“Moi Kadhafi!”, texte de Véronique Kanor

MOI KADHAFI !
« Un homme : il est perpétuellement en colère,
il s’interroge douloureusement.
Pendant ses crises, il voit comme dans un miroir brisé, déformé, des fragments de lui même entremêlés comme dans les tableaux cubistes des effilochures de kéfié, un demi profil buriné qui n’est pas le sien, des mirages tremblotants sous un soleil dur…
Les bouts de réalités, d’univers parallèles où d’impressions de déjà vu, ils les saisit avec le même émerveillement et la même précaution que l’on éprouve à ramasser au creux de la paume les plaques de mica dans les rares savanes de Guyane. Elles s’effritent aussitôt en minuscules paillettes lumineuses : témoins de mémoires inventées, ou de correspondances terribles. »

Ewlyne Guillaume
directrice artistique du centre dramatique Kokolampoe

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C’était pas facile d’écrire Kadhafi, l’impérialisme, le Diable, les revanches, les impuissances, la folie, nos folies… Mais j’y suis arrivée. Fin de l’écriture. Place maintenant au théâtre, aux corps, au jeu, à ce que je ne connais pas. Place à Alain Timár, le metteur en scène et à Serge Abatucci, le comédien.
C’était un honneur de finaliser l’écriture avec ces deux grands messieurs qui sont des théâtres à eux tout seuls.
C’était ultraprécieux d’être accompagnée pour cela par le talent d’Alfred Alexandre, le conseiller dramaturgique. Excellent !
Et c’était génial d’être réunis tous les 4, en vrai, en chair et en mots en Terre d’Arts, en Martinique : Alain venait d’Avignon de son Théâtre des Halles et Serge de Saint-Laurent-du-Maroni, de son théâtre Kokolampoe.
NOUS KADHAFI !
Les répétitions commencent le 12 mars.
Mise en lecture le 19 mars, à Fort-de-France (Tropiques Atrium) et le 13 juillet au Festival d’Avignon (Théâtre des Halles) inch Allah !