L’éphéméride du 24 février

Naissance à Pointe-Noire (République du Congo) de l’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou le 24 février 1966

Alain Mabanckou est un écrivain et enseignant franco-congolais1, né le 24 février 1966 à Pointe-Noire (république du Congo). Il remporte en 2006 le prix Renaudot pour son roman Mémoires de porc-épic. Finaliste en 2015 du Man Booker International Prize et du Premio Strega Europeo, il a notamment été récompensé en 2012 par l’Académie française (Grand Prix de littérature Henri-Gal) et en 2013 par la Principauté de Monaco (prix littéraire Prince Pierre de Monaco pour l’ensemble de l’œuvre).

Biographie
Alain Mabanckou, né le 24 février 1966 à Pointe-Noire (république du Congo), a été élevé par sa mère, Pauline Kengué, vendeuse de bananes au marché, et Roger Kimangou, un père adoptif réceptionniste dans un hôtel. Son père biologique a quitté sa mère lorsqu’elle était enceinte4. Alain a pris le nom de son oncle René Mabanckou. Alain Mabanckou passe son enfance dans la ville côtière de Pointe-Noire, plus précisément dans le quartier de Tié-Tié. Il découvre la lecture d’abord à travers les San Antonio et SAS abandonnés par les immigrés français, que son père lui ramène de l’hôtel.

Il obtient un baccalauréat en lettres et philosophie au lycée Karl-Marx. Il s’oriente alors vers le droit, sa mère souhaitant qu’il devienne magistrat ou avocat. Après un premier cycle de droit privé à l’université Marien-Ngouabi à Brazzaville, il obtient une bourse d’études et s’envole pour la France à l’âge de 22 ans . Il emmène déjà dans ses affaires quelques manuscrits, des recueils de poèmes pour la plupart, qu’il commencera à publier trois ans plus tard. Il étudie à l’université de Nantes, puis à Paris XII et à Paris-Dauphine.

Il travaille une dizaine d’années dans le groupe Suez-Lyonnaise des Eaux, mais se consacre de plus en plus à l’écriture avec la parution de son premier roman Bleu-Blanc-Rouge publié aux éditions Présence Africaine en 1998 et qui lui vaut le Grand prix littéraire d’Afrique noire.

Écrivain en résidence en 2002, il enseigne la littérature francophone à Ann Arbor pendant trois ans avant d’être embauché en 2006 par l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) où il est jusqu’à ce jour professeur titulaire (Full Professor) de littérature francophone. Sur proposition d’Antoine Compagnon, il est élu comme professeur invité au Collège de France à la Chaire de Création artistique pour l’année universitaire 2015-2016, devenant ainsi le premier écrivain à occuper ce poste depuis sa création en 2004. Il présente la leçon inaugurale de son cycle d’enseignement au Collège de France “Lettres noires : des ténèbres à la lumière” en mars 2016.

Il vit aujourd’hui à Santa Monica, en Californie.

En 2016, il est nommé au Collège de France. Le 17 mars 2016, il y prononce sa leçon inaugurale intitulée Lettres noires : des ténèbres à la lumière, devant des invités comme la ministre des Outre-Mer Georges Pau-Langevin, la ministre de la Culture Audrey Azoulay, la secrétaire générale de la francophonie Michaëlle Jean, l’écrivain et diplomate Henri Lopes ainsi que l’écrivain et académicien Danny Laferrière.

Vie littéraire
À la suite de la parution de son premier roman, Bleu-Blanc-Rouge, en 1998, Alain Mabanckou ne cesse de publier avec régularité, aussi bien de la prose que de la poésie. C’est surtout le roman qui le révèle au grand public, avec notamment Verre cassé, unanimement salué par la presse, la critique et les lecteurs ; puis Mémoires de porc-épic qui lui vaut en 2006 l’obtention du prix Renaudot. Les deux romans sont parus aux éditions du Seuil, respectivement en 2005 et en 2006, grâce aux efforts conjugués d’Émilie Colombani et de Patrick Grainville.

En 2004 paraît à Montréal une anthologie des écrits poétiques d’Alain Mabanckou sous le titre Tant que les arbres s’enracineront dans la terre, reprise en 2007 chez Points-Seuil, ainsi que le livre qu’il consacre à l’écrivain James Baldwin, Lettre à Jimmy (Fayard), à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort de l’écrivain américain.

En 2008, Alain Mabanckou traduit de l’anglais au français le jeune prodige des lettres américaines, Uzodinma Iweala, d’origine nigériane, auteur de Beasts of No Nation, paru en français sous le titre Bêtes sans patrie aux éditions de l’Olivier.

Son roman Black Bazar, publié aux Éditions du Seuil le 8 janvier 2009 se classe aussitôt parmi les 20 meilleures ventes de livres en France dans les listes de L’Express, du Nouvel Observateur et de Livres-Hebdo.

Paru en 2010, le roman Demain j’aurai vingt ans marque son entrée dans la collection Blanche des éditions Gallimard. Cette œuvre est couronnée par le prix Georges-Brassens 2010 et classée parmi les grands romans de la rentrée littéraire française 2010.

Dans un entretien donné à Evene.fr, il souligne que « le danger pour l’écrivain noir est de s’enfermer dans sa « noirceur », comme dirait Frantz Fanon ». Il ne s’agit pas de tomber dans le piège de l’affrontement basique entre la civilisation noire et blanche. L’autocritique est essentielle si l’on veut ensuite poser un regard juste sur le reste du monde ». C’est ce qui se dégage dans son essai Le Sanglot de l’homme noir, paru chez Fayard en janvier 2012 et classé dans les meilleures ventes d’essais et documents. Cependant Alain Mabanckou n’envisage pas d’écrire sans mettre en scène le Congo : « On ne demanderait pas à Gabriel García Márquez de s’extraire de sa Colombie qui constitue la toile de fond de tous ses romans. »

Lumières de Pointe-Noire paraît en janvier 2013 aux éditions du Seuil dans la collection Fiction & Cie. Ce récit de souvenirs autobiographiques obtient un accueil favorable de la critique et se classe parmi les vingt meilleures ventes de romans en France.

Petit Piment, roman paru en septembre 2015 aux éditions du Seuil, classé parmi les vingt meilleures ventes en France, est sélectionné pour le prix Goncourt 2015, finaliste pour le prix Goncourt des lycéens. Il reçoit le prix Liste Goncourt : le choix polonais 2015.

En 2017, son nom entre officiellement dans le Petit Larousse des noms propres 2018. En 2019, sort le Dictionnaire enjoué des cultures africaines aux éditions Fayard, dans lequel Mabanckou et Abdourahman Waberi proposent une mythographie du continent africain.

Prises de position
Le 5 mai 2015, Alain Mabanckou remet le prix « Courage et la liberté d’expression » au nom du PEN American Center (en) à Charlie Hebdo.

En 2018, il refuse de participer au projet d’Emmanuel Macron de réflexion autour de la langue française et de la francophonie et s’adresse au président de la République dans une lettre ouverte où il appelle notamment à plus d’ouverture pour dépasser les origines coloniales du concept de francophonie et où il dénonce également l’indulgence de la francophonie « institutionnelle » envers « les régimes autocratiques, les élections truquées, le manque de liberté d’expression ».

Œuvre
Les œuvres d’Alain Mabanckou sont traduites dans une quinzaine de langues dont l’allemand, l’anglais, l’américain, l’hébreu, le coréen, l’espagnol, le polonais, le catalan et l’italien. Son roman Verre cassé a fait l’objet de plusieurs adaptations théâtrales.

Source :Wikipdia