L’ouragan Dorian, historique par sa puissance de catégorie 5, frappe les Bahamas

Dorian s’est abattu dimanche sur les îles Abacos avec des pluies torrentielles et des vents frôlant les 300 km/h, un niveau sans équivalent dans l’histoire de cet archipel.

L’ouragan Dorian, désormais classé en catégorie 5, la plus élevée sur l’échelle de Saffir-Simpson, frappait les îles Abacos, dans l’archipel des Bahamas, dimanche 1er septembre, avec des vents frôlant les 300 km/h. Il a touché terre à Elbow Cay, qui fait partie des îles Abacos aux Bahamas, à 1640 GMT. Des vagues géantes ont commencé à submerger les parties les plus basses de cette bande de terre de 14 km. Des habitants de Great Guana Cay avaient quitté les lieux en prévision de l’ouragan, rejoignant Nassau, la capitale des Bahamas, ou d’autres régions de l’archipel, mais deux à trois cents d’entre eux sont restés. L’électricité a été coupée et les météorologues prévoient jusqu’à 60 cm de pluies et des ondes de tempête de plus de 6 mètres. On s’attend à deux jours de pluies diluviennes et de vents violents.

Les rafales peuvent dépasser 350 km/h, ce qui en fait un ouragan aussi puissant que Gilbert (1988), Wilma (2005) et l’ouragan du Labor Day de 1935. Seul Allen, en 1980, avait des vents soutenus supérieurs, atteignant 305 km/h. Sa vitesse de déplacement est lente, 1,6 km/h à peine, “ce qui prolonge ses effets catastrophiques”, a averti le Centre national américain des ouragans (NHC), basé à Miami.

Sur l’îlot de Great Guana Cay balayé par le cyclone, où quelque 200 à 300 habitants sont restés, l’électricité a été coupée et les météorologues prévoient jusqu’à 60 cm de pluies et des ondes de tempête de plus de 6 mètres.

Parlant d’un ouragan “très puissant, très dangereux”, Ken Graham, directeur du Centre national des ouragans (NHC), avait insisté plus tôt sur la menace qu’il faisait peser sur cet archipel touristique des Caraïbes. Il s’agit “d’une situation extrêmement dangereuse pour les Bahamas”, a-t-il prévenu sur Facebook. Le Centre national des ouragans a évoqué des “conditions catastrophiques” dans le nord-ouest de l’archipel et a mis en garde contre “une destruction extrême dans les zones affectées”.

Le mur de l’œil, qui entoure l’œil du cyclone, contient les vents de surface les plus forts. L’œil du cyclone était situé à la mi-journée à environ 360 km à l’est de Palm Beach, en Floride.

Voici l’œil du cyclone :

Les météorologues ont qualifié Dorian du plus violent ouragan jamais enregistré dans le nord-ouest des Bahamas….

Lire la suite => LeFigaro.fr

>/div>