Zika : bientôt un test de dépistage bon marché

— D’après AFP —

zika_virus_infectionDes chercheurs de l’université de Harvard ont mis au point un test de dépistage rapide salivaire et sanguin du virus Zika. Il pourrait coûter un dollar par patient.

À l’heure où l’OMS prévoit l’arrivée du virus Zika en Europe, des chercheurs de l’université de Harvard ont conçu un test pour dépister rapidement et de manière peu coûteuse le virus dans le sang et la salive. Ce test pourrait être disponible dans les prochains mois, selon une étude publiée vendredi. L’absence d’un test standard de dépistage du virus, qui peut provoquer des malformations sur les foetus, empêchait jusqu’à présent de mieux comprendre et contrer l’épidémie de ce virus, selon les experts en santé publique.

Ce nouveau test permet de détecter le virus « à des concentrations beaucoup plus faibles qu’auparavant », fait valoir dans son étude le Wyss Institute for Biologically Inspired Engineering de Harvard. Il a fonctionné sur des singes et pourrait coûter seulement un dollar par patient, selon ces travaux publiés dans le journal Cell.
Disponible dans les prochains mois ?

Ce nouvel outil de diagnostic, qui peut être lyophilisé et stocké pendant un an, montre ses résultats « par un simple changement de couleur, si bien que même un oeil peu entraîné peut facilement savoir si le virus Zika est présent ou non dans l’échantillon », selon les chercheurs. Les centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont déjà approuvé deux tests, le Zika MAC-ELISA et le Trioplex Real-Time RT-PCR Assay. Mais ils sont plus compliqués à établir et confondent parfois le Zika avec des virus similaires comme le virus du Nil occidental ou la dengue.

Ce nouveau test pourrait être disponible dans les prochains mois et améliorera les dépistages actuels qui nécessitent des équipements spécialisés disponibles seulement en zones urbaines.
Le virus active un récepteur immunitaire

Une autre étude a révélé comment le virus attaquait le cerveau, détruisant ses cellules et provoquant la naissance de bébés avec une petite tête, une maladie connue sous le nom de microcéphalie. Publiés dans le journal Cell Stem Cell, ces travaux ont été effectués par des scientifiques de l’école de médecine de l’Université de San Diego…

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