Du Greco à Léonard de Vinci : les 16 expositions à ne pas rater à Paris

1 Première grande exposition du Greco en France, au Grand Palais

Greco (Domínikos Theotokópoulos) Portrait de Fray Hortensio Felix Paravicino, Museum of Fine Arts, Boston Le Greco, Léonard de Vinci, Francis Bacon, Mondrian… Notre sélection d’expositions à voir  à Paris

Du Greco à Léonard de Vinci et Francis Bacon en passant par Toulouse-Lautrec, Degas et Mondrian, ce sont de grands et très grands noms de l’art qui sont montrés à Paris cet automne. Notre sélection d’expositions à ne pas rater.

Greco (Domínikos Theotokópoulos) Portrait de Fray Hortensio Felix Paravicino, Museum of Fine Arts, Boston  (Photograph © 2018 Museum of Fine Arts, Boston. All rights reserved.)

Cette rétrospective est la première grande exposition jamais consacrée en France à ce génie artistique. 
 
Né en 1541 en Crète, Domenico Theotokopoulos, dit El Greco, fait son premier apprentissage dans la tradition byzantine avant de parfaire sa formation à Venise puis à Rome.

C’est cependant en Espagne que son art s’épanouit et s’implante durablement à partir de la décennie 1570. Attiré par les mirifiques promesses du chantier de l’Escorial, l’artiste importe dans la péninsule la couleur du Titien, les audaces du Tintoret et la force plastique de Michel-Ange. Cette éloquente synthèse, originale mais cohérente par rapport à sa trajectoire, donne à Greco, mort quatre ans après Caravage, une place particulière dans l’histoire de la peinture : celle du dernier grand maître de la Renaissance et du premier grand peintre du Siècle d’Or.

Ce sont les avant-gardes européennes qui, au tournant des XIXe et XXe siècles, redécouvrent Greco, éblouis par son oeuvre à la fois fougueuse et électrique, inscrivant son nom à côté du leur dans le grand livre naissant de la modernité.

Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, le musée du Louvre et l’Art Institute de Chicago.

Du 16 octobre 2019 et jusqu’au 10 février 2020

2 Léonard de Vinci au Louvre

Léonard de Vinci, La Sainte Anne

Léonard de Vinci, La Sainte Anne (© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / René Gabriel Ojéda) 

L’année 2019, cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci en France, revêt une signification particulière pour le Louvre qui possède la plus importante collection au monde de peintures de Léonard ainsi que 22 dessins.

Le musée trouve en cette année de commémoration l’occasion de rassembler autour des cinq tableaux essentiels qu’il conserve, à savoir la Vierge aux rochers, la Belle Ferronnière, la Joconde — qui reste dans la salle où elle est habituellement exposée —, le Saint Jean Baptiste et la Sainte Anne, la plus grande part possible des peintures de l’artiste, afin de les confronter à un large choix de dessins ainsi qu’à un ensemble, restreint mais significatif, de tableaux et de sculptures de l’environnement du maître.

Cette rétrospective inédite de la carrière de peintre de Léonard permet de montrer combien il a mis la peinture au-dessus de tout et comment son enquête sur le monde, qu’il appelait « la science de la peinture », fut l’instrument de son art, dont l’ambition n’était rien moins que d’apporter la vie à ses tableaux.

Du 24 octobre 2019 au 24 février 2020.

 

3 Francis Bacon au Centre Pompidou

Francis Bacon, Street Scene (with Car in Distance), 1984, Collection privée

Francis Bacon, Street Scene (with Car in Distance), 1984, Collection privée (© The Estate of Francis Bacon /All rights reserved / Adagp, Paris and DACS, London 2019 © The Estate of Francis Bacon. All rights reserved. DACS/ Artimage 2019. Photo: Prudence Cuming Associates Ltd) 

À la suite des monographies consacrées à Marcel Duchamp, René Magritte, André Derain ou encore Henri Matisse, le Centre Pompidou poursuit la relecture des œuvres majeures du 20ème siècle et consacre une vaste exposition à Francis Bacon.
Les six salles de « Bacon en toutes lettres » placent la littérature en leur cœur. De grandes voix lisent en français et en anglais des textes d’Eschyle, Nietzsche, Bataille, Leiris, Conrad et Eliot. Ces auteurs, qui ont tous inspiré à Bacon des œuvres et des motifs, partagent un univers poétique, forment comme une famille spirituelle dans laquelle s’est reconnu le peintre. Ils ont en commun la même vision réaliste, amoraliste du monde, une conception de l’art et de ses formes libérée des a priori de l’idéalisme.

Lire aussi : En 1971, le triomphe tragique de Francis Bacon au Grand Palais

Du 11 septembre 2019 au 20 janvier 2020.

 

4 Mondrian figuratif au musée Marmottan-Monet

Piet Mondrian, \"Moulin dans le crépuscule\", vers 1907-1908

Piet Mondrian, “Moulin dans le crépuscule”, vers 1907-1908 (© Kunstmuseum Den Haag, The Hague, the Netherlands) 

Membre du groupe De Stijl, Piet Mondrian est principalement connu pour ses peintures abstraites aux lignes épurées et ses carrés rouge, jaune et bleu. Le musée Marmottan Monet lui consacre une exposition événement en septembre 2019 et met l’accent sur son œuvre figurative majeure.

Une soixantaine de peintures de premier ordre, sélectionnées par Mondrian lui-même vers 1920 pour son plus grand collectionneur Salomon B. Slijper, sont présentées en exclusivité à Paris et révèlent cette face méconnue de l’artiste. Paysages, portraits, peintures de fleurs marquées par l’impressionnisme, le luminisme, les fauves et le symbolisme font face à de rares compositions cubistes et néo-plasticistes et placent l’artiste au rang des premiers coloristes de son temps et des grands maitres de la peinture figurative du XXe siècle. Une invitation à découvrir un autre Mondrian.

Une exposition organisée en partenariat avec le Kuntsmuseum Den Haag.

. Du 12 septembre 2019 au 26 janvier 2020.

5 Degas et l’opéra au musée d’Orsay

Edgar Degas, \"Le foyer de la danse\", 1890 -1892, Washington, National Gallery of Art

Edgar Degas, “Le foyer de la danse”, 1890 -1892, Washington, National Gallery of Art (©Image Courtesy National Gallery of Art, Washington DC) 

Sur toute sa carrière, de ses débuts dans les années 1860 jusqu’à ses œuvres ultimes au-delà de 1900, Degas a fait de l’Opéra le point central de ses travaux, sa “chambre à lui”. Il en explore les divers espaces – salle et scène, loges, foyer, salle de danse -, s’attache à ceux qui les peuplent, danseuses, chanteurs, musiciens de l’orchestre, spectateurs, abonnés en habit noir hantant les coulisses. Cet univers clos est un microcosme aux infinies possibilités et permet toutes les expérimentations : multiplicité des points de vue, contraste des éclairages, étude du mouvement et de la vérité du geste.

Aucune exposition jusqu’ici n’a envisagé l’Opéra globalement, étudiant tout à la fois le lien passionné que Degas avait avec cette maison, ses goûts musicaux, mais aussi les infinies ressources de cette merveilleuse “boîte à outils”. A travers l’oeuvre d’un immense artiste, le portrait de l’Opéra de Paris au XIXe siècle.

Du 24 septembre 2019 au 19 janvier 2020.

 

6 Les couleurs de Hassan Hajjaj à la MEP

Hassan Hajjaj, \"Time Out\", de la série \"Vogue : The Arab Issue\"

Hassan Hajjaj, “Time Out”, de la série “Vogue : The Arab Issue” (© Hassan Hajjaj, 2007/1428)

Dans le cadre de la troisième Biennale des photographes du monde arabe, la Maison européenne de la photographie présente la première rétrospective en France du photographe marocain et londonien Hassan Hajjaj. En complément d’une présentation à caractère davantage rétrospectif, Hassan Hajjaj intervient sur la décoration et le mobilier, et propose de nombreuses installations pour l’ensemble des espaces de la MEP. Il vit et travaille entre le Maroc où il est né et le Royaume-Uni, influencé tant par les scènes culturelles et musicales londoniennes que par son héritage nord africain. Bien que reconnu pour ses portraits photographiques, Hassan Hajjaj est un artiste autodidacte qui ne se fige dans aucun genre ni aucune forme. Il passe ainsi de l’installation à la vidéo, et explore le domaine de la mode mais aussi d’autres champs de la création contemporaine. Avec humour, tirant parfois et consciemment vers le kitsch, ses œuvres font se croiser les clichés les plus tenaces et les icônes les plus représentatives de ses deux cultures, d’origine et d’adoption. Pour l’occasion, il invite également deux artistes marocaines à présenter successivement leur travail dans le studio : Zahrin Kahlo (11.09-13.10) et Lamia Naji (18.10-17.11).

Du 11 septembre au 17 novembre 2019. 

7 Rétrospective Hans Hartung au Musée d’art moderne de la Ville de Paris

Hans Hartung, \"T1973-E12\", 1973, Fondation Gandur pour l’Art, Genève

Hans Hartung, “T1973-E12”, 1973, Fondation Gandur pour l’Art, Genève (© Fondation Gandur pour l’Art, Genève © ADAGP, Paris, 2019 – Photo : Sandra Pointet)

À l’occasion de sa réouverture après d’ambitieux travaux de rénovation, le Musée d’Art Moderne présente une rétrospective du peintre Hans Hartung (1904-1989).

La dernière rétrospective dans un musée français datant de 1969, il était important de redonner à Hans Hartung (1904-1989) toute la visibilité qu’il mérite. L’exposition porte un nouveau regard sur l’ensemble de l’oeuvre de cet artiste majeur du XXe siècle et sur son rôle essentiel dans l’histoire de l’art. Hans Hartung fut un précurseur de l’une des inventions artistiques les plus marquantes de son temps : l’abstraction.

Acteur d’un siècle de peinture, qu’il traverse avec une soif de liberté à la mesure des phénomènes qui viennent l’entraver – de la montée du fascisme dans son pays d’origine l’Allemagne à la précarité de l’après-guerre en France et à ses conséquences physiques et morales – jamais, il ne cessera de peindre.

Le parcours de la rétrospective comprend une sélection resserrée d’environ trois cent oeuvres, provenant de collections publiques et particulières françaises et internationales et pour une grande part de la Fondation Hartung-Bergman. Cet hommage fait suite à l’acquisition du musée en 2017 d’un ensemble de quatre oeuvres de l’artiste.

L’exposition donne à voir la grande diversité des supports, la richesse des innovations techniques et la panoplie d’outils utilisés durant six décennies de production. Hans Hartung, qui place l’expérimentation au coeur de son travail, incarne aussi une modernité sans compromis, à la dimension conceptuelle.

Du 11 octobre 2019 au 1er mars 2020. 

8 Peter Hujar, New York 1960-1980, au Jeu de Paume

Peter Hujar, Christopher Street Pier (2), 1976, The Morgan Library & Museum, achat en 2013 grâce au Charina Endowment Fund 

Peter Hujar, Christopher Street Pier (2), 1976, The Morgan Library & Museum, achat en 2013 grâce au Charina Endowment Fund  (© Peter Hujar Archive, LLC, courtesy Pace/MacGill Gallery, New York and Fraenkel Gallery, San Francisco)

La vie et les images de Peter Hujar (1934-1987) sont inséparables de la ville de New York. Indépendant par nature, volontiers combatif, cultivé et très bien introduit dans le milieu artistique, Hujar évoluait au sein d’une scène avant-gardiste faite de danseurs, de musiciens, de plasticiens et de travestis. Son accomplissement en tant que photographe fut contemporain de l’évolution et de la visibilité du mode de vie gay entre 1969 — date des émeutes de Stonewall — et la crise du sida dans les années 1980…

L’exposition suit le parcours d’Hujar, depuis ses débuts au milieu des années 1950, jusqu’aux années 1980 où il est l’un des acteurs importants de la scène artistique de l’East Village. Organisée en deux parties, elle décline tous les différents aspects de sa pratique photographique marquée par la même beauté austère : le portrait en atelier, généralement posé, et qui constitue le cœur de sa pratique, mais également le nu, notamment masculin, et le paysage urbain de New York et de ses environs. Résolument noir et blanc, l’ensemble non seulement décrit l’univers intime de Peter Hujar mais également esquisse un portrait du New York bohème et underground de ces années-là, à travers quelques-unes de ses figures les plus marquantes.

De ses photographies, il disait qu’elles sont « des images simples et directes de sujets difficiles et compliqués »; elles immortalisent des instants, des êtres et des pratiques culturelles dont l’existence est aussi fugitive que celle de la vie.

Du 16 octobre 2019 au 10 février 2020

 

9 Toulouse-Lautrec au Grand Palais

Henri de Toulouse-Lautrec, \"Le Divan\", vers 1893, São Paulo, museu de arte de Sao Paulo

Henri de Toulouse-Lautrec, “Le Divan”, vers 1893, São Paulo, museu de arte de Sao Paulo (© Museu de arte de Sao Paulo / Photo João Musa)

 

Depuis 1992, date de la dernière rétrospective française de l’artiste, plusieurs expositions ont exploré les attaches de l’oeuvre de Toulouse-Lautrec avec la « culture de Montmartre ».

Cette approche a réduit la portée d’un artiste dont l’œuvre offre un panorama plus large.

L’exposition du Grand Palais – qui réunit environ 200 œuvres – veut, à la fois, réinscrire l’artiste et dégager sa singularité.

Si l’artiste a merveilleusement représenté l’électricité de la nuit parisienne et ses plaisirs, il ambitionne de traduire la réalité de la société contemporaine dans tous ses aspects, jusqu’aux moins convenables.

L’exposition montre enfin comment cet aristocrate du Languedoc, soucieux de réussir, a imposé son regard lucide, grave et drôle au Paris des années 1890 et pourquoi Toulouse-Lautrec s’inscrit comme un précurseur de mouvements d’avant-garde du 20e siècle, comme le futurisme.

Du 9 octobre 2019 au 27 janvier 2020.

 

10 Christian Boltanski au Centre Pompidou

Christian Boltanski, \"Crépuscule\", 2015, Vue de l\'exposition collective \"Invento : As Revolucoes que nos inventaram\", São Paulo, Oca - Parque Do Ibirapuera, 2015Archives Christian Boltanski

Christian Boltanski, “Crépuscule”, 2015, Vue de l’exposition collective “Invento : As Revolucoes que nos inventaram”, São Paulo, Oca – Parque Do Ibirapuera, 2015Archives Christian Boltanski (Photo © Joana França) 

Depuis 1992, date de la dernière rétrospective française de l’artiste, plusieurs expositions ont exploré les attaches de l’oeuvre de Toulouse-Lautrec avec la « culture de Montmartre ».
Cette approche a réduit la portée d’un artiste dont l’œuvre offre un panorama plus large.
L’exposition du Grand Palais – qui réunit environ 200 œuvres – veut, à la fois, réinscrire l’artiste et dégager sa singularité.
Si l’artiste a merveilleusement représenté l’électricité de la nuit parisienne et ses plaisirs, il ambitionne de traduire la réalité de la société contemporaine dans tous ses aspects, jusqu’aux moins convenables.
L’exposition montre enfin comment cet aristocrate du Languedoc, soucieux de réussir, a imposé son regard lucide, grave et drôle au Paris des années 1890 et pourquoi Toulouse-Lautrec s’inscrit comme un précurseur de mouvements d’avant-garde du 20e siècle, comme le futurisme.
Exposition coproduite par les musées d’Orsay et de l’Orangerie et la Rmn – Grand Palais avec le soutien exceptionnel de la ville d’Albi et du musée Toulouse-Lautrec. Exposition conçue avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France, détentrice de l’ensemble de l’œuvre lithographié de Henri de Toulouse-Lautrec.

Du 13 novembre 2019 au 16 mars 2020.

11 Peinture italienne : la collection Alana au musée Jacquemart-André

Lorenzo Monaco, (Florence, vers 1370 – 1425), \"L’Annonciation\", vers 1420-1424, Collection Alana, Newark, DE, États-Unis, Photo

Lorenzo Monaco, (Florence, vers 1370 – 1425), “L’Annonciation”, vers 1420-1424, Collection Alana, Newark, DE, États-Unis, Photo (Photo © Allison Chipak)

À la rentrée 2019, le Musée Jacquemart-André met à l’honneur la Collection Alana, l’une des plus précieuses et secrètes collections privées d’art de la Renaissance italienne au monde, actuellement conservée aux Etats-Unis. En écho à son exceptionnelle collection d’art italien, le Musée Jacquemart André présente plus de 75 chefs-d’œuvre des plus grands maitres italiens comme Lorenzo Monaco, Fra Angelico, Uccello, Lippi, Bellini, Carpaccio, Le Tintoret, Véronèse, Bronzino ou Gentileschi. Cette exposition offre l’occasion unique d’admirer pour la première fois des tableaux, sculptures et objets d’art qui n’avaient jusque-là jamais été présentés au public.
Dans la lignée des plus grandes collections américaines, la Collection Alana est le fruit d’un intense travail de sélection et d’amour de l’art opéré depuis plusieurs décennies par Alvaro Saieh et Ana Guzmán, un couple dont la réunion des prénoms forme celui de la Collection Alana. Au fil des ans, leur passion s’est muée en une véritable fascination pour l’art gothique et la Renaissance italienne et les a progressivement conduits à s’intéresser aussi à la peinture des XVIe et XVIIe siècles.
Les œuvres présentées démontrent la vitalité du goût pour la Renaissance italienne, considérée comme moment fondateur de la civilisation occidentale. Elles offrent un aperçu exhaustif de l’une des plus grandes collections privées d’art ancien, de la peinture du XIIIe siècle aux œuvres caravagesques. .

Du 13 septembre 2019 au 20 janvier 2020.

 

12 De Reynolds à Turner : la Tate prête des chefs-d’œuvre de la peinture anglaise au musée du Luxembourg

Thomas Gainsborough \"Gainsborough Dupont\" vers 1770-1775, légué par Lady d’Abernon en 1954, Royaume-Uni, Londres, TateThomas Gainsborough “Gainsborough Dupont” vers 1770-1775, légué par Lady d’Abernon en 1954, Royaume-Uni, Londres, Tate (© Tate, London, 2019) 

Cette exposition, construite à partir des chefs-d’œuvre de la Tate Britain, met à l’honneur une période phare dans l’histoire de la peinture en Angleterre, allant des années 1760 jusqu’à 1820 environ. Elle entend dresser un panorama qui permette d’en saisir toute l’originalité et la diversité. Elle mène le visiteur de la fondation de la Royal Academy, avec des artistes comme Reynolds et Gainsborough, jusqu’au nouveau tournant qui s’amorce au début du XIXe siècle, notamment avec Turner.
Le public y redécouvrira les grands classiques de l’art britannique, trop rarement présentés en France.

Du 11 septembre 2019 au 16 février 2020.

 

13 Al Ula, merveille d’Arabie, à l’Institut du monde arabe

Tombes nabatéennes, Hégra, Arabie SaouditeTombes nabatéennes, Hégra, Arabie Saoudite (© Yann Arthus-Bertrand Hope Production)

L’Institut du monde arabe invite à découvrir les merveilles naturelles et archéologiques d’Al Ula (nord-ouest de l’Arabie Saoudite), la région du site nabatéen de Hégra (Madâin Saleh), le Pétra saoudien, avec ses tombeaux monumentaux. Une région dont le royaume veut faire une destination touristique. Cette étape sur la route de l’encens, au VIIIe siècle avant J-C., fut des siècles plus tard un point de passage de l’éphémère ligne de chemin de fer du Hijaz qui reliait Damas à Médine. L’exposition présente des statues monumentales, des objets archéologiques et aussi la vie aujourd’hui à Al Ula.

Fabuleuse plongée dans une région méconnue du nord-ouest de l’Arabie saoudite, « AlUla, merveille d’Arabie » dévoile le fruit de plus de vingt ans de recherches, pour la première fois révélées au grand public. Invitation à un parcours à travers les millénaires, de l’Antiquité à nos jours, au cœur d’une somptueuse oasis transportée jusqu’à l’IMA le temps d’une exposition par les technologies modernes, les objets nouvellement découverts et la magie de photographies anciennes.

Du 9 octobre 2019 au 19 janvier 2020. 

 

14 Félix Fénéon, collectionneur et critique d’art, au musée de l’Orangerie

Georges Seurat, \"La Banlieue\", vers 1882, Donation Pierre et Denise Lévy, 1976 Troyes, musée d’Art moderne, collections nationales Pierre et Denise LévyGeorges Seurat, “La Banlieue”, vers 1882, Donation Pierre et Denise Lévy, 1976 Troyes, musée d’Art moderne, collections nationales Pierre et Denise Lévy (Photo © Laurent Lecat)

Aucune exposition n’a encore rendu hommage à Félix Fénéon (1861-1944), acteur majeur de la scène artistique de la fin du XIXe siècle et du tournant du XXe siècle. Le musée de l’Orangerie en association avec le musée du Quai Branly-Jacques Chirac et The Museum of Modern Art, New York (MoMA) propose de célébrer sa personnalité hors du commun, encore injustement méconnue. L’exposition montrera les différentes facettes de ce personnage singulier, au physique de quaker et à l’humour pince-sans-rire, qui sut concilier carrière de fonctionnaire modèle, engagement artistique et convictions anarchistes. Chroniqueur, rédacteur à la Revue Blanche, critique d’art, éditeur – il publia Les Illuminations de Rimbaud -, galeriste, Fénéon fut également un collectionneur exceptionnel qui réunit un nombre important de chefs d’œuvre comprenant un ensemble unique de sculptures africaines et océaniennes. Soutien inconditionnel du néo-impressionnisme, découvreur de Seurat, directeur artistique de la galerie Bernheim-Jeune, défendant le fauvisme, le futurisme, Matisse, le rôle de Fénéon sur la scène artistique du début du XXe siècle fut déterminant.
L’exposition réunira un ensemble exceptionnel de peintures et dessins de Seurat, Signac, Degas, Bonnard, Modigliani, Matisse, Derain, Severini, Balla, etc., des pièces africaines et océaniennes ainsi que des documents et archives.

Du 16 octobre 2019 au 27 janvier 2020.

15 Les photographies de Sigmar Polke au Bal

Sigmar Polke, Sans titre, 1970-1980, Collection de Georg PolkeSigmar Polke, Sans titre, 1970-1980, Collection de Georg Polke (© The Estate of Sigmar Polke, Cologne / ADAGP, 2019)

Le Bal expose des photographies inédites de l’artiste allemand Sigmar Polke (1941-2010), des centaines de tirages sans titre ni date des années 1970-1980, restés des années dans une caisse chez le fils du peintre.

On pourrait décrire de manière tout aussi laconique l’ensemble de photographies qui seront présentées au BAL cet automne : des centaines de tirages sans titre ni date. Des prises de vue restées de longues années dans une caisse chez Georg, le fils de Sigmar Polke, et peu à peu tombées dans l’oubli.

— Fritz Emslander, co-commissaire, directeur adjoint du Museum Morsbroich, Leverkusen

Très tôt, Sigmar Polke utilise le medium photographique, à la fois de manière documentaire pour réaliser ses peintures, mais aussi de façon autonome. Il existe chez lui une contamination réciproque de ces deux domaines, au point qu’il est autant possible d’évoquer la dimension photographique de ses peintures que la dimension picturale de ses photographies. Son approche de la photographie est, dès le départ, artisanale et amateur. Polke a toujours tenu à développer et à tirer lui-même ses photographies, au mépris des règles en la matière (temps de pose hétérodoxes, usage de papiers et de produits périmés), pratiquant avec désinvolture la sous-exposition, la surexposition, comme la double exposition.

Du 13 septembre au 22 décembre 2019.

 

16 Les grands naïfs au musée Maillol

Séraphine Louis, \"Pommes aux feuilles\", 1929-1930 

Séraphine Louis, “Pommes aux feuilles”, 1929-1930  (Courtesy galerie Dina Vierny)

Le Musée Maillol accueille plus d’une centaine d’œuvres issues du monde passionnant, rêveur, insolite et inépuisable des artistes dit “naïfs”. Appelés “primitifs modernes” par l’un de leurs fervents défenseurs, le collectionneur et critique d’art Wilhelm Uhde (1874-1947), ces artistes renouvellent la peinture à leur manière, à l’écart des avant-gardes et des académismes.

Réunies pour la première fois à Paris, leurs œuvres aux couleurs éclatantes livrent un pan souvent négligé de l’histoire de l’art de l’entre-deux guerres. Sur les pas d’Henri Rousseau et de Séraphine Louis, l’exposition vise à sortir de l’oubli une constellation d’artistes tels qu’André Bauchant, Camille Bombois, Ferdinand Desnos, Jean Ève, René Rimbert, Dominique Peyronnet et Louis Vivin.

L’exposition, à travers un parcours thématique, soulignera les qualités picturales de ces artistes, au-delà de l’anecdote biographique qui a longtemps constitué le seul commentaire disponible sur eux. Une sélection d’œuvres étonnantes et à contre-courant, issues d’importantes collections publiques et privées françaises et internationales révélera la grande inventivité formelle de chaque artiste, sans dissimuler les dialogues qu’ils entretiennent avec la tradition picturale comme avec la création de leur temps.

En croisant approches historique, analytique et sensible des œuvres et de leur présentation au monde, le Musée Maillol lèvera le voile sur la dimension subversive de l’art dit naïf et présentera ces naïfs, primitifs, modernes ou antimodernes, comme des grands artistes à contre-courant des avant-gardes.

Du 11 septembre 2019 au 19 janvier 2020.

Source des photos : franceinfo