Étiquette : Théâtre

Regarder le monde. Penser la Caraïbe. Écrire la Martinique

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Présent dans les archives en ligne depuis plus d’une vingtaine d’années, Madinin’Art s’est construit comme un espace indépendant consacré à la vie culturelle, artistique et intellectuelle de la Martinique et de ses diasporas.

Théâtre, littérature, cinéma, danse, musique, arts plastiques, pensée critique et débats de société ont progressivement constitué une véritable mémoire éditoriale contemporaine.

Sous l’impulsion de Roland Sabra et de nombreux contributeurs, Madinin’Art a toujours cherché à faire davantage qu’annoncer les événements : les documenter, les interroger, les critiquer et en conserver la trace.

Au fil du temps, son regard s’est naturellement élargi vers les questions de société, l’économie, l’histoire, les transformations du territoire, la Caraïbe et le monde. Aujourd’hui, la culture demeure toujours au cœur de Madinin’Art. Madinin’Art souhaite ainsi élargir et renforcer le lien entre son centre — la Martinique —, sa diaspora et le reste du monde.

Il s’agit de mieux faire circuler les regards, les expériences et les idées entre celles et ceux qui vivent ici, celles et ceux qui vivent ailleurs, et les territoires avec lesquels la Martinique entretient des liens historiques, culturels, économiques et intellectuels.  Lire Plus

Cinquante ans après, le SERMAC toujours là !

  • par Rodolf Etienne

À Fort-de-France, la rentrée culturelle 2026 a une saveur particulière. Le SERMAC — Service municipal d’action culturelle — prépare sa cinquantième rentrée.

Né en 1976 dans le prolongement de la politique culturelle voulue par Aimé Césaire, il porte depuis un demi-siècle une ambition forte : mettre la culture à la portée de tous, promouvoir les arts martiniquais et lutter contre l’aliénation culturelle.

Pour Aimé Césaire, la culture n’était pas un supplément d’âme réservé à quelques initiés. Elle participait pleinement de l’émancipation. Elle devait permettre aux Martiniquais de retrouver leurs formes d’expression, leurs imaginaires, leurs rythmes, leurs gestes, leur histoire. Avant même la naissance officielle du SERMAC, la municipalité foyalaise avait commencé à structurer cette politique autour du Festival culturel de Fort-de-France et de l’OMDAC. En 1975, le conseil municipal décide de créer un organisme spécifiquement consacré à l’action culturelle ; installé au Parc Floral, il développe progressivement ses interventions, notamment dans les quartiers populaires. Le SERMAC prolongera cette dynamique à partir de 1976.

L’un des principaux foyers de la vie culturelle foyalaise

Depuis lors, plusieurs générations ont fréquenté ses ateliers.  Lire Plus

L’ASCUB donne la parole aux femmes burundaises et promeut le théâtre

— Par Malika —

La soirée mécénat de l’association pour le soutien de la culture au Burundi (ASCUB) a eu lieu le 22 avril 2017 au restaurant les Voyelles. Cette association est animée par une présidente énergique, madame Georgette MINANI, et une équipe bénévole dynamique majoritairement féminine. L’ASCUB veut donner la parole à la femme burundaise et promouvoir la culture de ce pays d’Afrique de l’Est qu’est le Burundi. La soirée avait pour but de récolter des fonds pour construire une salle de théâtre à Giheta, une ville au centre du pays. Il s’agit également de soutenir la troupe de théâtre Ni Ndé en leur donnant davantage de moyens pour faire vivre leur art. La culture burundaise a été présentée à travers des danses et des chants traditionnels. Un repas typique a été servi aux convives. S’en est suivi une projection sur le projet de construction d’une salle de théâtre à Giheta. Enfin, la place à la fête dans le sous-sol vouté du restaurant les Voyelles.

 

Contact : ascub.burundi@gmail.com

Site : www.afblesoutienninde.com  Lire Plus

Le capital brûle les planches

— Par Marina Da Silva —

angle_alphaÀ partir de Capitalisme, désir et servitude, lecture de Marx et Spinoza par Frédéric Lordon, Judith Bernard démonte le projet néolibéral de se rendre maître de nos passions.

Judith Bernard n’a pas froid aux yeux. S’emparer de Capitalisme, désir et servitude (paru en 2010 aux Éditions la Fabrique), où Frédéric Lordon démontre, à partir de la notion de servitude conceptualisée par Marx et, plus inattendu, du désir selon Spinoza, que le projet du capitalisme néolibéral est de se rendre maître de nos passions, relevait vraiment du défi. Même revu pour la scène, le texte reste complexe et exigeant, mais elle parvient, avec cinq autres comédiens dont une danseuse, à en faire un objet théâtral intelligible et intelligent, poétique et drôle, Bienvenue dans l’angle alpha.  Lire Plus

Sur les planches, entre Corneille et Staline

 

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Par Armelle Heliot

CHRONIQUE- Au Vieux-Colombier, La Place Royale de Corneille se situe de nos jours. À La Commune, Que la noce commence s’appuie sur un film roumain se déroulant en 1953. De l’art délicat de la transposition.

De tous les écrivains classiques, Corneille est sans doute celui qui se prête le mieux aux transpositions. Il y a dans ses comédies, et en particulier dans ses premières pièces, une alacrité, une ferveur sentimentale, des élans héroïques qui disent à merveille les tourments déchirants de la jeunesse. On ne s’étonne donc pas, au Vieux-Colombier, de voir que l’action de La Place Royale, pièce de 1634, très légèrement retouchée près de cinquante ans plus tard par l’auteur de L’Illusion comique , est située dans une sorte de dancing aux murs jaunes, avec des portes, des fenêtres étroites en verre coloré. On pourrait imaginer la mer au-delà… Cela ressemble à Ostende. Un tableau d’Ensor.

Il y a là une fille en tutu, à l’abandon. Elle ne bougera quasiment pas (on comprend que Sylvia Bergé ait rendu son rôle!). Mais les musiques que l’on entend sont plutôt italiennes… On serait sur l’Adriatique… Ou plus simplement dans cette campagne que l’on découvre en un film liminaire qui nous montre de très jeunes gens et jeunes filles s’ébattant dans des costumes XVIIe… Un parquet de bal aurait été installé là, pour un soir.  Lire Plus