— par Selim Lander — Le Pavillon Noir, le lieu d’Angelin Preljocaj à Aix-en-Provence, un bâtiment de l’architecte Rudy Ricciotti, accueille régulièrement des danseurs extérieurs à la compagnie. Trois spectacles venus d’Italie ont marqué le lancement de la saison 2026-2027, dont deux « seuls en scène » dont il sera question ici (1). « Seuls en scène » et non solos, en l’occurrence, la danse n’étant pas le propos principal des artistes concernés.
R.Osa, la performance de Sylvia Gribaudi
Pourquoi ce titre, R.Osa, et pas seulement rosa, la rose, métaphore de la jeune fille… en fleur ? Sans doute faut-il deviner « oser » dans « osa », car Sylvia Gribaudi exhibe sans complexe un corps « augmenté » selon l’expression délicate d’une critique, mais qu’en d’autres temps on aurait qualifié de monstrueux. Autant dire que même si l’on se croyait prévenu, pour avoir vu l’affiche, l’apparition de S. Gribaudi provoque un choc. D’autant que le spectacle découpé en une dizaine « d’exercices » peine à démarrer. Ou bien est-ce simplement le temps nécessaire pour s’accoutumer ? Car très vite on est dans le bain, on se laisse prendre par une interprète à l’entrain débordant, qui a la bonne idée de détendre l’atmosphère en invitant bientôt son audience à esquisser quelques mouvements de danse. Lire Plus

