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Martinique Jazz Festival 2016. J6 : du pas tout à fait abouti au (très) bien rodé

— Par Roland Sabra —

poncho_sanchezC’était il y treize mois de cela. Dans la purgerie de Fonds Saint-jacques. Un instant magique plein de lumières et de promesses en fleurs. Mais on ne le sait que trop, jusqu’à n’en rien vouloir savoir, les fruits ne tiennent pas toujours la promesse des fleurs. A moins que ce ne soit cette funeste tendance à chercher son bien dans l’ombre de son plaisir. Qui sait ?

Le concept « D’une rive à l’Autre », mis en œuvre par Eric Ildefonse et encouragé par la DAC de Martinique et qui avait déclenché de réels enthousiasmes tout à fait justifiés lors de sa création, a, dans sa dernière version, un tout petit peu déçu. Sans doute attendait-on beaucoup trop. Oh ! non pas que les performances individuelles des uns et des autres aient été en retrait ou en deçà de leurs capacités, mais tout simplement parce que le résultat de la nouvelle réunion du groupe n’a pas été supérieure à la somme des talents réunis sur scène. Ce qui était présenté à Fonds Saint-Jacques concrétisait un travail de résidence de 15 jours.

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« D’une rive à l’Autre » à Fonds St-Jacques : un régal !

— Par Roland Sabra —

Régal : de l’ancien français gale «réjouissance».
Un régal et on pourrait ajouter inouï, au sens éthymologique du terme ( qu’on n’a jamais entendu). Voilà ce qui a été offert au public nombreux de la Purgerie de Fonds Saint-Jacques lors de la restitution de la résidence et première création musicale «  Dune rive à l’Autre ce samedi 31 octobre 2015. De l’ océan Atlantique à l’océan indien avec l’Afrique au cœur et la Caraïbe en tête, entre tablas, sitar, tambour bèlè, piano, contrebasse, instruments à vents et batterie, balancé par les chants, le concert a été la célébration d’un universalisme musical et interculturel emprunt de douceur de poésie, d’humour, de bonheur partagé.
Au centre du dispositif ils sont deux, complices depuis longtemps : Subrata De, sitariste chanteur, venu de New Delhi avec sa science de l’instrument, son sens aigu de l’improvisation son aptitude à transmettre des émotions et Nantha Kumar,né à Singapour, son partenaire de jeu, aux tablas et aux chants, leader d’une formation pluriethnique, avide de dialogues et d’échanges entre grâce et puissance. Coté cour, comme on dit au théâtre, Philippe Gouyer-Montout dit «  Philo », voix, danse et tambour bèlè, délaissait pour l’occasion sa formation Kanigwé et célébrait les épousailles des rythmes traditionnels martiniquais avec ceux venus d’Asie et passés au tamis des champs de coton.

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