— Par Rodolf Étienne
Pendant longtemps, vivre au bord de l’eau était presque automatiquement associé à une plus-value.
Vue sur mer, accès au littoral, ventilation naturelle, proximité des plages : dans une île comme la Martinique, le rivage concentre une partie des biens immobiliers les plus recherchés.
Mais que se passe-t-il lorsque la mer apporte régulièrement autre chose que l’image paradisiaque promise par l’annonce immobilière ?
Depuis 2011, les sargasses modifient progressivement cette équation. Au point où dans certaines villes de la façade atlantique, elles ne sont plus seulement un problème environnemental ou sanitaire. Elles deviennent un facteur de localisation immobilière.
Le phénomène est, certes, encore difficile à mesurer avec précision : professionnels de l’immobilier, propriétaires, loueurs saisonniers et travaux publics commencent à documenter une dégradation de l’attractivité de certains secteurs particulièrement exposés.
Le bord de mer n’a plus partout la même valeur
Le paradoxe est saisissant. Un bien peut posséder tous les attributs traditionnellement recherchés — vue mer, piscine, terrasse, accès direct au littoral — et perdre une partie de son attractivité précisément parce qu’il se trouve trop près de l’eau.<p> Lire Plus



