Étiquette : Patrick Mathélié-Guinlet

« L’amour, pas la guerre ! » , « Si c’était à refaire… »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

L’amour, pas la guerre !

Souvent la révolte en moi gronde,
l’envie de refaire le monde !
Hélas, on se sent impuissant
à empêcher toutes ces guerres

où l’on verse inutilement
le sang de tant d’hommes innocents,
plongeant d’autres dans la misère,
faisant de leur vie un enfer…

Comme je ne peux rien y faire,
ça soulève en moi la colère
contre ces pseudo gouvernants
mais vrais assassins en col blanc,

tous ces vils profiteurs de guerre
planqués bien à l’abri derrière,
s’enrichissant tranquillement
sur la mort de milliers de gens…

Paix, amour et fraternité
sur Terre doivent enfin régner…
Cessons de vivre dans la peur :
tout être a le droit au bonheur !

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« Poème pour une danseuse », « Passagère de la pluie… »,  » Le bonheur »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Poème pour un danseuse

Si tu danses pour moi,
si sensuelle et lascive,
et qu’ainsi tu ravives
mes plus profonds émois,

lors j’écrirai pour toi
le plus beau des poèmes
pour dire combien j’aime
la magie de tes pas…

Quand, si belle à mes yeux,
tu t’élèves en dansant
telle fumée d’encens
légère vers les cieux,

je suis sûr que de toi
les insensibles dieux
et même aussi des rois
tomberont amoureux…

Et, contemplant ta danse,
je m’envole avec toi…
Mon cœur s’emplit de joie
et mon corps entre en transe !

Passagère de la pluie…

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« Pak Nou », de Patrick Mathelié-Guinlet

Pak Nou

Pak, ti tak, ti tak Pak,
ti tak, ti tak Pak.
Pak atak, Pak atak,
matoutou krab !

Krab pa ni mak,
chak krab an lak,
chak krab an bak,
chak krab an sak,
chak krab an pak
èk san di hak,
krab pak an pak
èk bonda-man-jak…

Pak atak, Pak atak,
matoutou krab !
Pak, ti tak, ti tak Pak,
ti tak, ti tak Pak.
Pak atak, Pak atak…

Sanmdi-gloriya, san di hak
danmyé ka tonbé, pak !
Tanbou ka bat, lavwa rak,
majò ka pété pak
pas tak an tèt,
lévé-fésé pa jé makak !

Pak atak, Pak atak,
sa sé zak nou,
sa sé Pak nou,
Pak, ti tak, ti tak Pak,
ti tak, ti tak Pak,
ti tak, ti tak Pak…nou !

Patrick Mathelié-Guinlet

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« Roulette » & « Coup de blues »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Roulette

La vie, c’est comme au casino :
un pur jeu de hasard
où faut tirer l’bon numéro !
Que tu le veuilles ou non,

tu dois jouer de toute façon.
Depuis que le destin croupier
sa bille d’ivoire a lancée,
pour toi il est déjà trop tard…

Tu n’peux plus rien y faire :
soit tu gagnes ou tu perds,
ne reste que l’espoir…
Soit c’est rouge ou c’est noir,
soit c’est pair ou impair…

Rien ne va plus, les jeux sont faits !
Ton sort est désormais
dans les aveugles mains
de la Dame Fortune…

Peut-être que demain
t’auras plus une tune
ou alors tu feras la fête
car elle n’en fait qu’à sa tête

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« Impermanence » & « Le remède »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Impermanence

Ta vie est cool,
calme et tranquille :
ses jours s’écoulent
au chaud dans l’île…

Pour toi tout roule
et puis soudain,
là tout s’écroule !

Surgie au coin
d’un noir destin,
la pire embrouille
tes cartes brouille
et t’as la trouille…

Tu sais, la chance
comme une danse
ça va, ça vient…

Ce qui est haut
devra descendre,
ce qui est chaud
deviendra cendre…

Telle est la loi
de la fortune :
aujourd’hui roi,
demain sans tune !

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« L’important c’est la route… » & « Train de vie »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

L’important c’est la route…

Comme une grande faim
qu’on a pu apaiser,
repu, le ventre plein,
une fois réalisé,
un rêve n’en est plus un !

L’excitation prend fin…
On se sentait avide
et tellement vivant !
On ne sent plus qu’un vide
qu’un autre doit combler…

Quand on lit un roman,
c’est tout au long des pages
que réside l’attrait.
Celui-ci disparaît
sitôt livre fini…

Et si dans un voyage
ce n’est pas l’arrivée
qui en fait la beauté,
l’intérêt de la vie
n’est certes pas la fin
mais juste le chemin !

Train de vie

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« Drogué! » &  » Influenza »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Drogué!

Poésie, c’est ma came !
Quand j’en lis ça me calme…
J’suis accro, je vous dis :
il m’en faut jour et nuit !

Plus j’en lis, plus j’en veux,
c’est un cercle vicieux…
Pour ne plus être en manque
sans que ça me débanque,

j’ai même décidé,
du coup, d’en fabriquer !
C’est pour ça que j’écris
de jour comme de nuit

ce que la muse dicte…
J’avoue : je suis addict
et même écrire j’ose
qu’il me faut une dose

ou je deviens morose,
ravagé par l’ennui
car la vie n’est pas rose…
Grâce à la poésie
j’oublie tous les soucis,

les peurs, la maladie
et je me réfugie
dans les rêves à l’abri
de la mélancolie
qui mène à la folie…

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« Les tétons de Valentine » & « Doudou, mèsi « 

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Les tétons de Valentine

En ce beau et doux jour
de la Saint-Valentin
toujours voué à l’amour,
que n’ai-je le loisir
de vous dire mon désir ?
Car tel est mon dessein,
je voudrais vous avouer
que je ne sais plus bien
auquel de vos deux seins
je pourrais bien me vouer…
Cruauté du destin,
point n’est de médecin
qui sache me guérir
de cette maladie,
de ce défaut malsain
que j’ai du mal à dire
face à vous, ma lady :
je ne peux pas choisir,
il me faut tout ou rien !…

« Car de Valentine les tétins
sont les tétines de Valentin.»

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« Consumérisme » & « City Blues »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Consumérisme (Le 10ème cercle oublié de l’Enfer)

Dansent, dansent ces âmes
dans des corps de robots
leur pantomime infâme,
leur infernal tango :

la danse de Saint-Guy
des achats à crédit
que leur jouent les démons
de la consommation…

La musique d’enfer
de ces publicitaires,
leurs mirages de mots
empêchent tout repos
de leurs pauvres suppôts !

Volontaire esclavage,
fatal endettement,
tels seront les ravages
d’un fol entêtement
et sombre aveuglement…

Et lorsqu’au moindre vent
le désordre les prend,
est cet attachement
la corde qui les pend
constamment tout vivants !

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« 2O26… » & « Dyab-la ! »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

2O26…

On ne sait pas à quoi s’attendre
car l’avenir n’est pas si tendre…
À la paix on voudrait prétendre
mais Gaza n’est qu’un tas de cendres !

Du coup, pas question de souhaiter
dans ces conditions :“Bonne année !”
car rien ne peut nous assurer
que nos vœux seront exaucés…

D’ailleurs en faire est inutile
quand nul dieu ne peut les entendre…
Vivre aujourd’hui n’est pas facile :
on a parfois envie de rendre

les armes et puis d’aller se pendre
ou dans les drogues d’oublier
les atrocités de la guerre
et l’âpreté de la misère !

Lors, on ne peut qu’attendre et voir
si un jour renaîtra l’espoir,
comme un phénix dans nos cœurs,
que reviennent des temps meilleurs !

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« Un style aux quatre couleurs… » & « Don Quichotte »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Un style aux quatre couleurs…

J’écris des vers en vert
envers et contre tout
car j’aime la Nature
et puis, par-dessus tout,
je respecte la Terre…

Mais si j’écris en bleu,
c’est que me prend le blues
quand j’ai des bleus à l’âme,
que dans mon cœur il pleut
car me quitte une femme
quand je n’ai plus de flouze…

Parfois j’écris en rouge,
tel un bon professeur
soulignant les erreurs,
quand soudain je m’enflamme,
voulant que les choses bougent…
Me monte à la plume le sang
quand je suis en colère
car je vois la misère
du peuple et suis conscient
des souffrances d’enfants

Pour finir, j’écris en noir
en fait la plupart du temps
parce qu’en tant qu’anar,
je refuse la dictature
et dans mon écriture
de noirs traits d’esprit la rature !

Je dépeins le bonheur,
fustige la douleur
avec cœur et sans peur
d’un style aux 4 couleurs !

Don Quichotte

Se mesure la force d’un homme
à sa capacité d’indignation
face à l’injustice et l’oppression !
Moderne Don Quichotte face aux moulins
à paroles et à vent

que sont les politiciens,
religieux prosélytes et publicitaires,
tous ces brasseurs, vendeurs de vent,
menteurs et escrocs patentés

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« Reine de Saba » & « Surfer sa vie… »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Reine de Saba

De grands yeux en amande
au noir profond de khôl fardé,
antique insondable mystère
où se noie l’âme des hommes
contemplant sa sauvage beauté
toute d’indigo voilée…

Quand elle s’avance,
démarche légère et port altier,
enveloppée d’enivrantes fragrances
de myrrhe, rose et jasmin,
ne dirait-on pas qu’elle danse ?

Le tintinnabulement du cuivre des bracelets
ornant ses chevilles et poignets
sonne le glas de toute indifférence…
Qui un jour a croisé les pas
de cette reine de Saba
jamais ne pourra l’oublier !

Surfer sa vie…

Vivre libre
c’est surfer sans perdre l’équilibre
sur des vagues de vagues sentiments
pour ne pas être englouti par un océan
de tristesse et d’amertume…

N’en subsiste bientôt plus que l’écume
d’un vague souvenir
qui peu à peu disparaît dans les sables du temps

comme l’esquisse d’un sourire
s’efface, fugace, sur la face
d’un surfeur de son “ride” content

ou comme la silhouette d’une femme aimée
happée par la brume
en ce petit matin de printemps…

Patrick Mathelié-Guinlet

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« Procès de la télé française » & « Chewing gum »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Procès de la télé française

Rien que des crimes à la télé :
un tas de séries policières,
pas de quoi en être très fier !
Meurtres par ci, meurtres par là,
catalogue d’assassinats
en tous pays, en tous endroits…

Elle ferait mieux d’éduquer
notre jeunesse et nos enfants
ou bien nous faire voyager
pour ainsi passer du bon temps,
oublier nos ennuis, rêver…

À ne montrer que la violence,
on finit par y inciter !
Tous les soirs la preuve aux JT…
De la société, la télé
est miroir de sa décadence

en fait pour empêcher qu’on pense
à faire la Révolution
et lutter pour la liberté,
en finir avec l’oppression,
l’iniquité qui règnent en France !

Chewing gum

Politicien c’est chewing-gum !
À force d’être trop mâché
s’en est allé son jus sucré,
disparue l’élasticité…

Ne reste qu’un goût insipide
qui vire même au dégueulasse
lorsque l’élu se fait cupide…
De ce cirque alors on se lasse :

sous la table on colle la gomme
pour l’oublier tout comme l’homme !
Quand vient le jour de revoter
et qu’il veut remettre la gomme,

déçu, dans le doute on s’abstient
de réélire un bon à rien
car en France comme aux Antilles
on laisse la gomme aux Ricains,
préférant prendre la pastille !

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« Tel un oiseau blessé…  » & « Honnie soit la guerre ! « 

—Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Tel un oiseau blessé… 

Qui se ressemble se rassemble…
On est plus fort ensemble !
L’union faisant la force,
les choses alors se corsent :
du coup, les tyrans tremblent !

Car, c’est vrai, le corps sait
qu’il faut absolument
desserrer le corset
pour que mieux l’on respire…

C’est là ce que m’inspire
la situation pire
de notre dénuement
qu’on vit en ce moment…

Quand leur moindre mot ment
au front des monuments
de cette république :
égalité, fraternité
sans bien sûr oublier

l’indispensable liberté,
ils les ont reléguées
au fin fond d’un musée
en toute illégalité !

Lors, je veux qu’on m’explique
pourquoi l’éternité
nous a été volée…
On vit si mal sans elle !

L’espoir s’est envolé
et la vie bat de l’aile
tel un oiseau blessé
qui ne peut plus voler…

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« Assoifé ! » & « Dealer » de rêve « 

—Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Assoiffé !

Il était une fois…
son inverse : une inextinguible soif !
Soif de boire
de l’eau, de l’alcool
ou de sages paroles…
Soif d’entendre de belles histoires
pour en nourrir la mémoire…
Soif de tout voir !
Soif de tout savoir
et non pas soif d’avoir
ni même de pouvoir…
Juste une soif d’espoir,
soif de plus d’amour !
Soif d’y croire
encore et toujours !
Tout simplement soif de vivre,
même si ça paraît trop court,
jusqu’à en être ivre
encore un autre jour…

“Dealer » de rêve 

Poète, dis-leur
mais dis-leur donc
que tu n’es qu’un dealer
qui propose du rêve,
un alchimiste de l’évasion,
habile fabricant d’ailes
pour des Icares potentiels
afin que ceux-ci s’élèvent
par-dessus les murs de la banalité
jusqu’aux confins du ciel…

Et si la dose ne suffit pas,
que son effet est éphémère,
d’autres sont à disposition
pour les empêcher de sombrer
dans les profondeurs de la mer
de la renonciation
et se noyer dans les flots noirs
de l’ennui et du désespoir…

Et tant mieux si ça les rend
poétiquement dépendants !

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« Errance au pays des âmes bleues », « Éclats de vers… », « Photomaton »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Errance au pays des âmes bleues

À la poursuite d’un mirage impalpable
dans l’âpre solitude d’un affectif désert,
en vaine quête de la femme idéale,
d’une sirène dans cette mer de sable,

poussé à ce voyage fatal,
avec toute la force d’un instinct animal,
par la terrible soif d’amour d’un cœur desséché,
brûlé au feu destructeur des passions passées…

Homme bleu de trop de bleus à l’âme
infligés par le désamour des femmes,
les yeux secs car n’ayant plus de larmes,
le cœur sec d’avoir tellement aimé,

bouche sèche d’avoir trop dit “je t’aime”,
laboureur stérile sans récolter ce qu’il sème,
condamné à l’errance perpétuelle
de ces aigles dépourvus d’elles…

Éclats de vers…

Épars éclats de vers,
miroir brisé de l’âme,
puzzle de l’image à l’envers
du visage jadis aimé d’une femme

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« Le poids du passé » &  » Carpe diem »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Le poids du passé

Dans une antique armoire
tout au fond d’un tiroir,
au dos d’un vieux miroir,
au creux de ma mémoire
j’ai trouvé par hasard…

…un bouquet de fleurs sèches,
un ruban de velours
qu’on avait noué autour
des cheveux d’une mèche
et la photo jaunie
d’une petite amie,

quelques lettres d’amour
qu’elle avait dû m’écrire,
de vagues souvenirs,
témoins de mon passé
que j’avais oubliés…

Ce parfum d’éphémère
et de temps qui s’enfuit,
dans ces choses vieillies
couvertes de poussière,
m’emplit de nostalgie…

Et je me suis juré
de ne plus entasser
jamais dans un grenier
des objets alourdis
par le poids des années…

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« Migrant Amour » & « Une vie gâchée »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Migrant Amour

Dis-moi : où est passé l’amour ?
A-t-il déserté nos contrées pour toujours ?
Serait-il un oiseau migrateur
en quête d’un peu plus de chaleur ?

Est-il parti pour très longtemps
ou reviendra-t-il au printemps ?
Depuis qu’il s’est envolé à tire-d’aile,
ici, c’est l’hiver émotionnel

qui vous glace le cœur,
vous emplit de rancœur
et noie dans la tristesse…
Il faut que cela cesse !

Et que, pareil à l’hirondelle,
messagère joyeuse et belle,
au plus vite l’amour revienne
se nicher dans nos âmes en peine…

Une vie gâchée !

Violée dans son enfance,
elle a perdu confiance,
murée dans le silence
que cause la souffrance…

Petit oiseau blessé,
de trop lourdes séquelles
l’ont alors empêchée
de déployer ses ailes
pour au loin s’envoler…

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« Pourquoi » &  » Combien »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Pourquoi ?

Pourquoi faut-il que l’on s’escrime
à survivre dans ce monde en dérade ?
Pourquoi y a-t-il tant de crimes
auxquels on n’a pas trouvé de parade

contre la Nature et la beauté
de son infinie diversité ?
Pourquoi l’homme veut-il tout dominer ?
De l’Éden, il s’est lui-même chassé !

Pourquoi l’appât du gain a-t-il tué
intelligence et curiosité ?
Pourquoi l’amour fut remplacé
par haine, guerre et oppression ?
Pourquoi subir tant de pression ?

Et pourquoi faut-il que je sois né
au pire moment de cette histoire
où s’est envolé même l’espoir
de la foutue boîte de Pandore ?

Combien ?

Combien d’inspirations d’une muse volage,
de mots mis en poèmes avant le grand voyage
et de respirations avant expiration ?
Combien de temps encore avant que l’horizon
de la vie ne soit plus qu’un vacillant mirage ?

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« En dents de scie » & « Carpe Diem »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
“En dents de scie… »

Depuis qu’il a croqué la pomme,
tout au long de la vie de l’homme,
la joie, tout comme la lumière,
n’existe pas sans son contraire…

Car l’arbre de la connaissance
fut une seconde naissance
dans la douleur pour l’animal
qui y perdit son innocence

s’il y gagna cette conscience
qu’il n’y a pas de bien sans mal
et que l’issue sera fatale
quoiqu’il puisse essayer d’y faire…

Derrière les moments de liesse
se cache l’ombre des tristesses !
L’âme de l’homme est bipolaire
en butte au destin doux-amer…

Plus il s’élève dans les airs
et plus rude sera sa chute,
telle une barque sur la mer
que les vents et vagues chahutent…

Tantôt apparaît l’horizon
ensoleillé, porteur d’espoir,
puis soudain c’est le grand plongeon
au sein de “l’atroce entonnoir”!

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« Mots pour maux… » & « Presque rien… »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Mots pour maux…

Mes mots brûlent comme des flammes !
S’ils ne sont pas écrits ou dits,
alors c’est mon âme qu’ils crament…
Pour éteindre cet incendie,

il faudra donc que je me mouille,
de publier que j’aie les couilles
même si ça doit vous choquer !
Ils ne sont pas faits pour flatter

mais pour réveiller les esprits
d’une humanité endormie,
stigmatiser l’iniquité,
les injustices et l’oppression

afin de mettre la pression
aux profiteurs, aux dictateurs
et pour réparer leurs erreurs,
changer le sens de la terreur…

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« Magie des mots » & « Miroir »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Miroir

Qui me dira ce qu’on peut voir
de l’autre côté du miroir
lorsque sous les coups de butoir
du temps s’en écaille le tain ?

Que plus rien n’y reflète encor
de cette vie ? Est-ce la mort ?
L’aperçu d’un monde incertain
ou juste l’entrée d’un trou noir ?

Un miroir est comme un passage,
la magie issue d’un autre âge,
porte pour d’autres dimensions,
réponse à d’ultimes questions…

Mais c’est là le plus fantastique :
ne dit-on pas “briser la glace”
quand l’ego du reflet s’efface,
qu’on s’ouvre à l’autre et communique ?

Magie des mots

Vraiment l’amour des mots,
ça me maintient en vie,
convoquant de nouveaux
lorsque j’en ai envie…

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« Quand le silence de la nuit » & « Que sera ce rat ? »

Patrick Mathelié-Guinlet

Quand le silence de la nuit
revêt de son ombre la vie
et qu’alors règnent les esprits,
dans les airs résonnent encore

les mots de ces poètes morts
chantant la liberté, l’amour
à qui veut bien les écouter
jusqu’à ce que lève le jour…

Ces mots que le vent leur murmure
quand il caresse la ramure
des arbres de son souffle ailé,
par les oiseaux tôt relayés…

Leur message est audible pour
qui sait écouter la Nature
car c’est au fond d’une nuit noire
comme une boîte de Pandore
qu’à la fin demeure un espoir…

Que sera ce rat ?

(à Line Renaud)

La peste brune est là !
Amenée par les rats
menés par Bardella,
rat de laboratoire
(pas de bibliothèque !)
au bel art oratoire
pour l’électeur séduire
dont courte est la mémoire
car des dehors impecs
cachent souvent le pire…
Hélas, on ne sait pas
ce que sera ce rat…
“Que sera, sera”!

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“Soir d’Ô rage” & « La Vie »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

“Soir d’Ô rage”

Ô désespoir, ô rage,
on n’est pas toujours sage
au maléfice de l’âge…
C’est un pied dans la tombe,
l’autre au cul d’imbéciles !
La louange est facile,
la critique une bombe !
Si sur la main le cœur,
faut un doigt pour l’honneur !
Quand la bêtise irrite,
le respect se mérite…
Nuits blanches et puis jours sombres !
Pas de lumière sans ombre,
médaille sans revers,
pas d’endroit sans envers
ni vertu sans contraire,
de beauté sans laideur
ni courage sans peur…
Pas de bien sans le mal
et de vie sans la mort !
Tout est paradoxal
au sein de l’univers :
cultivons l’oxymore !

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« Calligraphie » & « Introuvable ! »

Calligraphie

Je me souviens de mon enfance
lorsque, penché sur le cahier,
de ma plume en grande souffrance
jaillissaient les pleins et déliés…

Parfois même un honteux pâté
comme une tache indélébile,
preuve avérée de main débile
chez un malheureux écolier

apprenant l’art de l’écriture
que je jugeais bien difficile,
concentré, la langue tirée
afin d’éviter la rature…

Aujourd’hui, ce n’est plus ainsi
qu’on forme les scribes futurs.
On peut néanmoins déplorer
que l’on ait si vite oublié
le sens du mot calligraphie…

Introuvable !

Un petit mot d’amour
pour te faire la cour,
tout rempli de douceur
comme un tapis de mousse,
un murmure d’eau claire,
à travers le feuillage
un rayon de lumière…

Et dans l’air printanier
saturé d’hormones sexuelles,
une caresse alizée,
un parfum d’herbe tendre,
un battement de cœur
comme celui des ailes
de papillons aux mille couleurs…

Tels des trilles d’oiseau
et un chant de cigale,
de fruits mûrs une odeur
et puis partout des fleurs,
la blancheur de ton rire !

Tout ça dans un seul mot
que j’ai voulu t’écrire
mais ne l’ai point trouvé…
Alors et sans rien dire
t’ai donné un baiser !

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