— Par Lionel Pabion (*) —
Derrière les exploits sportifs, la Coupe du monde 2026 pourrait devenir l’édition la plus émettrice de CO₂ de l’histoire du football. – © MDSAIFUR / adobe.stock.com
Alors que la Coupe du monde 2026 se déroule sur un continent entier, son empreinte carbone pourrait battre tous les records. Derrière le spectacle planétaire, le modèle du football international interroge de plus en plus sa compatibilité avec les limites environnementales.
La Coupe du monde de football est un événement sportif mondial qui n’a guère d’équivalents. La compétition est progressivement devenue un enjeu économique et médiatique gigantesque. En 2022, la finale a été suivie par près d’un milliard et demi de spectateurs. Le sport est ainsi un outil de soft power très convoité. La remise par le président de la FIFA d’un “prix de la paix” à Donald Trump en décembre 2025 en est un exemple éloquent. Ces instrumentalisations politiques sont souvent dénoncées, et la question d’un éventuel boycott de la compétition revient régulièrement.
En revanche, la question écologique est souvent moins mise en avant que les enjeux politiques et sociaux.
