— Par Léon Mastail —
Dès le lendemain, si ce n’est le soir même du second tour des élections municipales, les différents groupes ou partis politiques de la Martinique, comme d’ailleurs ceux d’autres territoires, ont certainement dû procéder au décompte de leurs pertes et de leurs gains en voix et en élus, et donc mesurer à chaud le degré d’influence et de confiance qui leur a été, à cette occasion, accordé.
Des calculs évidemment essentiels, et toujours très attendus, dans la vie de ces acteurs politiques puisqu’ils servent de données et d’éléments d’appréciation à la fois sur la consistance des différentes forces en présence et sur la popularité et l’audience de leurs leaders respectifs. Un exercice peut-être même incontournable, surtout à l’approche d’une nouvelle consultation majeure avec le renouvellement de l’Assemblée de Martinique. D’ailleurs, un observateur politique n’a-t-il pas effectué, à partir des résultats de ces élections municipales, des exercices de projection arithmétique sur la prochaine élection en 2021 de l’Assemblée de Martinique ! Il s’agit cependant d’indicateurs à interpréter avec la plus grande prudence dans la mesure où l’élection de l’Assemblée est très différente des municipales en ce qu’elle a, entre autres, une nature politique très marquée, avec des enjeux cruciaux à l’échelle de tout le territoire.

La commémoration de l’abolition de l’esclavage, ce 22 mai 2020, sera à marquer d’une pierre noire ou d’une pierre blanche, selon que l’on considère que les événements qui s’y sont déroulés sont négatifs ou positifs. La destruction de deux statues de Victor Schoelcher a déconcerté bien des martiniquais, d’abord par son caractère inattendu, ensuite par la « violence » de l’acte, enfin par la remise en cause du parcours de cet homme qui jusqu’alors était considéré, presque de manière unanime, comme « une des grandes figures emblématiques du mouvement abolitionniste de l’esclavage au 19ème siècle… »
Au moment où le Parlement français sera bientôt saisi, pour transposition dans le droit national français, de la décision du 17 décembre 2014 du Conseil de l’Union Européenne, relative au nouveau cadre juridique applicable entre le 1er juillet 2015 et le 31 décembre 2020 de la taxe dite « octroi de mer », il y a peut-être lieu de rappeler un anniversaire, passé de manière complètement inaperçue, celui de l’institution le 18 janvier 1985 par la Région Martinique, d’un « droit additionnel à l’octroi de mer ».