– par Rodolf Etienne

Poétesse célébrée dès 1901, admirée par Marcel Proust, Maurice Barrès ou Jean Cocteau, première femme commandeur de la Légion d’honneur, Anna de Noailles fut l’une des grandes célébrités littéraires de la Belle Époque.
Sa poésie transforme le désir, le corps, la nature et jusqu’à l’angoisse de mourir en une formidable affirmation de l’existence. Derrière la mondaine apparaît surtout une femme qui, dans un univers littéraire profondément masculin, imposa sans s’excuser la puissance d’un « je » féminin.
« Toi, vis ; sois innombrable à force de désirs… » Ces mots résument presque tout son programme poétique : vivre davantage, éprouver davantage, embrasser le monde avant qu’il ne disparaisse.
Anna-Élisabeth Bibesco-Bassaraba de Brancovan naît à Paris le 15 novembre 1876 dans une famille aristocratique d’origines roumaine et grecque. Cette appartenance à plusieurs mondes accompagne toute son œuvre et contribue aussi à fabriquer autour d’elle une image d’étrangère, d’Orientale, de femme à la fois proche et décalée dans la haute société française.
La mort du père – une expérience fondatrice
Elle découvre tôt, notamment chez Victor Hugo et dans Les Contemplations, une langue capable de transformer le deuil en matière poétique. Lire Plus

Sidonie-Gabrielle Colette, dite Colette, est née le 28 janvier 1873 à Saint-Sauveur-en-Puisaye et morte le 3 août 1954 à Paris. Femme de lettres, elle fut également mime, comédienne, actrice et journaliste, deuxième à être élue membre de l’Académie Goncourt en 1945. Son visage hante à Paris les fenêtres de l’appartement prenant vue sur le Jardin du Palais Royal, où

