Un livre pour dire l’onirisme des toiles.
— Par Dominique Daeschler —
Tout beau, tout de papier glacé, publié par les éditions Hervé Chopin avec la complicité narrative de Mickael Caruge et des photos de Robert Charlotte, le livre, préfacé par Euzhan Palcy, s’affirme dès dans sa couverture comme une rencontre explosive de formes et de couleurs. Parmi ces entrelacs, ces métissages, la peintre Mounia joue du labyrinthe : qui m’aime me trouve ou pas. La nuit, quand les petites musiques de l’âme prennent le pas sur le souffle des grands arbres, le chant continu des petites grenouilles, elle entre en peinture. Elle attaque la toile et se permet tout : ce qui flashe, résiste, se cache : reste toujours ce qui dit.
Les formes sont imbriquées, cernées et la couleur, les couleurs défilent, jouent au « rentre dedans ». L’architecture de la toile est celle de la haute couture où un patron est une toile. A la matière, maintenant : triturée, recouverte, objet parfois de « repentirs » elle triomphe dans ses excès car « gérant du rêve » comme le dit Mickael Caruge dans une analyse précise, experte, exprimée dans un langage élégant traduisant bien la poésie onirique de la peinture de Mounia. Lire Plus

L’artiste peintre martiniquaise Mounia Orosemane expose pour la première fois ses œuvres à Dakar, mettant en avant, à travers son art, une quête d’identité et un retour aux racines. Elle s’attache à illustrer l’unité profonde de l’Afrique et de ses peuples.
