Étiquette : Cumul des mandats

Enquête de l’Express : qui sont les cumulards outre-mer ?

—Par Cécile Baquey—

cumul_des_mandats-2L’Express vient de rendre publique une étude complète sur plus de 1500 élus. Quels sont ceux qui cumulent mandats nationaux et locaux, à quel niveau ? Certains politiques outre-mer font partie de ceux que l’on appelle les cumulards.

 L’Express a épluché le CV de 1573 élus français qui détiennent 1897 mandats politiques et occupent diverses fonctions. L’enquête s’est intéressée aux personnalités politiques les plus importantes: les 38 ministres, les 577 députés, les 348 sénateurs, les 74 députés européens, les 26 présidents de conseils régionaux, les 106 présidents de conseils généraux ou de collectivités d’outre-mer, les 483 maires de villes de plus de 20 000 habitants et enfin les 245 présidents d’intercommunalités qui dépassent 50 000 habitants en 2013. 
Indice de cumul L’Express a mis au point un indice pour mesurer le cumul. Le journal a considéré qu’un titre de ministre, de parlementaire, de maire d’une grande ville ou de président d’un grand exécutif local équivalait à un plein-temps, soit 10 points. Un élu passe au stade de “surcumul” lorsqu’il franchit l’indice de 20, soit l’équivalent de deux mandats à temps plein.

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Cumul des mandats: qu’en pensent les députés d’Outre-mer?

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Deux députés martiniquais Jean-Philippe Nilor et Bruno-Nestor Azerot, [ par ailleurs opposés au Mariage pour Tous] ont déposé un amendement au projet de loi. Ils souhaiteraient que les députés d’Outre-mer ne soit pas concernés par l’interdiction de cumul. Mais les députés de gauche ultramarins sont globalement favorables à cette loi.
Ils veulent continuer à cumuler les mandats. Jean-Philippe Nilor et Bruno-Nestor Azerot ont fait part de leur souhait auprès de l’Assemblée nationale alors que la loi relative au non cumul des mandats y est en discussion .
Celle-ci vise à interdire aux parlementaires d’exercer des fonctions exécutives locales.  Si elle devait être adoptée, députés et sénateurs ne pourront donc plus être maires de leurs communes, ni siéger dans des collectivités territoriales, des établissements publics intercommunaux (ramassage d’ordures, transports en commun…) ou même présider des assemblées locales,  telles qu’il en existe en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie et bientôt en Martinique. .

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Cumul des mandats et souveraineté populaire

 

—Par Robert SAE —

cumul_mandats. Il serait difficile de nier l’échec global de l’actuel système de démocratie représentative qui prétend garantir la souveraineté populaire. La baisse chronique de la participation aux élections et l’aversion généralisée envers la politique et les politiciens, ne prennent pas leur source uniquement dans les promesses non tenues par les élus ou dans les nombreuses affaires de corruption. La raison profonde en est que les citoyens ont de plus en plus confirmation qu’ils sont exclus de tout pouvoir réel de décision. Les lois prises à la marge pour corriger les travers les plus visibles du système ont peu de chance d’inverser la tendance pour la simple raison qu’elles ne s’attaquent pas aux racines du mal. La loi sur la parité, par exemple, n’a pas fondamentalement changé le statut des femmes dans la société parce qu’elle ne participe pas d’une politique visant à mettre fin à l’oppression de celles-ci. Une loi sur le non cumul des mandats ne permettra pas davantage l’exercice d’une véritable démocratie, puisqu’elle ne vise pas à répondre à cette question que nous considérons essentielle : « Comment faire en sorte que les représentants élus soient de vrais relais de la souveraineté populaire et des acteurs efficaces d’une transformation positive de la société ? 

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