Les Mille et Une Nuits – Volume 2 : Le Désolé –

13 décembre 2016 19h 30 Madiana en VO

les_1001_nuits_vol2Un film de Miguel Gomes
Avec Crista Alfaiate, Joao Pedro Benard, Chico Chapas
Genre Drame
Nationalités Portugais, Français, Allemand, Suisse

2ème volume des mille et une nuits
Synopsis:
Schéhérazade poursuit ses récits, qui ont toujours pour théâtre le Portugal en crise d’aujourd’hui. Un criminel, surnommé « sans tripes », poursuivi par les gendarmes, prend la fuite et parvient à se télétransporter. En ville, un procès public se tient dans des arènes, en plein air, et les accusés se présentent à la barre pour expliquer leurs actes. Tous, frappés par la crise, ont eu des raisons d’agir comme ils l’ont fait…

La presse en parle :

Télérama, par Louis Guichard
Le premier volume se terminait par l’implosion d’une baleine échouée (l’Europe ?) et par le grand bain de mer salvateur d’un peuple déjà lessivé par la crise. Mais il est possible de plonger directement dans ce deuxième volet sans rien savoir du tout. Comme certains proustiens recommandent aux profanes de commencer La Recherche non par le début, mais par La Prisonnière, on suggère même, à qui aurait manqué l’épisode 1 des Mille et Une Nuits, de voir d’abord celui-ci : Le Désolé. Il compte deux grands morceaux de bravoure, deux chapitres parmi les plus fous de cette fresque chatoyante sur le Portugal contemporain.

Le Nouvel Observateur par Pascal Mérigeau
“Le Désolé” fait montre des mêmes qualités que “l’Inquiet”, et de quelques faiblesses (…).

Le Journal du Dimanche par Alexis Campion
Faisant suite à L’Inquiet, sorti fin juin, voici le volet central des Mille et Une Nuits, cette folle fresque en trois parties, dans laquelle le cinéma libre de Miguel Gomes tient tête aux politiques d’austérité sévissant dans son pays, le Portugal. Entre mélancolie lyrique et magie pure, son imaginaire à la fois échevelé et nourri de constats documentaires actuels conte, ici, la désolation qui envahit le cœur de citoyens confrontés à la crise. Un criminel surnommé Sans-tripes prend le maquis et nargue les autorités. Il y a aussi le chien Dixie, placide gardien d’une cité HLM bouillonnante entre misères et ravissements. Humour, émotion, trouvailles poétiques, miracles cinématographiques : le bonheur, ici, est dans la déroute d’un monde illisible et détraqué, devenu injuste mais pas infécond ni forcément hostile. AL.C.

Critikat.com par Arnaud Hée
Gomes bouscule dans les grandes largeurs les habitudes de spectateurs (dont ceux qui ont pu aimer “Tabou”), les déplaçant sans cesse à travers des formes et des registres, entre les volumes et à l’intérieur d’eux-mêmes.