Après le premier tour des élections municipales en Martinique et en Guadeloupe
Les listes « COMBAT OUVRIER » étaient au nombre de cinq en Guadeloupe : à Deshaies avec Sidjie Esdras, à Capesterre Belle-Eau, avec Jean Marie Nomertin, au Gosier, avec Marlène Valentino, aux Abymes avec Aline Ceril, à Pointe à pitre avec Marie-Agnès Castrot, à Fort de France avec Gabriel Jean-Marie.
Ces listes au total ont rassemblé 222 travailleurs et candidats dans les deux îles et recueilli au total 1574 suffrages.
Ces voix, issues des classes populaires, ont exprimé le rejet des représentants des partis qui se disputent pour gérer un système capitaliste et colonialiste de plus en plus inégalitaire, réactionnaire, guerrier et barbare. Elles ont affirmé leur appartenance à un camp ; celui des travailleurs et à une perspective, celle de la lutte collective et consciente pour renverser le capitalisme et le colonialisme.
Quels que soient ceux qui dirigeront dans les prochains mois, la situation sera plus difficile pour le monde du travail et les habitants des quartiers populaires. Il y aura moins d’enseignants dans les écoles, moins de lits dans les hôpitaux, moins de constructions de logements et moins d’argent destiné à tous les services utiles à la population. Il y aura le manque d’eau potable et quotidien aux robinets. Il y aura encore homicides et violences mortifères.
Car la nouvelle guerre déclenchée par Trump et Netanyahou au Moyen-Orient entraîne le monde vers une guerre générale et aggrave la crise de l’économie capitaliste avec une nouvelle flambée des prix du pétrole, du gaz et de tout le reste.
Comme à chaque crise, l’État va voler au secours des capitalistes et il nous présentera l’addition, que nous payons déjà en partie quand nous remplissons notre réservoir d’essence. À cela s’ajoute l’argent englouti dans la hausse des budgets militaires et le risque de voir nos propres enfants envoyés mourir à la guerre pour les intérêts de Total, de Vinci ou de Dassault.
Face à cela, les habituels marchandages de second tour pour les postes municipaux sont bien dérisoires.
Les partis de droite et d’extrême droite, comme les partis de gauche ne changeront rien de fondamental à l’évolution catastrophique du système capitaliste. Car ils se rangent tous derrière la politique du grand patronat qui exploite les travailleurs. Si certains dénoncent l’impérialisme américain et l’engrenage guerrier qu’il a déclenché en attaquant l’Iran, ils sont tous d’accord avec Macron pour défendre l’impérialisme français.
Tous ces partis sont d’accord pour augmenter le budget militaire. Tous ont approuvé l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle au Moyen-Orient. Tous se mettront au garde-à-vous derrière le chef d’état-major des armées qui, devant le dernier congrès des maires, sommait la population « d’accepter de perdre ses enfants » et de « souffrir économiquement ».
Les listes COMBAT OUVRIER ont clairement exprimé ce refus d’être sacrifiés pour les profits des capitalistes dans une nouvelle guerre impérialiste mondiale. Elles ont exprimé leur opposition à la domination de la classe capitaliste aveuglée par la course au profit et qui s’oppose aux intérêts les plus élémentaires de la collectivité.
Construire un parti ouvrier, communiste, révolutionnaire et internationaliste est indispensable pour combattre et vaincre la dictature du capital et du colonialisme. Une telle construction exigera l’irruption des exploités sur la scène politique à travers leurs mobilisations, leurs luttes et des grèves de masse. Mais il faut travailler à son développement dès aujourd’hui.
Pour que les futurs mouvements de révoltes soient victorieux, il faudra des travailleuses et des travailleurs conscients que leur camp représente une alternative à la domination de la classe capitaliste. Et, dès maintenant, il faut des militantes et des militants qui en fassent leur politique.
Notre courant s’est montré lors de ces municipales. Il est certes encore très minoritaire, mais il est un encouragement et un point de ralliement pour tous ceux qui n’acceptent pas l’exploitation, l’injustice et la plongée dans la barbarie.
Faire renaître un parti qui représente les intérêts de classe des travailleurs et se donne pour but l’émancipation de tous les exploités de cette planète est la seule issue et le véritable moyen de reprendre confiance. Le monde du travail représente une force qui existe à l’échelle internationale. Cette force s’ignore aujourd’hui, mais elle est irrésistible si elle s’organise et a une politique pour changer la société de fond en comble !
COMBAT OUVRIER, 16 mars 2026
Gabriel Jean Marie, Jean Marie Nomertin
