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Édouard Duval-Carrié «  Décolonisons le raffinement » : exorcisme pictural

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —

L’exposition réunit une unité d’œuvres aux temporalités proportionnées, exclusivement dédiées à la dimension fondatrice et manifeste du travail d’Edouard Duval-Carrié : la peinture.

La nouveauté comme alternative à l’histoire et au passé. L’important n’est pas ce qu’on a fait de nous mais ce que nous faisons avec ce qu’on a fait de nous. Ce postulat quelque peu psychanalytique s’illustre ici parfaitement car «  cette histoire n’est pas un fardeau mais une mémoire active et une libération qui nous permettent d’affronter le présent » cette exposition interroge en ceci qu’elle nous permet de rattacher l’art à l’actualité par les liens ténus imperceptibles du regard que nous posons sur elle. Le travail de l’artiste s’inscrit dans une démarche à deux pendants, d’une part l’homme caribéen et son histoire , d’autre part l’humain dans sa globalité et son rapport à la nature. Bien sûr l’utilisation du folklore Caribéen a beaucoup à voir dans cela, mais dans l’œuvre d’Edouard Duval-Carrié, elle sert de vecteur à la question plus large de ce qu’est l’homme dans son environnement.

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« Décolonisons le raffinement » exposition d’Édouard Duval-Carrié

Du 24 août au 17 octobre 2018 à la Fondation Clément

Dans la Caraïbe, les affrontements, les reconfigurations et l’invention de la nouveauté ont façonné l’existence.
Édouard Duval-Carrié bouleverse cette logique avec une pratique profondément ancrée dans l’univers symbolique haïtien mais qui peut être aussi vue comme « la réinvention de la nouveauté » faite de répétitions, d’adaptations, de ruptures mais aussi de multiplicité. Les œuvres présentées dans cette exposition participent au bouleversement du passé délibérément créé par l’artiste dans une tentative de créer un vocabulaire visuel distinct afin de produire une histoire visuelle de la Caraïbe. Cette histoire n’est pas un fardeau mais une mémoire active et une libération qui nous permettent d’affronter le présent.
Édouard Duval-Carrié s’intéresse aussi à la façon dont l’entité humaine est devenue le siège de sa propre destruction.
Il présente des hommes hybrides, dépourvus de chair humaine, avec des plantes leur poussant sur la tête. Ce sont des adaptations du soukougnan, une créature maléfique de la mythologie caribéenne qui se débarrasse de sa peau pour rechercher ses victimes.

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