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Quai des arachides – Thierry Mathiasin (2)

  • Par Thierry Mathiasin

Avec Quai des arachides, Thierry Mathiasin, artiste peintre et poète guadeloupéen, nous entraîne,  dans un univers où la terre, la mer, l’exil et la mémoire se rencontrent.

Thierry Mathiasin ou la palette du multiple

À travers une écriture dense, imagée et profondément sensorielle, il fait surgir les paysages de la Caraïbe, les blessures de l’histoire coloniale et les échos du marronnage. Sa poésie explore les liens entre identité, déracinement, corps et liberté. Ce texte est extrait de Quai des Arachides, publié en décembre 1991 à l’École d’Art du Havre, sous la responsabilité de Francis Marshall, avec le soutien de la DRAC Haute-Normandie.

QUAI DES ARACHIDES. Thierry Mathiasin. Décembre 1991. École d’Art du Havre.  Responsable de publication : Francis Marshall. Avec le soutien de la DRAC Haute-Normandie.

Sans titre

Vouloir cribler les mots

Dans leur brèche

De non-sens,

M’éclabousser

Sur la mémoire

De leur palimpsestes

D’oubli,

Brouiller la cible

Des figures originelles

Exorbitées, des signes muets

De l’absence, présence des grimoires

Vertex

Un an

Fixé dans le ciel

Avant l’éclipse,

Sème des nuages d’argile

Où l’espace inachevé

Nous tombe des planètes.

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D’ambres et de lumière de Jacques-Olivier Ensfelder

Avec son nouveau recueil de haïkus, le comédien, metteur en scène et poète Jacques-Olivier Ensfelder invite le lecteur à une rencontre sensible entre l’imaginaire caribéen et la tradition poétique japonaise.
Un ouvrage où les mots et les créations graphiques composent un même univers artistique.
Il est des livres qui ne cherchent pas à raconter le monde, mais à nous apprendre à le regarder autrement. D’ambres & Lumière, le nouveau recueil de Jacques-Olivier Ensfelder, appartient à cette famille d’ouvrages où la poésie se fait contemplation, où quelques mots suffisent à ouvrir un horizon.
Artiste caribéen, comédien et metteur en scène depuis plus de trente ans, Jacques-Olivier Ensfelder poursuit ici un cheminement littéraire profondément personnel. Avec ce cinquième livre de poésie, et son deuxième recueil consacré au haïku après Rumeurs d’île, il retrouve la forme brève de cet art japonais qui saisit, en quelques vers, la beauté fragile d’un instant.
La nature, le passage du temps, le silence, la solitude, la présence invisible des choses traversent ses poèmes. Un papillon, une fleur, une cloche, un escargot deviennent autant de portes ouvertes sur une réflexion plus vaste : celle de notre place dans le monde et de notre manière de l’habiter.
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