Catégorie : A l’affiche

Vie chère : Qui rendra les comptes ?

Vie Chère | Economie

GBH, Christophe Girardier, marges arrière, concentration économique et transparence : six mois après les auditions parlementaires, les conclusions sont connues, mais les questions essentielles demeurent.

Entre résultats officiels et nouvelles mobilisations, la Martinique cherche toujours les moyens d’une baisse durable du coût de la vie.

Deux ans après la signature du protocole de lutte contre la vie chère du 16 octobre 2024, la Martinique se retrouve confrontée à une interrogation devenue presque permanente : pourquoi les efforts annoncés pour réduire les prix alimentaires peinent-ils à transformer durablement la vie quotidienne des ménages ? La reprise des mobilisations à partir du 19 octobre 2026, à l’appel notamment du RPPRAC, témoigne de la persistance du conflit social. Elle intervient pourtant après plusieurs avancées institutionnelles : une enquête parlementaire, un avis approfondi de l’Autorité de la concurrence, une étude de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM) et cinq bilans officiels du protocole.

Le paradoxe est saisissant. Jamais, au cours de ces dernières années, les mécanismes économiques de la distribution alimentaire martiniquaise n’auront fait l’objet d’autant d’investigations publiques. Pourtant, la connaissance de la formation des prix, des marges réalisées à chaque étape et de leur répartition entre les sociétés d’un même groupe demeure incomplète.  Lire Plus

Saison 2026–2027 : Le tourisme à l’épreuve des réalités économiques

Économie | Tourisme

Croisières, transport aérien, hôtellerie, nouveaux marchés et retombées locales : la Martinique aborde une saison touristique décisive.

Entre ambitions de croissance et fragilités structurelles, une question s’impose : accueillir davantage de visiteurs suffit-il encore à développer l’économie du territoire ?

À quelques semaines de l’ouverture de la haute saison touristique, la Martinique se trouve dans une situation singulière. Les perspectives commerciales annoncées depuis le début de l’année 2026 laissent entrevoir de nouvelles possibilités de développement. Les compagnies de croisière programment davantage d’escales, les transporteurs aériens renforcent certaines dessertes et la fréquentation hôtelière retrouve une dynamique positive. Pourtant, derrière ces indicateurs encourageants, les professionnels expriment des inquiétudes croissantes sur le niveau des réservations, le coût des transports, les difficultés économiques et les tensions sociales.

Les annulations des escales du Coral Princess, le 20 octobre, puis du Carnival Miracle, attendue le 23 octobre, donnent brutalement corps à ces incertitudes. Deux paquebots, près de 5 000 passagers annoncés au total, et autant d’occasions manquées pour les taxis, les commerces, les restaurateurs et les prestataires d’excursions. Ces annulations ne permettent pas, à elles seules, de préjuger du résultat de la saison.  Lire Plus

44ème Journée internationale du créole : De la Martinique aux Seychelles

Culture | Créolité Internationale

Le mercredi 28 octobre 2026, les communautés créolophones célèbrent la 44ème Journée internationale de la langue et de la culture créoles.

De la Caraïbe à l’océan Indien, de Paris à Montréal, colloques universitaires, festivals, rencontres littéraires et manifestations populaires témoignent de la vitalité de langues qui continuent de se transmettre, de s’écrire et de se réinventer.

Tour d’horizon des principaux rendez-vous internationaux.

Il n’existe pas une seule langue créole, mais plusieurs langues créoles, nées dans des contextes historiques et géographiques différents. Certaines partagent une base lexicale française ; d’autres se sont constituées au contact de l’anglais, du portugais, de l’espagnol ou d’autres langues. Toutes témoignent de processus singuliers de création linguistique, d’échanges culturels et de construction des sociétés.

Depuis 1983, le 28 octobre est devenu un rendez-vous symbolique de leur reconnaissance. La naissance de cette journée s’inscrit dans la dynamique du mouvement Bannzil Kréyol, constitué dans le prolongement des rencontres internationales d’études créoles de Sainte-Lucie, en 1981. Quarante-trois ans plus tard, la célébration a considérablement élargi son audience. Dans plusieurs territoires, la journée du 28 octobre s’inscrit désormais dans une semaine, voire un mois entier de manifestations.   Lire Plus

Regarder le monde. Penser la Caraïbe. Écrire la Martinique

APPEL À CONTRIBUTIONS

Présent dans les archives en ligne depuis plus d’une vingtaine d’années, Madinin’Art s’est construit comme un espace indépendant consacré à la vie culturelle, artistique et intellectuelle de la Martinique et de ses diasporas.

Théâtre, littérature, cinéma, danse, musique, arts plastiques, pensée critique et débats de société ont progressivement constitué une véritable mémoire éditoriale contemporaine.

Sous l’impulsion de Roland Sabra et de nombreux contributeurs, Madinin’Art a toujours cherché à faire davantage qu’annoncer les événements : les documenter, les interroger, les critiquer et en conserver la trace.

Au fil du temps, son regard s’est naturellement élargi vers les questions de société, l’économie, l’histoire, les transformations du territoire, la Caraïbe et le monde. Aujourd’hui, la culture demeure toujours au cœur de Madinin’Art. Madinin’Art souhaite ainsi élargir et renforcer le lien entre son centre — la Martinique —, sa diaspora et le reste du monde.

Il s’agit de mieux faire circuler les regards, les expériences et les idées entre celles et ceux qui vivent ici, celles et ceux qui vivent ailleurs, et les territoires avec lesquels la Martinique entretient des liens historiques, culturels, économiques et intellectuels.  Lire Plus

Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Thélyson Orélien : faussaire ou victime ?

Le romancier Thélyson Orélien est-il un faussaire, un expert en plagiat, la victime d’un odieux « complot » médiatique contre les Noirs et les Haïtiens ?

— Par Robert Berrouët-Oriol (*)—

Sur les réseaux sociaux de la parole éphémère, bavarde et bavardeuse, victimaire et vindicative, identitariste et acrimonieuse, « La saga Thélyson Orélien » se poursuit, elle enfle, vibre, vibrionne, enfourche trompettes de Jéricho et vaksin de Léogane, elle met en scène les plus folles cavalcades, les dérives et enfermements qui rappellent à certains égards « La parole prisonnière », le magistral roman du linguiste-neurologue Jean Métellus paru aux Éditions Gallimard en 1986…

Dans l’article que nous avons publié le 25 septembre 2026 sur le site Rezonòdwès, «  L’affaire » Thélyson Orélien à l’épreuve de la guillotine numérique », nous avons consigné à la fois un cadre analytique, les paramètres d’une contextualisation littéraire et un cap prospectif.

À contre-courant des multiples variantes des discours identitaires fanatisés, hallucinogènes et vociférants qui fleurissent de manière intempestive sur le Web depuis plusieurs jours, nous avons posé une rigoureuse exigence : dans « L’affaire Thélyson Orélien » avons-nous exposé, « Nous sommes à l’étape où il faut rassembler divers documents en vue d’une très prochaine herméneutique qui ne sera guère un exercice de style mais un diagnostic citoyen, politique et éthique ».  Lire Plus