The Black Joconda de Patricia Lollia au Grand Palais

« ART CAPITAL » c’est l’effervescence artistique à l’état pur avec plus de 3000 artistes et 4 salons emblématiques : le Salon des Indépendants, le Salon des Artistes Français, le Salon Comparaisons et le Salon Dessin et Peinture à l’eau.

J’exposerai avec l’Association « ART FREEDOM » au sein du Salon des Indépendants qui célèbre une liberté totale d’expression et la diversité des démarches.

Depuis 1884, le Salon des Indépendants joue un rôle primordial dans l’histoire de l’art mondial.

« Ni jury, Ni récompense ! ». Telle est la devise des membres fondateurs de cet espace. Tout le monde peut y exposer. C’est donc une chance inouïe pour les artistes, connus ou non, de pouvoir exposer, dans le cadre d’une manifestation artistique de portée internationale, dans un lieu aussi prestigieux que le Grand Palis.

Lorsque j’ai réalisé « THE BLACK JOCONDA » en Novembre 2023, je n’aurais jamais imaginé qu’elle ferait son entrée au Grand Palais.

Alors, oui, « THE BLACK JOCONDA » trônera au sein du Grand Palais avec des œuvres d’artistes venus des cinq continents.

Lorsque Léonard de Vinci a peint la Joconde, il a créé plus qu’un portrait : il a inscrit, dans un regard, un mystère qui continue de fasciner, de questionner et d’inspirer.

Ce mystère, loin d’être réservé à un seul visage ou à une seule époque, porte en lui une vérité universelle : nul ne possède le monopole de la beauté et de l’intelligence. A l’heure où le suprématisme se manifeste avec force, il est urgent de rappeler cette évidence.

C’est cette idée que j’ai voulu mettre en lumière avec ma Black Joconda. En créant ma Mona Lisa noire, je n’ai pas cherché à réécrire l’histoire de l’art, mais à élargir le champ de vision de ceux qui contemplent les œuvres.

En effet, le regard de la Joconde a traversé les siècles parce qu’il exprime des émotions que chacun peut reconnaître : la curiosité, la sérénité, la mélancolie. Représenter ce même regard dans un visage noir, c’est affirmer que ces émotions ne sont pas l’apanage d’une culture ou d’une couleur de peau. Elles sont le fil invisible qui relie les êtres humains qu’elles que soient leurs origines ou leurs histoires.

La beauté, lorsqu’elle est saisie par l’art, devient un langage sans mots. Elle parle directement au cœur, au-delà des barrières linguistiques ou culturelles. Ma Black Joconda veut être un pont : un tableau qui, au premier coup d’œil, rappelle que la quiétude, la joie et le mystère sont des expériences partagées.

En exposant ce visage, je souhaite inviter le spectateur à voir par-delà les préjugés, à reconnaître dans ce sourire une partie de lui-même.

En somme, THE BLACK JOCONDA n’est pas la réinterprétation d’un chef-d’œuvre. C’est une déclaration d’universalité. Elle rappelle que le sourire de Mona Lisa qu’il soit peint sur une toile du XVI ème siècle en Italie ou sur un pan de meuble dans la Caraïbe d’aujourd’hui, continue de résonner dans chaque être humain. C’est ce que je souhaite partager avec les spectateurs : la certitude que la beauté et l’intelligence sous toutes leurs formes, sont le patrimoine commun de l’humanité.

Patricia LOLLIA, artiste peintre