Conférence-débat du samedi 24 janvier
— RS n° 430 lundi 19 janvier 2026 —
Rarement, la pertinence du concept d’accélération de l’histoire aura été aussi avérée que maintenant ! L’avalanche de faits, le déferlement de noms de lieux, de personnages, de dates récentes ou anciennes, imposent un gros travail d’information et de réflexion pour ne pas perdre pied.
Deux impasses nous guettent devant cette marée de situations sidérantes, plus ou moins directement liées. L’une consiste à s’enfoncer la tête dans le sable mouvant des seuls problèmes locaux, comme si les déterminants extérieurs ne les conditionnent pas, en grande partie. L’autre, au contraire, est la tentation de se transformer en commentateur savant et impuissant de ce qui se passe ailleurs. Entre ces deux écueils, la passe est étroite, et pourtant on ne peut la traverser en solitaire.
Les combattant·e·s de l’émancipation doivent chercher, dans l’action et la discussion communes, les moyens de tenir les deux bouts, le « local » et le « global» pour avancer. Avoir conscience des dangers quand le fascisme, les guerres, l’effondrement climatique, pointent le nez dans un océan d’inégalités, mais aussi repérer et faire progresser les radicalités progressistes.



Le Modem Martinique ne peut que se réjouir de la destitution d’un Maduro dictateur qui a plongé son pays dans une crise économique et sociale sans fin.
— Par Jean Samblé —
— Communiqué de la Fédération de la Ligue des Droits de l’Homme de Guadeloupe —
— TraductionAlain Marshal —
— Communiqué de la CGTM —
Au cours de la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les bombardements au Venezuela perpétrés par l’armée américaine de Trump et l’enlèvement du président Maduro et de sa femme constituent des actes de piraterie internationale.
La crise actuelle du Venezuela s’inscrit dans une longue dégradation de la démocratie et de l’État de droit, dont Nicolás Maduro porte une responsabilité centrale. Désigné successeur d’Hugo Chávez, il n’a jamais bénéficié d’une légitimité populaire pleine et entière. Son accession au pouvoir s’est faite à l’issue d’élections extrêmement serrées, organisées dans un contexte de déséquilibre manifeste : institutions électorales majoritairement inféodées au pouvoir, usage massif des ressources de l’État à des fins partisanes, accès inégal aux médias et climat de pression politique permanente sur l’opposition. Les scrutins ultérieurs n’ont fait qu’aggraver ces soupçons, notamment lorsque des résultats ont été proclamés sans publication complète des procès-verbaux, vidant l’acte électoral de sa crédibilité démocratique.
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— Par Andrea Martini (*) —
Plus de quarante ans après son arrestation,
Les migrant.es fuient la misère, la dictature, les menaces de mort…mais ils affrontent ici une autre violence : celle des files d’attente, des dossiers refusés, des droits suspendus…d’une administration qui les jette dans des situations inhumaines…
— Par Jean Samblé —
— Par Robert Saé, Responsable aux affaires extérieures —
— Par Anne Muxel , 
Gilbert Pago, historien et militant.
La militante iranienne et lauréate du prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi, a été arrêtée en Iran le 12 décembre 2025, au cours d’une cérémonie en mémoire de l’avocat Khosrow Alikordi, récemment décédé. L’information a été confirmée par son comité de soutien sur le réseau X (anciennement Twitter), et par son avocate française, Me Chirine Ardakani. Selon des sources fiables, Narges Mohammadi a été violemment interpellée par les forces de sécurité iraniennes, qui l’ont frappée et saisie par les cheveux, lors d’un rassemblement en hommage à Alikordi, dans la ville de Mashad, dans l’est du pays.