Un air de Japon du 10 au 19 décembre 2018

Du 10 au 19 décembre 2018

— Par Steve Zébina —
Notre nouveau cycle dans le cadre des Séances VO  et Art Essai  . La nouveauté du mois : une programmation entièrement dédiée à une cinématographie : Un air de Japon  .

Du  10  au 19  Décembre : Des classiques incontournables de l’histoire du cinéma , des nouveautés  et même un film en Avant-Première ! 

 

Du 10 au 19 décembre  

Dans le cadre des séances VO

Tarifs en vigueur à Madiana

Voir le programme ci-après

Invasion

Lundi 10 & Vendredi 14 à  19h30

 

De Kyoshi
Kurosawa – Japon – 2h20 – 2018
Avec Kaho, Shôta Sometani, Masahiro Higashide
Genre Thriller
Nationalité Japonais
Synopsis : Pourquoi tout le monde change-t-il soudainement de comportement ? Etsuko est-elle la seule à se rendre compte que son amie, son patron, son mari ne sont plus tout à fait les mêmes ? Peu à peu, elle réalise que les humains sont en train de perdre leurs émotions… 
La presse en parle :
Cahiers du Cinéma par Stéphane du Mesnildot
Invasion est un passionnant laboratoire des peurs contemporaines.
Critikat.com par Adrien Mitterrand
Kurosawa sait y faire pour mettre en scène la fragilité des êtres, le combat perdu contre la toute-puissance du néant, et surtout, la beauté des quelques actes désespérés destinés à le contrecarrer.
Culturebox – France Télévisions par Jacky Bornet
C’est toute la démarche de Kiyoshi Kurosawa d’allier culture pop et une psychologie qui ouvre sur la philosophie. Comme à son habitude, il prend son temps (2h20), mais c’est toujours mieux qu’une série de 6h00 qui démarre l’intrigue au bout de deux heures. Lui met les pieds dans le plat dès la première scène : la célérité en prenant son temps. Laissez-vous envahir. Fantastique.
Elle par Françoise Delbecq
Le mystère est entier et induit une tension psychologique sidérante. Une réussite.
Le Figaro par La Rédaction
Le réalisateur japonais Kiyoshi Kurosawa signe ici une œuvre de science-fiction du quotidien et nimbe les scènes de vie d’une inquiétante étrangeté. Quand la menace se tapit derrière la banalité humaine, le travestissement devient terrifiant. Un film plein de charme et de mystère.
 

Asako I&II

Attention séances en avant-première (sortie Paris le 2 Janvier 2019 ) !

!Mardi 11 à 19h30 & Mercredi 19 à 19h30



De  Ryûsuke Hamaguchi
Avec Masahiro Higashide, Erika Karata, Koji Seto
Genres Romance, Drame
Nationalités Français, Japonais
– Japon – 1h59 – 2018
Date de sortie 2 janvier 2019 (1h 59min)

Synopsis :
Asako, une jeune femme de 21 ans qui vit à Osaka, tombe follement amoureuse de Baku. Mais un jour, Baku disparaît. Deux ans plus tard, désormais installée à Tokyo, Asako rencontre Ryohei, qui est le sosie parfait de son amour disparu. Elle va alors se laisser séduire par ce jeune homme qui possède une personnalité totalement différente de celle de Baku.
Réception critique :
Sur le site Web agrégateur Rotten Tomatoes , le film a obtenu un taux d’approbation de 71%, basé sur 21 commentaires, et une note moyenne de 7.5 / 10. Le consensus critique du site Web se lit comme suit: “Les prémisses conceptuelles d’ Asako I & II sont ancrées dans des thèmes stimulants et un travail convaincant du réalisateur Ryusuke Hamaguchi”.Sur Metacritic , le film a un score moyen pondéré de 62 sur 100, basé sur 9 critiques, indiquant “des critiques généralement favorables”.Peter Bradshaw de The Guardian a qualifié Asako I & II “d’essai amusant sur le délire amoureux”. Yannick Vely, écrivant pour Paris Match , a salué la représentation sympathique des personnages de Hamaguchi, tout en suggérant que certaines intrigues de complot pourraient paraître forcées aux téléspectateurs occidentaux. Eric Kohn d’ IndieWire a écrit: “Il est rafraîchissant de voir un film de haute qualité qui ne suppose pas que toutes les histoires d’amour doivent aboutir à une conclusion ordonnée et qui implique qu’il est préférable de laisser certaines extrémités heureuses sans fin.”

Voyage à Tokyo

Mercredi 12 à 19h30

De Yasujirô Ozu
Avec Chishu Ryu, Chieko Higashiyama, Setsuko Hara
Genre Drame
Nationalité Japonais
Date de reprise 1 août 2018 – Version restaurée (2h 16min)
Date de sortie 6 février 2007 en DVD (2h 16min)
Synopsis :
Un couple âgé entreprend un voyage pour rendre visite à ses enfants. D’abord accueillis avec les égards qui leur sont dus, les parents s’avèrent bientôt dérangeants. Seule Noriko, la veuve de leur fils mort à la guerre, semble réellement contente de les voir et trouve du temps à leur consacrer. Les enfants, quant à eux, se cotisent pour leur offrir un séjour dans la station thermale d’Atami, loin de Tokyo…La presse en parle :
Ecran Large par Jean Noël Nicolau
[Reprise] L’universalité des thèmes, alliés à la perfection de la mise en scène et à la rigueur descriptive de l’ensemble, offrent une quintessence du style d’Ozu, sans pour autant atteindre le degré d’austérité de ses opus en couleurs.
La Croix par Jean Rochereau
Il a fallu le hasard d’une distribution à la sauvette pour que nous parvienne enfin ce Voyage à Tokyo dont la double perfection, fond et forme, tire des larmes, même à un critique chevronné. 09/02/1978
Le Figaro par Michel Marmin
“Voyage à Tokyo” relate avec une précision poignante la délitescence d’une famille japonaise de la classe moyenne prise au piège de la société de consommation. 06/02/1978
Télérama par Alain Remond
Voici donc “Voyage à Tokyo”, (…) considéré par nombre de connaisseurs comme l’un des meilleurs films d’Ozu, sinon le meilleur. 04/02/1978
VSD par Claude Mauriac
Il y a au cinéma les œuvres où il se passe beaucoup d’événements mais où rien ne se passe. (…) Et puis il y a ceux plus rares (…) qui laissent filtrer l’invisible. “Voyage à Tokyo” est de ceux-là. 10/02/1978 

Voyage à Yoshino

Jeudi 13 & Mardi 18 à 19h30

De Naomi Kawase
Avec Juliette Binoche, Masatoshi Nagase, Takanori Iwata
Genre Drame
Nationalités Japonais, FrançaisSynopsis :
Jeanne part pour le Japon, à la recherche d’une plante médicinale rare. Lors de ce voyage, elle fait la connaissance de Tomo, un garde forestier, qui l’accompagne dans sa quête et la guide sur les traces de son passé. Il y a 20 ans, dans la forêt de Yoshino, Jeanne a vécu son premier amour.La presse en parle :
CultureboxFrance Télévisions par Jacky Bornet Naomi Kawase ne dit rien, elle expose. Elle n’explique rien, elle suggère. Plus que les dialogues, parcellaires, ce sont les images, leur succession et enchaînement qui parlent. Au spectateur de faire le lien dans une communion active avec le film.
La Croix par Jean-Claude Raspiengeas Le cinéma panthéiste, spiritualiste, écologique, de Naomi Kawase nous raccorde aux sources premières des origines et invite à écouter les messages de la nature.
Paris Match par Karelle Fitoussi
Une odyssée minimaliste et mystique qui flirte avec la science-fiction. Un poème.
Le Figaro par La Rédaction
L’intrigue est loin d’être clairement lisible. Elle se fond en quelque sorte dans l’univers de la forêt, à la fois sensible et hermétique. Mais Naomi Kawase nous fait habiter la forêt comme personne. Là est la grâce du film, qui peut perdre et ennuyer le spectateur, mais lui offre des instants de beauté incomparable.
Le Journal du Dimanche par Stéphanie Belpêche
Même si on ne comprend pas tout, ce récit influencé par Terrence Malick s’avère hypnotique, notamment grâce à la beauté majestueuse de la forêt aux couleurs de l’automne.

A scene at the sea
Lundi 17 à 19h30

 

De Takeshi
Kitano
Avec Kuroudo Maki, Hiroko Oshima, Sabu Kawahara
Genres Romance, Comédie dramatique
Nationalité Japonais
Date de reprise 8 août 2018 – Version restaurée (1h 40min)
Date de sortie 16 juin 2005 en DVD (1h 40min)
Synopsis :
Un jeune éboueur sourd-muet se prend d’une passion obsessionnelle pour le surf. Soutenu par le regard protecteur de sa fiancée, sourde-muette comme lui, le jeune homme progresse, d’apprentissages éprouvants en compétitions harassantes, jusqu’a ce que la mer les sépareLa presse en parle :
Chronic’art.com par Elysabeth François
Par son extrême épure, A Scene at the sea pourrait bien être l’œuvre la plus radicale du cinéaste. On y sent une volonté d’aller à l’essentiel, en dégageant l’histoire de tout détail sur-signifiant.
Le Figaroscope par Emmanuèle Frois
On se laisse bercer par le rythme des vagues, la lenteur de l’action, la beauté des images.
Le Nouvel Observateur par Pascal Mérigeau
Un cinéma d’une pureté absolue, qui nécessite encore un petit, un tout petit effort, pour retrouver un regard débarrassé de toutes les âneries qui l’encombrent. Cela en vaut la peine.
Le Parisien par Eric Leguèbe
A première vue, peu de rapport entre ce film tout de subtilité et de pudeur, et les polars tendus de Takeshi Kitano. Pourtant, à travers cette oeuvre parvient l’écho de la solitude des héros du cinéaste japonais.
Les Inrockuptibles par Bertrand Loutte
A Scene at the sea reste à ce jour son opus le plus plastiquement maîtrisé, portant à un point de perfection la frontalité du cadre et les déplacements des personnages en son sein. 

Le goût du saké

Dimanche 16 à 19h30

De Yasujirô Ozu
Avec Shima Iwashita, Chishu Ryu, Keiji Sada
Genre Drame
Nationalité Japonais
Date de reprise 1er août 2018 – Version restaurée (1h 53min)
Date de sortie 6 décembre 1978 (1h 53min)
Synopsis :
Un père, veuf, cadre dans une entreprise industrielle vit avec sa fille et son dernier fils. Le soir, après le travail, il retrouve ses amis pour boire du saké dans un café où ils ont leurs habitudes. L’un d’eux lui propose un gendre pour sa fille. Il prend alors peu à peu conscience que sa fille est en âge de se marier et qu’il doit, au risque de se retrouver seul, libérer sa fille de son emprise paternelle. D’abord, cédant à son angoisse de la solitude et à son égoïsme, il nie la nécessité du mariage, mais l’évènement devient inéluctable lorsqu’il croise l’un de ses anciens professeurs, dont la fille a sacrifié sa jeunesse pour s’occuper de son père.La presse en parle :
Télérama par Jacques Siclier
Une dernière fois, Ozu a traité son thème de prédilection : l’érosion de la cellule familiale dans une société japonaise moderne qui cède aux influences occidentales. Le drame provoqué par l’égoïsme du vieil homme suit son cours sans heurts et sans révoltes. … Parvenu au dépouillement le plus extrême, Ozu a disparu en gardant son secret : pourquoi ce style, dénué de toute émotion apparente, arrive-t-il à nous bouleverser ?
Critikat.com
Dernier film du cinéaste, Le Goût du saké apparaît logiquement comme l’un des plus aboutis de son œuvre, et certainement le plus épuré formellement
Loeil sur l’écran
On note toujours cette profondeur dans le propos avec de nombreux thèmes sous-jacents ou induits, tel celui de la mort qui revient dans plusieurs de ses derniers films. Le goût du saké clôt remarquablement la filmographie de ce cinéaste unique qu’était Yasujirô Ozu.