— Réseau féministe « Ruptures » membre du Collectif « J’Y suis J’y Vote » —
Dans le cadre de son action pour la reconnaissance d’un droit de vote pour les résidentes et les résidents non communautaires, notre association le Réseau féministe « Ruptures » en la personne de Monique dental a été auditionnée par la commission des lois, le jeudi 29 janvier, afin de finaliser une proposition de loi qui étendrait le droit de vote aux résidentes et résidents non-communautaires.
Depuis plusieurs décennies, nous militons avec le collectif J’y suis, J’y vote afin qu’une telle loi soit introduite dans notre législation.
Nous soutenons, entre autres, la conviction que l’apport de nouvelles électrices et nouveaux électeurs, vivant en France et y travaillant, relevant des lois françaises, payant des impôts sur notre territoire et participant à la vie associative en tant qu’actrices et acteurs ou usagères et usagers, apporteraient davantage de démocratie et d’inclusion dans les séquences électorales françaises. Elle permettrait également aux femmes présentes sur notre territoire par les lois de regroupement familial d’avoir une existence propre et de ne plus dépendre de celle de leur mari.
Nous militons pour que ces citoyennes et citoyens puissent accéder à une citoyenneté pleine et entière par le droit de vote ; un droit qui a été très longtemps refusé aux femmes, au prétexte notamment, que leurs voix avaient moins de valeur parce qu’elles se contenteraient de répliquer celle des hommes, maris, pères où ministres du culte auxquels elles étaient sensées se soumettre …
Ce qui s’est passé depuis cette audition : la commission des lois de l’Assemblée nationale dans sa séance du 4 février, a retenu les plaidoyers des associations auditionnées et voté majoritairement une proposition de loi qui sera présentée le jeudi 12 février prochain au cours d’une niche parlementaire du groupe écologiste (s’appuyant sur un texte qui avait été présenté il y a plusieurs années par Noël Mamère lorsqu’il était député) et qui est soutenue par le Parti Communiste Français et la France Insoumise.
Une première étape a été franchie. Nous fondons des espoirs que la seconde étape soit victorieuse et que cette loi soit retenue, car elle représente également une réponse aux positions des droites extrêmes et du Rassemblement National. A suivre donc.
Le Réseau féministe « Ruptures » et les associations du collectif J’y suis j’y vote se rassembleront ce même jour, à proximité de l’Assemblée nationale pour soutenir les député-es qui présenteront le texte de cette proposition de loi, qui, selon un sondage récent de l’institut Louis-Harris, recueillerait les faveurs de plus de 60% de la population française ; c’est donc une loi plus propice à un grand rassemblement inclusif qu’à un supposé « grand remplacement ».
Paris, le 1er février 2026.
Contact : Monique Dental
URL site : http://www.reseau-feministe-ruptures.org
URL page facebook : https://facebook.com/reseaufeministeruptures
