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Cinémawon : « Mon ami Fela », un film de Joel Zito Araujo

Vendredi 25 octobre 2019 à 19h Centre Culturel Le Lamentin

Cinemawon fait sa rentrée avec une projection du film documentaire : Mon ami Fela de Joel Zito Araujo. Une soirée où Cinemawon invite le public à aller à la rencontre de l’icône de la musique et leader politique Fela Kuti. La projection sera suivie d’un échange avec Carlos Moore, intellectuel afro-cubain.

Mon ami Fela donne une nouvelle façon de d’aborder la vie du  musicien nigérian Fela Kuti, afin de contrer le récit le plus souvent décrit de Fela « comme une idole de la pop africaine excentrique du ghetto », selon le réalisateur Joel Zito Araújo. La complexité de la vie de Fela est révélée par les yeux et les conversations de son ami proche et biographe officiel, l’afro-cubain Carlos Moore. Au fur et à mesure que le documentaire se déroule, il révèle les nombreuses influences et forces qui ont façonné la vie extraordinaire de Fela: des relations qu’il entretenait avec sa mère aux nombreuses et problématiques relations qu’il entretient avec les femmes, des liens Afro-américains. En plaçant l’histoire personnelle de Fela dans un contexte panafricain, le film devient non seulement le portrait d’un homme, mais aussi celui d’une génération panafricaine.

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— Par Selim Lander —

Surprenante, étonnante plutôt, au sens premier du tonnerre qui tonne, cette pièce de Serge Aimé Coulibaly d’origine burkinabé, inspirée par le grand musicien nigérian Fela Kuti, qui a déjà beaucoup tourné (par exemple dans le In d’Avignon en 2017) et s’est couverte d’éloge, est un beau cadeau de Nouvel An de Tropiques Atrium-Scène Nationale aux Martiniquais. Ils sont sept, ou plutôt six, trois danseurs et trois danseuses, cinq Noirs et une Blanche, avec en sus le chorégraphe originaire du Burkina Faso, souvent présent sur le plateau, trois couples donc que l’on verra tous les trois en action dans un tableau final particulièrement frappant, lorsqu’ils quitteront le plateau et disparaîtront en haut des gradins, chaque danseur portant sa partenaire.

Après un prologue un peu trop long, sans doute, l’entrée en scène de Coulibaly bouleverse l’ordre quelque peu mécanique qui s’est instauré. Le chorégraphe qui fait mine de partager les rôles – comme si chacun ne savait pas déjà parfaitement ce qu’il doit faire – fournit une sorte de contrepoint aux déplacements des danseurs. A partir de là, la pièce se déroule sans un temps mort, sans un instant de répit pour le spectateur en raison d’une chorégraphie que l’on pourrait dire « déconstruite », les danseurs jouant le plus souvent en solo dans un désordre organisé, les parties à deux, quatre ou six étant l’exception.

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