—- par Rodolf Étienne —
La journée du mardi 29 septembre 2026 pourrait être une journée particulièrement sensible en Martinique.
Deux dossiers, distincts mais étroitement liés dans leurs conséquences quotidiennes, vont se rencontrer : une mobilisation nationale de la fonction publique, élargie localement à l’ensemble des secteurs, et une nouvelle échéance financière pour un système de transports collectifs déjà profondément fragilisé.
En Martinique, les organisations syndicales ont annoncé samedi 26 septembre leur volonté de relayer la journée nationale de grève et de l’élargir à l’ensemble des secteurs. La mobilisation nationale concerne initialement les agents de la fonction publique : les préavis couvrent notamment les trois versants — État, territoriale et hospitalière — et portent principalement sur les rémunérations, la revalorisation du point d’indice, les conditions de travail et le pouvoir d’achat.
Une mobilisation nationale qui prend une dimension martiniquaise
Le mouvement du 29 septembre ne naît donc pas en Martinique. Au niveau national, plusieurs organisations syndicales contestent la politique salariale appliquée aux agents publics. La CFDT réclame notamment des mesures générales et immédiates sur les salaires, une revalorisation du point d’indice et son indexation sur l’inflation, le rétablissement de la GIPA et le maintien intégral de la rémunération en cas de congé maladie ordinaire. Lire Plus

Depuis plus de trente ans, un courant de pensée domine en économie : c’est l’idéologie scientifique « néoclassique », qui croit à un « équilibre général des marchés » et entretient des liaisons très étroites avec le néolibéralisme. Pourtant, le fait est – incroyable, mais vrai ! – qu’il n’existe pas, à l’intérieur du courant dominant, de théorie de la crise. En clair, l’idéologie du capitalisme non seulement ne prend pas la crise pour objet d’étude, mais encore n’est pas en mesure d’expliquer la crise du capitalisme réellement existant. Les rares économistes orthodoxes qui s’y intéressent l’analysent d’ailleurs à partir de facteurs toujours extérieurs aux marchés, venant perturber les mécanismes de correction automatique par les prix : syndicats « archaïques », interventions de l’État, « bugs » informatiques, fraudes de traders isolés… Mais pour eux, la concentration de la propriété privée et la logique de maximisation du profit individuel ne sont pas des problèmes. 




