— RS n° 438 lundi 16 mars 2026 —
Prenant les armes pour des jouets, de dangereux pantins à la tête de plusieurs grandes puissances, mettent la planète au bord du gouffre. Se débarrassant de toute règle établie, obnubilés par des intérêts à courte vue, ils jouent à la guerre dans un monde où l’économie mondialisée a progressivement créé des liens tenaces et des connexions quasi irréversibles entre toutes les parties.
Alors que les évolutions technologiques ont rendu les confrontations militaires plus imprévisibles que jamais, ces « grands » acteurs apparaissent comme des apprentis sorciers manipulant les peuples qu’ils risquent de conduire au pire. Dans une telle situation, ces derniers ont tout intérêt à comprendre assez rapidement que le nationalisme, seule marchandise qu’on leur distribue gratuitement, est une impasse absolue.
Plus les guerres s’étendent, plus les grands médias amusent la galerie avec une « géopolitique » de pacotille, plus la boussole de l’internationalisme prolétarien est essentielle.
Plus le présent paraît difficile à déchiffrer, plus nous avons besoin de tirer les leçons de l’Histoire.
Aujourd’hui plus qu’hier, il est urgent que les peuples comprennent la nécessité de leur alliance, comme seul antidote aux fascismes qui pullulent et menacent l’avenir de l’humanité.
Solidarité avec Cuba : Vers une grande mobilisation le 27 mars
L’opacité se dissipe. Le plan du brigand de Washington pour Cuba, c’est l’étranglement, l’asphyxie, pour soumettre les autorités à ses volontés impériales.
La combinaison de ses menaces répétées et de l’interdiction au monde de vendre du pétrole à Cuba ne vise que ce but criminel.
Partout, les progressistes et humanistes organisent l’aide humanitaire et le soutien politique à Cuba. Pour nous caribéens, il s’agit d’un impératif catégorique, compris par une grande partie du mouvement social et de la population.
Le Collectif d’organisations solidaires, après ses réunions, son premier rassemblement, sa conférence de presse réussie, a saisi l’occasion des élections municipales afin de s’adresser à des publics variés, en vue de populariser l’aide humanitaire en cours. Il s’agit notamment de la mise en place de la grande manifestation prévue pour le 27 mars.
Informés in extremis de la venue depuis la Havane du grand Cuban latin jazz, le GRS et Respé ont distribué à un public acquis à la cause, un tract appelant à cette exceptionnelle initiative unitaire.
Martinique-Palestine Solidarité a décidé de se joindre à cette mobilisation qui a proclamé dans ses mots d’ordre, la lutte contre le fascisme, l’impérialisme, le génocide en Palestine, et pour l’autodétermination des peuples.
Nous voici maintenant dans la dernière ligne droite d’un rendez-vous dont l’urgence n’échappe à personne.
La direction du travail contre l’acquis des jours fériés locaux
Pas question de les laisser faire
Nos lecteurs et lectrices connaissent ce dossier. Depuis des décennies, les coutumes antillaises sont prises en compte avec 5 jours fériés locaux qui comprenaient en Martinique le 22 mai désormais entré dans la loi. Les autres dates comprennent deux jours de carnaval, le vendredi saint et un jour à la Toussaint.
La Cour de cassation a reconnu cet usage bien établi dans la vie professionnelle comme dans la vie en général. Rêvant de réussir aux colonies ce qu’ils tentent de réaliser en France même, toute une kyrielle de « managers », souvent venus d’ailleurs, s’acharnent depuis des années à détruire ces acquis.
La nouveauté, c’est que la DEETS (Direction du travail) dont la première mission est de faire respecter le droit du travail, lois, conventions collectives, accords d’entreprises, contrats du travail, jurisprudence consolidée, s’estime autorisée à les mettre en cause. Elle envoie en effet au patronat un message signifiant qu’il peut s’exonérer de l’obligation de respecter les usages entrés dans le patrimoine des acquis du monde du travail.
Le défi est donc clairement lancé à l’intersyndicale ouvrière de chaque pays concerné.
À bon entendeur…
