Mike Fédée : De l’écriture à la scène, une même respiration

Mike Fédée ou l’art d’être multiple

— Par Rodolf Etienne —

Comédien, acteur, auteur et doubleur, Mike Fédée incarne une génération d’artistes martiniquais dont le parcours se déploie entre la Martinique et l’Hexagone, entre écriture intime et scène collective, entre visibilité et travail de l’ombre.

Nourrie par un métissage culturel assumé, Mike Fédée dessine une trajectoire où la voix, le corps et le texte deviennent des espaces de transmission, d’humanité et de lien.

Rodolf Etienne : Tu as commencé très jeune par l’écriture avant de t’orienter vers le théâtre et la voix. Comment ces différentes formes, écrire, jouer, dire, dialoguent-elles aujourd’hui dans ton travail d’artiste ?

Mike Fédée : Quand on regarde bien, c’est fou les directions que la vie nous fait prendre… L’écriture a été pour moi un bond dans la vie d’adulte, dans l’exercice de l’expression de l’écrit à l’oral. Écrire, c’était déjà dire tant de choses. Il n’y a que mes parents, je crois, qui ont cerné l’essence de ce que je tentais d’exprimer à travers les aventures de mes personnages : l’Amour triomphe toujours. Un message dont on a énormément besoin dans le monde actuel.

Aujourd’hui pour conjuguer toutes mes casquettes, je ressors du placard un spectacle que j’ai commencé à écrire il y a quelques années, dérivé de mes vidéos virales. Mes écrits désormais écrivent des dialogues pour la scène.

Quant au Jeu, qu’il soit sur scène, face à la caméra ou devant un micro en doublage, je ferai un petit jeu de mot facile mais : c’était écrit…

Imaginez vous en dialogue avec la divinité à laquelle vous livrez vos prières et qu’au final, vous vivez pleinement vos souhaits, que vous avez été mis exactement là où vous l’avez demandé.

Je n’ai cessé de demander de vivre de mon métier. Je n’ai jamais demandé la lumière, la notoriété. J’ai demandé de travailler tous les jours, sous toutes les formes du comédien qui me plaisent. Et j’y suis… Je dis : Merci la vie.

R.E : Ton parcours t’a conduit de la Martinique à Paris. Tu y as suivi une formation exigeante à l’École Claude Mathieu, école de formation professionnelle de l’acteur. Qu’est-ce que ce déplacement a changé dans ta vision du métier et dans ta manière d’aborder la scène ?

M.F : Pour être sincère, je dois dire que faire le choix de vivre à Paris pour exercer mon métier n’a amené qu’une multitude d’opportunités. À part ça, je n’ai rien trouvé de plus exigeant que ce qui m’a été inculqué en Martinique. Que ce soit en option théâtre au lycée Schoelcher avec Michel Dural ou au Théâtre Si avec Yoshvani Medina. Nous avons reçu dans ces formations en Martinique (car nous sommes nombreux à continuer à exercer dans le milieu de la culture) une vraie conscience de l’autre, du partenaire, de l’imaginaire.

Entre la Martinique et l’Hexagone, Mike Fédée affirme son identité caribéenne métissée, entre transmission et présence au monde. @Photo n/b : Benoit Maréchal.

J’ai retrouvé tout cela à l’Ecole Claude Matthieu, un esprit de troupe. Ayant vécu l’ambiance de troupe grâce à ma mère et sa troupe de danse Ka’Ma’Guy, je n’étais pas dépaysé mais pas forcément réceptif à entrer dans un groupe. Je venais à Paris pour moi et je voulais évoluer dans ma carrière. Donc je n’ai pas forcément tissé de liens forts au début, à part avec mes professeurs.
Il y a cependant une vision du métier qui a évolué grâce au doublage. J’ai été accueilli par une communauté d’acteurs noirs et d’actrices noires qui ne se sont pas sentis menacés de voir une nouvelle génération de noirs et métis arriver dans le métier. « Où étiez-vous depuis tout ce temps ? » : voilà ce qu’on nous a dit. Cette notion d’entraîner son prochain dans sa montée sans peur de perdre du travail ou d’être éteint par l’autre, c’est une bonne discussion que j’aimerais avoir avec certains politiques ou des personnes qui ne comprennent pas que pour que la culture perdure au pays, il faut laisser la place à un regard neuf, à des enfants du pays qui ont choisi de revenir et de faire rayonner la culture martiniquaise. Au lieu de ça, ils préfèrent mettre des bâtons dans les roues à leur prochain et le pire, c’est qu’ils sont protégés par des personnes qui ne connaissent rien à la culture. Ca, c’est rageant et c’est ainsi que ma façon d’aborder la scène, la culture et la vie en général s’exprime aujourd’hui : construire ensemble, en troupe et non les uns contre les autres, sous prétexte de perdre « sa place ».

« C’est plutôt l’humain qui m’attire. Je rencontre d’abord une personne qui devient un ami ou une amie puis qui a envie de bosser avec le comédien que je suis. »

R.E : Sur scène, tu passes aussi bien au répertoire classique qu’aux écritures contemporaines. Qu’est-ce qui guide ton choix des textes et des rôles ? Le thème, le personnage, l’équipe, ou une nécessité plus intime ?

M.F : Je vais là où le vent me mène et je dois avouer que j’atterris souvent autour de beaux projets. Les textes, au fond, ce n’est vraiment pas ce qui me guide. J’ai pu travailler sur des textes hyper légers du Boulevard, mais j’y ai fait des rencontres humaines extraordinaires. C’est plutôt l’humain qui m’attire. Je rencontre d’abord une personne qui devient un ami ou une amie puis qui a envie de bosser avec le comédien que je suis. Et si ces personnes ne restent que des amies, c’est génial aussi. En tout cas, quand le travail vient sur la table, il y a une aisance, un sérieux et une ambiance vraie et simple qui s’installe.

Il est vrai qu’à un moment, j’ai joué des textes plus engagés, afin d’affirmer une identité et une représentativité autant sur scène qu’à l’écran. Il était important pour moi d’interpréter des rôles gays où le sujet n’était pas l’homosexualité mais l’amour (on y revient) tout simplement.

Aujourd’hui, avec l’âge, je suis plus attentif aux synchronicités et dernièrement, j’ai passé un casting pour une pièce traitant du sujet de la parentalité ou plutôt des difficultés que peut rencontrer un couple à devenir parents. L’histoire de cette femme et de son mari qui raconte leur parcours PMA (procréation médicalement assistée, ndlr) m’a profondément touché. J’ai décroché le rôle et j’espère pouvoir présenter cette pièce à la Martinique prochainement.

R.E : La voix est devenue une part importante de ton activité, notamment avec le doublage. Qu’est-ce que ce travail invisible au public t’a appris sur le jeu d’acteur et sur ta propre identité vocale ?

M.F : Le doublage m’a appris à travailler mon outil tous les jours. À l’écran, il peut se passer des mois ou des années sans être de nouveau appelé. Au théâtre, après des périodes intenses de représentations, il peut se passer tout autant de temps sans rien. Grâce au doublage, je suis resté actif. Et j’ai aussi développé une forte réactivité, quelque chose de plus instantané dans l’application d’une vision, d’une direction. Nous avons des directeurs artistiques qui nous dirigent et qui ont besoin de personnes efficaces et bonnes dans leur jeu. Cela nécessite évidemment de la technique mais une forte disponibilité d’écoute pour appliquer ce qui est demandé. Au théâtre, on va chercher, tester, faire, refaire. Ici, on va jongler avec les perceptions entre ce qui a déjà été fait par l’acteur original, ce que le DA sait de l’histoire dans sa globalité et, nous, ce qu’on ressent. Il faut tout simplement être à l’écoute de situation et être malléable assez rapidement.

Je dois dire aussi que ça demande beaucoup d’humilité. Ce métier a été tant dénigré durant des années et aujourd’hui il est un peu devenu l’El Dorado car les gens ont compris l’exigence que cela demande, le bonheur de travailler son outil plus souvent, comme je le disais, et l’humilité de ne pas tout le temps chercher la lumière, mais d’être juste au service de… Ce qui est la base de notre métier, on est au service du texte, du metteur en scène, du public aussi. Chacun avec son individualité, bien sûr.
J’ai découvert aussi que je n’avais pas besoin de faire ma grosse voix théâtrale pour être validé et que ma voix parlée était mon meilleur atout pour livrer mes émotions les plus vraies, les plus justes.

Tout comme l’écriture m’est tombé dessus et a marqué certaines personnes sans que je ne m’y attende, je ne me serais jamais dit, sur les bancs du lycée Schoelcher que ma voix aussi allait marquer des générations.

R.E : En tant qu’artiste martiniquais évoluant dans des circuits nationaux, ressens-tu une responsabilité particulière de représentation, ou alors préfères-tu te penser avant tout comme un artiste sans étiquette ?

M.F : J’avais une étiquette, j’ai une étiquette ou deux ou trois, et j’espère que petit à petit elles disparaîtront. En tout cas, en attendant, j’embrasse profondément les étiquettes que j’accepte d’endosser pour cette représentativité justement. Il est important que mon étiquette d’antillais, de métis, de comique, d’artiste, d’homosexuel, de presque quadragénaire, de bouddhiste, de futur papa, de tout ce que vous voulez soit représentée. Parce que dans l’étiquette ou la case dans laquelle vous mettront les gens quoiqu’il arrive, il y a des humains, des personnes avec un cœur qui ont un besoin de se retrouver dans des histoires qui les concernent. En ayant face à eux des personnes qui assument complètement qui ils ou elles sont, cela leur confirme qu’être profondément soi-même est une partie du chemin vers le bonheur. C’est pour ça que je soutiens à 100% les artistes émergents du moment, profondément assumés, sans filtre et qui ne s’excusent plus d’exister. Un grand OUI pour ça et comme j’aime dire : « sa ki pa kontan, toufé ! » (qui se sent morveux, qu’il se mouche, ndlr)

On est là ! Et c’est tellement mieux de faire AVEC nous que CONTRE nous. La vie est plus fun ! Rions ensemble, créons ensemble, soyons tolérants ensemble. Déjà, entre nous-mêmes et peut-être que le Monde suivra.
Tout ça pour dire que je suis forcé de ne pas me considérer comme un artiste sans étiquette. On m’en a donné gamin en déformant mon nom mais aujourd’hui je ne suis plus une étiquette en tant que personne. Je suis moi-même, entièrement, et je décide de le montrer sans détour à d’autres artistes en herbe, qui pourraient se reconnaître en ce que j’exprime.

Mike Fédée : “Quand le monde oppose ces histoires, ces origines entre elles, je trouve qu’il est important d’avoir fait la paix avec tout ce qui se raconte en nous”. @Christelle Billault.

R.E : Tes origines multiples nourrissent-elles consciemment ton rapport aux personnages, aux émotions, aux récits que tu choisis d’incarner ?

M.F : Je me nourrirai toujours de mon origine afro-caribéenne. Je tente à chaque fois d’y mettre une touche dès que cela est permis. Concernant mes émotions, je suis complètement guidé par ça et je crois que ce qui me permet d’aller et venir dans l’interprétation d’émotions, parfois intenses, c’est justement cette conscience d’être de multiples origines. D’avoir en moi, énormément d’histoires qui se racontent. Quand le monde oppose ces histoires, ces origines entre elles, je trouve qu’il est important d’avoir fait la paix avec tout ce qui se raconte en nous. De là, vient l’ancrage, afin de revenir à soi et ne pas se laisser emporter par l’émotion, ou ne pas pouvoir en sortir. Les origines de mon père racontent quelque chose, celles de ma mère aussi. Il y a des émotions qui hurlent en moi, d’autres qui défient ce karma cédé par des ancêtres… Alors, je les mets au service de mes personnages. Et je reviens à la personne que je suis aujourd’hui, non définie par l’histoire, par le passé.

R.E : Le théâtre est souvent perçu comme un art exigeant mais fragile économiquement. Comment parviens-tu à construire un équilibre entre passion artistique et réalité professionnelle ?

M.F : L’équilibre entre les deux, c’est avant tout construit grâce à un soutien familial indéfectible. C’est 60% du trajet, je dirais. Soulagé de ce poids dans mes débuts, j’ai pu rester concentré sur mes objectifs, ne pas abandonner, ne pas me disperser dans d’autres domaines.
Mais je dois dire qu’il faut aussi une grande flexibilité. J’ai vécu une bonne dizaine d’années de stabilité et désormais avec l’arrivée de l’Intelligence Artificielle, mon milieu est fortement ébranlé. Je le vis avec des craintes et des doutes, bien sûr, mais je garde une immense foi en l’avenir et en ma capacité à rebondir. Il faut lutter, bien sûr, mais il faut aussi voir derrière toute cette robotisation, l’énorme opportunité qui se présente pour le vivant. Et c’est là que l’équilibre revient. En ayant développé plusieurs cordes à mon arc, sans jamais avoir mis mes œufs dans le même panier, je sais que demain, je continuerai d’être comédien. Avec un rythme différent peut-être, une visibilité autre, une forme évoluée… Mais toujours présent.
Voilà pour moi les trois ingrédients d’un bel équilibre entre le rêve, la passion et la réalité : le soutien familial, la flexibilité et la diversité des techniques du comédien.

« Tant qu’une personne compte pour toi dans ce monde, la vie vaut la peine d’être vécue. »

R.E : As-tu le sentiment que la scène caribéenne et la scène hexagonale se parlent suffisamment aujourd’hui, ou reste-t-il encore des murs invisibles à faire tomber ?

M.F : Oui, je trouve que cela a énormément évolué. J’ai une grande confiance en mes amis qui œuvrent pour la culture au pays même. Et je dirais même que grâce à eux, la scène caribéenne ne parle pas qu’à la scène hexagonale, mais à la scène mondiale.

Je ne dirais pas qu’il reste des murs invisibles à faire tomber, mais qu’il y a des masques qui ne doivent pas illusionner. Nous devons rester vigilants et respectueux face au travail déjà réalisé par nos mentors, celles et ceux qui ont fait les beaux jours de la scène antillo-guyanaise. Et nous devons prêter une oreille attentive au concret, au travail de fourmi réalisé plutôt qu’à celles et ceux qui jettent de la poudre aux yeux alors que ça fait deux minutes qu’ils ou elles sont là. Nous devons être vigilants face à l’opportunisme, tout en ne brimant pas les nouvelles idées. Hélas, l’opportuniste regarde souvent son nombril et il est difficile de lui faire lever les yeux vers un horizon plus grand.

Un parcours, ancré dans la Martinique mais ouvert aux scènes nationales. @Christelle Billaul

R.E : Quels sont les projets ou les types de rôles vers lesquels tu as envie d’aller maintenant : davantage d’écriture, de cinéma, de création personnelle, ou d’engagement pédagogique ?

M.F : Sans hésiter, je réponds, plus d’écriture et de création personnelle. Il est temps de faire taire le petit saboteur intérieur et de sortir de ma zone de confort.

Pour le type de rôle, je pense avoir trouvé un rôle qui correspond totalement à ce que j’ai envie de raconter aujourd’hui grâce à la pièce dont je parlais plus haut. La parentalité… Cette pièce : « Le Parcours », écrite par Cindy Poret est d’une sensibilité et d’une honnêteté qui fait rentrer le spectateur dans quelque chose de très intime mais de profondément doux. C’est ce que je veux raconter aujourd’hui. Des parcours de vie en phase avec la personne que je deviens.

R.E : Si tu devais définir en une phrase ce que tu cherches à transmettre au public à travers ton travail, ce serait quoi : une émotion, une question, une énergie, une manière de regarder le monde ?

M.F : Avec les nouvelles de ce monde, on a envie de transmettre plein de messages mais celui qui me reste c’est : « Tant qu’une personne compte pour toi dans ce monde, la vie vaut la peine d’être vécue. » J’espère que ça donne un peu d’espoir et une façon d’apaiser notre santé mentale mise à rude épreuve.

À travers son itinéraire, Mike Fédée donne à voir une manière d’habiter le métier d’artiste sans renoncer à la complexité de l’être. Ni assigné à une seule discipline, ni enfermé dans une identité figée, il revendique au contraire la pluralité comme force : écrire pour dire, jouer pour relier, prêter sa voix pour servir une histoire plus grande que soi.
Son parcours, ancré dans la Martinique mais ouvert aux scènes nationales et audiovisuelles, nous rappelle que la création ne se pense pas seulement en termes de carrière, mais aussi de présence au monde. Une présence attentive, engagée, où l’art devient un lieu de passage entre les histoires individuelles et le collectif, et où l’amour, encore et toujours, demeure le fil conducteur.

Mike Fédée – biographie succincte

Artiste martiniquais polyvalent, comédien, acteur, auteur et comédien de doublage, Mike Fédée se passionne très tôt pour l’écriture et publie plusieurs romans à l’adolescence, avant de s’orienter vers le théâtre.

Formé à l’École Claude Mathieu à Paris, il développe un parcours riche mêlant scène classique et contemporaine, audiovisuel et doublage, discipline dans laquelle la voix devient un outil central de son jeu.

Entre la Martinique et l’Hexagone, son travail est marqué par une identité caribéenne métissée, une attention profonde à l’humain et une conviction forte : l’art est avant tout un espace de lien, de transmission et de présence au monde.

Michel Dural

Enseignant et pédagogue du théâtre en Martinique, reconnu pour son rôle déterminant dans la formation de plusieurs générations de comédiens. Michel Dural a notamment enseigné le théâtre au lycée Schoelcher, où son travail a marqué durablement de nombreux artistes aujourd’hui actifs sur les scènes locales, nationales et internationales. Son approche pédagogique mettait l’accent sur la rigueur du jeu, l’écoute du partenaire, la conscience du collectif et le développement de l’imaginaire, autant d’éléments constitutifs d’une véritable culture de troupe. Figure discrète mais structurante du paysage théâtral martiniquais, Michel Dural est souvent cité par ses anciens élèves comme une référence fondatrice, ayant transmis bien plus que des techniques : une éthique du travail artistique, un rapport exigeant au texte et une attention profonde à l’autre.

Yoshvani Médina

Comédien, metteur en scène et pédagogue du théâtre ayant joué un rôle marquant dans la formation artistique en Martinique, notamment au sein du Théâtre Si. Son travail pédagogique est reconnu pour son exigence artistique, son attention portée au corps, à l’imaginaire et au rapport au partenaire, ainsi que pour une approche du jeu ancrée dans le collectif et la conscience de troupe. Il a accompagné de nombreux jeunes comédiens dans leurs premières expériences de scène, contribuant à forger des bases solides, techniques, humaines et éthiques, chez celles et ceux qui ont poursuivi une carrière dans le spectacle vivant.

Ka’Ma’Guy

Ka’Ma’Guy est une troupe de danse martiniquaise reconnue pour son travail autour de la danse, du rythme et de l’expression corporelle, inscrite dans une dynamique à la fois artistique, collective et pédagogique.

Cindy Poret

Auteure dramatique française, dont l’écriture s’inscrit dans un théâtre contemporain intime, centré sur les parcours de vie, les relations humaines et les zones sensibles de l’existence.

Elle est notamment l’auteure de la pièce Le Parcours, un texte qui aborde avec finesse et honnêteté la question de la parentalité et des difficultés liées au désir d’enfant, en particulier à travers l’expérience de la PMA (procréation médicalement assistée, ndlr). Son écriture, sobre et incarnée, privilégie l’émotion juste, le non-dit et la proximité avec le vécu des personnages, permettant au spectateur de se reconnaître sans pathos ni démonstration.

Illustration

Entre la Martinique et l’Hexagone, Mike Fédée affirme son identité caribéenne métissée, entre transmission et présence au monde. @Photo n/b : Benoit Maréchal.

Mike Fédée : “Quand le monde oppose ces histoires, ces origines entre elles, je trouve qu’il est important d’avoir fait la paix avec tout ce qui se raconte en nous”. @Christelle Billault.

Un parcours, ancré dans la Martinique mais ouvert aux scènes nationales. @Christelle Billault.