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« Amitiés créoles »

— Par Patrick Singaïny, essayiste —

La dernière fois que j’ai échangé avec mon ami Roger de Jaham, c’était en février dernier, à La Réunion, où je suis retourné vivre en 2009, après 10 années passées en Martinique. Il n’était plus chef d’entreprises, je n’étais plus journaliste pour l’hebdomadaire Antilla. Il se rendait régulièrement dans l’Océan Indien, et nous trouvions toujours un moment pour savourer un repas au cours duquel nous confrontions nos points de vue et analyses, à travers différents sujets.

Le ton était toujours très amical et enjoué. Habituellement, il commençait par me raconter longuement et avec plaisir ce que j’étais supposé avoir raté des dernières nouvelles martiniquaises. Puis il se mettait dans la peau du président de l’association « Tous Créoles » auquel j’avais consacré un article dès sa création, dont les propos de l’époque étaient partagés entre vifs enthousiasme et petits doutes. Février dernier à la fin d’un long petit-déjeuner pendant lequel nous nous étions réjouis des changements profonds dans le cours de nos vies respectives, l’ami a voulu s’adresser davantage à l’essayiste.…

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Roger de Jaham, un combattant de la Réconciliation, n’est plus !

— Par Serge Romana, Président Fondation Esclavage et Réconciliation —

Nous avons appris avec stupéfaction et douleur que Roger de Jaham, s’est brutalement éteint le mardi 13 juin en début de soirée en Martinique.
Nous présentons nos condoléances les plus attristées à sa famille, à ses nombreux amis et aux membres de l’association « tous créoles» dont il était la figure de proue.
Roger souhaitait participer à la construction d’une Martinique plus unie où les « descendants des colons esclavagistes pourraient avec les descendants d’esclaves s’asseoir à la table de la fraternité ».
C’est ce rêve qui l’a poussé en 1998 à faire des centaines de Békés signés un manifeste reconnaissant l’esclavage « crime contre l’Humanité », bien avant que la République ne le fasse.
C’est également ce rêve qui l’a conduit à participer à la création de la Fondation Esclavage et Réconciliation en mai 2016.
Déterminés à guérir nos sociétés des maux nés dans l’esclavage fondateur, nous nous sommes engagés pour réconcilier les descendants des esclaves et des colons.…

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Roger de Jaham, un créole d’exception

—Communiqué de presse Tous Créoles ! —

Faire de nos différences une œuvre collective. C’était l’obsession de Roger de Jaham, une obsession qui l’a animé toute sa vie, qui a inspiré ses plus beaux combats, qui l’a conduit à créer l’Association Tous Créoles !

C’est en 2007, qu’avec Gérard Dorwling-Carter, il réunit des hommes et des femmes de bonne volonté. Des hommes et des femmes convaincus que les différences sont une chance, et non un risque. Des hommes et des femmes qui se sont engagés avec lui pour faire bouger les lignes, faire reculer les pensées racistes, et construire une communauté Créole apaisée. Il y a mis toute sa passion, son courage, son charisme. Il y a mis sa force. Il y a mis son amour de Martinique. Il a ouvert la voie d’une vision nouvelle de notre société. Une vision qu’il nous laisse en héritage.

Les membres du Conseil d’Administration et les adhérents de Tous Créoles rendent hommage à l’action de ce grand précurseur.…

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Haïti – Actualités culturelles du 6 juin 2017 –

Robenson Henry, lauréat haïtien du prix Philippe Chaffanjon 2017 du reportage journalistique multimédia

Le journaliste de Radio Kiskeya Robenson Henry a reçu ce prix le 1er juin à la Maison de la Radio à Paris pour son reportage « Haïti : le prix d’une pièce d’identité ». A travers ce reportage, il décrit les péripéties auxquelles la majorité des Haïtiens sont confrontés pour avoir accès à un document d’état civil.

Louis Philippe Dalembert, lauréat du prix Orange 2017

Après le Prix France Bleu 2017 décerné le 29 mai dernier, Dalembert a reçu cet autre prix le 30 mai pour son roman « Avant que les ombres s’effacent » (Sabine Wespieser, 2017). Il présentera son livre le 9 juin à Pau, le 10 juin à Bayonne, les 11 et 14 juin à Paris, les 17 et 18 juin à Cergy Pontoise… Ce roman revisite l’histoire des Juifs qui ont trouvé refuge en Haïti avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.…

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Adieu, Émile Désormeaux, mon Ami.

— Par Yves-Léopold Monthieux —
Ce samedi de week-end de la Fête des Mères, il est seize heures trente, dix-sept heures. Je me retrouve au quartier Grand-Case chez mes amis Patrice et Sylvia, dans leur jardin. Nous sommes tout à coup attirés par deux silhouettes qui avancent plutôt gaillardement sur la voie intérieure du quartier, peu passante. Plus surprenant, je suis interpellé par les gestes appuyés de la main en notre direction, de l’un d’entre eux, souriant, en qui je crois reconnaître Émile Désormeaux.
C’est bien lui. Émile habite non loin. Je le sais malade.
Dans un instant d’inconscience je suis épaté qu’il me reconnaisse, surtout à une telle distance. Je me précipite vers lui, l’entoure de mes bras. Puis, ramené à la réalité, je lui fais une bise sur le front et, réprimant une larme, invite les deux hommes à poursuivre la promenade.
Il nous quittera le surlendemain.
En réalité, ses beaux gestes et ses sourires étaient destinés à tous.…

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Haïti : actualités culturelles du 23 mai 2017

Le 28 mai à Paris, Fête d’ouverture de la Semaine sur une péniche

Du 26 mai au 7 juin 2017, une Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes, célèbre sur tout le territoire national, les relations entre cette partie du monde et la France dans des domaines divers : économie, recherche, culture, éducation, développement durable… Le 28 mai, c’est l’inauguration de cette Semaine avec des manifestations de midi à minuit, entrée libre. La programmation haïtienne propose à 16h une présentation du roman de Louis Philippe Dalembert « Avant que les ombres s’effacent » (Sabine Wespieser, 2017) par Darline Cothière, un concert du Trio Grégoire Chery à 18h, une exposition des peintures de Patrick Cauvin et de Marie-Michelle Legrand, une projection d’images touristiques sur Haïti, de la cuisine haïtienne. Péniche Alizé, 11 Port de la Rapée, 75012 Paris.…

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Haïti : actualités culturelles du 16 mai 2017

Jusqu’au 27 mai à Fort de France, exposition de la plasticienne Elodie Barthelemy « Un lieu en liens » où elle présente des oeuvres majeures comme « Jalouzi » et l’installation « Les capteurs »… Tropique Atrium scène nationale, 6 rue Jacques Cazolle, 97200 Fort de France.

À la fois peintre, sculptrice et performeuse, l’œuvre d’Élodie Barthélémy se développe autour du relationnel qu’elle vit avec des personnes qu’elle rencontre et les lieux qu’elle arpente.
Dans l’exposition « Un lieu en liens », l’artiste nous présente trois œuvres majeures :

Jalouzi, qu’elle a présentée au Grand Palais à Paris, qui restitue des habitations précaires en Haïti du quartier de Pétionville, relatant le chaos mais aussi « le coup de main » des occupants, leur incessante mise en réseau dû à la proximité de leurs liens. Cette œuvre livre son sens dans le contexte actuel des immigrés de nombreux pays occidentaux, allant des jungles de Calais, aux camps de réfugiés dans le monde.…

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Kolétètkolézépol : 4e édition de la « Soirée des reconnaissances »

 La 4e édition de la « Soirée des reconnaissances » organisée par le cercle de réflexion   « Kolétètkolézépol» le 30 Avril, a connu un franc succès. Dès 18h00, les invités se pressaient dans la Case à Vent de Tropiques Atrium Scène Nationale pour participer à l’hommage qui était rendu à Jean Bernabé, membre fondateur de KTKZ décédé le 12 avril 2017, et pour découvrir qui étaient ces personnes reconnues dans le respect des valeurs éthiques.

Cette soirée, inscrite dans une logique citoyenne, s’est déroulée dans un cadre discret, à l’image de Jean Bernabé.

Un vibrant hommage lui a été rendu en présence de représentants de ses proches. Outre ses qualités humaines de respect humain et de tolérance, les intervenants ont rappelé les apports déterminants qu’il a fait dans le développement et la promotion de la langue créole ainsi que ses apports théoriques sur les questions d’identité et de relations entre les peuples.

 
 
Pour rappel, la Soirée des Reconnaissances organisée par KTKZ a pour objectif de signaler publiquement, voire d’offrir en exemple à la population de notre pays, des comportements et actions individuels ou collectifs, en dehors de tout esprit de vedettariat ou de compétition, méritant d’être connus et reconnus dans le domaine des pratiques sociales, économiques ou institutionnelles.…

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« Get out », un film de Jordan Peele

A Madiana

Par Guy Gabriel —

Avec Daniel Kaluuya, Allison Williams, Catherine Keeler, Bradley Whitford.

Chris, un jeune afro-américain, est invité chez les parents de sa petite amie blanche ; accueil chaleureux dans une demeure ultra-chic, dans un premier temps, mais très vite, et surtout à l’arrivée d’autres invités, l’atmosphère va se tendre et une série d’incidents va révéler l’inimaginable. Ce qui était proche de la gentillesse va devenir progressivement menaçant, les personnages souriants vont devenir inquiétants…

Voilà un film surprenant, mélange parfait de comédie et d’horreur, sur le racisme latent traité avec un brio réjouissant par un jeune réalisateur afro-américain qui ne manque pas d’originalité.

Jordan nous dit comment le pire peut se trouver dans une situation clean et derrière des visages les plus amènes ; mais assez rapidement, on est mal à l’aise, car tant de gentillesse, semble cacher des douleurs à venir. Tout cela est amené avec un humour déstabilisant, prouvant que l’humour et l’horreur peuvent curieusement cohabiter, le premier étant révélateur du second, ce que Peele exprime en disant lors d’une interview : « J’aime le build-up (accumulation), l’intuition de ce qui va arriver.

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Présidentielle : 34 sociétés de journalistes dénoncent « l’entrave à la liberté » d’informer par le FN

Les sociétés de journalistes de 34 médias protestent dans un communiqué contre la décision du Front national de « choisir les médias autorisés à suivre Marine Le Pen ».

Après une série de cas où des journalistes se sont vu interdire l’accès à des événements où se rendait la candidate du Front national à la présidentielle, Marine Le Pen, les sociétés de journalistes de plusieurs médias ont signé le texte suivant :

« A l’occasion de la campagne pour le second tour de l’élection présidentielle, le Front national a décidé de choisir les médias qui sont autorisés à suivre Marine Le Pen. Plusieurs titres de presse ont ainsi vu leur représentant tenu à l’écart de toute information et de toute possibilité de suivi sur le terrain de la candidate du Front national. Ainsi, après Mediapart et Quotidien (et avant lui son prédécesseur Le Petit Journal), l’AFP, Radio France, RFI, France 24, Le Monde, Libération et Marianne, notamment ont été à un moment ou à un autre victimes de ces exclusives.…

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Gorée – Regards sur cours : 11ème édition

 29avril – 1er mai 2017 – De 11 h à 19 h

Pour sa onzième édition, Gorée – Regards sur cours s’enrichit de trois événements majeurs : la présence de la Fondation Dapper, avec deux expositions, un hommage à Ousmane Sow relayé à l’international par les Instituts français et les Alliances françaises, et la présentation par Creative Intelligence d’oeuvres originales produites spécifiquement pour être intégrées dans le cadre magnifique du Relais de l’Espadon.

La manifestation Gorée – Regards sur cours compte désormais parmi les événements artistiques majeurs du Sénégal et se déroulera sur trois jours, les 29, 30 avril et 1er mai 2017. Elle doit sa vitalité à la passion d’une poignée de bénévoles pour leur île et pour l’art. Une passion qui les amène à vouloir cette édition plus ambitieuse. Une ambition en partie portée cette année par la Fondation Dapper, précieuse alliée de cette édition au-delà des expositions qu’elle présente.

Tout en restant fidèle à sa tradition de présenter, dans une cinquantaine de maisons ouvertes au public, les oeuvres d’artistes connus ou inconnus, Gorée – Regards sur cours est placée cette année, et pour la première fois, sous un thème : « L’eau et l’ailleurs ».…

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Les bibliothèques victimes de l’austérité et enjeu électoral

— Par Sophie Joubert —
Les bibliothécaires sont en colère. Après les personnels de Sevran, en grève fin février pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail, une délégation des bibliothécaires en lutte de Grenoble a fait le voyage au salon Livre Paris, le 24 mars. Leur but : alerter les professionnels du livre sur la fermeture de deux équipements situés dans des quartiers populaires : « Une attaque sans précédent du réseau de lecture publique grenoblois », selon les membres de l’intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT reçus au ministère de la fonction publique.

L’affaire remonte à juin 2016. À la suite de la baisse des subsides de l’État de 17 millions d’euros (soit 7 % du budget), l’équipe municipale d’Éric Piolle, composée d’élus EELV, Front de gauche, et de citoyens, met en place un « plan de sauvegarde » des services publics : « Une politique d’austérité qui ne dit pas son nom », analyse Guy Tuscher, élu Ensemble ! qui a refusé de voter le budget et a été exclu de la majorité avec Bernadette Richard-Finot (Parti de gauche).…

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« Rêve et Folie » de Georg Trakl

— Par Michèle Bigot —

reve__folie_claude_regy-2M.E.S. Claude Régy

Amandiers, Nanterre, 15/09>21/10 2016

Traum und Umnachtung, tel est le titre de ce poème de Georg Trakl, traduit par M. Petit et J.-C. Schneider par « Rêve et Folie ». Limites de la traduction, sensibles en poésie et encore plus dans le cas de G. Trakl. On sent bien que « folie » ne rend compte que de façon approximative du substantif allemand « Umnachtung ». La traduction ordinaire par « dérèglement » est encore pire. Car il y a dans le nom allemand quelque chose d’une nuit qui vous environne. C’est dans cette impossibilité de dire que C. Régy puise son inspiration. En effet la traduction est l’exercice même de l’indicible. Celui qui seul vaut la peine d’être dit. Mais pas nécessairement avec des mots, ou en tout cas, pas dans une recherche d’équivalence sémantique. Pour approcher la force du poème allemand, il faut tous les autres mots du poème, les plus sauvages, les plus noirs, mais il faut aussi l’obscurité totale ou une lumière crépusculaire, le silence ou la voix d’outre-tombe et la décomposition du geste.…

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Haïti : l’ampleur du désastre vue du ciel

haiti_matthew-2VIDÉO. Depuis que Matthew s’est abattu sur Haïti, les habitants comptent leurs morts et font face à une nouvelle catastrophe humanitaire.
Des habitations rasées, des arbres déracinés et des routes endommagées… Cette fois, c’est le puissant ouragan Matthew qui a dévasté la petite île d’Haïti, mardi, tuant au moins 900 personnes, selon un bilan encore provisoire et qui ne cesse, hélas, de grimper. C’est encore une fois une catastrophe humanitaire qui frappe ce pays déjà touché plus qu’à son tour. La ville côtière de Cayes, dans le sud-ouest du pays, a été particulièrement touchée par la catastrophe, comme le montrent les images filmées par un drone. Ici, les dégâts sont considérables. La boue a tout envahi sur son passage. Alors que des tôles et des détritus en tout genre jonchent le sol, les rues ruisselantes et les maisons éventrées témoignent de la force de l’ouragan qui a soufflé autour de 230 km/heure. Plus de 29 000 maisons ont été détruites rien que dans le Sud.…

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Haïti : près de 900 morts après le passage de l’ouragan Matthew

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Jérémie dévastée – Photo Hector Retamal/AFP

VIDÉO – Trois jours après le passage de la tempête, les informations continuent à arriver des villages haïtiens isolés par les inondations et les glissements de terrain. Quatre personnes sont mortes en Floride.
En Haïti, le triste bilan du passage de l’ouragan Matthew n’en finit pas d’augmenter. Selon les derniers chiffres, il s’approche désormais des 900 victimes. En outre, des milliers de personnes sont sans-abri.
La région de Grand’Anse, dans le Nord, compte de nombreux disparus, tout comme Les Anglais, où ils sont «plusieurs dizaines», selon un membre de l’administration locale. Les informations arrivent au fur et à mesure des villages haïtiens isolés par les inondations et les glissements de terrain.
Le dernier bilan établi à partir des chiffres fournis par les équipes de la Protection civile sur le terrain s’élève précisément à 877 morts, mais l’agence centrale, qui met plus de temps à rassembler les informations, parle pour le moment de 271 morts et de 61.500 sans-abri.…

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Les médias complices de la haine zemmourienne ?

— Par Pascal Jouary et Audrey Loussouarn —
zemmour_charlieChaque passage du polémiste dans une émission vaudrait une condamnation. En quête d’audience, les journalistes continuent à l’inviter, reprenant à peine ses inepties.

Les conférences d’Éric Zemmour, au moment de la sortie de son nauséabond Suicide français, ont fait le plein en 2014. De studios de radio en plateaux de télévision, les médias lui ont déroulé le tapis rouge. Nouveau livre, même schéma. Et pour Un quinquennat pour rien, à chaque passage, la même observation : le polémiste crache son monologue anti-islam sans quasiment aucune reprise, par manque de préparation des journalistes ou tout simplement par recherche du buzz potentiel.

Premier exemple, le 6 septembre, dans C à vous sur France 5. Anne-Sophie Lapix, entourée de son équipe, a bien du mal à lui opposer des arguments solides : la journaliste le provoque sur l’islam, cherchant mine de rien à lui faire dire le pire. Pari gagné. Dans ses propos, rien de moins que des appels à la haine et une réinterprétation du Coran et de l’histoire, invérifiables parfois.…

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De Metulla à la Mer Morte en passant par le Golan

Point de passage — Metulla

Carnets de route

Avant-derniers jours

Le doigt de la Galilée, c’est le surnom de cette région tout au nord d’Israël coincée entre le Liban et la Syrie. Je délaisse Tel Hazor, site cananéen le plus important d’Israël. Fatigue des vieilles pierres et le voyage touche à sa fin. A mi-chemin sur ma route, la vallée de Hula, l’immense marécage infesté par la malaria jusqu’à la fin du XIX ème siècle a été asséché et a fait place à une réserve naturelle avec une forêt de cyprès et de vastes étendues d’herbe. De nouveau je ne fais que passer sans vraiment faire une halte. De retour à mon hôtel je le regretterai. J’arrive au carrefour de Qiryat Shemona, petite ville qui fit la une de l’actualité dans les années 70, quand elle était soumise à des tirs de roquettes venus du Sud-Liban. Son nom, «  Cité des huit », est un hommage à huit colons auteurs d’un fait d’armes en 1920.…

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Safed, Tsafat, Zefad

Cimetière de Safed

Carnets de route. Jour 10

Me voilà en route, via Capharnaüm et le Mont des Béatitudes, pour la capitale des kabbalistes entre le XVIè et XVIII è siècle. Dans toutes les religions, il y a toujours quelqu’un, plus rarement quelqu’une qui se pose comme intercesseur entre le monde sacré et le monde profane. L’étymologie le rappelle : pro = devant, fanun = temple. Le profane est celui qui n’est pas encore entré dans le temple et qui aura besoin d’un guide pour y pénétrer, des fois qu’il se perde. Ces intercesseurs auto-recrutés, auto-proclamés, rabbins, immans, prêtres, en instaurant cette séparation justifient l’existence de leurs jobs. Faut bien manger ! A coté de ce fonctionnariat auto-institué se développe en parallèle une approche directe aux dieux, sans église constituée. La kabbale est un exemple de cette démarche. Entre ésotérisme et mysticisme, elle choisit plutôt le second, moyen d’accès à la connaissance de soi et de l’univers en général. Issue du judaïsme, elle s’en écarte en espérant hâter la venue de l’apocalypse, ce que condamne l’orthodoxie talmudique.…

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Tibériade : miracles au lac !

Carnets de route. Jours 7,8,9

Basilique de l’annonciation à Nazareth

Le lac est un des hauts lieux du christianisme. Pensez ! Le Jésus en question ne s’est pas contenté seulement de tourner autour du lac de son enfance jusqu’à ses trente-trois ans mais il est allé jusqu’à marcher sur les eaux dudit lac un jour où ses disciples, des pécheurs, s’évertuaient à ramer contre le vent. Nazareth, la ville où il a été élevé, est à une trentaine de kilomètres de Tibériade.

Il y a deux Nazareth, l’ancienne et la nouvelle qui rêve d’annexer la vieille ville qu’elle regarde en surplomb avec ses immeubles sans âme surgis du milieu des années cinquante. L’ancienne est peuplée d’Arabes dont un tiers sont chrétiens. La nouvelle est juive en majorité avec une forte proportion d’Arabes plutôt aisés. C’est la seule ville de mon périple qu’il m’a été difficile d’atteindre. Les indications sont mal formulées. J’ai du demander plusieurs fois mon chemin tant il m’a semblé que tout convergeait à me conduire à Nazareth Illit, la ville neuve sans jamais me mener vers les souks.…

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Tibériade et ses histoires d’eaux.

Le spa d’Hammat Gader

Carnets de route

Jour 6

Le site lui aussi porte des noms différents : : lac de Tibériade, mer de Galilée, lac de Kinneret ou encore lac de Genézareth. Vingt-et-un kilomètres de long sur treize kilomètres de large, il n’est pas bien grand et pourtant situé à deux cents mètre au dessous du niveau de la mer il connait des tempêtes violentes générées par les différences de températures avec les plateaux qui l’entourent. Il a la forme d’une lyre ( kinnor en hébreu). C’est à la fois un lieu de pèlerinage pour les chrétiens, pour les juifs et un lieu de villégiature. Alimenté en eau douce par le Jourdain il a la réputation d’être riche en poissons, dont le plus fréquemment proposé dans les restos est, allez savoir pourquoi, le saint-pierre !  L’origine de ce poisson n’est pas en odeur de sainteté pour les puristes. En réalité ce saint-pierre là provient de la pisciculture pratiquée par les kibboutzim de la vallée du Jourdain.…

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Haïffa et Akko, Acre où Saint-Jean-d’Acre selon le dieu qu’on prie

Sanctuaire Bahaï et ses jardins

Carnets de route, jour 5

Une fois récupérée ma voiture de location je file vers le nord en direction de Haïffa et Akko. Les routes sont belles, bien entretenues. Une halte à Césarée, dévastée par les croisés, les mamelouks, les Ottoman et qui voit maintenant ses ruines envahies par les marchands de souvenirs, les restaurants et autres boutiques pour touristes. Je ne m’attarde pas. La prochaine étape sera Haïffa le port du nord, troisième ville du pays. L’arrivée se fait par des quartiers industriels et sans doute industrieux mais sans charmes particuliers. Il faut arriver dans le quartier de l’ancienne colonie allemande pour découvrir une merveille au bout de sderot Ben Gurion, le sanctuaire bahaï et ses jardins en escalier dans un ordonnancement à la française.

Le bahaïsme est un de ces derniers avatars abrahamiques et monothéistes apparus sur cette planète. C’est à la fin du 19ème siècle, en 1863 précisément que le Persan Mīrzā Ḥusayn-ʿAlī Nūrī (1817-1892) fonde cette religion dont le slogan favori pourrait être «  Religieux de tous pays, unissez-vous ».…

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Tel Aviv, la vie va

Le front de mer de Tel Aviv à partir de Jaffa

Carnets de route

Jours 3 & 4

Ce matin direction la capitale du pays, la seule reconnue par la communauté internationale à l’exception de deux pays. Je prends le tramway, qui traverse Jérusalem et qui était sensé contribuer à sa réunification. A l’est, parfois caillassé, iIl mobilise des forces de sécurité importantes. La gare routière est à l’ouest, je éloigne donc de la vieille ville. Le bus se remplit rapidement et une heure plus tard à l’arrivée à Tel Aviv un taxi me conduit à l’hôtel autour de Dizengoff un quartier calme au nord de la ville. Sitôt la valise déposée je repars vers la plage à quelques centaines de mètres de là et j’entreprends de longer les cinq kilomètres de promenade en bord de mer qui mènent à Jaffa, un des plus vieux ports du monde construit il y a 4000 ans. Ce n’est qu’au début du XXème siècle que des habitants quittèrent la ville pour créer à la limite nord de la ville le premier quartier de Tel Aviv.…

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Jérusalem trois fois sainte et toujours réinventée

Le Saint Sépulcre

Carnets de route

Jour 2

Selon la légende le Dôme du Rocher recouvre le mont Moryah sur lequel Dieu demanda à Abraham de sacrifier son fils Isaac il y a 3500 à 4000 ans de cela. Et c’est à Jérusalem que le Messie doit revenir. Pour les chrétiens la ville est le lieu de la mort de Jésus, de son tombeau et de sa résurrection. Pour les musulmans la ville est sacrée car Mahomet la veille de sa mort venant tout droit de La Mecque s’y est rendu en une nuit sur son cheval ailé, le buraq, afin de monter à partir du fameux rocher tout droit au paradis. Pour les arabes, le deuxième fils unique d’Abraham, Ismaël, serait le père de leur peuple. Le deuxième fils unique ? Je sais c’est un peu compliqué dès le départ. En deux mots. Sara l’épouse d’Abraham déjà bien avancée en âge et sans descendance pousse son mari dans les bras de la servante Agar.…

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Yéroushalayim, Jérusalem, Al-Quds

jerusalem_lamentations

Le Mur des Lamentations

Carnets de route.

Jour 1

«לַשָּׁנָה הַבָּאָה בִּירוּשָׁלָיִם הַבְּנוּיָה« »  «L’an prochain à Jérusalem restaurée». J’y suis. A l’aéroport d’Orly l’agent de sécurité israélien devant les comptoirs de Transavia, la compagnie low cost qui me transportera a observé mon passeport avec une attention toute particulière et m’a demandé ce que j’allais faire en Israël. Il m’a souhaité bon voyage. A bord de l’avion tout est payant sauf les toilettes mais je pense que ça pourrait ne pas durer bien longtemps. Bientôt pour aller pisser en cours de vol il faudra sortir son porte-monnaie. A l’arrivée le passage de la douane est un peu long, mais le visa est accordé sans difficulté aucune. Le nom de famille, le lieu de naissance sont déterminants. Le précédent taxi-co pour Jérusalem vient de partir. J’attends un peu que celui dans lequel j’ai pris place se remplisse. L’aéroport Ben Gurion est à peu près à mi-distance de Tel Aviv et de Jéru.…

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CMAC : subventions versées aux artistes de 1998 à 2011

Récapitulatif des subventions versées directement à des compagnies et ensembles  professionnels martiniquais en matière de culture  depuis 1998

En théâtre

 

Les Enfants de la mer : (2011) = 35.000 €

  (2012) = 24.000 €

(total des subventions versées depuis 1998 = 610.614 €)

 

Les Berlick : (2011) = 6.000 €

  (2012) = 10.000 €

(total des subventions versées depuis 2009 = 28.000 €)…

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