Avec L’Arabe, sorti en France le 4 novembre 2026, le réalisateur algérien Malek Bensmaïl revisite l’un des romans les plus célèbres de la littérature française, L’Étranger d’Albert Camus.
Inspiré de Meursault, contre-enquête, de Kamel Daoud, son premier long métrage de fiction déplace le regard vers celui qui, dans le récit original, n’avait ni nom ni voix.
Une réflexion sur la mémoire coloniale, les violences de l’histoire algérienne et le pouvoir des récits.
Dans L’Étranger, publié en 1942 chez Gallimard, Albert Camus (1913-1960), écrivain français né en Algérie, raconte l’existence de Meursault, un homme qui tue un Arabe sur une plage, avant de se retrouver jugé pour son crime et, plus encore, pour son attitude devant la vie. Le roman devient une œuvre majeure de la littérature du XXe siècle, notamment pour son interrogation sur l’absurde et la condition humaine.
Lire PlusUne absence traverse ce récit : la victime du meurtre n’a pas de nom. Elle demeure « l’Arabe », une désignation qui, dans le contexte de l’Algérie coloniale, soulève une question fondamentale sur la représentation de l’autre.

— Par Jean Samblé —
Dans une tribune au « Monde », l’écrivain algérien critique la traque de la sexualité par les religieux du monde musulman.
De passage à Paris, l’Égyptien Alaa El Aswany et l’Algérien
Kamel Daoud se sont prêtés au jeu du dialogue entre deux écrivains aux premières loges des bouleversements qui refaçonnent, depuis 2011, le Maghreb et le Machreq. Paroles de liberté en toute liberté.
L’écrivain algérien Kamel Daoud, visé par une fatwa dans son pays d’origine, a reçu mardi le Goncourt du premier roman pour Meursault, contre-enquête. Bernard Pivot évoquait en octobre dernier […] ce roman virtuose, à la fois un complément et une suite à L’étranger d’Albert Camus. Relisez sa chronique.


