Étiquette : Amanda Gorman

Traduire ou ne pas traduire, telle est la question !

– par Janine Bailly –

La polémique récente concernant la traduction en langue néerlandaise de la poétesse noire américaine Amanda Gorman par une écrivaine blanche, oblige à se reposer la question des limites de ce qui serait un rapport identitaire aux textes à traduire, élargissant ainsi un vieux débat autour de l’idée que la traduction serait une trahison. Une trahison qui deviendrait double si, aux problèmes de culture et de langue, s’ajoutait celui de la couleur de peau !

Naissance d’une polémique, d’après le Journal Le Monde

André Markowicz, écrivain et traducteur de Dostoïevski : « Personne n’a le droit de me dire ce que j’ai le droit de traduire ou pas. »

À l’origine, un poème, The Hill We Climb /  La colline que nous gravissons, un poème écrit et lu par la jeune poétesse et militante afro-américaine Amanda Gorman, à la demande de Joe Biden, pour le jour de son investiture. Un poème patriotique, whitmanien, avec citations de la Bible, accents de gospel et de slam, et appel aux bons sentiments, comme le genre l’exige. Ce poème-là, du jour au lendemain, allait devenir célèbre, et se verrait appelé à être traduit dans toutes les langues du monde.

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La jeune poétesse Amanda Gorman fait sensation lors de l’investiture de Joe Biden

La jeune femme de 22 ans seulement a déclamé des vers célébrant une “Amérique unie” lors de l’investiture de Joe Biden, mercredi. Sa prestation a été saluée par de nombreuses personnalités.

Elle était partout sur les réseaux sociaux au lendemain de l’investiture de Joe Biden et Kamala Harris. La jeune poétesse afro-américaine Amanda Gorman a captivé le public mercredi 20 janvier, avec ses vers appelant à l’unité des États-Unis.

Vêtue d’un manteau jaune et d’une coiffe rouge, la jeune femme de 22 ans, originaire de Los Angeles, a récité un poème de sa composition, “The hill we climb” (“La colline que nous gravissons”), une référence à la colline du Capitole, où des partisans de Donald Trump ont envahi le siège du Congrès le 6 janvier.

Son texte, qu’elle a écrit d’une traite après cet assaut meurtrier, évoque “une force qui va briser notre Nation, plutôt que la partager”. “Cet effort a presque réussi mais si la démocratie peut être par instant retardée, elle ne peut pas être définitivement supprimée”.

“Maya Angelou se réjouit”

D’une voix calme, elle a scandé ses rimes, en les accompagnant de mouvements graciles, ne laissant pas percer un bégaiement qui, comme Joe Biden, l’a affectée dans son enfance.

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