Catégorie : A l’affiche

Le Martinique Jazz Festival 2026

– par Rodolf Etienne

Du 23 au 28 novembre 2026, la Martinique retrouvera l’un de ses grands rendez-vous musicaux.

Avec Célia Wa, Nayah, Chassol, Étienne Mbappé et le légendaire pianiste américain Bob James, le Martinique Jazz Festival annonce une programmation où se croisent les héritages afro-caribéens, les audaces contemporaines et les grandes traditions du jazz.

Une rencontre entre les générations, les territoires et les imaginaires musicaux, portée par Tropiques Atrium, Scène nationale de Martinique.

Une histoire de jazz qui traverse les générations

En Martinique, le jazz entretient depuis longtemps une relation particulière avec les musiques créoles. Les harmonies venues d’Amérique du Nord y rencontrent les rythmes de la biguine, les pulsations du bèlè, les sonorités du gwo ka guadeloupéen et l’immense patrimoine musical de la Caraïbe. Cette histoire faite de circulations, d’emprunts et d’inventions trouve dans les festivals un lieu privilégié d’expression. Le Martinique Jazz Festival participe de cette aventure depuis plus de quatre décennies.

Fondé en 1983 par le Centre martiniquais d’action culturelle (CMAC), alors dirigé par Fanny Auguiac, sous le nom de « Jazz à la Martinique », le rendez-vous s’est progressivement imposé comme un espace de rencontre entre les artistes de l’île et les grandes figures internationales.  Lire Plus

Le commerce du jouet au fil des ans

  • par Rodolf Etienne

De la boutique de quartier aux catalogues de Noël, puis aux commandes sur Internet, le commerce du jouet a connu en Martinique plusieurs transformations majeures. Derrière cette évolution se dessine une histoire économique et sociale, celle des commerçants indépendants, de la grande distribution et des nouvelles habitudes de consommation. Aujourd’hui, le secteur doit également composer avec une réalité inédite : la diminution du nombre d’enfants dans l’île.

Avant les grandes enseignes, le temps des petits commerces

Longtemps, acheter un jouet en Martinique ne constituait pas nécessairement une démarche distincte des autres achats familiaux. Les bazars, les magasins généralistes et les petits commerces pouvaient proposer des poupées, des voitures miniatures, des jeux de construction et d’autres articles destinés aux enfants, particulièrement à l’approche de Noël. L’offre était moins spécialisée et les familles devaient souvent composer avec les disponibilités des commerçants.

À cette époque, Fort-de-France occupait une place centrale dans les échanges commerciaux. Les rues commerçantes de la capitale concentraient une partie importante des achats, avant que le développement de l’automobile et des zones commerciales périphériques ne transforme progressivement les habitudes des consommateurs.  Lire Plus

La communauté haïtienne menacée d’expulsion

HAITI | SOLIDARITE

Depuis la suppression du statut de protection temporaire accordé aux ressortissants haïtiens, des milliers de familles installées aux États-Unis vivent dans l’incertitude. À Miami et dans le sud de la Floride, la crainte des arrestations affecte désormais les commerces, l’emploi, l’école et la vie culturelle. Dans le quartier de Little Haiti, les conséquences dépassent la seule question migratoire : c’est une partie de la vie collective qui se fragilise.

La fin d’une protection

Le 27 juillet 2026 constitue une date charnière pour une partie de la diaspora haïtienne aux États-Unis. Ce jour-là est devenue effective la suppression du Temporary Protected Status (TPS), un dispositif fédéral permettant aux ressortissants de pays confrontés à des situations exceptionnelles de résider temporairement sur le territoire américain et, sous certaines conditions, d’y travailler légalement.

Accordée initialement aux Haïtiens à la suite du séisme dévastateur de janvier 2010, cette protection avait été prolongée à plusieurs reprises en raison de la situation sécuritaire et humanitaire du pays.

L’administration du président Donald Trump a décidé d’y mettre fin, estimant que les conditions justifiant cette désignation n’étaient plus réunies.  Lire Plus

Le PABE Martinique et l’infiniment petit

– par Rodolf Etienne

Dix-huit artistes et autant de démarches plastiques se rencontrent autour d’une contrainte commune : créer dans un espace minuscule.

Du 7 novembre au 31 décembre 2026, le Créole Arts Café, à Saint-Pierre, accueille « À la loupe ! », une exposition collective organisée par PABE Martinique.

Une invitation à ralentir le regard, à redécouvrir les objets et à considérer autrement ce que l’on croit insignifiant.

Quand le regard doit s’approcher

À l’heure des images gigantesques, des écrans omniprésents et des œuvres parfois spectaculaires, PABE Martinique fait le choix inverse : celui du minuscule. Les dix-huit artistes réunis au Créole Arts Café ont accepté de travailler dans des formats réduits, avec pour principe général une dimension maximale de 10 × 20 centimètres. Peintures, céramiques, livres miniatures, collages, installations, gravures, assemblages et objets détournés composent un ensemble dont la découverte exige une attention inhabituelle.

Le titre de l’exposition, « À la loupe ! », résume cette démarche. Il ne s’agit pas seulement de regarder de petites œuvres, mais de modifier les conditions mêmes de leur perception. Là où le visiteur peut habituellement embrasser une composition d’un seul coup d’œil, il lui faudra ici s’approcher, chercher des détails, comprendre les associations de matières et de formes.  Lire Plus

Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Victor Anicet parti, la Martinique perd un Trésor…

— Par Christian Jean-Étienne, pour le Comité Devoir de Mémoire. —

Victor nous semblait éternel.
La nouvelle est tombée le lundi 26 octobre, comme un véritable coup de massue !
Victor nous laisse une œuvre considérable, imprégnée des héritages amérindiens et caribéens, chargée de l’histoire et de la mémoire de la Martinique.

Plasticien, céramiste, peintre, enseignant et figure majeure de l’art martiniquais, il n’avait de cesse de valoriser et de transmettre, à sa manière, l’histoire de la Martinique, celle du monde amérindien, de l’esclavage, du marronnage, de la colonisation et de la complexité de notre société martiniquaise.
Le Comité Devoir de Mémoire de Martinique perd un ami, un grand frère. Il partageait notre quête identitaire, et nous avions en commun cette volonté de sortir notre histoire de l’oubli et de lutter contre l’amnésie collective.
Chaque fois que nous l’avons sollicité pour participer à l’une de nos actions, il a accepté sans hésiter.
« Ouvrons la rue de la Liberté », en juillet 1998, à Fort-de-France. Pour célébrer le 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage, nous avons organisé un happening de rue, une nuit de veillée au cours de laquelle les artistes ont apporté leur contribution pour réclamer la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité.
  Lire Plus

Agenda culturel du 31 octobre au 8 novembre 2026

Du 31 octobre au 8 novembre 2026, la Martinique déploie une programmation culturelle où se croisent danse contemporaine, théâtre caribéen, musique, arts plastiques et célébration de la langue créole.

De Fort-de-France au Vauclin, du François aux Trois-Îlets, cette première semaine de novembre offre l’occasion de découvrir des artistes, de revisiter les mémoires et de faire vivre les lieux culturels de l’île.

Du 3 au 8 novembre : les écritures théâtrales prennent possession de l’île

Le principal temps fort de la semaine est sans doute Les Théâtrales de novembre, organisées par ETC Caraïbe, structure martiniquaise consacrée à l’accompagnement et à la valorisation des écritures dramatiques contemporaines. Pendant six jours, lectures, spectacles, ateliers et rencontres investissent plusieurs communes, dessinant une géographie théâtrale qui dépasse les scènes traditionnelles.

  • Mardi 3 novembre, à 19 h, la Galerie-école du Centre caribéen d’art, à la Tour Lumina de Fort-de-France, accueille La Vaillante, texte du dramaturge martiniquais Giovanny Germany. La pièce imagine une Martinique coupée du monde, où les relations humaines se dégradent à mesure que l’ordre collectif vacille.
  • Mercredi 4 novembre, à 19 h, Mona El Yafi présente La Fille du volcan à Terre d’Arts, au parc de Tivoli.
  Lire Plus