- par Rodolf Etienne

De son élection en 1926 à la départementalisation de 1946, Gilbert Jean Énal accompagne la transformation de Sainte-Luce. Les recherches de la généalogiste Enry Lony révèlent notamment comment cet élu de la Troisième République fut maintenu à son poste sous le régime de Vichy.
L’histoire d’une commune ne se résume pas à la succession de ses édiles. Elle se construit aussi dans les décisions quotidiennes, les transformations du territoire et les rapports, parfois complexes, qu’entretiennent les élus avec les pouvoirs qui les gouvernent.
À Sainte-Luce, Gilbert Jean Énal, maire du 4 août 1926 au 14 mars 1965, offre un exemple particulièrement révélateur de cette continuité politique au milieu des bouleversements du XXe siècle.
Notre premier volet rappelait la durée exceptionnelle de son mandat. Ce deuxième article s’attache à ses premières décennies, depuis son accession à la mairie jusqu’à la départementalisation. Il s’appuie principalement sur les recherches de la généalogiste Enry Lony, réunies dans son ouvrage La commune de Sainte-Luce à travers ses élus, 1848 à 1998 — 150 ans d’histoire. Les pages consacrées à Jean Énal éclairent non seulement son itinéraire personnel, mais aussi les conditions dans lesquelles Sainte-Luce entra progressivement dans la modernité, avant de traverser les années particulièrement difficiles de la Seconde Guerre mondiale. Lire Plus





