus tellement il faut faire vite, on a encore un petit mot à écrire, mince, les lacets sont cassés, le chapeau ne va pas, vraiment, la concierge n’est qu’une vieille pie, pire, une couleuvre à longues pattes, mais c’est comme ça qu’on l’aime.
Le Théâtre des Bains Douches affiche d’emblée la couleur avec un titre évocateur. C’est comme ça que je t’aime, clin d’oeil à la célèbre bluette de Mike Brant, est une pièce qui a pour thème « l’amour, l’amour, l’amour », indique Ludovic Pacot-Grivel, metteur en scène.…

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Hallyday : la quête d’un père

Johnny Hallyday, décédé dans la nuit de mardi à mercredi, n’a jamais vraiment renoué avec la Belgique, le pays de son père qui l’a abandonné après sa naissance, comme l’illustre sa bataille controversée pour acquérir la nationalité belge avant de finalement renoncer, il y a dix ans.
« Je l’ai inventé tout entier/Il a fini par exister/Je l’ai fabriqué comme j’ai pu/Ce père que je n’ai jamais eu », a chanté « l’idole des jeunes » qui n’a jamais fait mystère de cette blessure inconsolée. « Ne pas avoir eu de père a marqué toute ma vie. La déchirure… », écrit Johnny, né le 15 juin 1943 à Paris, dans son autobiographie.
Léon Smet – un artiste de cabaret bruxellois proche des Surréalistes, monté à Paris avant la Deuxième guerre mondiale – a déserté le foyer familial huis mois après la naissance de son fils, qu’il a d’ailleurs tardé à reconnaître à l’état-civil. En réalité, Jean-Philippe Smet, le nom de Johnny, sera élevé par sa tante paternelle belge Hélène, qui vivait alors à Paris avec son mari et ses deux filles.…

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