Plusieurs cadres écologistes reprochent au patron de la France Insoumise l’emploi du terme «provocation» pour qualifier la défense de «pays démocrates» face aux régimes «autoritaires».
La Nupes se déchire sur les sujets internationaux. Après de premières frictions internes liées à la proposition de résolution visant à dénoncer la prétendue «institutionnalisation par Israël d’un régime d’apartheid», ce sont désormais la poussée de tension entre Pékin et Taïpei qui fissurent le cartel des gauches. «Mélenchon parlait de “provocation” quand l’Ukraine démocrate se défendait au Donbass face à la Russie autoritaire. Et (il) parle de “provocation” de Taïwan quand ce pays agit librement face à la Chine. Un pays démocrate, c’est forcément une “provocation” pour une dictature», a asséné ce vendredi après-midi le patron des écologistes, Julien Bayou, sur Twitter.
En cause, le récent billet de blog publié par le leader de la France Insoumise pour dénoncer la tournée asiatique de la chef des députés américains, Nancy Pelosi, accusée selon lui de vouloir «ouvrir un nouveau front» alors qu’il «n’y a qu’une seule Chine» à ses yeux. «Taïwan est une composante à part entière de la Chine», a encore cru bon d’ajouter le troisième homme de la dernière élection présidentielle, qui achève une visite en Amérique latine, entamée le 12 juillet dernier, et qui l’a tour à tour conduit au Mexique, au Honduras et enfin en Colombie.

TRIBUNE – Accusé par Jean-Luc Mélenchon de soutenir la mise en place d’un « gouvernement d’union nationale », le secrétaire national d’Europe Écologie – Les Verts, Julien Bayou, lui répond dans une
Le 27 août, Jean-Marc Ayrault a présenté le détail de la réforme gouvernementale des retraites. Réformette dans la stricte logique de notre régime par répartition : on a besoin de redistribuer plus d’argent ? On augmente les cotisations, avec les problèmes de compétitivité et le biais en défaveur des activités de main-d’œuvre que cela pose depuis 1945. Elle remédie marginalement aux injustices actuelles (femmes, étudiants, pénibilité…), en introduit de nouvelles au détriment des «parents tardifs» de 3 enfants. Pas de quoi hurler ni se réjouir. Plus inquiétante est la promesse d’une hausse future de la durée de cotisation. Et ce vieux sophisme («puisque l’espérance de vie augmente, il faut cotiser plus longtemps») nous préoccupe.