Le Grand Chant de l’Éveil et des Humanités Vraies
Le vieux masque se fend, la peinture s’écaille, Sur le front d’une France au regard de murailles. Je dis que le mensonge a les pieds d’argile et le front de basalte, Je dis que cette France-là, la France-citadelle, la France-triage, Celle qui pèse les âmes au trébuchet de l’origine, S’étouffe aujourd’hui de son propre néant. Le mensonge est fini, le voile est déchiré : On ne peut plus bâtir sur un sol de secrets.
Il n’est plus de « pur jus », il n’est plus de « moitié », L’arithmétique sombre a cessé d’exister. Finies les demi-portions ! Finis les échantillons d’humanité ! Nous récusons le baptême des maîtres et l’onction des faux-pères. Il n’est plus d’esclaves muets pour border le sommeil de la République, Car la parole a jailli, tel un cri de mangrove, Abattant les statues d’un paternalisme aux mains de craie.
Écoutez le craquement des vieux démons : C’est le bruit d’un monde qui se meurt de sa propre gangrène. Ce racisme, venin fossile, ne sera plus notre linceul. Il n’est plus de « pur jus » que dans la bouche des fossoyeurs, Plus de « primordiaux » que dans le délire des agonisants !
C’est ici l’heure de la révolution ontologique, Le temps où l’être ne se divise plus en fragments de comptoir. Je ne parle pas de métissage de salon, de cette mosaïque de façade Où l’on recolle les morceaux d’un vase déjà brisé. Je parle d’une révolution de la moelle, D’une France qui accepte enfin de n’être plus le centre immobile du monde Mais une île parmi les îles, un sang mêlé au sang de l’univers !
Le Français multiple n’est pas une « intégration », c’est une « intégrité ». Il ne fallait pas nous convoquer de force ! Ni faire claquer le fouet de l’histoire pour nous traîner dans vos cales, Ni agiter les promesses d’un printemps républicain mirage. Nous avons donné plus que notre obole à votre Fraternité tricheuse : Notre sang dans vos tranchées, notre chair dans vos usines, Notre sueur dans votre bitume et notre loyauté sans faille. Notre part ne sera pas volée !
La France moribonde hurle sa peur dans le vide, Elle s’accroche à ses vieux démons comme un naufragé à une enclume. Mais l’éveil est une force géologique. On ne négocie pas avec la lave. On ne pactise pas avec le mensonge. Soit elle s’invente un visage sans frontières intérieures, Soit elle s’efface, emportée par le courant de l’histoire.
LE MANIFESTE DE LA RUPTURE
I. Le constat du trépas Nous actons la mort clinique de la France mensongère. Nous déclarons la fin de la République paternaliste blanche. Le racisme n’est plus une plaie à panser, c’est une gangrène : soit la France s’en libère par une révolution totale, soit elle consent à son propre effacement.
II. L’abolition des hiérarchies Il n’y a pas de Français « par accident ». Nous rejetons la catégorie de « l’immigré éternel ». Nous brisons le mythe des « ancêtres gaulois », utilisé comme un bélier d’exclusion. L’identité n’est pas une soustraction, c’est une éruption.
III. L’Engagement sans compromis Aucun pacte ne sera plus signé avec le mensonge. La lettre de l’Universalité doit s’incarner avec ou sans vous, racistes condescendants. Nous veillons au grain, et ce n’est pas le bûcher des sacrifices qui nous fera capituler : nos corps y brûlent déjà et c’est vous qui entretenez le brasier séculaire.
IV. Le Serment de la Nation-Monde Nous jurons fidélité à la présence et non à l’origine. Notre part de France est souveraine. Nous ne sommes plus les locataires de la République, nous en sommes les propriétaires de plein droit. La Nation-Monde est le lieu où l’Universalité s’écrit enfin en toutes les couleurs, en toutes les langues, en toutes les mémoires.
CONCLUSION : L’AUBE DES HUMANITÉS VRAIES
N’oubliez jamais : au-delà de la grande illusion et des décors de théâtre qui s’effondrent, les hommes d’aujourd’hui ont rompu les amarres. Ils ne jurent plus par une France éternelle, cette idole de pierre travestie en sauveur-civilisateur. Cette France-là, imbue de sa mission imaginaire, a lamentablement échoué ; elle s’est noyée dans l’encre de ses propres promesses non tenues.
Les hommes d’aujourd’hui, debout sur les décombres des préjugés, ne pensent plus en termes de frontières ou de hiérarchies coloniales. Ils ne pensent qu’à la majesté, à l’authenticité et à l’explosion glorieuse des humanités vraies.
Le mythe français s’estompe, le Mythe-Monde prospère désormais. L’heure n’est plus à la « civilisation » imposée, mais à la rencontre absolue.
Votre ultime dilemme : vivre dans l’illusion d’un racisme entêté et périr à force, ou rejoindre la grande famille des humains réellement humains.
Le jour s’est levé.
Ontologie du volcan et la nation-monde
Le Grand Chant de l’Éveil et des Humanités Vraies
DÉDICACE
À ceux qui ne baissent plus les yeux.
À la mémoire de ceux dont le dos a servi de pont, et dont le silence fut le ciment de vos cités.
À la jeunesse debout, cette éruption de sève qui refuse la géométrie des cages et le confort des alibis.
À la France qui vient : non celle des registres de poussière, mais celle des cœurs-volcans et des mains-monde. À l’Homme, tout simplement.
I. Le Trépas de la Citadelle
Le vieux masque se fend, la peinture s’écaille,
Sur le front d’une France au regard de murailles.
Je dis que le mensonge a les pieds d’argile et le front de basalte,
Je dis que cette France-là, la France-citadelle, la France-triage,
Celle qui pèse les âmes au trébuchet de l’origine,
S’étouffe aujourd’hui de son propre néant.
Le mensonge est fini, le voile est déchiré :
On ne peut plus bâtir sur un sol de secrets.
II. Le Grand Procès de la Filiation
Écoutez bien, car la parole déchire le linceul :
Il n’y a pas ici de Grand Frère et de Petits Frères !
Il n’y a pas d’hôte de passage,
Ni d’invités assis au bout de la table dans cette Francité qui nous doit tout.
Assez de l’aîné revêtu d’un droit d’aînesse usurpé !
Assez des orphelins apatrides, prétendus pupilles d’une grâce naturalisant,
Adoptés par une mère louve à la générosité de théâtre !
Je vous le demande : qu’êtes-vous sans nous ?
Que n’avez-vous jamais été sans la vaste panse repue
De tous nos ailleurs ingurgités, dévorés, digérés pour nourrir votre éclat ?
Nous avons été si longtemps déférents, ô combien !
Nous tenant poliment sur le seuil, la tête basse et le chapeau à la main,
Alors que nos propres mains — mains de sueur et de fer —
Avaient dressé une à une les colonnes de votre palais !
III. La Révolution de la Moelle
C’est ici l’heure de la révolution ontologique,
Le temps où l’être ne se divise plus en fragments de comptoir.
Je ne parle pas de métissage de salon, de cette mosaïque de façade,
Je parle d’une révolution de la moelle,
D’une France qui accepte enfin de n’être plus le centre immobile du monde
Mais une île parmi les îles, un sang mêlé au sang de l’univers !
Le Français multiple n’est pas une « intégration », c’est une intégrité.
Nous ne sommes pas des pièces rapportées sur un vêtement usé,
Nous sommes le tissu neuf, la fibre même de la réalité.
Notre part ne sera pas volée !
IV. L’Avertissement de la Tempête
Sachez-le, et que cela s’imprime dans la pierre de vos consciences :
Cette France des oripeaux coloniaux n’est pas un
Eldorado à conquérir ! Elle n’est plus la terre promise des mirages,
Mais un radeau en lambeaux à rebâtir de fond en comble.
Car nous devons nous armer pour l’affrontement de monstrueuses tempêtes
Dont les tonnerres grondent déjà sourdement à l’horizon des siècles.
On ne colmate pas une nef avec des préjugés ;
On ne survit pas au déluge avec le lest du racisme !
V. L’Aube des Humanités Vraies
La France moribonde hurle sa peur dans le vide,
Elle s’accroche à ses vieux démons comme un naufragé à une enclume.
Mais l’éveil est une force géologique.
On ne négocie pas avec la lave.
N’oubliez jamais : les hommes d’aujourd’hui ont rompu les amarres.
Ils ne pensent qu’à la majesté, à l’authenticité
Et à l’explosion glorieuse des humanités vraies.
Le mythe français s’estompe, le Mythe-Monde prospère désormais.
L’heure n’est plus à la « civilisation » imposée, mais à la rencontre absolue.
Votre ultime dilemme : vivre dans l’illusion d’un racisme entêté et périr à force,
Ou rejoindre la grande famille des humains réellement humains.
Le jour s’est levé.
Le jour s’est levé.
YVES UNTEL PASTEL

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